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Després n'a jamais vu les notes de service

Robert Dutrisac   15 mars 2007  Québec
Mario Dumont
Mario Dumont
Québec — Le ministre des Transports, Michel Després, n'a jamais pris connaissance des notes de service de son ministère sur l'état du viaduc de la Concorde avant que le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, ne brandisse ces documents lors du débat des chefs mardi. «Au Québec, il y a 4900 structures, il y a 4900 inspections par année, il y a 4900 rapports», a fait valoir Michel Després lors d'une conférence de presse organisée par le ministère des Transports à sa demande. «Ce n'est pas vrai que toutes les notes de service sont soumises au ministre», a-t-il ajouté. Au lendemain de l'effondrement du viaduc de la Concorde à Laval, qui a coûté la vie à cinq personnes le 30 septembre dernier, M. Després avait affirmé que l'évaluation faite «n'avait pas permis de détecter d'indice» permettant d'expliquer l'événement. «Je n'ai pas, moi, pris personnellement connaissance» des rapports sur le viaduc, a-t-il reconnu hier. Il s'est fié aux «commentaires» que lui ont faits ses fonctionnaires.

«Je n'ai pas, moi, pris personnellement connaissance» des rapports sur le viaduc, a-t-il reconnu hier. Il s'est fié aux «commentaires» que lui ont faits ses fonctionnaires.

Le ministre est apparu aux côtés de la sous-ministre adjointe du ministère, Anne-Marie Leclerc, qu'il avait invitée à se mêler à la campagne électorale afin qu'il puisse mieux dénoncer M. Dumont. Michel Després a critiqué le chef adéquiste pour avoir sorti ce «lapin de son chapeau» lors du débat. «Mario Dumont devrait s'excuser d'utiliser une tragédie humaine à des fins électoralistes», a-t-il dit.

La réplique de Jean Charest s'est aussi faite cinglante. «M. Dumont est un homme malhonnête», a tranché le chef libéral, qui faisait campagne au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

M. Charest a dénoncé l'attitude «désinvolte» de Mario Dumont lors du débat des chefs sur un sujet aussi délicat, comme s'il s'agissait d'un enjeu partisan. Il prédit même que cette attitude va le hanter pour le reste de sa carrière politique, entachant sa crédibilité. «Il a choisi de faire de la petite politique», a jugé Jean Charest. «Nous sommes placés devant une personne qui n'est pas à la hauteur des tâches qu'elle voudrait assumer», a-t-il ajouté.

Jean Charest estime que Mario Dumont «a laissé croire aux Québécois le contraire de ce que le document disait». Le chef de l'ADQ a sciemment choisi de ne pas lire l'extrait des notes de service qui soulignait qu'aucune intervention particulière n'était recommandée, a-t-il souligné, avant d'ajouter que la commission d'enquête a été mise sur pied pour aller au fond des choses.

Devant les questions que pourrait se poser la population, Jean Charest a voulu se faire rassurant. La sécurité des citoyens n'est jamais prise à la légère; le gouvernement, de quelque allégeance qu'il soit, agit toujours promptement et sans regarder les coûts que cela pourrait nécessiter. «Il n'y a pas un premier ministre que je connais de l'histoire moderne du Québec, incluant celui qui vous parle, qui, sur une question comme celle-là, ne ferait pas tout ce qui est en son pouvoir pour assurer la sécurité des citoyens. Prétendre le contraire, c'est fondamentalement malhonnête», a soutenu M. Charest.

Ce dernier assure que son gouvernement n'a pas été négligeant dans le dossier du viaduc de la Concorde et que le ministre Després «suit très bien ses dossiers». «Quand la tragédie s'est produite et que les explications de la tragédie nous échappaient, personne ne pouvait nous dire pourquoi.»

Au Parti québécois, on a choisi de s'en prendre à l'ADQ plutôt qu'au gouvernement libéral dans cette affaire en usant même, contre la formation adéquiste, des mêmes mots que les libéraux. À l'Université du Québec à Trois-Rivières, hier, le candidat dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, qui accompagnait André Boisclair, a qualifié de «petite politique» le coup de théâtre du chef adéquiste. Cela prouverait, aux yeux de M. Drainville, que Mario Dumont n'a «pas la maturité pour devenir le premier ministre des Québécois» puisqu'il «a fait preuve d'un grave manque de jugement».

Manifestement mal à l'aise dans ce contexte électoral, la sous-ministre adjointe Anne-Marie Leclerc a affirmé qu'il n'y avait aucun lien entre l'effondrement de l'ouvrage et sa détérioration, «inquiétante» à certains égards, comme cela a été constaté par un inspecteur du ministère en 2004, l'ingénieur Gilbert Bossé, puis par son collègue Christian Mercier en 2005.

