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L'autre débat tombe à plat

Clairandrée Cauchy   14 mars 2007  Québec
Les électeurs déterminés à bouder les grands partis et qui attendaient hier soir un débat entre Québec solidaire et le Parti vert pour choisir leur camp sont restés sur leur appétit.

Le débat des exclus promis entre Québec solidaire et le Parti vert sur les ondes de TQS, s'est avéré n'être en fait qu'une analyse du vrai débat des chefs qui s'est déroulé sur les ondes des trois autres réseaux.

La porte-parole de Québec solidaire, Françoise David a énuméré les thèmes oubliés dans le vrai débat: la lutte contre la pauvreté, la culture, le décrochage scolaire, le transport en commun. Si elle avait été présente sur le plateau du débat des chefs, Mme David «aurait dit à M. Dumont que ses solutions sont un peu simplistes, à M. Boisclair qu'il devrait parler plus de souveraineté avec un esprit de mobilisation, et à M. Charest que son bilan social est désastreux.»

Le chef des verts, Scott McKay, a pour sa part déploré le peu de vision dont ont fait preuve messieurs Dumont, Boisclair et Charest à l'égard des changements climatiques. «Les trois représentants des vieux partis nous ont ramenés constamment dans le passé, ils nous ont ramenés à l'époque de M. Trudeau, personne ne nous a parlé du Québec de 2020», a fait valoir M. McKay.

Les deux formations marginales proposent d'investir massivement dans les transports en commun. «C'est une question de santé publique à Montréal», a plaidé Mme David. Son collègue des verts propose d'instaurer un péage de 2 $ sur les ponts pour financer un investissement de 15 milliards dans un tramway et des trains de banlieue. «Notre cadre financier, c'est de taxer davantage les gros consommateurs pour financer des gestes responsables», a indiqué M. McKay. Québec solidaire entend pour sa part imposer à un taux supérieur ceux qui gagnent 84 000 $ et plus pour financer ses projets, qui totalisent six milliards.

Mme David et M. McKay ont tous deux souligné que le coup de théâtre de Mario Dumont sur l'effondrement du viaduc à Laval masque un problème de fond: la multiplication des routes alors que l'État peine déjà à entretenir le réseau existant.

Rappelons que le consortium des télédiffuseurs avait limité la participation au débat des chefs aux seules formations politiques disposant de représentants à l'Assemblée nationale.






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  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 01h32
    Du bleu qui couvre mal le vert...
    « Je ne puis que me désoler moi aussi devant l'absence de débat entre ces deux leaders.

    Pour moi, ces herboristes de droite ne sont que des fauteurs de troubles téléguidés par des conservateurs en sourdine pour mettre échec le vote alternatif qui serait bien trop menaçant s'il venait qu'à monter à 10 ou 15 % du suffrage.

    On accorde à ces verts pâles, beaucoup trop d'importance et de crédibilité, car ils sont à toute fins pratiques sans appuis significatifs dans l'intelligentsia Québécoise.

    Pas d'artistes... Pas de communicateurs... Pas de penseurs... Et rien dans les groupes populaires ou syndicaux. Que des ex-candidats adéquistes et les restes de l'ancien Parti vert André Chauvette et puis... cet autre là... dont personne ne se souviens du nom...

    En fait, je m'explique mal que Madame David laisse Scott McKay, traiter Québec Solidaire de « gauche radicale » et de « gauche extrémiste » sur la place publique à l'émission « Au coeur de l'actualité » sans riposter.

    Mais, bon... Il faut croire que ça ne prend pas grand-chose pour avoir l'air radical à côté d'un rétrograde personnage d'une totale rectitude politique comme Scott McKay...

    En contre partie, je trouve tout de même que Madame David a été pas mal convaincante et bien intelligente. À de nombreux endroits, je me sentais représenté.

    Même si ce ne fût pas un réel débat, Madame David s'en est tout de même sortie gagnante à mon avis. Le blâme du manque de débat revient sûrement à TQS qui n'a pas su alimenter et organiser la chose correctement.

    En ce qui concerne ces bleus-verts de droite...

