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Avantage au PQ

Michel David   14 mars 2007  Québec
André Boisclair a démontré hier soir qu'il était trop tôt pour l'enterrer. Alors que plusieurs le tenaient pour une quantité négligeable, le chef du PQ a dominé le débat.

Des trois chefs de parti, il est apparu non seulement le plus pugnace, mais également le mieux préparé. Plus le débat avançait, plus il prenait confiance en lui. Un véritable baume après les moments difficiles des dernières semaines. Certains l'auront sans doute trouvé trop agressif, mais un débat politique n'est tout de même pas une partie de dominos.

Les recherchistes péquistes, dont le travail avait été très critiqué en 2003, ont bien fait leurs devoirs. Pour coller Mario Dumont, ils ont déterré une vieille question sur la marge de manoeuvre financière du Québec avec laquelle Robert Bourassa avait confondu Pierre Marc Johnson lors d'un débat radiodiffusé en 1985.

M. Boisclair, dont les explications sont parfois un peu ennuyeuses, a même fait preuve d'un humour auquel il ne nous avait pas habitués en reprenant au sujet de la position autonomiste de l'ADQ le slogan de Réno-Dépôt: «Si ça existait, on l'aurait».

C'est toutefois M. Dumont qui a remporté le prix du scoop de la soirée quand il a brandi un document du ministère des Transports daté de 2004, qui faisait déjà état d'une grave détérioration du viaduc de la Concorde.

Si le sujet n'était pas aussi tragique, la déconvenue du premier ministre aurait été presque drôle. Après avoir décontenancé Bernard Landry avec une déclaration surprise de Jacques Parizeau en 2003, l'entendre se plaindre de voir le chef de l'ADQ «sortir un lapin de son chapeau» est pour le moins ironique. À l'examen, le lapin se révélera peut-être un pétard mouillé, mais il a certainement fait effet.

***

M. Charest avait décidé de poser en premier ministre, mais il est risqué de tabler sur un bilan dont près de six électeurs sur dix se disent insatisfaits. Sur la question de la santé, il s'est retrouvé sur la défensive face à ses deux adversaires.

Même sur la question de l'économie, il s'est fait culbuter par le chef péquiste, qui l'a accusé de faire un cadeau de 350 millions aux banques en leur appliquant la baisse de la taxe sur le capital.

Il lui a fallu du temps avant de passer de la défensive à l'attaque. Contrairement à ce qu'il avait fait pendant des mois, le premier ministre s'est pourtant abstenu de s'en prendre à la personne de M. Boisclair. À aucun moment, il n'a fait allusion à son prétendu manque de jugement ou à son immaturité.

Manifestement, celui qu'il visait au premier chef était Mario Dumont: «Non seulement vous n'avez pas d'équipe, mais vos idées ne tiennent pas la route». M. Boisclair s'est empressé de renchérir: «L'ADQ, c'est un one man show. Quatre ans, c'est long, pensez-y bien».

Après son passage à Tout le monde en parle, M. Dumont ne pouvait pas douter que la faiblesse de son équipe et l'absence de cadre financier lui causeraient des problèmes. D'entrée de jeu, il a évalué ses engagements à 1,7 milliard. Cela paraît bien peu, mais il fallait parer au plus urgent. On ne sait pas trop à quoi s'emploient les 43% de ses candidats que le chef de l'ADQ qualifie d'entrepreneurs, mais ses adversaires n'ont pas insisté.

M. Dumont a connu une soirée inégale. Il eu ses bons moments, par exemple quand il a qualifié le Conseil de la fédération de «terrain de jeu» pour un premier ministre qui se plaît visiblement au Canada anglais, mais il a du reconnaître les lacunes de son programme dans des secteurs comme le développement durable et on ne sait toujours pas quels nouveaux pouvoirs un gouvernement adéquiste réclamerait d'Ottawa.

***

La bonne performance de M. Boisclair ne suffira sans doute pas à renverser le cours de la campagne, mais elle a va su moins redonner un peu de moral aux troupes péquistes.

Maintenant que le débat est chose du passé, la vieille garde péquiste peut maintenant entrer en action sans donner la fâcheuse impression d'une mise en tutelle du chef péquiste. Jacques Parizeau sera dès ce soir dans Bourget.

Jean Charest, lui, a déjà commencé à se réjouir des largesses que réservera le budget fédéral de lundi prochain. Après cette soirée difficile, il en aura besoin.

***

mdavid@ledevoir.com






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  • paulina ayala
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 01h02
    André Boisclair a les choses claire!
    « André Boisclaire a les choses claire!
    Blagues à part, je me sens rassurée de voir que le PQ à le meilleur candidat, j'espere qu'il sera porté gagnant le 26 mars. »

  • Robert Dubreuil
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 01h22
    Égalité Charest-Dumont, Boisclair artisan de sa propre défaite
    « Je ne vois tout simplement pas où Boisclair a pu ressortir grand gagnant de ce débat. Après avoir été attaqué de façon concertée par Charest et Dumont sur le rattrapage nécessaire en santé suite aux mises à la retraite du PQ, Boisclair s'est contenté d'harceler ses adversaires, sans les écouter, avec ses questions répétées. Pour quelqu'un qui devrait combattre son image hautaine, il a raté une belle occasion de se montrer à l'écoute, lui qui était insupportable. Par ailleurs, tel que mentionné par Dumont, la vision de la souveraineté de Boisclair relevait du rêve. »

  • Benoît Landry
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 03h26
    Quelle farce...
    « J'aurais aimé pouvoir rire de voir Jean Charest se plaindre que les problèmes du Québec actuel sont encore dû au dernier gouvernement du Parti Québécois, il était prêt à quoi au juste Jean Charest en 2003? J'aurais aimé pouvoir rire aussi de voir les solutions simplistes de Mario Dumont qui règle les problèmes de l'éducation au Québec en changeant le bulletin ou en abolissant les commissions scolaires... Quant à André Boisclair, il a réussi à me démontrer qu'un gouvernement du PQ se distinguera d'un gouvernement libéral qu'à force d'analyse de statistiques.... Je n'ai donc pas le goût de rire
    La santé, quelqu'un a-t-il parlé de prévention de la santé ou s'est-on contenté encore de vouloir mettre de l'argent dans le curatif ?
    L'environnement, pour ma part de voir deux anciens ministres de l'environnement se gargariser de si peu de réalisations lorsque la planète crie Au secours ça me désole. Quant à Dumont c'est à pleurer.