Dans une des trois correspondances obtenues par M. Dumont, le ministère conclut qu'«aucune intervention particulière [n'est] recommandée à court terme pour corriger les défauts observés». En revanche, «une surveillance toute spéciale» devra s'exercer lors des prochaines inspections annuelles. Mais «ce qu'on avait observé ne pouvait expliquer l'événement du 30 septembre», a souligné Mme Leclerc. Il n'y avait «aucun signe avant-coureur» et les travaux de réfection recommandés par les ingénieurs du ministère n'avaient «strictement rien à voir» avec «la rupture subite» du viaduc.

Au cours d'un point de presse plus tôt en matinée, Mario Dumont a demandé la démission du ministre Després, qu'il a accusé d'avoir caché l'existence de ces notes de service au lendemain de la tragédie. «C'est une question de principe. C'est une question de mettre fin à cette culture de camouflage», a-t-il avancé.

«On ne pouvait pas dire qu'il n'y avait aucun indice, qu'il n'y avait rien qui laissait présager un problème», estime le chef adéquiste. Il a précisé que c'est un «citoyen» qui lui avait remis les documents quelques heures seulement avant le débat et qu'aucun adéquiste, pas même de son entourage, n'était au parfum. M. Dumont a souligné qu'on lui avait dit que la commission d'enquête créée pour faire la lumière sur les causes de l'effondrement était en possession des mêmes notes de service.

À cet égard, Mario Dumont n'a guère prisé que le président de la commission d'enquête, Pierre Marc Johnson, diffuse un communiqué de presse après le débat, sur le coup de minuit. Lors d'un échange avec M. Charest, le chef adéquiste avait laissé entendre que le gouvernement libéral avait prolongé le mandat de la commission, prévu pour se terminer le 31 mars, jusqu'au 15 octobre, et ce, afin d'éviter que son rapport ne soit déposé au moment des élections printanières. «La commission poursuit ses travaux selon un échéancier qu'elle s'est elle-même fixé [...] en toute indépendance et sérénité», a répliqué M. Johnson. Sans nommer M. Dumont, il a aussi invité toute personne estimant être en possession de documents relatifs à ses travaux de les lui transmettre.

Ce communiqué avait pour but de «fournir un petit bouclier au premier ministre», estime M. Dumont. «Je suis très étonné qu'à minuit hier soir [mardi], le président d'une commission d'enquête se lance sur les fils de presse avec une intervention qui, évidemment, se retrouve en plein coeur de la campagne électorale», s'est-il indigné. Il faut «que la commission sorte de la campagne», a-t-il prévenu.

Rappelons que Mario Dumont avait critiqué la nomination de Pierre Marc Johnson à la présidence de cette commission, jugeant qu'un ancien premier ministre comme M. Johnson ne pouvait pas afficher la même indépendance qu'un juge face aux manquements de l'État. Le chef adéquiste n'a toutefois pas demandé sa tête. «On ne veut pas déstabiliser la commission», a-t-il dit, notant que les ingénieurs Armand Couture et Roger Nicolet, qui en sont membres, ont toute la compétence requise pour mener à bien ce mandat.