    Au cours de mes recherches sur le Parti vert du Québec (PVQ), j'ai découvert qu'en plus de Brian Gibb, André Laroque du Parti vert du Parti vert du Québec, s'était aussi présenté en 2001 sous la bannière de la droite rétrograde fédéraliste de l'ADQ, contre Paul Cliche, instigateur de Québec solidaire et de l'UFP.

    En ne dénonçant pas les abus du profit à tout prix, le Parti vert du Québec n'est même capable de faire la corrélation entre le capitalisme sauvage et la détérioration de notre environnement. En fait, il nuisent à la cause et nuisent au travail d'éducation politique initié par l'UFP et Québec solidaire et négligent honteusement de « penser globalement ».

    En contentant d'un vague et électoraliste : « nous sommes pour la justice sociale » sans exiger formellement » un revenu suffisant qui ne mette pas en péril la survie de nos concitoyens, ils se comportent de façon « immorale » exactement comme le font tous les vieux partis de droite au Québec.

    Alors, qu'on ne vienne pas se prétendre de « la sagesse écologique » en étant sans « moralité économique ».

    Contre la violence, mais quelle violence ?

    De plus, s'il se prétendent tant «contre la violence », on serait en droit de s'attendre à ce que ces « verts pâle » soient aussi contre l'ignoble « violence économique » fait envers les personne les plus faibles et les plus pauvres de notre société ; ce qui n'est évidemment pas le cas sans positionnement politique «gauche ou droite».

    Quant à leur prétendu « respect de la diversité », ne faudrait-t-il pas que ces « vert bleus » pensent aussi à protéger notre « diversité culturelle » en prenant clairement parti pour la souveraineté du Québec afin de protéger la survie de notre culture et de la nation Québécoise qui elle aussi est une espèce menacée ?

    Il n'est nul besoin de frotter bien longtemps pour s'apercevoir qu'une fois lavées, les soi-disant «mains vertes» du Parti vert du Québec deviennent rapidement des « mains bleues » de la droite fédéraliste.

    Quand on profite de l'ignorance des électeurs de bonne foi...

    Il n'y a bien qu'au Québec ou au Canada pour voir naître des aberrations comme des « Verts de droite ». Car il y a déjà bien longtemps que le reste de la planète a compris lui, que lorsqu'on a des aspirations vertes, il faut nécessairement être de gauche pour les défendre.


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Références :

    LE PARTI VERT DU QUÉBEC : LE «PONCE PILATE» DE LA POLITQUE
    http://www.cmaq.net/fr/node/26945

    http://pressegauche.org/spip.php?article550

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo »

  • Guy Desilets
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 07h16
    Un autre débat qui tombe à point
    « Les propos de Mme David et M. McKay auront eu le mérite de nous montrer l'ampleur du déficit démocratique du débat des chefs d'hier au soir. Les centaines de milliers de personnes qui j'espère ont écouté Dutrisac ont vite saisi par contraste tout le sérieux qu'il faut accorder aux propositions de Québec solidaire et aux souhaits des Verts. M. Charest manque l'appui de 75% des francophones. Le message est clair. Les valises sont prêtes. »

  • Jasette
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 09h13
    Pourquoi ne pas voter Québec solidaire?
    « Idéalement, le Québec pourrait devenir un pays. Culturellement et économiquement parlant, si les voeux de Québec solidaire se réalisaient, on pourrait ressembler aux pays scandinaves (Suèdes, Norvèges, Finlandes).

    Pourquoi pas, plutôt que d'être comme un clône des USA avec les partis traditionnels, sur le plan économique.

    Le capitalisme, c'est comme du socialisme à l'envers. Règle générale, le gouvernement aide les entreprises à prospérer et on forme les individus à devenir productif pour les entreprises à l'école. »