    Au lieu de continuer de critiquer ce débat j'aimerais plutôt terminer en disant que j'aurais préférer que nos trois conservateurs soient confrontés à des idées novatrices, entre autres celles de Québec Solidaire et du Parti Vert. Le consortium des média a refusé leur présence à cause que ces formations n'avaient pas d'élus dans le dernier gouvernement. Bizarre de façon de préparer l'avenir sans tenir compte du membership des forces d'aujourd'hui...

    Quelqu'un peut-il me dire combien il y a des membres à l'ADQ comparativement à Québec Solidaire? Nous saurions ainsi combien de gens ont été censurés dans leur opinion par l'establishment politique en place.

    C'est ça notre façon d'encourager la démocratie au Québec, a-t-on tant que ça évoluer depuis l'époque de l'établissement de notre système électorale au 19e siècle? Le Québec d'alors n'avait qu'un niveau d'éducation proche de la maternelle actuelle. On nous prend encore pour des illettrés. Non vraiment ces trois partis sont tristes à mourir, il faut voir ailleurs et je n'annulerai pas mon vote. »

  • Linda Larocque
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 05h48
    Boisclair brille
    « M. Boisclair a fait preuve d'une intelligence supérieure lors de sa prestation hier soir. Il est de loin celui qui a le plus de panache pour présider la destinée du Québec. Par contre, le terrain n'est pas fertile pour la tenue d'un référendum. Cette promesse lui coûtera la victoire, selon moi.Dommage. »

  • Jean Pierre Ethier 55-64 ans
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 05h51
    Boisclair, je le connais enfin...
    « Avec ce que j'avais entendu depuis quelques mois sur André Boisclair j'avais de la difficulté à penser que j'allais voter péquiste, maintenant je n'ai plus de doute, même si j'ai un penchant pour les idées nouvelles de Québec Solidaire je vais attendre aux prochaines élections pour les suivre. J'aimerais bien voir Boisclair au pouvoir, il me donne l'impression de quelqu'un de solide qui pourrait avoir de nouvelles idées sur la manière de gagner un référendum. »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 06h22
    C'est plus qu'un pétard mouillé, c'est un boomerang.
    « Monsieur David,
    Il faut vraiment vous être ennuyé des mises en échec qui se donnaient durant le match de hockey à une autre chaîne pour trouver que Mario Dumont a bien joué. C'est un geste plutôt "cheap". Ce document qui a l'air de conclure qu'il n'y avait pas d'urgence à agir ne méritait pas cette mise en scène que certains ont trouvé brillante faute d'autres moments excitants. Je crains que ce soit plutôt un boomerang qui reviendra bientôt hanter M. Dumont.
    Georges »

  • Valérie De Gagné
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 06h28
    Un homme qui a de l'aplomp
    « Nous avons eu droit à une prestation solide du Chef du Parti Québécois lors du débat des chefs hier soir. Je crois par ailleurs que Mario Dumont à été contre-performant et que sa position sur la cloture ne tient pas la route.

    Que ceux et celles qui pensent que le Québec peut faire plus, que le Québec à en lui le germe d'un pays, se rendent voter pour les candidats du Parti Québécois. »

  • vincent myette
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 06h41
    Étrange...
    « J'adhère à tout ce que vous dites monsieur David. Nous avons vu le même débat. Mais les analystes de Radio-Canada ne semble pas avoir vu le même que nous! Au téléjournal, deux panelistes, dont la directrice de Juste pour rire, donnaient Mario Dumont gagnant et plaçaient Boisclair en dernier!!! Était-ce un de ces gag du festival? Et que dire de Jean Lapierre à TVA qui n'a vu aucun gagnant?

    La mauvaise foi partisane exagérée m'exaspère. Je suis convaincu que si Boisclair avait offert une performance médiocre, vous auriez été le premier à l'admettre.

    Peut-être sommes-nous trop intègres du côté des souverainistes.... »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 07h07
    Le débat se déplace maintenant à Ottawa!
    « Monsieur Boisclair s'est nettement distingué de ses collègues sur les dossiers de l'économie, de l'éducation et de l'environnement et a gagné ce débat quelqu'en soit les conséquences futures. Monsieur Dumont a démontré par ailleurs un manque déplorable de connaissances sur les dossiers économiques et environnementaux. Son manque de profondeur et son habileté à faire du "surf" sur les dossiers qui ressuscitent les inquiétudes des gens me font encore plus peur. Monsieur Charest a été d'une faiblesse lamentable tout au long, tentant de s'imposer avec une attitude de "premier ministre" mais tout à fait incapable de justifier trois années sur quatre d'incompétence de la part de son équipe. Ou bien il est déjà au courant des détails du budget fédéral de lundi prochain qui pourraient le sauver pour un autre quatre ans! Bien sûr, il s'agit de "notre" argent! D'ailleurs, pourquoi se vante-t-il d'être allé chercher 14 milliards au fédéral? Comment se fait-il que tout cet argent, qui est le "nôtre", est-il demeuré là et qu'il faut toujours se battre pour y avoir accès selon nos besoins? Oui, monsieur Charest a bien besoin de l'appui de monsieur Harper qui croit aux investissements dans les interventions armées (au pays et à l'extérieur) mais très peu aux retombées économiques de Boeing au Québec, et à ceux de monsieur Dion qui, lui, ne croit pas au déséquilibre fiscal! Comment monsieur Charest va-t-il pouvoir à la longue gérer ses relations fédérales avec ou sans Conseil de la fédération?
    Fernand Bélair, Québec »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 07h25
    Surprise
    « J'ai hâte de voir qui sera le plus surpris le soir du 26 mars. Même si actuellement les fédéralistes tentent de nous pousser Dumont, M.Boisclair ne fléchit pas.
    Il faut maintenant dégonfler la baloune Dumont. Cela suffit maintenant. Cet homme plongerait le Québec dans un véritable bordel avec ces idées de l'ancien temps. Même René Lévesque, malgré sa stature, n'a pu fonder seul un parti et tout le long de sa carrière il a été entouré de gens d'envergure. Dumont, c'est une blague de mauvais goût. »

  • Michel Paradis
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 07h37
    Et pourtant...
    « Et pourtant, bien que l'ensemble des commentaires vont dans le sens d'un Boisclair gagnant, même brillant, un sondage démontre que pour le population en général, Mario sort gagnant pour 41% de ceux-ci et que, selon cet échantillon, si le vote s'était réalisé après le débat, l'ADQ aurait obtenu 29% et le PQ et PLQ 27%.

