L'autre débat tombe à plat
Les électeurs déterminés à bouder les grands partis et qui attendaient hier soir un débat entre Québec solidaire et le Parti vert pour choisir leur camp sont restés sur leur appétit.
Le débat des exclus promis entre Québec solidaire et le Parti vert sur les ondes de TQS, s'est avéré n'être en fait qu'une analyse du vrai débat des chefs qui s'est déroulé sur les ondes des trois autres réseaux.
La porte-parole de Québec solidaire, Françoise David a énuméré les thèmes oubliés dans le vrai débat: la lutte contre la pauvreté, la culture, le décrochage scolaire, le transport en commun. Si elle avait été présente sur le plateau du débat des chefs, Mme David «aurait dit à M. Dumont que ses solutions sont un peu simplistes, à M. Boisclair qu'il devrait parler plus de souveraineté avec un esprit de mobilisation, et à M. Charest que son bilan social est désastreux.»
Le chef des verts, Scott McKay, a pour sa part déploré le peu de vision dont ont fait preuve messieurs Dumont, Boisclair et Charest à l'égard des changements climatiques. «Les trois représentants des vieux partis nous ont ramenés constamment dans le passé, ils nous ont ramenés à l'époque de M. Trudeau, personne ne nous a parlé du Québec de 2020», a fait valoir M. McKay.
Les deux formations marginales proposent d'investir massivement dans les transports en commun. «C'est une question de santé publique à Montréal», a plaidé Mme David. Son collègue des verts propose d'instaurer un péage de 2 $ sur les ponts pour financer un investissement de 15 milliards dans un tramway et des trains de banlieue. «Notre cadre financier, c'est de taxer davantage les gros consommateurs pour financer des gestes responsables», a indiqué M. McKay. Québec solidaire entend pour sa part imposer à un taux supérieur ceux qui gagnent 84 000 $ et plus pour financer ses projets, qui totalisent six milliards.
Mme David et M. McKay ont tous deux souligné que le coup de théâtre de Mario Dumont sur l'effondrement du viaduc à Laval masque un problème de fond: la multiplication des routes alors que l'État peine déjà à entretenir le réseau existant.
Rappelons que le consortium des télédiffuseurs avait limité la participation au débat des chefs aux seules formations politiques disposant de représentants à l'Assemblée nationale.
Le débat des exclus promis entre Québec solidaire et le Parti vert sur les ondes de TQS, s'est avéré n'être en fait qu'une analyse du vrai débat des chefs qui s'est déroulé sur les ondes des trois autres réseaux.
La porte-parole de Québec solidaire, Françoise David a énuméré les thèmes oubliés dans le vrai débat: la lutte contre la pauvreté, la culture, le décrochage scolaire, le transport en commun. Si elle avait été présente sur le plateau du débat des chefs, Mme David «aurait dit à M. Dumont que ses solutions sont un peu simplistes, à M. Boisclair qu'il devrait parler plus de souveraineté avec un esprit de mobilisation, et à M. Charest que son bilan social est désastreux.»
Le chef des verts, Scott McKay, a pour sa part déploré le peu de vision dont ont fait preuve messieurs Dumont, Boisclair et Charest à l'égard des changements climatiques. «Les trois représentants des vieux partis nous ont ramenés constamment dans le passé, ils nous ont ramenés à l'époque de M. Trudeau, personne ne nous a parlé du Québec de 2020», a fait valoir M. McKay.
Les deux formations marginales proposent d'investir massivement dans les transports en commun. «C'est une question de santé publique à Montréal», a plaidé Mme David. Son collègue des verts propose d'instaurer un péage de 2 $ sur les ponts pour financer un investissement de 15 milliards dans un tramway et des trains de banlieue. «Notre cadre financier, c'est de taxer davantage les gros consommateurs pour financer des gestes responsables», a indiqué M. McKay. Québec solidaire entend pour sa part imposer à un taux supérieur ceux qui gagnent 84 000 $ et plus pour financer ses projets, qui totalisent six milliards.
Mme David et M. McKay ont tous deux souligné que le coup de théâtre de Mario Dumont sur l'effondrement du viaduc à Laval masque un problème de fond: la multiplication des routes alors que l'État peine déjà à entretenir le réseau existant.
Rappelons que le consortium des télédiffuseurs avait limité la participation au débat des chefs aux seules formations politiques disposant de représentants à l'Assemblée nationale.
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