  • Mariette Beaudoin
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 11h40
    Bravo, madame David
    « J'ai beaucoup aimé les interventions de madame David qui parle des vraies choses. J'aurais cependant voulu connaître leur position en matière d'exportation. Une économie forte est celle qui exporte davantage qu'elle importe. Mais il faut aussi trouver une solution pour que cette exportation se fasse sans faire de dégâts à l'environnement et donc trouver une alternative au transport aérien qui amène des gaz à effet de serre. Ce serait bien également d'encourager la consommation locale : ce n'est pas encore ancré chez le Québécois moyen d'acheter des denrées d'ici. L'exportation intelligente et la consommation locale pourraient amener plus de sous et soulager ainsi le recours aux taxes de toutes sortes. Mais je comprends que les deux formations ne disposaient pas de beaucoup de temps pour en débattre en ondes. J'espère qu'ils nous feront voir leurs idées là-dessus avant le 26 mars et que les médias leur accorderont du temps d'antenne. Merci à TQS de nous avoir permis de les écouter. »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 12h07
    le surplis de Duplessis
    « Victor Levy Beaulieu qui se déclare indépendant en même temps que adéquiste? Voyoons, c'est une contradiction, ça ne tient pas la route. Ce monsieur a quel intérêt à faire un pareil mensonge électoral. zéro dur sur cent pour sa rédaction colérique et drôle publiée dans le Devoir et le Soleil. Dumont ne sera jamais souverainiste, il l'a écrit, affirmé et s'est agenouillé devant Harper. C'est son droit.

    Lucien Bouchard revient faire la cour. Deux apparitions publiques en deux jours, dont le jour du débat. Il a des fourmis sous la langue, c'est bien évident. Je ne prendrai pas parti, di-il! Si on demandait à cent chroniqueurs, journalistes et observateurs de la scène politique, ou se situerait Lucien Bouchard: A droite ou à gauche? Souverainiste ou autonomiste ou libéral? Éminence grise de Charest, de Boisclerc, de Dumont? Pro patronal ou pro travailleurs? Que les gens de l'ADQ ouvrent grand leurs yeux.

    Ca sent un courant passéiste, ça sent le vieux surplis de Duplessis, ça sent la lutte pour une place aux fêtes du 400e. Ça sent mauvais toute cette histoire adéquiste, parce que, c'est toujours les petits salariés qui paient eux-mêmes lorsqu'ils portent au pouvoir un gouvernement de droite qui n'a d'autre ambition que le statut quo du dominé. Rien n'est plus en Réaction que l'Action de Dumont, rien n'est plus autocratique que l'Action Démocratique de Dumont, rien n'est plus contre le Québec que l'aCtion démocratique du Québec. Ouvrons les yeux parbleu et relisons son Vision du Québec, je vous en prie, avant que les regrets et les si j'avais lu.. Quand vous lisez ADQ, comprenez aussi RAQ, pour Réaction Autocratique du Québec.

    Oneil Bouchard »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 12h11
    Il y a des verts et des solidaires qui ne pensent pas comme vous Monsieur Montmarquette
    « Que de fèves au lard et vitriol monsieur Montmarquette !!!!Pourquoi cette haine envers les verts? Que connaissez vous réellement de Brian Gibb et de Monsieur Larocque et de Scott McKay, des Richard Savignac des Patrick Daoust des Geneviève Guérin, des Shawna O'Flaherty et autres candidats de l'équipe du parti vert. Personnellement je connaît et apprécie beaucoup d'hommes et de femmes de QS et des Verts et il y a beaucoup de nous qui n'aimons pas et n'acceptons pas que nos deux partis se pitchent de la bouette, c'est contre-productif et fait dans le vielle politique qui écoeure ben du monde.
    Alors svp cessez donc Monsieur Montmarquette de jeter inutilement de l'huile sur le feu.
    Pierre Véronneau »

  • David Litvak
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 12h45
    Un débat sur le résultat s'impose
    « Il est nécessaire non seulement de débattre du débat des chefs, qui illustre à merveille, soit dit en passant, la fracture entre les institutions et la société québécoise, mais aussi de débattre, ce qui viendra, sur la légimité démocratique du résultat dans le cadre d'un mode de scrutin qui évince les formations minoritaires du jeu politique.

    Un tel débat, ne devrait pas être écarté par les médias, car il concerne finalement le système politique dans lequel nous vivons. Il est structurel, certes, mais plus fondamental et important, à vrai dire, que les simples résultats de l'élection, car c'est l'avenir de la démocratie qui est alors en jeu.