    La morale à retenir s'il y en a une est que l'écoeurantite des partis traditionels est sur le point de s'enraciner à un point tel que Mario Dumont risque de profiter d'un effet teflon en ce qui à trait aux attaques des Jean Charest et André Boisclair.

    En ce qui me concerne, je souhaite fortement que l'ADQ puisse prendre davantage de sièges car bien franchement, le moule obscurantiste PQ-PLQ est certainement la raison principale d'un Québec lourd, lent et qui voit toujours ses meilleurs éléments quitter la province pour ailleurs.

    Avec 200 milliards de dette et de constater l'aveuglement volontaire de la guauche québécoise sur cette question, il est plus que nécessaire qu'un changement de cap prenne forme car ce n'est pas vrai que les générations suivant celle des Babyboomers vont assumer la carte de crédit que le babyboom a su grassement combler. »

  • Robert Libersan
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 08h15
    Avantage P.Q.
    « D'accord avec vous M.David.André Boisclair a prouvé hier soir pourquoi il a été élu chef du Parti Québécois dès le premier tour. On a constaté qu'il a beaucoup de potentiel.

    La relève au P.Q. est assuré, me semble t-il.Je conserve l'espoir qu'on arrivera à se donner un pays. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 08h20
    Boisclair a été bon
    « mais j'aurais aimé qu'il "abaisse" le débat pour que le peuple comprenne.

    L'Alberta par exemple. Il a marqué un point en disant qu'on paie deux fois. Mais 90% de la population n'ont pas compris

    Il aurait fallu qu'il explique que le pétrole albertain fait monter la piasse qui affecte la compétitivité de nos PME
    Il aurait fallu qu'il explique qu'Ottawa va devoir payer une dizaine de milliards en coupons de pollution à cause du pétrole albertain et que les Québécois vont devoir en payer 2 milliards sur ce 10 une somme considérable.

    Avec le déséquilibre fiscal il aurait fallu expliquer qu'on envoie 42 milliards à Ottawa qui ne nous retourne que 36 pour un vol de 6. Bref EXPLIQUER DANS DES MOTS SIMPLES aux électeurs une problématique compliquée plutot que de chercher à boucher l'autre

    En passant avez-vous remarqué que les mots "Montréal" et "accommodements raisonnables" n'ont pas été mentionnés une seule fois hier. C'était le débat des régions »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 08h20
    « Laissez-moi ne pas répondre »
    « Charest a souvent répliqué à Boisclair : « Laissez-moi vous répondre », laissant entendre que le chef du PQ manquait de savoir vivre en répétant sa question. En fait, Charest aurait dit vrai en répliquant plutôt : « Laissez-moi ne pas répondre à votre question », puisque c'est ce qu'il a fait systématiquement.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Gabriel Bernard
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 09h04
    Prière de toujours vous montrer gentil pour ls souverainistes
    « Prière de toujours vous montrer gentil pour les souverainistes

    Monsieur David :

    J'aimerais bien avoir toujours le plaisir de lire entièrement vos articles dans leur version électronique. .Mais la plupart du temps ils semblent réservés aux seuls abonnés du Devoir. Or je remarque toutefois que lorsqu'il s'y trouve des gentillesses pour monsieur Boisclair et le parti québécois les chances sont bonnes d'avoir accès a tout l'article.
    Donc prière de vous montrer toujours gentil pour les souverainistes, même si le sujet traité est hors contexte de la politique et de cette façon je pourrai vous lire tout *de go*.

    Le débat : BOF!
    Quand il faut en venir a la Télé-Réalité pour se forger une opinion politique, c'est un peu dégradant , non?
    Gabriel Bernard
    Outremont
    gbern@videotron.ca »

  • Ferret Michel
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 09h06
    Charest fatigué...
    « Ce qui m'a le plus frappé dans ce débat, c'est l'air fatigué de Monsieur Charest. Il semblait désabusé, comme quelqu'un qui sent le pouvoir lui échapper et qui n'a plus le goût de diriger un gouvernement minoritaire comme celà semble se préciser surtout depuis hier soir.
    Il n'avait pas non plus l'air convaincu de quelqu'un qui veut défendre un bilan positif quand il sait que 60 pour cent des citoyens pensent le contraire... »

  • André Labelle
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 09h14
    Pour moi : Boisclair sans aucun doute !
    « La baloune de Dumont s'est dégonflée hier. J'ai vu un candidat défendre des positions sans fondement. Il nous a abreuvé de déclarations vides. On l'a vu hier. Et son lapin, je pense que c'est un pétard mouillé qui lui sautera dans la face.

    Charest n'a pas été si pire. Mais il n'avait pas l'envergure d'un chef d'État. Pendant une partie importante du débat il n'a fait que réagir; il était sur la défensive. Vu son bilan définitivement faible, il était vulnérable.

    Boisclair s'est comporté très correctement. Il a insisté pour que ses adversaires lui donnent des réponses à des questions pertinentes. Il ne leur a pas permis de se défiler. J'ai aimé ça. J'ai été décu par la sonorisation de Boisclair. A un moment donné, il a lu une note et là, la tête penchée, sa voix était beaucoup plus clair.

