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Sondage Léger-Marketing / TVA - Égalité virtuelle dans la campagne

Mario Dumont, premier ministre après le 26 mars? C'est tout à fait possible, indique un nouveau sondage Léger-Marketing-TVA diffusé hier soir, et dont les résultats présentent les trois grands partis au coude à coude dans les intentions de vote. Une première dans l'histoire politique québécoise depuis au moins 1867.

C'est chaud! À 10 jours du scrutin provincial, libéraux, péquistes et adéquistes se retrouvent aujourd'hui à égalité statistique en tête des intentions de vote des Québécois. En tenant compte de la marge d'erreur de 3,1% de ce sondage réalisé auprès de 1000 personnes entre la fin du débat des chefs de mardi et 20h hier soir, il est aujourd'hui impossible de prévoir qui formera le prochain gouvernement du Québec. Et encore moins par quelle marge.

Les résultats du sondage donnent donc 33% des intentions de vote au Parti libéral du Québec (PLQ), 30% au Parti québécois (PQ), et 30% également à l'Action démocratique du Québec (ADQ). Depuis le dernier sondage Léger publié le 2 mars, le PLQ a perdu trois points, et le PQ en a gagné un. Mais c'est vraiment l'ADQ qui a le mieux tirer son épingle du jeu, avec un gain net de cinq points. Québec solidaire et le Parti vert récoltent pour leur part chacun 4% des intentions de vote.

Le sondage d'hier contenait deux autres très bonnes nouvelles pour Mario Dumont. Il est en effet maintenant perçu comme le chef qui ferait le meilleur premier ministre, avec 33% de soutien. Dans cette course, Jean Charest rétrograde au deuxième rang, avec 28%, tandis qu'André Boisclair reste en troisième position avec des appuis de 22%. Le 2 mars, les résultats donnaient dans l'ordre Charest (30%), Dumont (26%) et Boisclair (19%).

Autre revirement de situation, c'est l'ADQ qui est maintenant le favori des francophones du Québec. Si des élections avaient eu lieu hier, 35% des Québécois francophones auraient ainsi voté pour le parti de M. Dumont, contre 34% pour le PQ et 24% pour le PLQ.

Il est toutefois loin d'être sûr que ces intentions de vote se concrétisent exactement de la même manière au moment crucial. Le sondeur Jean-Marc Léger, interrogé sur les ondes de TVA, reconnaissait hier que le vote adéquiste demeurait plus volatile que celui péquiste ou libéral. Globalement, encore 36% des Québécois se disent prêts à changer d'idée.

Au final, 69% des répondants croient maintenant que le prochain gouvernement sera minoritaire, contre 25% qui pensent l'inverse. «En moins de deux semaines, les Québécois ont assimilé cette possibilité», note M. Léger. Dans ce flot d'incertitude, 68% des Québécois croient que ce sont les libéraux qui coifferont au poteau leurs adversaires pour former le prochain gouvernement.

«C'est une égalité statistique, a indiqué M. Léger. On se trouve au-delà de la limite de notre science.» Même en remontant jusqu'en 1867, le sondeur n'a trouvé aucun comparatif semblable pour des élections. La dernière fois que des résultats aussi serrés sont apparus à l'écran radar des sondeurs, c'était la veille du référendum de 1995... «Ce sera une lutte région par région, rue par rue et maison par maison. Il y a des comtés où on aura des écarts de moins de 100 votes entre les candidats», pense M. Léger. Il estime que l'ADQ pourra aller chercher plusieurs nouvelles circonscriptions, s'il maintient son vote. Mais il avertit du même souffle que le parti ne peut rien prendre pour acquis.

«Jusqu'ici, les gens voulaient voter ADQ par protestation, en étant sûrs que les libéraux allaient gagner. Ils étaient confortables dans leur vote adéquiste. Mais ils sauront maintenant que c'est possible que l'ADQ gagne.» Il faudra donc voir si cette perspective d'un avenir bien concret en fera reculer quelques uns. «Chaque vote va vraiment déterminer qui sera au gouvernement», indique Jean-Marc Léger.

Samedi, un sondage Crop-La Presse donnait les libéraux vainqueurs avec 33% des intentions de vote, contre 29% pour le PQ et 26% pour l'ADQ.