    David Litvak
    Campagne pour une Assemblée citoyenne sur la réforme du mode de scrutin au Québec
    Site web et pétition: www.assemblee-citoyenne.qc.ca »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 14h41
    DUTRISAC N'A PAS AIDÉ
    « CE FUT PLUTÔT UN DIALOGUE CIVILISÉ ENTRE SCOTT MCKAY et FRANÇOISE DAVID. Le peu de temps que Dutrisac laissait au chef pour s'expliquer et discuter entre eux en ont fait une rencontre plutôt terne qui n'avait pas assez de substance pour les auditeurs. Dommage, car l'intention était bonne. Par ailleurs, j'espère toujours que Françoise David et Amir Khadir interviendront auprès de Ch. Montmarquette pour lui suggérer d'être plus respectueux du Parti Vert sinon j'en concluerai qu'ils sont complices de cette désolante attitude. Jacques Léger, Montréal, comté de Gouin. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 15h37
    Quand les Verts donnent les bleus... En réponse à Pierre Véronneau
    « En tous cas le débat ne tombe pas à plat ici Madame Cauchy.

    Je tiens à dire à Pierre Véronneau, que je ma battrai corps et âme contre tous ceux et celles qui ne revendiquent pas clairement et avec acharnement un revenu minimum décent et suffisant pour ne pas laisser mes semblables dans la plus totale misère et l'indigence comme c'est le cas au Québec.

    « Tous» les politiciens doivent être intimement concernés par le revenu totalement indécent et inacceptable de 550 $ « par mois » concédé aux personnes seules à l'aide sociale.

    C'est une honte.

    Et ne pas se dire ni de gauche, ni de droite se résume à « accepter » une telle ignominie.

    Tous les politiciens qui ne font pas la bataille pour revenu minimum de survie sont coupables ; et y compris ces Verts qui devraient être dans les premiers à monter aux barricades, puisqu'ils sont sensés être pour la protection de la vie. La vie humaine n'est-elle pas la première à protéger à leurs yeux ?

    À 550$ « par mois » pour vivre au Québec, ils y a des gens qui en meurent ne vous en déplaise Monsieur Véronneau.

    Lorsqu'ils n'en crèvent pas littéralement gelés et ignorés au coin d'une rue ou couchés dans un abris bus ou une entrée de métro, comme j'en ai déjà vus, ils en souffrent quotidiennement dans leur corps et dans leur âme.

    Dans les quartiers comme le mien à Saint-Henri ou dans Hochelaga-Maisonneuve, l'espérance de vie des personnes les plus pauvres est de « 10 ans » plus courte que les autres au Québec.

    Bien sûr, les pauvres ne font pas les manchettes et ne sont pas au coeur des débats des chefs comme Scott McKay qui se réclame lui, de la « sagesse écologique ».

    Ces grands penseurs Verts s'en font pour leur petite santé personnelle, redoutant les effets non prouvés des tomates OGM, alors qu'il y a des personnes qui n'ont rien à manger et qu'il y a des milliers de familles qui doivent avoir recours au banques alimentaires ; que certaines d'entre-elles sont contraintes de visser des cadenas sur la porte du frigidaire pour empêcher leurs enfants de se satisfaire et boucler la fin du mois.

    Quand à la chicane avec le Verts, je vous rappellerai, Monsieur Véronneau, qu'il n'y a pas de « salamalèques » et courbettes que la gauche ne leur a pas fait depuis 7 ans pour tenter de les raisonner et les inviter à devenir alliés. Évidemment, la réponse par courrier a été « catégorique » :

    (...) Vos histoires de d'unité de la gauche et de bannière commune ne nous intéressent pas...

    Nous ont-ils écrit sèchement.

    Et j'y étais moi, à ce funeste Conseil de l'union de la rue de Lorimier au local de la CSN.

    Si ma mémoire est bonne, c'est bien dans la même période que l'ancien chef du Parti vert du Canada, Jean-Claude Balu avait nettement compris le problème et quitté sa formation pour venir rejoindre l'UFP, puis, Québec solidaire, beaucoup plus cohérents, politiquement, mais surtout, infiniment plus conséquents que ces religieux de « La sagesse écologique ». Jean Claude Balu étant une personne des plus articulée et parfaitement capable lui, d'établir les corrélations entre l'écologie, le massacre de la planète, le capitalisme sauvage et les idées de gauche.