    Donc je donne Boisclair nettement gagnant. »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 09h20
    laissez-moi ne pas répondre, bis
    « laissez-moi ne pas répondre, c'est le meilleur résumé du mandat de Jean Charest. Nous n'avons toujours pas eu de réponse sur le retour de Orford au public. Jamais eu de réponse sur son oui au Sûroit ni sur son changement d'idée deux ans après. Jean Charest voit le rôle de premier ministre comme un gardien de but qui voudrait que les autres ait du plaisir à jouer avec lui, en même temps qu'il garde la rondelle dans la main. Je comprends qu'il soit choqué du simple fait que Mario ait sortie une rondelle de son chapeau, même si c'était une rondelle pas réglementaire. Boisclerc a montré une vivacité d'esprit peu commune, compte tenu qu'il avait devant lui deux des plus rusés manieurs de lancers frappants. Ce sont trois bons citoyens néammoins. Match assez égal dans l'ensemble. Sauf pour le visuel. Monsieur Charest avait l'air de faire une pub pour le restaurant croque-moore avec son veston noir dont la collerette lui donnait un air "stand-o-fish", Mario Dumont avec un impeccable cravate mais dans un veston qui le faisait paraître "maigre et blafard". Boisclerc était le seul à avoir compris qu'il était de mise d'avoir un costume printanier. Boisclerc fait un premier ministre exceptionnel. Il peut diminuer la pression, continuer d'être calme et se concentrer sur le reste de la campagne.
    Oneil Bouchard »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 09h57
    Dumont l'irresponsable
    « En produisant un document du Ministère des transports en plein débat des chefs, alors qu'il y a une Commission d'enquête sur cet accident déplorable, Mario Dumont a démontré qu'il peut descendre bien bas dans le salissage et la démagogie, il est même nettement descendu dans le clan des irresponsables inaptes à diriger le Québec et dans celui des "couillons" dont il faudra toujours se méfier. »

  • Normand Thouin
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 09h57
    Désolé mais André Boisclair est le grand perdant de cette soirée.
    « Il y a deux approches pour déterminer un gagnant d'un débat semblable. La première est de voir le débat comme un arène ou des combattants s'affrontent cherchant à marquer de points et, si possible terasser leur adversaire. À ce compte là, personne n'a vraiment gagné. Léger avantage à Monsieur Boisclair pour le contenu, quoiqu'il y avait trop de chiffres par moments et léger avantage à Dumont sur la forme quoiqu'il a frôlé la démagogie. Mais l'autre façon de voir le débat est d'évaluer nos propres attentes face aux chefs en présence et s' ils les ont rencontré. En ce qui me concerne, dans cet excercice le grand perdant est Boisclair. Ce dernier devait me convaincre qu'il était un Premier Ministre en attente. Raté ! En fait j'ai eu l'impression qu'il rivalisait avec Dumont pour savoir qui serait le meilleur chef d'opposition. En plus qu'il était agressant avec sa manie de ne jamais laisser ses adversaires répondre. Avant le débat il avait l'image du gars "qui aime s'écouter parler et qui n'écoute pas les autres". Elle va lui coller encore longtemps.

    Le seul qui avait des habits de Premier Ministre hier est Jean Charest. Et je crois que Monsieur Dumont a traversé quand même le mur du son et devrait se retrouver à la tête d'un parti d'opposition formellement reconnu à l'assembleé nationale. »

  • Jean Hochu
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 10h13
    Avancez en arrière!
    « Si René Lévesque était encore parmi nous, j'entends sa voix qui qualifierait l'autonomisme de Dumont de "fling-flang". Autres fling-flang de Dumont: l'abolition des commissions scolaires, les cliniques sans rendez-vous qui ne servent en somme qu'à poser des suppositoires, vous faire tirer la langue, prendre votre tension artérielle et qui ne gardent aucunement aucun dossier des patients, etc. Dumont, ce n'est que des "fling-flang". Allons les Bérets Blancs, les anciens
    créditistes, les anciens Unionistes, les Elvis Gratton, votons tous pour Dumont le 26 mars prochain! »

  • Monique Lévesque
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 10h23
    Rien sur le français et la culture québécoise
    « Aucun des trois n'a mentionné le mot "culture" et le mot "français" dans ses propos, même pas le PQ!.Quelle tristesse pour le peuple québécois dont ces deux valeurs fondamentales sont en péril.
    Alors je ne voterai pour aucun d'eux, c'est certain. »

  • Dominique Boivin
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 10h26
    Mais qui a le plus saigné ?
    « La réponse sera toujours subjective. Le débat des chefs est et sera toujours un spectacle ou les téléspectateurs recherche le sang. Tous ceux qui suivent les débats depuis ces tout début se souviennent du fameux knock out de meusieur Mulroney envers monsieur Turner. C'est devenu avec le temps la référence, celle a laquelle on a envie de revoir. Le débat des chefs n'est plus depuis fort longtemps un débat d'idées mais un combat de boxe ou les idées comme les thématiques sont les outils de combat. Un peu comme les combats des gladiateurs dans la Rome antique. Donc qui a le plus saigné hier soir ? Selon moi, Mario Dumont nous a magistralement démontré qu'il n'était pas premier-ministrable. Jean Charest malgré une performance très en deça de ses capacités nous est apparue le premier ministre du Québec. André Boisclair est probablement celui qui a le mieux performé dans ce combat... ce combat avec l'image d'un bon chef de l'opposition ! Je pense que le combat des chefs ne changera pas vraiment les résultats du 26 mars prochain. Les Québécois vont fort probablement élire un gouvernement minoritaire libéral avec comme fou du roi notre Mario national ! »

  • Monique Lévesque
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 10h31
    Et la culture? Et le français?
    « Aucun n'a parlé de ces deux valeurs fondamentales. C'est la disette..le vide total à cet égard. Quelle tristesse quand on sait que le français est en perte de vitesse (en terme de qualité de la langue surtout) et que la culture (les arts en général) est presqu'absente des débats et des décisions. Le PQ peut-il avoir le courage de parler de ces choses avant les élections?? J'en doute. Alors, je ne peux voter pour aucune de ces 3 parties!
    Mona
    monlevek@videotron.ca »

  • Larin
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 10h49
    Gagnant...mais
    « Je suis totalement d'accord avec votre jugement sur le débat. Mais, le fait que la majorité des journalistes et des observateurs ne semblent pas de cet avis ce matin, témoigne fortement de la difficulté de Boisclair à rejoindre «émotivement» les électeurs.

    Je suis plus souverainiste que péquiste. J'ai regretté d'avoir appuyer Boisclair à la chefferie. Si c'était à refaire, mon vote irait à Marois. Cependant, la performance de Boisclair hier soir me rappelle une des raisons de mon appui: la possibilité précisément de performer de la sorte lors d'un débat, comme un bon guerrier. Je ne pense pas que Marois soit capable de s'imposer autant. J'ai donc eu raison sur ce point, voulant éviter que Charest l'emporte encore, comme il l'avait fait avec Landry lors du débat des chefs.