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  • Léandre Nadeau
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 04h15
    Le PQ au pouvoir mais minoritaire
    « Prédictions HKDP a un modèle pour prédire le nombre de sièges. Sur la base des résultats du Léger Marketing du 15 mars, ce modèle donne un gouvernement minoritaire au PQ avec 49 comtés, suivi des libéraux avec 43 comtés et l'ADQ avec 33 comtés. Ayoye ! Voir aussi mon commentaire sur l'article de Robitaille concernant un gouvernement tout juste majoritaire du PLQ (dans la section opinion des journalistes) »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 05h12
    question sans réponse
    « C'est à se demander qui jouera le rôle d'épouvantail à moineaux afin de faire peur aux électeurs pour qu'ils ne votent pas ADQ. Les journalistes péquistes peut-être pourraient jouer ce rôle ingrat? L'escouade des bras de Radio-Canada aussi pourrait y mettre son grain de sel afin que son PQ chéri puisse se faufiler entre les deux. J'imagine déjà une réunion au sommet dirigée par Daniel Lessard de Radio Canada, Jean Bédard de Radio-Canada, Josée Legault, Michel C.Auger et plusieurs autres petits amis du PQ. Même madame Payette sera mise à contribution afin que Mario ne passe pas. On pourrait donc avoir un gouvernement péquiste minoritaire mais qui n'aura pas les conditions gagnantes, donc pas de référendum le plus rapidement possible. Quelle sera sa stratégie face à Ottawa? Nul ne sait, même Dieu l'ignore lui qui est tout teinté de bleu à ce qu'on disait autrefois. Faudra quand même faire passer Ottawa pour le responsable de nos problèmes de dettes, d'hopitaux, d'écoles sales et encore je ne sais quoi. Reste que Jean Charest est le grand responsable de ses déboires, c'est un fieffé menteur et manipulateur qui ne mérite que de se faire montrer la porte. D'un autre côté, avec Mario minoritaire, tout serait mis en oeuvre afin de le faire mal paraître. Alors, il serait peut-être sage qu'il gagne du galon mais comme chef de l'opposition afin de parfaire son futur rôle de PM. Quant à madame David et ses sbires de la pauvreté institutionnalisée, un gros 1 % des voix me donnerait une grande satisfaction. »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 05h47
    Le pouvoir des souverainistes
    « Plus que jamais dans cette campagne, face au pouvoir démesuré des médias, à la prolifération des radios-poubelles, à la montée d'une droite qui inquiète, à la possibilité d'un gouvernement dirigé par une gang de tits-clins, les souverainistes ont le pouvoir de renverser une fois pour toute cette tendance. Les souverainistes déçus qui s'intéressent à Québec Solidaire ou au Parti Vert devraient de plus en plus considérer que leur choix pourrait faire la différence entre un gouvernement plus proche de leurs préoccupations ou un autre, celui-là, à des années-lumière. Sans compter qu'un gouvernement québécois de droite pourrait favoriser l'élection très prochaine d'un gouvernement majoritaire canadien de droite lui aussi. Alors, Kyoto et justice sociale: bye-bye! »

  • André Desgagnes
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 05h58
    Quelle belle province
    « Pauvre Québécois Bloc à Ottawa,Dumont au Québec,j'aime autant
    ne pas commenter d'avantage,ça fait trop pitié.
    Bonne journéé »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    vendredi 16 mars 2007 08h32
    Votons pour le moins pire parti traditionnel...
    « ...mais de grâce, ne mettons pas l'ADQ au pouvoir. Les jeunes en particulier, ayez un minimum de jugeote, sortez de la vapeur... Ne croyez pas les sondages, ne les suivez pas, ce sont les machines de propagande des médias "convergents" qui vous intoxiquent de radio et de télévision trash... Si l'ADQ prend le pouvoir, on n'aura pas plus de raisons de vivre ici qu'au Canada de Harper ou au Texas profond... »

  • Robert De Blois
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 08h37
    Le village gaulois
    « Société conquise, protégée et assistée, aujourd'hui franchement contestataire, et un peu irresponsable, les québécois sont en train de vivre leur adolescence sociale, et cherchent à se définir dans le concert des nations, tout en essayant de garder leur gros bon sens légendaire. Mais avec le Bloc à Ottawa, et peut-être l'ADQ à Québec, ça va commencer à faire chaud dans les chaumières et les débats sur son avenir devenir de plus en plus virulents. Bonne chance Québec....

    par Robert De Blois »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 10h06
    Disparaître ou fusionner
    « L'ancien ministre libéral, et ancien président du conseil de la Banque Laurentienne du Canada et aujourd'hui sénateur à Ottawa Claude Castonguay ne voit pas d'un mauvais oeil un gouvernement libéral minoritaire avec Mario Dumont comme chef de l'opposition.

    Imaginez la jubilation et l'allégresse du monde financier, deux fois gagnant dans cette optique ou le seul parti vraiment de centre gauche et de surcroit indépendantiste (je fais délibérément abstraction de Québec Solidaire qui ne fait que diviser les votes progressistes et souverainistes) se réduirait finalement à un tiers parti?