Avec la collaboration de Kathleen Lévesque et d'Antoine Robitaille

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  • l poisson
    Inscrite
    jeudi 15 mars 2007 04h26
    Le clip de l'homme-orchestre à la dérive
    « La réalisation de travaux d'entretien préventifs estimés à moins de 400,000 $ dans la deuxième note de service auraient peut-être permis de découvrir, une fois la structure ouverte, les graves vices affectant le viaduc de la Concorde
    Des vies humaines auraient possiblement ainsi été épargnées.
    Les ingénieurs du Ministère des transports nous l'ont bien dit: pour payer les promesses de nouvelles routes, il va falloir réduire encore plus les budgets d'entretien.
    Après l'élection, les travaux de la Commission présidée par M Pierre-Marc Johnson ( au tarif horaire de 246$ ) rediront la même chose dans un autre rapport d'enquête.
    M. Dumont va manquer de place dans l'étagère qui, faute de candidats, l'accompagnait lors sa première conférence de presse de la campagne.
    Souvenons-nous cependant que l'automne dernier, quelques jours après la tragédie de Laval, le gouvernement fédéral annonçait un surplus de 12 milliards qu'il affectait prioritairement au remboursement de la dette.
    Actuellement on en est réduit à espérer que les retours d'ascenseurs entre M. Charest et M. Harper pour sauver leurs emplois respectifs nous ramèneront peut-être un peu de notre butin lors du budget du 19 mars prochain.
    Malgré toute sa fougue, l'homme-orchestre solitaire de l'ADQ nous fait attendre son cadre financier parce qu'il est lui-même forcé d'attendre le budget fédéral avant de savoir si on pourra, par exemple, entretenir préventivement et économiquement notre réseau routier. Pour empêcher les enfants et les femmes enceintes de mourrir bêtement comme à Laval.
    M. Dumont, nous ne serons que semi-autonomes tant que l'autre moitié de notre portefeuille ne sera pas dans nos poches. Relisez le rapport Allaire.
    Certains de vos candidats ( Jean-François Plante, Christian Raymond) ont déjà retrouvé leur pleine autonomie et ça ne semble pas terminé selon cette dépêche fraîche de la Canadian Press:
    "Charles Ghorayeb, one of Dumont's own candidates, denounced the move, telling Montreal radio station CJAD that the tragedy should not have been dragged into the debate before the March 26 election.
    "I didn't particularly like that and I told him that," Ghorayeb said.
    "From a tactical standpoint it looked, `Where did that come from?' Yes, it was important, but I just think there is a lot of depth to these documents and the debate is not the best place to bring them out." »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    jeudi 15 mars 2007 07h00
    bis repetitur
    « Je me souviens de la chute du pont de Trois-Rivières, tout neuf, remplacé pendant un an au moins par des ponts militaires Bailey... les commentaires des jouornaux d'alors et des politiques étaient les mêmes, sauf évidemment que Duplessis était omni-potent et que personne n'aurait osé s'en prendre à lui ni à aucun des ses ministres-potiches. »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    jeudi 15 mars 2007 09h57
    Une manière détestable de faire de la politique!
    « Pour plaire à ses vieux bleus, Monsieur Dumont a ramené les tactiques de Duplessis! Je ne peux que m'inscrire contre cette manière peu élégante de faire de la politique, de miser sur la peur viscérale des gens pour obtenir un vote qui manque de perspectives sur des enjeux plus globaux. Il me semble que pour qu'une population puisse réaliser des progrès, il faut que ses leaders puissent lui proposer des projets mobilisateurs, et pas seulement miser sur des préoccupations obtues malgré l'importance qu'elles puissent avoir (bulletins scolaires, centres d'accueil, etc...) Si monsieur Dumont a fait preuve d'opportunisme disgracieux, monsieur Charest devrait a posteriori se mordre les lèvres de lui en avoir fait la leçon en 2003 en sortant des propos déformés de monsieur Parizeau pour faire tourner les tendances! Ce n'était pas plus élégant et je n'approuvais pas davantage à l'époque! Ce n'est pas ce dont je veux comme premier ministre ou comme débat!

    Fernand Bélair, Québec »

  • Jean Hochu
    Inscrit
    jeudi 15 mars 2007 13h10
    Mobilisation de l'ADQ/Parti Mario Dumont (Joke!)
    « Allons les Bérets blancs, les Créditistes, les anciens Unionistes, haut-les-coeurs! Votons tous pour l'ADQ/Parti Mario Dumont et en choeur chantons:
    En avant courageux adéquisses
    Rejoignez sans nul retard votre superchef Mario!
    Pourchassez ces malveillants péquisses
    Soyez nos Héros!

    (Sur l'air de: J'ai du bon tabac dans ma tabatière) »

  • Hélène Perras
    Inscrite
    jeudi 15 mars 2007 15h56
    Citoyenne de Duvernay/Laval j'attends ...
    « Citoyenne de Duvernay/Laval, je suis passée sur le pont de la Concorde une demie heure avant qu'il ne s'écroule. Ce n'est rien. Ma fille a tenté de passer 10 minutes après l'écroulement. Ce n'est rien, non plus. Depuis ce temps, on a démoli le pont de Blois qui était dangereux, tiens donc! Il me permettait de me rendre chez ma fille qui habite juste vis à vis, l'autre côté de Papineau, j'en suis privée aussi, mais ce n'est toujours rien. Depuis ce temps, pour aller chercher et reconduire ma petite-fille, je dois prendre la voiture. Ce n'est rien, je l'ai dit. De même que pour aller faire des courses dans Duvernay où je me rendais à pied; ce n'est rien. J'entends les bruits de la reconstruction, c'est plein de poussière, plein de camions, ce n'est toujours rien. Toutefois, je dis merci à M. Dumont, même si je ne suis pas adéquiste, pour avoir lancé,lors du débat, un pavé bien mérité à la figure des grosses têtes irresponsables qui nous gouvernent. En attendant les rapports de la commission qui viendrontla semaine des trois jeudis,je grogne et j'attends des aveux, des démissions etles excuses auxquelles les citoyens de Laval auraient droit. Bien des égards leur seraient dûs, il me semble.