    Mais, Marois aurait peut-être pu établir ce contact «émotionnel» qui, ce matin, rapporterait peut-être davantage au parti. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 11h02
    On paie deux fois ? plutôt trois !
    « Le Québec n'a jamais reçu un sou du fédéral pour développer l'énergie hydro-électrique au Québec, alors que les riches compagnies pétrolières de l'Alberta ont reçu, et continuent de recevoir, des centaines de millions de dollars d'Ottawa chaque année pour tirer du pétrole des sables bitumineux. Et l'Ontario n'est pas en reste, le fédéral y ayant dépensé dans le dernier demi-siècle des milliards de dollars pour la filière énergétique nucléaire concentrée dans cette province. Trois poids, trois mesures. Et nous continuons d'envoyer la moitié de nos impôts à Ottawa! On est tenté de dire comme le poète: «Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ? C'est assez! ». Les coquilles nous tombent des yeux ...

    Vive le Québec, 18e économie mondiale!


    Raymond Saint-Arnaud, ing.
    Ile d'Orléans,
    le 14 mars 2007 »

  • Armand Dubois
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 11h20
    L'intelligence ne se nourrit pas de l'arrogance
    « on le savait intelligent. On le soupçonnait d'être sérieux et par conséquent suffisamment soucieux de bien préparer ce qui s,avérait pour lui être un premier débat politique télévisé. Un exercice qui relève davantage du spectacle que des idées. Mais ne soyons pas cynique, nous aimons tous voir ces gladiateurs de la politique s'entredéchirer au point d'en paraître parfois ridicule. Sans espérer trop fortement qu'il en sorte quelque chose au plan des idées. En ce sens, ce débat demeure fidèle à l'exercice auquel nous assistons maintenant à chaque campagne électorale. Une mise en scène parfaite où les acteurs ont appris à maîtriser le message à livrer et où ils croient jouer le rôle de leur vie. Pourtant, au delà des mots, il y a le jeu. Et ce jeu n'a pas été amusant à voir, dévoilant "l'anima" de chacun des acteurs. On le soupçonnait d'être démagogue,Mario Dumont l'est peut-être, mais il a ce côté candide de l'adolescent qui cherche à plaire à sa première blonde. Raccoleur, charmeur mais facilement déstabilisé par l'insistance de ceux qui réussissent à lui montrer que l'idée de la noce ne s'installe pas dès le premier baiser.
    Jean Charest a peut-être été moins habile à défendre un bilan qu'à attaquer celui des autres comme il l'avait fait en 2003. Mais on doit lui reconnaître ce côté élégant de celui qui n'a plus rien à dire et qui préfère rester au neutre de peur d'ajouter aux insultes de sa gouvernance.
    Mais le plus décevant, c'est sans nul doute André Boisclair. J'ai mal à comprendre que les analystes lui donnent une mention honorable. Si on peut lui reconnaître une préparation sérieuse de son message, le jeu de l'acteur était pitoyable. Et contrairement à ce qu'évoque Michel David qui souligne qu'un débat politique n'est tout de même pas une partie de dominos à l'égard de son agressivité, je crois au contraire que celle-ci fait insulte à l'intelligence. Une telle arrogance qui se nourrit d'autant de suffisance fait craindre le pire. Les grands chefs d'état ont cette capacité d'éduquer, de convaincre et de douter. Manifestement, André Boisclair aurait grand besoin d'apprendre ce qu'est l'humilité. Ce qui est triste, c'est qu'il est intelligent, en ce sens qui peut établir des relations d'idées, en engendrer de nouvelles de manière rationnelle et ordonnée. Mais il doit apprendre que l'intelligence ne se nourrit pas de l'arrogance. Le monopole de la vérité engendre la dictature des idées. »

  • Pierre Vachon
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 11h32
    Avantage: Boisclair
    « Le débat d'hier soir nous a permis de mieux connaître les chefs des trois principaux partis. Monsieur Charest est resté fidèle à lui-même: beau parleur, discours soporiphique, évitant de répondre aux questions mais se limitant plutôt à nous remâcher ses litanies indigestes... Les bonnes vieilles cassettes libérales, quoi.

    Si les Québécois ne savaient pas encore que monsieur Dumont, l'homme du "one man show", présentait un programme qui ne tient pas debout, alors là, plus aucun doute n'est possible : aucun cadre financier, mesures abolitionistes dangereuses, des chèques pour tout le monde et sa fameuse vision "autonomiste" qui ne veut strictement rien dire. Non, vraiment, plus aucun doute: Dumont et l'ADQ, c'est n'inmporte quoi.
    Quant à monsieur Boisclair, il fut surprenant. Alors que la pression était plus que forte sur lui, alors que pas mal de journalistes (mille excuses, mais il y a des faits qui méritent qu'on les écrive) se déchaînent littéralement sur le chef péquiste depuis son élection à la tête du parti, malgré que trop de militants , au lieu d'appuyer leur chef, aussi imparfait soit-il, préfèrent bougonner dans leur coin voire même carrément l'abandonner, monsieur Boisclair a su faire preuve de fermeté et de clarté. Ses interventions étaient courtes, précises, claires, ses attaques directes et efficaces. A tel point que plusieurs commentateurs en ont été dérangés, preuve qu'il touchait des points sensibles. On ne parlera pas de k.o., certes, mais d'un avantage certain. Reste à voir et espérer que les Québécois sauront faire la différence entre la cohérence de Boisclair, les fumisteries de Dumont et les beaux mensonges de Charest. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 12h29
    À M. Dubreuil...
    « Il est certain que M. Boisclair n'avait aucune chance de bien passer aux yeux des aveugles ou des sourds... Et ce rêve que vous évoquez... n'est-il pas étrange que près de 3 millions de québécois, dans le respect des règles démocratiques, y ont souscrit... Affirmez-vous que ce sont tous des ignares... Et l'ingérance crasse de M. Harpeur dans le processus démocratique québécois (le budget en pleine campagne... inimaginable dans toute autre élection provinciale)... Et le report du rapport sur Option Cacanada...