    Gouvernement minoritaire soit, mais péquiste avec Super Mario dans l'opposition serait nettement plus intéressant. Reléguer à la disparition pure et simple, le Parti Libéral du Québec comme autrefois nous avons écarté autrefois le parti conservateur de l'Union Nationale me paraît nettement plus faisable. Il n'y a pas de place pour deux partis de centre droit au Québec. Parce que trop semblable, un de ces deux partis, PLQ ou ADQ doit disparaître ou fusionner. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 11h24
    Un peu de réalisme
    « Tout ce débat sur qui est meilleur, qui est pire, qui est le plus qualifié pour représenter le Québec, qui défend les intérêts des Québécois, etc., etc. fait couler beaucoup d'encre.
    Il faut se rendre à l'évidence : la montée de l'ADQ correspond peut-être à la désillusion des électeurs quant au PLQ et au PQ. Rappelez-vous que les électeurs ont porté Jean-Marie LePen au second tour de la dernière élection présidentielle en France. De toute évidence, c'était un vote « contre » le Parti socialiste qui n'offrait plus rien de concret. Et je pense que le phénomène est le même ces jours-ci au Québec.
    Le PLQ et le PQ se valent. Comme on dit chez nous, tire pété mette caca! Il n'y en a pas un meilleur ou pire que l'autre. Ils ont tous deux fait de bonnes choses, mais aussi des conneries monumentales. Le PLQ est en faveur de négociations avec Ottawa et de relations d'égal à égal avec les autres provinces. Le PQ est en faveur de la séparation, d'un référendum, etc., mais il n'a pas de plan « B » en cas d'échec d'un référendum, si ce n'est d'en faire d'autres... Ça ne nourrit pas un peuple, ça! Ces deux partis n'offrent rien de nouveau et c'est pourquoi les électeurs se trounent vers l'ADQ. Et on risque d'avoir une surprise le 26 mars.
    Le PLQ et surtout le PQ doivent donc se réinventer, changer de discours, parler des vrais enjeux et proposer des solutions. Alors, seulement alors, les électeurs s'intéresseront davantage à eux. »

  • Brahim AITSSI
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 11h25
    Québec face à l'impasse- par B. AITSSI
    « Je pense que les résultats du sondage de Léger-Marketing / TVA reflète la situation dans laquelle le Québec se trouve actuellement : un Québec divisé par Mario Dumont a cause de ses points de vue controversés sur les accommodements raisonnables et par la question de la souveraineté. A mon avis le choix des québécois de souches d'une part et celui des néo-québécois d'autre part seront faits surtout en fonction de leur points de vue sur les accommodements raisonnables. Alors a mon avis, c'est le parti libéral qui formera un gouvernement minoritaire contrôlé par une opposition officielle de l'ADQ. »

  • Brahim AITSSI
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 11h46
    Québec face à l'impasse- par B. AITSSI
    « Québec face à l'impasse,
    Je pense que les résultats du sondage de Léger-Marketing / TVA reflète la situation dans laquelle le Québec se trouve actuellement : un Québec divisé par Mario Dumont a cause de ses points de vue controversés sur les accommodements raisonnables et la question de la souveraineté. A mon avis le choix des québécois de souches d'une part et celui des néo-québécois d'autre part seront faits surtout en fonction de leur points de vue sur les accommodements raisonnables. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 14h32
    Vire-capots et casse de pouelle!
    « Diantre! que les québécois aiment se compliquer l'existence... Nourrie à la radio poubelle et à la sauce démagogue pathétique, la balloune dumontienne continue à prendre de l'expension... On entend déjà les souverainistes mous (quelqu'un va-t-il finir par m'expliquer ce que c'est que cette couardise!)et les suiveux de tout accabit scander :"J'ai pas voté pour ça!". Les banlieusards désabusés qui ont subi les fusions-défusions et qui se disent écoeurés des "vieux partis" n'attendent rien pour voir le chaos de l'abolition des commissions scolaires. Jamais n'a-t-on vu une nation se trucider comme les québécois tendent dangeureusement à le faire...

    Tout cela nourrit par le cynisme, parfois justifié, d'un parti sans idéal, morne à mourrir et dopé à la seule drogue qu'il connaisse; le pouvoir (PLQ), et un autre obnubilé par les justifications comptables de l'option qu'il défend mais en oubliant l'essence du projet : l'âme et le coeur...

    Ne reste aux souverainistes dont je suis, qu'à espérer l'union de leurs forces afin de contrecarrer cette sinistre montée d'une droite réactionnaire qui ne ressemble en rien à ce peuple joyeux et bon vivant que je connaisse... »

  • Michel Vallée
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 14h38
    Les rapaces flairent déjà la bonne affaire
    « Depuis la publication du dernier sondage Léger-Marketing/TVA, les rapaces flairent déjà la bonne affaire. M. Claude Castonguay, ancien ministre libéral de la santé, celui-là même qui a créé la carte d'assurance-maladie, appelle de tous ses voeux une victoire minoritaire de Jean Charest avec Mario Dumont comme chef de l'opposition officielle.

    Il faut comprendre que M. Castonguay travaille maintenant avec l'une des compagnies d'assurance les plus importantes du Canada et qu'il s'affaire depuis plusieurs années à convaincre l'opinion publique des bienfaits d'un rôle plus important du privé dans notre système public de santé. Les supporteurs de l'ADQ s'apprêtent à réaliser son rêve.

    Ces mêmes électeurs qui en ont marre d'être pressés comme des citrons par le gouvernement doivent s'attendre à devoir mettre encore une fois la main dans leur poche. Il en coutera de plus en plus cher pour avoir accès à des soins de santé qui sont actuellement ouverts à tous. S'ils n'ont pas les moyens de se payer une assurance santé privée, ils devront attendre encore plus longtemps que maintenant pour avoir accès à des services de santé "gratuits".

    Est-ce bien ce qu'ils veulent?

    Michel Vallée, Montréal »

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