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Débat improvisé entre Charest et un travailleur

Richard Lévesque estime qu'il s'est appauvri depuis que le chef libéral a promis de diminuer les impôts

Kathleen Lévesque   16 mars 2007  Québec
Le chef libéral Jean Charest a été confronté à un travailleur en colère hier, à Varennes.
Photo : Jacques Nadeau
Le chef libéral Jean Charest a été confronté à un travailleur en colère hier, à Varennes.
Jean Charest a connu hier une journée en dents de scie. Confronté le matin à la colère de travailleurs d'une usine de Varennes pour l'impact sur la classe moyenne de sa promesse non tenue de baisses d'impôt, il s'est ensuite adressé à un auditoire conquis de gens d'affaires réunis par l'Institut économique de Montréal.
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  • jpz
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 09h10
    La politique économique du PLQ
    Ces travailleurs ont bien compris;
    La politique du gouvernement Charest rend les riches plus riche et les travailleurs de la classe moyenne perdent de + en + de pouvoir d'achat. Après avoir payer leurs impôts et les taxes aux 3 paliers de gouvernements il reste à peine 30 % de pouvoir d'achat réel à ces travailleurs spécialisés.
    Comme le gouvernement Charest enlève d'une main ce qu'il promet de donner de l'autre en finalité considérant l'IPC année après année les travailleurs perdent leur pouvoir d'achat à un point tel que pour élever 2 enfants les 2 parents doivent travailler alors qu'il y a 50 ans le salaire du père suffisait pour une famille de 4 ou 5 enfants sans politique nataliste.

    C'est si simple à comprendre pour les travailleurs mais si compliqué pour les politiciens souvent débranchés de la réalité.

    Jean-Paul
    jpt799@gmail.com

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 09h41
    Combien y a-t-il de gens choqués comme M. Lévesque au Québec?
    Beaucoup et pas mal plus que l'on pense. Mais cette comparaison de M. Charest qui dit que l'hydroélectricité c'est notre pétrole à nous. C'est bien vrai, nous ne contestons pas cela. Cependant le pétrole des Albertains M. Charest, que rapporte-t-il aux Albertains, voici la réponse.
    Pas de taxes de vente provinciale, le prix de l'essence à Lloydminster Al. le 13 mars 2007 ( 0.95.5$ /L régulier) Québec 1.08 4 $ par chez-nous. M. Lévesque j'admire votre courage, M. Charest vous mentez comme toujours. ivan jobin

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 15h14
    Monsieur Richard Lévesque, le taxage (sic) et la prospérité économique...
    Monsieur Richard Lévesque a touché un vrai problème qui, malheureusement, n'a que peu de chance d'atteindre la sensibilité de tout bon vieux politicien de carrière. Celui de l'appauvrissement progressif de la classe moyenne par une structure de taxation (directe et indirecte) qui ne connaît que le signe (+) dans la tête de nos gouvernants et même de certains citoyens ordinaires. En effet, c'est quand la dernière fois qu'on a observé une baisse de taxe qui n'a pas été compensée par une augmentation équivalente (ou plus!) ailleurs ?

    Au Québec, on ne s'en tirera pas en taxant davantage. Que ce soit la classe moyenne, les mieux nantis ou les entreprises. Je pense que le Québec a déjà dépassé de beaucoup le point de saturation en ce domaine, toutes catégories confondues. Et je ne pense pas que le débat 'riches-contre-pauvres' aidera à régler ce problème (Aie, aie, aie..., la go-gauche va hurler !). En effet, à l'exception des cas de fraudes, les moins nantis ne sont généralement pas les victimes des mieux nantis, selon mon observation. Par exemple, je ne vois pas en quoi le bien-être relatif des uns enlève quoi que ce soit au bien-être ou augmente le mal-être des autres, du moins dans la Société québécoise actuelle. Sinon une frustration compréhensible de constater que certains s'en tirent apparemment mieux que d'autres. Le problème est davantage structurel, à mon avis.