    Pour en terminer, je dirais que le premier à jeter la pierre fût bel et bien ce Scott Mckay dans sont entrevue donné à Katia Gagnon le 17 octobre dernier où Mckay déclare que :

    (...) « Les extrémistes de gauche ne trouveront pas beaucoup d'écho chez nous». «Si on ne fait que s'opposer à tout, comme Québec solidaire, on ne va pas loin (...) On veut régler des problèmes.» (...)

    Puis très récemment, à l'émission « Au coeur de l'actualité » McKay récidive traitant Québec solidaire à « plusieurs » reprises de « gauche radicale » pour faire peur au monde...

    À bon entendeur salut...


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Références :

    Écolos en costume-cravate
    Le mardi 17 octobre 2006 Katia Gagnon / La Presse

    http://www.cyberpresse.ca/article/20061017/CPACTUALITES/610170785&SearchID=73260136745614

    LE PARTI VERT DU QUÉBEC : LE «PONCE PILATE» DE LA POLITQUE
    http://www.cmaq.net/fr/node/26945

    http://pressegauche.org/spip.php?article550

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 15h48
    Non merci à Madame David
    « Bien que j'ai un penchant pour QS et certaines idées je constate que de diviser le vote est totalement irresponsable surtout à voir cette droite de plus en plus forte. Le PQ a des membres de gauche et je constate que QS ne peut faire progresser ses idées à l'intérieur du parti qui à mon avis est une solution beaucoup plus sage compte tenu de tous les problèmes de société auquels il fait faire face. Qui mène est ce un futur gouvernement planétaire? C'est le temps de s'unir et non le contraire. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 18h02
    Des Verts qui donnent les bleus / En réponse à Pierre Véronneau
    « Des Verts qui donnent les bleus
    En réponse à Pierre Véronneau

    Saint-Henri, Montréal / Le mercredi 14 mars 2007

    En tous cas le débat ne tombe pas à plat ici Madame Cauchy.

    Je tiens à dire à Pierre Véronneau, que je ma battrai corps et âme contre tous ceux et celles qui ne revendiquent pas clairement et avec acharnement un revenu minimum décent et suffisant pour ne pas laisser mes semblables dans la plus totale misère et l'indigence comme c'est le cas actuellement au Québec et ce, depuis des dizaines d'années.

    « Tous» les politiciens sans exception doivent être intimement concernés par le revenu totalement indécent et inacceptable de 550 $ « par mois » concédé aux personnes seules à l'aide sociale.

    C'est une honte.

    Et ne pas se dire ni de gauche, ni de droite se résume à « accepter » une telle ignominie.

    Tous les politiciens qui ne font pas la bataille pour un revenu minimum de survie sont coupables ; et y compris ces Verts qui devraient être dans les premiers à monter aux barricades, puisqu'ils sont sensés être pour la protection de la vie.

    La vie humaine n'est-elle pas la première à protéger eux ?

    À 550$ « par mois » pour vivre au Québec, ils y a des gens qui en meurent ne vous en déplaise Monsieur Véronneau. Ils en meurent, quand ils n'en crèvent pas littéralement gelés et ignorés dans l'indifférence au coin d'une rue ou couchés dans un abris bus ou une entrée de métro, comme j'en ai déjà vus ; et ils en souffrent quotidiennement, minutes par minute, dans leur corps et dans leur âme. Telle est la détresse des déshérités du Québec.

    Dans les quartiers comme le mien, à Saint-Henri ou à Hochelaga-Maisonneuve, l'espérance de vie des personnes les plus pauvres est de 10 ans plus courte que les autres au Québec. Mais, maintenant que la petite bourgeoisie prend d'assaut leurs quartiers, ils sont de plus en plus expatriés et déracinés vers les Côte Saint-Paul, Ville-Émard ou Verdun quand ce n'est pas carrément à Warwick comme mon amie artiste Anne-Marie.

    Bien sûr, les pauvres ne font pas les manchettes et ne sont pas au coeur des débats des chefs comme Scott McKay qui se réclame lui, de la « sagesse écologique ».

    Ces grands penseurs Verts s'en font pour leur petite santé personnelle, redoutant les effets méconnus des tomates OGM, alors qu'il y a des personnes qui n'ont rien à manger et qu'il y a des milliers de familles qui doivent avoir recours au banques alimentaires ; que certaines d'entre-elles sont contraintes de visser des cadenas sur la porte de leur frigidaire pour empêcher leurs enfants de se satisfaire, pour répartir leur pitance jusqu'à la fin du mois. Le jour du « Chèque ».