    Hélène Perras
    Duvernay »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 15 mars 2007 16h27
    Une surveillance toute spéciale...
    « Pauvres messieurs Charest et Després. Le pont de la Concorde nécessitait « une surveillance toute spéciale », mais seulement lors de la prochaine inspection annuelle.
    Étonnant qu'aucun fonctionnaire n'ait alarmé son patron, et lui, le ministre responsable.
    Oui, plus qu'étonnant !
    Mais Charest et Després sont blancs comme neige, même au printemps.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Christian Charron
    Inscrit
    jeudi 15 mars 2007 17h01
    Les rapports annuels du Ministère des Transports du Québec
    « On pourrait parler longtemps du bien-fondé par Dumont de sortir cette note de service durant le débat des chefs, et de la façon dont il s'est exécuté.

    Mais on n'a pas besoin de discuter très longtemps pour se convaincre de la négligence et de l'incompétence du gouvernement dans la gestion du réseau routier, comme le démontrent les rapports annuels du Ministère des Transports du Québec.

    Le <a href="http://www1.mtq.gouv.qc.ca/fr/publications/ministere/rapport2006.pdf" target="_blank">rapport annuel 2005-2006</a> nous indique en page 48 que sur les 4924 ponts et structures que doit entretenir le ministère, seulement 53,3 % sont en bon état, ce qui laisse 2301 structures en mauvais état.

    En consultant le <a href="http://www1.mtq.gouv.qc.ca/fr/publications/ministere/rapport2005.pdf" target="_blank">
    rapport 2004-2005</a>, on voit que la situation va en se dégradant d'année en année. La page 43 nous montre qu'en 2001-2002, 58,7 % des structures étaient en bon état, alors qu'on est maintenant rendu à 53,3 % en 2005-2006. Cela démontre aussi que le gouvernement péquiste a sa part de responsabilité, car il a laissé aux Libéraux un réseau de ponts en mauvais état. La situation des routes, quant à elle, est à peine plus reluisante : 62,1 % seulement des chaussées sont en bon état.

    www.christiancharron.com »

  • Robert De Blois
    Abonné
    jeudi 15 mars 2007 18h21
    L'intervention de Mario Dumont sur la question du viaduc de la Concorde
    « Je suis un ingénieur retraité, et un ancien cadre supérieur de la fonction publique du Québec, dans le domaine immobilier. Je connais donc le fonctionnement de l'Etat et le contenu du domaine un peu plus que la majorité des gens qui font leurs commentaires.

    Avec les budgets serrés qui sont alloués aux différents ministères pour répondre à tous les besoins, et en fonction des priorités qu'il faut établir dans les interventions sur les strucures relevant du MTQ, il est facile de comprendre pourquoi une telle note n'a pas eu de suite, d'autant plus que l'inspection visuelle n'indiquait pas plus d'urgence que sur les autres stuctures comparables, et qu'une inspection plus poussée auraient nécessiter un déboursée tout de même considérable pour une telle structure.

    Et, si divers experts prétendent qu'ils ne voient aucune relation entre les défaillances observées et la cause réelle et probable de l'effondrement, je comprend mal le harcèlement des journalistes à rechercher encore et encore un disfonctionnement obscur et subtil dans notre bonne fonction publique. Faut quand même pas charrier, comme l'a fait notre Mario Dumont, notre Jeff Fillion politique, dont le manque d'éthique, de jugement et de respect des personnes et des institutions est pris en flagrand délit.

    J'admirais encore il y a quelques temps un tout petit peu ce jeune homme, pour sa fougue et son talent oratoire, mais avec cette sortie, et l'ensemble de son comportement lors du débat des chefs, j'ai perdu tout respect et tout admiration pour ce petit démagogue de village, dont la place serait plus appropriée dans le domaine du trash radio que sur les tribunes politiques !

    Voilà tout est dit, Robert De Blois, ing. »

  • Christian Charron
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 20h40
    Viaduc de la Concorde : le Ministère et le gouvernement libéral coupables de négligence
    « En relisant la note de service de juin 2004, on se rend compte que :

    1) l'ingénieur Bossé est alarmiste dans sa note. Il avise ses supérieurs que « les dommages aperçus près des côtés extérieurs permettent de soupçonner l'existence d'un problème de désagrégation importante des assises. La présence de fissures de cisaillement larges sur le porte-à-faux des culées semble tout aussi inquiétante ».

    2) il ne recommande PAS d'attendre l'apparition de dommages plus importants comme il a été dit par Jean Charest et dans les journaux. Il demande plutôt l'assistance et la collaboration de la direction, et laisse à celle-ci le choix d'attendre des dommages plus importants OU de procéder au levage du tablier. Cette dernière option aurait entraîner des coûts de 0,5 million de dollars et engendré des contraintes substantielles à la circulation. Mais elle aurait pu peut-être révéler le problème du manque d'armature, et ainsi sauver des vies.

    Plus d'informations ici :
    http://www.christiancharron.com/article.php3?id_article=224 »

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