    Je m'explique. La cible à atteindre serait de modifier radicalement l'environnement socio-économique (pas seulement des promesses électorales, cependant...) qui amènerait une plus grande proportion de citoyens à graduellement augmenter son niveau de vie et à s'affranchir de la dépendance économique. La personne 'pauvre' passerait au stade de 'moins nantie'. La personne 'moins nantie' réussirait enfin à 'sortir la tête de l'eau'. Cette dernière catégorie deviendrait 'moyennement riche' et ainsi de suite. Plus de riches, plus de recettes fiscales, plus de marge de manoeuvre, plus d'investissements, plus d'emplois bien rémunérés, moins de pauvres, etc. Ceci, sans taxer davantage, bien sûr. Rêveur ? Pas sûr ...

    Cette cible est atteignable dans la mesure où on prioriserait la formation et l'éducation et ce, non seulement pour les universitaires mais tout aussi bien pour l'ensemble des corps de métier, quels qu'ils soient. C'est bien normal. Comment remplir un emploi correctement rémunéré si on ne sait ni lire, ni écrire, ni suivre un raisonnement logique. En parallèle, il s'agirait de prioriser les investissements de manière à stimuler la création d'emplois mieux ciblés, plus stables, bien rémunérés et compétitifs face à la mondialisation. Pour amorcer le cycle, on comprend que ça prend une structure incitative ainsi que du capital. Théorique ? Pas si sûr...

    Je n'ai pas la prétention de régler tous les problèmes économiques du Québec par mon propos. Ainsi, je ne donnerai ici qu'un exemple de voie de solution pour enclencher le cycle de la richesse (quel mot méchant!) au Québec.

    La PÉRÉQUATION !!! Mais pas dans l'optique du Québec qui demande la charité à Ottawa via la prospérité des autres... En effet, comment se fait-il que le Québec soit devenu un assisté social du 'plusssss meilleur pays au monde' alors qu'il en est un des principaux fondateurs et que ça n'a pas toujours été ainsi ? Se pourrait-il que des décisions politiques qui ont une incidence économique déterminante pour le Québec (ou les autres provinces, selon...) se prennent à Ottawa et, qu'en bout de ligne, notre sacro-sainte Confédération n'apporte pas autant d'équilibre que ce qui était prévu à l'origine ?

    Conclusion. Puisque le Canada tient tant à conserver le Québec en son sein, pourquoi le Gouvernement du Québec (PLQ, PQ, ADQ, n'importe...) ne s'engagerait-il pas auprès des Québécois à entreprendre une négociation musclée avec Ottawa (je ne parle pas ici de déséquilibre fiscal qui est un tout autre problème) visant à corriger cette anomalie historique et à promouvoir des politiques fédérales qui contribueraient à ré-enclencher l'engrenage de la prospérité au Québec, à l'instar de ce que l'Ontario a reçu du jeu confédératif, jusqu'à maintenant. Par exemple, un pacte de l'industrie aéronautique, de l'industrie pharmaceutique, du bio-médical, etc. et ce, à l'avantage du Québec. L'Ontario et l'Alberta sont déjà prospères. La Colombie-Britannique se tire bien d'affaires. Terre-Neuve est en voie de sortir la tête de l'eau. Bravo ! En quoi une nouvelle prospérité du Québec leur enlèverait-elle quelque chose ?

    Évidemment, ça obligerait le Gouvernement central et notre Gouvernement du Québec (quel qu'il soit, j'insiste...) à se compromettre mais ça permettrait également aux inconditionnels du fédéralisme canadien à bien saisir les implications à long terme de leur credo. S'il n'y a rien à faire, je pense que la solution s'imposera d'elle-même à moins d'être vraiment obtus... Pour ma part, je refuserai toujours que les Québécois soient nés pour un p'tit pain.

    Monsieur Richard Lévesque a bien raison de se plaindre. Et je lui dit que la solution à son problème passe par un changement de cap important dans la manière de gérer la fiscalité et les enjeux politico-économiques aussi bien à Québec qu'à Ottawa. Je lui dit aussi que la route risque probablement d'être longue...

    Bonne chance monsieur Lévesque. Vous êtes une inspiration !


    Jean Desjardins

    Laval

  • Linda Hart
    Abonnée
    vendredi 16 mars 2007 16h37
    Un beau moment Purel après ABB aussi ?
    Suite à son bain de foule chez ABB, M. Charest s'est-il adonné à un beau moment Purel dans l'autobus ? Ou exprimé plus clairement, M. Charest a-t-il autant dédain des travailleurs et de leurs microbes qu'il a dédain des vieillards et de leurs microbes ? (voir Robitaille / Charest aux quilles) Les paris sont ouverts.

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