    M. Boisclair, merci. Bien que j'ait été sceptique quant à votre leadership, je dois avouer que votre performance à cet exercice ingras (pour tous les chefs) est rassurante. Continuons la pédagogie positive de la souveraineté. »

  • jean-marie gérard
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 12h58
    On peut enfin recommencer à rêver....
    « ...d'indépendance; Boisclair a assez bien fait pour sortir de la dépression le moral de souverainistes purs et durs; mais, bon dieu qu'il manque de punch ou de courage pour dénoncer les tricheries et malhonnêtetés fédéralistes dans lesquelles nous baignons depuis si longtemps, et la prison que représente le Canada pour le québec. »

  • Jocelyne Lalonde
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 13h05
    Et encore un peu plus d'ordinaire...
    « Je dois être quelqu'un de très ordinaire parce que, bien qu'ayant regardé, observé, écouté, comparé hier les prestations, pseudo-analyses et statistiques dropping des trois chefs en onde, je n'y ai vu qu'un peu plus de ce qui s'était fait jusqu'alors. Oh,on avait, certes, évacué l'apparente lune de fiel pour la remplacer par un quatre quart un brin rassis à force d'avoir mal servi les prédécesseurs de ces messieurs. Et nos trois souriceaux s'y faisaient la dent à tour de rôle.

    Bien fait, le travail des recherchistes, dites-vous? Ce seul constat de votre part implique que le but visé n'est ps d'informer adéquatement les électeurs mais bien d'opposer une équipe de fouines professionnelles à une autre pour se servir, ultimement, de la bagoue du chef pour parvenir à marquer des points. Mais quels points, en fait? Des points de fond ou de forme?? Dumont, qui joue les funambules avec la marge de manoeuvre, Charest qui se fait souffleter par le lapin de sa dernière campagne électorale et Boisclair qui, tel un roquet, mord tout ce qui bouge...

    Un bien pauvre cirque...de l'ordinaire et du déjà vu... »

  • Christian Rheault
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 13h48
    Attention Monsieur Armand Dubois ...
    « J'ai regardé le débat en direct et je l'ai écouté une deuxième fois sur le site de Radio-Canada en faisant des retours en arrières fréquents. Savez-vous qui a le plus dépassé sont temps alloué et a le plus souvent coupé la parole ou monopolisé le mirco par de longs laius sans conclusion ? C'est Jean Charest, monsieur.

    Boisclair n'a jamais monté le ton (jamais). Je vous met au défi de trouver un extrait où il pert le contrôle de sa voix comme Dumont l'a fait toute la soirée.

    Peut-être que l'extrait : "200 millions à Ottawa ?... 200 millions à Ottawa ?..." que Boisclair adressait à Dumont vous est resté en tête à la suite du débat ? Mais ça vous ne vous rappel pas étrangement "vous ne répondez pas à la question ... Vous ne répondez pas ... Vous ne répondez pas ..." de Charest à l'endroit de Landry en 2003 ? C'est l'attitude de Charest en 2003 qui a donné le ton du débat d'hier soir.

    Charest a tenté hier d'avoir l'air du premier ministre confiant et calme à la voix posée. Mais Boisclair l'a battu sur tous les niveaux incluant même ce dernier. C'est lui qui avait l'air le plus calme et la voix la plus posée en plus d'avoir les meilleurs arguments sur presque l'ensembles des sujets.

    J'écris cela et je ne suis même pas un chaud partisant de BOisclair. Mais je pourrais bien le devenir. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 14 mars 2007 14h23
    Et pourtant M. Paradis ...
    « Et pourtant, M. Paradis, le sondage de Go-Québec donne les résultats suivants : Charest 44%, Boisclair 42% et Dumont 14%. Comme vous pouvez le constater, les sondages se suivent et ne se ressemblent pas. Si le sondage que vous mentionnez est celui qui a été réalisé dans la région de Québec, son résultat n'est pas très surprenant. Tant qu'à la question de l'obscurantisme des vieux partis, allez faire un tour sur le site de l'ADQ et consultez le document, qui énonce la philosophie de M. Dumont, intitulé "Vision d'Avenir" et en matière d'obscurantisme, vous serez plus que servi. »

  • Robert Libersan
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 14h31
    Réplique au commentaire du mardi 14 mars 07:00 de Michel Paradis
    « Vous avez, sciemment quant à moi, omis d'écrire que le sondage dont vous faites mention comprenait que 328 répondants. Or, on sait qu'il faut au moins interroger mille personnes pour attribuer un caractère scientifique à tout sondage fait au Québec.

    Quant au reste de votre commentaire, on croirait lire un certain Jeff Filion,qui, en passant avait reçu l'appui de Mario Dumont. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 15h08
    Confiance en mes enfants
    « Oui j'ai vue Charest prendre plus de temps, tout comme le micro de Boisclair qui faisait défaut. Outre cela pour la comédie je donnerais à Dumont et Charest gagnant. Mais pour le débat de fond Boisclair est le gagnant. Trite réalité de rappeler que Landry et Marrois les attaques du passé aurait été encore plus grandes sans oubliez que le parti était en constante dégringolade. Boisclair défend très bien les anciens chefs du PQ. Je n'en dirait pas autant des anciens pour la nouvelle génération qui avait le vent dans les voiles et que plusieurs péquistes ont refusés de se ranger derrière eux ce qui a malheureusement démotivé plusieurs jeunes. En espérant qu'Il n'est pas trop tard. Admettez dont que çe n'est plus nous qui porteront le flambeau et en même temps ce n'est pas à notre façon qu'ils le porteront. Confiance en nos enfants? »

  • J.Roland Comtois
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 16h29
    André Boisclair et la pensée magique
    « Au lendemain d'un oui à la séparation, il n'y aurait aucune perturbations contrairement à ce qu'a affirmé Pauline Marois, il n'y aurait aucune secousse sur les marchés financiers contrairement à ce que pensait Jacques Parizeau qui avait préparé un Plan O (obligations) pour faire face à une crise économique majeure. Ou bien Pauline Marois et Jacques Parizeau sont des incompétents ou bien André Boisclair est un menteur, lui qui traite tous les autres de menteurs. D'ailleurs, je n'ai jamais compris que Jacques Parizeau, le premier concerné par la déclaration de Bernard Drainville, lequel justifiait son adhésion au P.Q. et sa candidature par l'approche que lui aurait fait M. Parizea, que celui-ci ne se soit jamais impliqué dans ce débat. Or, je connais bien M. Parizeau et il n'était certainement pas mandaté par André Boisclair pour recruter des candidats. Sachant aussi que M. Parizeau n'a jamais eu peur de la vérité même si cela faisait mal, j'aimerais qu'il confirme la version de Bernard Drainville et celle d'André Boisclair. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 16h34
    Parler, parler, il restera toujours la bonne vieille souche
    « Bien sûr que j'ai regardé le combat hier soir. Et, bien sûr
    aussi, que j'ai lu à peu prêt tout ce qui s'est écrit jusqu'à
    maintenant. Des pour untel, des pour l'autre, des pour personne.
    Pour en venir à la conclusion qu'une erreur comme celle
    de 2003 ne devra pas se répéter.
    Parce que les Québécois de souche qui élisent les gouvernement sont à l'affût et se préparent à élire le seul
    gouvernement qui peut sauver la québécitude, le Parti Québécois.
    Et les judéo-chrétiens qui ont encore ce vieux fond d'homophobie, mettez-vous à l'aire moderne et faites des
    Boisclairistes de vous-même. Il n'est pas trop tard. »