    Quand à la chicane avec le Verts, je vous rappellerai, Monsieur Véronneau, qu'il n'y a pas de courbettes et de salamalecs que la Gauche ne leur a pas fait depuis 7 ans pour tenter de les raisonner et les inviter à devenir nos alliés.

    Évidemment, la réponse par courrier a été « catégorique » :

    (...) Vos histoires de d'unité de la gauche et de bannière commune ne nous intéressent pas... (...)

    Nous ont-ils écrit sèchement.

    Et j'y étais moi, à ce funeste Conseil de l'union de la rue de Lorimier au local de la CSN.

    Si ma mémoire est bonne, c'est bien dans la même période que l'ancien chef du Parti vert du Canada, Jean-Claude Balu avait nettement compris le problème et avait quitté sa formation pour venir rejoindre l'UFP et Québec solidaire, beaucoup plus cohérents, politiquement ; mais surtout, infiniment plus conséquents que ces « apôtres » de « La sagesse écologique ». Jean-Claude Balu étant une personne des plus articulée et parfaitement capable lui, d'établir les corrélations entre l'écologie, le massacre de la planète, le capitalisme sauvage et les idées de gauche.

    Quand on lance la première pierre...

    Pour en terminer, je dirais que celui qui a lancé la première pierre, fût bel et bien ce Scott Mckay dans son entrevue donnés à Katia Gagnon le 17 octobre dernier .Entrevue où Mckay déclare que :

    (...) « Les extrémistes de gauche ne trouveront pas beaucoup d'écho chez nous». «Si on ne fait que s'opposer à tout, comme Québec solidaire, on ne va pas loin (...) On veut régler des problèmes.» (...)

    Puis encore « très » récemment, à l'émission « Au coeur de l'actualité » en plein milieu des ondes de la télé de Radio-Canada, Scott McKay récidive traitant Québec solidaire à plusieurs reprises » de « gauche radicale » dans le but à peine dissimulé pour faire peur au monde.

    Alors qu'on ne vienne pas jouer à l'angélisme en s'offusquant du durcissement du ton hautainement, maintenant que nous sommes devenus des adversaires politiques en plein milieu de la campagne électorale.

    _______________________


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Références :

    Écolos en costume-cravate
    Le mardi 17 octobre 2006 / Katia Gagnon / La Presse

    http://www.cyberpresse.ca/article/20061017/CPACTUALITES/610170785&SearchID=73260136745614


    LE PARTI VERT DU QUÉBEC : LE «PONCE PILATE» DE LA POLITQUE
    http://www.cmaq.net/fr/node/26945


    http://pressegauche.org/spip.php?article550


    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com


    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 20h14
    Pour en finir avec Monsieur Montmarquette
    « Écologiste et militant de carrière et ayant travaillé comme travailleur social et technicien en assistance sociale je n'ai, je crois, aucune leçon de recevoir de vous monsieur Montmarquette.
    Quelqu'un de fort connu me disais récemment que je devais avoir accumulé au moins deux éternités de bénévolat dans ma vie. Si vous tenez à tout savoir en 2005 j'ai gagné la faramineuse somme de 8,500 dollars dans mon année.. z'auriez dû voir la grosseur des crevettes et des somptueux bordeaux millésimés que je me suis payé (sic).

    Je n'ai pas honte de le dire; tous ceux qui me connaissent savent bien que pour moi l'argent est tellement secondaire au temps que je passe à militer et à faire du bénévolat.

    Je ne sais pas exactement où vous vouliez en venir avec vos propos et vos chiffres mais, je comprends fort bien ce que vivre frugalement veux dire et je serais l'homme le plus heureux au monde si la richesse était mieux répartie.