  • danielle leblanc
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 17h18
    C'est clair et net|
    « Monsieur David,
    Votre texte concernant le "débat des chefs" est sans contredit le plus juste de tous ceux que j'ai pu lire. D'une part vous donnez à M. André Boisclair ce qui lui revient de droit, et, vous donnez aux deux autres ce qui leur revient. D'autre part j'espère que les indécis et ceux qui voulaient tourner avec le vent adéquiste auront compris qu'il est inutile de le faire car M. Boisclair leur aura démontré qu'il est un digne chef et qu'il a l'étoffe pour nous mener à bon port. J'espère que le jour du vote, nous aurons tous remis notre "capot" dans le bon sens.
    Merci M. David, j'ai vivement apprécié l'honnêteté de votre texte.
    Une nouvelle, mais fidèle lectrice
    Danielle Leblanc »

  • Jean Gaudette
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 17h31
    L'arroseur arrosé
    « La prestation de M. Dumont au débat m'a semblé plus que chancelante et plus pitoyables encore il me semble ont été les commentaires des chroniqueurs du journal La Presse.

    J'adhère complètement aux commentaires de votre journal. Bien que je ne sois pas péquiste, il m'est apparu qu'André Boisclair a réussi à démontrer à plusieurs reprises le caractère simpliste, parfois improvisé et même loufoque de plusieurs propositions de l'ADQ.

    Et puis la tentative à demi-dissimulée de Monsieur Dumont de lier la responsabilité du premier ministre aux morts du viaduc de la Concorde avec un document d'aucune manière incriminante pour celui-ci n'a fait qu'illustrer que Mario Dumont n'a pas l'étoffe d'un premier ministre et même pas d'un chef de l'opposition, ajouterais-je.

    Comment dans ce contexte, le journal La Presse peut-il avoir décrété Dumont grand gagnant du débat? On reproche à Boisclair de de pas avoir répondu aux questions. Pourtant peu de questions lui ont été adressées. Et puis ses opposants m'ont semblé bien peu insistants. Dumont concentrait ses attaques sur le premier ministre et celui-ci défendait pour l'essentiel son bilan. On reproche à Boisclair d'avoir été trop agressif. Pourtant on lui reprochait dans les semaines précédentes sa passivité.

    Que répondre sinon que La Presse est sans doute le plus grand quotidien fédéraliste D'Amérique du Nord? Et que cela sert drôlement bien Jean Charest que de rabaisser la performance de Boisclair à l'égard de Mario Dumont. »

  • Mira Elvera
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 19h55
    Charest infiltre ce site avec ses blogueurs
    « Quiconque a vu le débat d'hier sait clairement que Boisclair était de loin le plus intelligent et perspicace des trois chefs. Il a soulevé presque tous les points qui font de Charest le pire des premiers ministres dans l'histoire du Québec. Il faut le faire!! Et Charest ose encore dire qu'il est content de sa performance, c'est honteux, arrogant. À monsieur Dubois ici qui dit que Boisclair est arrogant, relisez la définition dans le dictionnaire. L'arrogance se traduit par Charest. Ceux qui disent que Dumont remporte ce débat n'ont sûrement pas suivi ce personnage depuis le début de sa carrière. Comment pourrions-nous faire confiance à un homme qui, non seulement n'a pas fait ses devoirs, mais énonce des accusations caricaturales. Je suis également déçue des sondages insignifiants de la Presse qui disent que Boisclair est dernier dans ce débat. Ils ont sondé où et qui? Westmount et le west island? C'est flagrant comment les médias sont de toute évidence achetés et infiltrés par le PLQ. »

  • Yves Pelchat
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 20h49
    Le temps est venu de décider....
    « Les jeux sont faits. Le débat d'hier soir, a clairement fait ressortir les véritables enjeux de cette élection. D'une part, on a un politicien, qui tente de justifier ses quatre médiocres années, à la tête du gouvernement du Québec, d'autre part, nous avons deux autres politiciens, qui démontrent, avec de multiples exemples, l'échec total des politiques de l'administration sortante. L'administration du Québec, par le parti Libéral, s'est fait à la petite semaine.


    Jean Charest a été l'émissaire du gouvernement fédéral, à Québec.

    Le gouvernement Libéral de Jean Charest, a été un des gouvernements les plus honnis et répudiés de l'histoire du Québec. Avec des records d'insatisfaction, jamais vus dans le passé, frôlant constamment les 60+ %, le gouvernement Libéral avait une grosse côte à remonter dans le débat des chefs. Essayer de justifier une telle catastrophe. Quelle utopie... On comprend bien pourquoi Jean Charest a adopté un profil bas, lors du débat. Et il a échoué, lamentablement. Un reflet exact de son administration. De toujours de remettre la faute, sur quelqu'un d'autre, entraîne bien peu de sympathie auprès de l'électorat. Tel un épouvantail, au milieu d'un jardin, Jean Charest, est passé maître dans l'art de manipuler la peur, et tirer les ficelles de l'incertitude. Faute d'être capable de défendre son bilan désastreux, il ne lui reste que peu d'options.... Reste la peur et l'incertitude...