    Je crois que votre fureur vous aveugle et vous mélangez tout.
    Enfin; j'ai, vous comprendrez monsieur Montmarquette, que je ne désire plus poursuivre ayant autre chose à faire que de me crêper le chignon en public avec plus pisse-vinaigre que moi. ( Faut le faire ) ;-)
    Bonne soirée et de grâçe allez voter pour qui vous voulez mais allez voter. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 22h59
    Mr. Montmarquette, on est tous déracinés...
    « Mr. Montmarquette a écrit:
    "Mais, maintenant que la petite bourgeoisie prend d'assaut leurs quartiers, ils sont de plus en plus expatriés et déracinés vers les Côte Saint-Paul, Ville-Émard ou Verdun..."

    La pauvreté se déplace, et la classe moyenne aussi. Le déplacement des populations sur le territoire urbain provoque un effet domino, ce n'est pas nouveau. J'ai dû quitter le Miles-End après 17 ans à cause de la spéculation du Plateau qui y a fait tache d'huile. J'ai atterri à Verdun il y a moins de deux ans, où j'y subis encore un choc culturel; effectivement, il y a ici une pauvreté endémique plus ou moins déplacée des quartiers avoisinants, comme dans Hochelaga-Maisonneuve. Ici, le slogan c'est "riche un jour, pauvre trente jours". Est-ce qu'on devrait en vouloir à un "pas trop pauvre" d'avoir eu à déménager dans un tel quartier si morose? Franchement, je m'en serais passé, et je suis désolé que ma présence puissent choquer des expatriés du quartier d'à côté qui sont tranquilles tant qu'ils restent entre pauvres.

    Mr. Montmarquette, on peut saluer votre engagement à vouloir éliminer la pauvreté, mais il semble qu'à l'instar des riches qui le ferait en éliminant les pauvres eux-mêmes, votre solution consisterait à empêcher le déplacement des classes moyennes pour ne pas avoir à s'y frotter. D'après-vous, est-ce qu'elles devraient plutôt s'appauvrir à leur tour dans leurs quartiers qui pètent soudainement plus haut que le trou parce que quelques artistes bien en vue y ont élus domicile? Je n'ai rien demandé aux plates spéculateurs du Plateau qui ont fait fortune pendant le boum du dotcom, et je n'ai pas envie d'habiter Verdun avec d'autres exclues qui ne veulent pas m'y voir. Mais il faudra bien qu'on s'y fasse.

    Je veux bien être solidaire, mais à force d'écouter le discours de certains militants de votre parti, j'ai l'impression que votre solidarité serait un luxe réservé qu'aux seuls pauvres. Si vous avez à pester contre quelque chose, évitez de le faire sur le dos de la classe moyenne qui pourraient vous aider. Concentrez-vous donc sur les causes systémiques, comme les leaders de votre parti le font si bien, sans tomber dans le panneau du dénigrement de la "petite bourgeoisie", juste parce qu'elle n'est pas assez pauvre. Ne ghettoïser pas votre parti, ce n'est pas dans son programme. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 15 mars 2007 20h06
    « Le logement» : « Un droit et une question de Santé publique »- En réponse à Marc Vallé
    « Bonjour Marc,

    Et tout d'abord merci de votre commentaire bien rédigé qui prouve bien que vous connaissez les enjeux de cette problématique.

    Si, dans mon emportement, j'ai pu insulter la classe moyenne, soyez-en certain, vous m'en voyez fort désolé. Ce n'était pas mon intension. C'est une erreur de ma part, et je vous prie à vous comme à tout le monde de bien vouloir m'en excuser.

    Mais je ne retire en rien par contre, mes propos contre le Parti vert du Québec (PVQ) par qui sont prêts à investir 15 milliards dans le transport, alors qu'il y a de nos enfants ne mangent pas à leur faim, qui partent pour l'école le ventre vide et que la « priorité absolue » serait de remettre à flot notre filet de sécurité sociale actuellement complètement désuet.

    Avec 800 millions, soit moins que le « dixième » du budget du transport du Parti vert, on ferrait passer la prestations de base d'aide sociale de 550$ à 850 $ par mois pour une personne seule. Ce qui est, vous en conviendrez, le plus strict des minimums, avec des loyers moyens qui se situent aux environs de 650$ par mois.

    Je vous remercie de me refiler le dicton « riche un jour, pauvre trente jours ».Je suis persuadé que ça pourra me servir dans ma croisade pour l'éradication de la pauvreté au Québec.

    D'autre part, il est tout de même assez révoltant constater que de nos concitoyens, fautes de moyens, soient littéralement expulsés de leur milieu de vie. Il faut faire quelque chose. Cela, on le sait, brise le tissus social, brise les liens de solidarité entre les citoyens, quand cela ne va pas jusqu'à les couper de leur propre famille.

    Mais il ne faut pas s'incliner passivement, mais lutter pour activement pour la construction de logements abordables et la mixité du milieu social. Je ne suis donc pas contre la classe moyenne, mais pour la mixité sociale. En fait, il faudrait qu'il y ait une part beaucoup plus imposante de logements sociaux, coopératifs soutenus par l'État et revoir de près les règles de la loi de la Régie du logement. Comme le dépôt obligatoire des baux à la Régie par les propriétaires, afin de contrer les augmentations illégales ou abusives dce ces derniers. Il faudrait aussi que ce soit la Régie qui poursuivent les « propriétaires abuseurs » car les locataires n'ont ni les moyens, ni le rapport de force pour se battre contre les propriétaires. En fait, à cause du phénomène de la pénurie du logement locatif, les locataires vivent dans la peur et l'insécurité.

    Alors, que des gens plus riches s'installent dans nos quartier peut-être, mais on ne peut le faire à coup d'expulsions sauvages et de coup de force des propriétaires.

    Le logement n'est pas un bien comme les autres, c'est un droit et une question de santé publique.

    Merci encore Marc, pour votre commentaire,


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Membre du Comité logement Le POPIR de Saint-Henri

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    Mon blogue du « Manifeste pour un Québec solidaire » :
    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_ext/punbb/viewtopic.php?id=132


    Autres parutions sur le sujet :

    Le logement : une question de santé publique
    http://www.cmaq.net/en/node.php?id=22918

    Oui, le logement est un droit !
    http://www.ledevoir.com/2007/01/04/commentaires/0701041041676.html


    Articles de référence sur la Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » ou réfléchir à la question nationale CMAQ :

    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article454

    Élections référendaires / Québec solidaire Mercier :
    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php?lng=fr&pg=184

    « Référendum Strike 3 » : Deuxième manche :
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article454 »

  • Alexa Conradi
    Inscrite
    vendredi 16 mars 2007 19h38
    Le Parti Vert et Québec solidaire
    « Alexa Conradi, Présidente de Québec solidaire

    Le Parti Vert du Québec et Québec solidaire partagent un certain nombre d'idées, notamment en matière d'écologie et d'environnement. À ce propos, Greenpeace accorde à nos deux formations politiques des notes semblables, soit 90% ou plus, pour nos engagements en matière d'environnement. Sur ce plan, il n'y pas grande différence entre nous. Or des différences importantes nous distinguent l'une de l'autre et il est important de les relever.

    En choisissant Québec solidaire, les écologistes pourront voter à la fois pour l'environnement et la justice sociale. Alors que les Verts n'évoquent pas cette thématique, nous proposons d'améliorer les conditions de travail des personnes au bas de l'échelle sociale en proposant l'augmentation progressive du salaire minimum à dix dollars de l'heure. Comment tolérer qu'aujourd'hui des personnes travaillant quarante heures semaine ne gagnent même pas assez pour se sortir de la pauvreté ? Québec solidaire s'attaquera également à la précarisation du travail en incitant les employeurs à créer des emplois réguliers à la place des emplois temporaires, surnuméraires et sur appel. Le Parti Vert n'aborde pas ce sujet dans sa plateforme. Pour Québec solidaire, une société réellement écologiste ne laisse pas les citoyens et citoyennes se débrouiller seuls-es devant les forces du marché.

    S'il faut adresser des critiques au Parti Vert, cela doit se passer au niveau des idées et des engagements. Depuis le début de la campagne, un de nos membres a émis de sévères critiques à l'encontre du Parti Vert. En tant que citoyen et membre d'une formation politique, il a le droit de livrer ses opinions personnelles. Néanmoins, le comité de coordination national de Québec solidaire a fait le choix de mener sa campagne autrement, fondée sur le respect des autres acteurs et formations politiques. C'est pourquoi j'aimerais inviter Monsieur McKay à adopter lui-même une attitude plus respectueuse à notre égard. »

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