    Dans le débat d'hier, Mario Dumont a su attirer mon attention, sur deux ou trois sujets, ou je partage ses vues. Par contre il ne m'a pas impressionné sur le cadre financier, vide, de l'ADQ. Mario demande un chèeque en blanc.. La piètre qualité de son équipe me laisse aussi perplexe. Mais il reste un bon debater. Mario veut plaire. Ce qui est désolant, c'est qu'il cherche toujours, comme une girouette, à s'orienter dans le sens du vent. Comme pour plaire à un public, à la recherche d'un gourou. Pour beaucoup, le discours de Mario Dumont est accrocheur, voire charmeur... Il résonne comme une douce musique, à l'oreille de ceux qui croient, encore, aux solutions instantanées. La pensée magique de l'ADQ. De plus, les multiples changements de cap de Mario, en ce qui concerne sa participation en faveur du OUI, lors du référendum de 1995, puis ensuite, de renier la souveraineté, m'inspire une énorme méfiance. Que pense-t-il vraiment??? Ou se situe sa loyauté? Enfant chéri du parti Libéral, Mario renie ses origines, et va maintenant se prosterner devant une nouvelle idole : Stephen Harper. Considérant les enjeux auxquels le Québec devra faire face, pouvons-nous nous permettre d'élire un politicien du style "charmeur de serpents" pour gérer la province? Voter Mario Dumont, c'est ressusciter une sorte d'Union Nationale, à la Maurice Duplessis.

    Mario doit nous dire, quels sont les maîtres qu'il sert vraiment? A quel râtelier mangera-t-il dans le futur? L'heure des choix est arrivé pour lui. Le râtelier fédéral, ou le râtelier du Québec? Mario deviendra-t-il un fidèle servant de ce fédéralisme immuable, enchâssé dans une constitution coulée dans le béton armé, et à la merci de la volonté des autres provinces. Ou encore, ira-t-il toujours quêter à Ottawa, pour boucler son budget? Se contentera-t-il toujours des miettes qui tomberont de la table d'Ottawa? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 14 mars 2007 21h09
    Normand Thouin a la mémoire courte
    « Si ma mémoire est bonne, lors du débat de 2003, M. Charest était dans la position qu'occupait André Boisclair hier. Il n'était pas PM, il aspirait à la première ministerie. Durant ce débat de 2003, M. Charest était agressif, ben non voyons, c'était juste un bon "debater", ben voyons ! Il attaquait le bilan du PQ et il en remettait et il promettait et promettait et promettait. Hier M. Boisclair a eu ses moments d'agressivité et c'était son rôle, il n'est pas PM, il aspire à le devenir. Il a donc attaqué et il l'a fait avec intelligence, bien qu'on puisse lui reprocher d'avoir laissé Jean Charest prendre tout le crédit de démarches entreprises par le PQ, comme le congé parental et le déficit budgétaire, de même qu'en ce qui concerne la motion du Bloc Québécois sur la nation québécoise. Il n'a pas interrompu qui que ce soit, à l'exception de son interlocuteur lorsqu'il lui posait une question parfaitement claire et pertinente et que celui-ci se mettait à patiner et à répondre à côté. S'il n'a pas parlé des points que certains considèrent problématiques dans son programme, c'est qu'on ne l'a pas questionné à ce propos. Vous auriez sans doute souhaité qu'il les aborde lui-même, de manière à pouvoir dire le lendemain : "Yé-tu assez épais Boisclair, personne ne lui demandait quoi que ce soit et voilà t'y pas qu'y se tire dans le pied tout seul, ha, ha, ha, elle est bien bonne !" Si on l'avait questionné, il aurait répondu, il était sans doute prêt pour cela, mais voilà, on ne l'a pas questionné et il n'a donc pas répondu. À qui la faute, pas à Charest, pas à Dumont, ben non voyons, c'est la faute à qui, ... à Boisclair. Il aurait probablement dû se questionner lui-même ! Boisclair a fait en moins agressif ce que Charest a fait en 2003, mais lui, ce n'est pas un bon "debater", il est agressif, il interrompt tout le temps notre menteur national et Saint-Mario et il est impoli. Oh le vilain garçon, shame on you André Boisclair !

    En 2003, Charest a agi malhonnêtement avec sa bombe puante et il était très content de lui, il était même triomphant. Il s'est fait servir la même médecine hier et bizarrement il l'a trouvée amère. Personnellement, je n'apprécie pas les coups bas et la malhonnêteté intellectuelle. À cet égard M. Charest et M. Dumont sont au même niveau. La saloperie de Dumont était plus grave, parce qu'elle implique des morts ? Regardez-la d'un strict point de vue intellectuel et vous verrez qu'une saloperie est une saloperie et Jean Charest est bien mal placé pour parler d'honnêteté. Encore aujourd'hui, il a endossé son kit de premier ministre pour dévoiler un projet hydroélectrique qui se fera dans un deuxième mandat, ben voyons, c'est un bon "campaigner", c'est normal de faire flèche de tout bois, ben voyons !

    Les habits de PM étaient un peu trop grands pour M. Charest hier, surtout le veston, oh là là, le veston. Serait-ce un symbole prémonitoire ? »

  • jean claude gagnon
    Abonné
    jeudi 15 mars 2007 13h41
    De retour des promenades...
    « J'arrive de faire quelques emplettes au Promenade St-Bruno...je me suis dit "tiens demande des informations fort simples a des visiteurs"...A mon grand dam...à des questions simples....comme "Pourries vous me dire à quel étage est tel grand magasin..."What do u want sir....et moi qui est parfaitment bilingue et même trilingue...de continuer dans la langue de Molière...et pas plus de succès...il est vrai qu en ce jeudi midi ...la clientèle était plus âgée...mais sur une douzaine de demandes personne n.tait capable de me répondre dans ma langue...déspérant...désolant...aucun de ces mots ne convient ...je me serais cru retourner dans ma prime jeunesse quand je franchissais la rue St_laurent pour aller voir jouer l'équipe du Canadien...ou que j'essayais de me faire servir dans ma langue chez Eaton's...Simpson's....etc...

    Voilà pourquoi il faut faire vite notre Souveraineté...pas parce qu'ottawa continue d'envahir nos champs de compétence...ou qu'il nous joue des tours avec notre propre argent...je crois que cette Nation a le dorit d'être elle-même...pas ocntre personne bien au contraire...pas parce que nous sommes plus "FINS" que les autres...Quelque 140 pays ont pris place dans le concert des nations depuis la fin de la seconde guerre mondiale...et nous attendons quoi? Que l'on se fasse dire à nouveau...Please speak white... »

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