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Greenpeace note les programmes des partis en matière d'environnement - Le PLQ, le PQ et l'ADQ recalés

Louis-Gilles Francoeur   14 mars 2007  Québec
Aucun des trois grands partis politiques québécois n'a obtenu la note de passage pour son programme et des engagements en matière d'environnement, selon l'analyse dévoilée hier par Greenpeace-Québec. Le PQ devance avec un score de 47 % son rival historique, le Parti libéral du Québec, lequel n'obtient à cet exercice qu'un maigre 32 %.

Pour l'ADQ, c'est encore pire car, faute d'avoir accepté de répondre aux questions et de définir ses positions sur les 17 sujets visés par le questionnaire mis au point par cinq groupes écologistes, ce parti s'est attiré un implacable «zéro» pour son «mutisme et son manque de transparence». Seul le Parti conservateur, idéologiquement près de l'ADQ à plusieurs égards, s'est aussi révélé incapable de répondre au questionnaire des groupes environnementaux dans le passé et de se soumettre à une évaluation publique de ses engagements.

C'est le Parti vert du Québec qui domine cette évaluation, avec une note de 94 %, suivi de très près par Québec solidaire, qui obtient un score de 90 %. Les deux jeunes formations ont répondu favorablement à la plupart des questions portant sur la forêt, les OGM, l'énergie et le climat.

Selon le coordonnateur de Greenpeace, Steven Guilbeault, l'écart est visiblement trop important entre les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale. Les positions plus substantielles adoptées par les deux plus petites formations politiques ont heureusement, dit-il, haussé le niveau du débat environnemental durant cette campagne électorale. Mais, déplore le porte-parole de Greenpeace, «il y a encore entre les partis qui ont exercé le pouvoir jusqu'à maintenant un fossé trop important entre le discours environnemental et les gestes concrets que ces derniers sont prêts à poser».

Dans le dossier de la forêt, ni le PQ, ni l'ADQ, ni le PLQ ne s'engagent à protéger les derniers grands territoires intouchés de la forêt boréale. Le PQ s'engage à protéger 12 % du territoire québécois, mais d'ici 10 ans et non pas d'ici 2010 comme le recommande la commission Coulombe. Cette timidité, qui pourrait se solder par un mandat entier sans le moindre gain du côté des aires protégées, n'a d'égale que la position des libéraux, qui proposent de dépasser l'objectif actuel de 8 % durant un prochain mandat, mais sans plus de précisions. Il faut noter que cet objectif de 8 % était celui que les libéraux se donnaient pour 2005 et qu'ils n'ont pas respecté. Mais le PLQ n'en affirme pas moins dans ses réponses qu'il donnerait suite aux recommandations de la commission Coulombe, y compris en matière de gestion écosystémique, une recommandation demeurée sans suite depuis deux ans, hormis un projet-pilote dans une réserve faunique.

Dans le dossier des OGM, les grands partis ne sont pas beaucoup plus fermes ou visionnaires. Ils veulent bien aider l'agriculture biologique, mais avec les miettes des budgets gouvernementaux. Les libéraux, qui n'ont pas respecté leur promesse d'imposer l'étiquetage obligatoire, se placent maintenant à la remorque des autres provinces. Et le PLQ, tout comme le PQ, ne veut pas s'engager à rendre possibles les poursuites civiles contre les utilisateurs et fabricants de plantes OGM si celles-ci contaminent les cultures classiques, une véritable prime à la pollution génétique.

Les réponses quant à l'atteinte des objectifs de Kyoto sont d'autant plus floues que le questionnaire préparé par Greenpeace, Équiterre, Nature-Québec et d'autres groupes l'était lui aussi. Ce questionnaire ne demandait pas, en effet, aux partis s'ils prenaient l'engagement d'atteindre les objectifs de Kyoto, soit de ramener les émissions du Québec à 6 % sous la barre des émissions de 1990 pendant cinq ans. Le PLQ, dont Greenpeace appuie le plan même s'il n'atteint l'objectif qu'une année sur cinq, n'aurait pas passé ce test et cela aurait donné raison aux autres groupes écologistes québécois qui dénoncent cette faiblesse du plan du gouvernement Charest. De son côté, le PQ se dit prêt à appuyer une réduction de 80 % d'ici 2050 des émissions québécoises de GES alors que le PLQ, plus prudent, promet une consultation pour garder le Québec «à l'avant-plan nord-américain» dans ce domaine.

On peut consulter les réponses complètes des différents partis politiques et l'évaluation qu'en fait Greenpeace dans son site Internet (www.greenpeace.org/canada/fr).
 
 
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 07h31
    Green peas
    Quelle est donc la valeur de la représentation démocratique de ce mouvement ? Ces gens qui évaluent des performances en matière d'écologie en isolant le monde de la nature donnent des leçons sachant que jamais ils n'auront à gouverner. Ils ne méritent pas l'attention qu'on leur accorde. Mais surtout, ils n'ont pas à juger des gens qui représentent le peuple.

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 10h41
    Facile de critiquer ce que l'on ne comprends pas
    En guise de réponse à Monsieur Chagnon, permettez moi d'abord de féliciter les groupes environnementaux pour tous les efforts qu'ils font pour protéger l'environnement, pour nous protéger et aussi de demander des questions pertinentes et embarassantes auprès des politiciens qui seraient théoriquement déjà supposé de faire cette job là, c'est à dire protéger l'environnement et le patrimoine naturel du Québec
    Le groupes ( Greenpeace et les centaines d'autres groupes) méritent toute notre reconnaissance et un peu d'adulation monsieur Chagnon.

    De plus j'aimerais que vous répondiez à savoir qui faut t'il être au juste pour avoir le droit de demander des comptes à nos élus????

    Manifestement monsieur Chagnon vous ne savez rien du quotidien des groupes environnementaux.

    En passant comme ça vous monsieur Chagnon qu'avez vous fait vous exactement pour faire en sorte que notre monde soit un meilleure palec où rester ce mois çi. C'est ben le fun critiquer les autres monsieur Chagnon lorsque l'on ne fait rien d'autres que de critiquer; c'est pas essoufflant, ça ne coûte rien nest-ce pas?

    Vous ne saurez jamais monsieur combien la population du Québec doit aux écologistes et environnementalistes qui depuis des décennies se battent comme des enragés avec, la plupart du temps, des budgets minuscule des payes ridicules, ils le font par conviction et par amour.

    Je peux vous citer les gens de Sauvons nos milieux humides qui se battent avec courage pour sauver un des derniers milieux humides sur la rive sud ces milieux humides flitres naturels capteurs de co2 qui abritent des espèces rares ( la rainette faux-grillon en vois de disparution) ils se battent parce qu'ils sont des humains avec un grand coeur et qu'il veulent préserver la nature qui nous est essentielle pour survivre. Il y a la Coalition Québec Vert Kyoto, le RQGE, l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique ( elle est poursuivie en justice par une compagnie pour cinq millions juste pour avoir fait son travail !!!)

    Mais tout ça vous monsieur Chagnon vous, vous ne semblez pas être en mesure de le réaliser.
    Alors cessez de critiquer ce dont vous ne comprenez pas.
    Pierre Véronneau

  • Jean-Pierre Landry
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 10h54
    Vert mais pas soupe aux pois
    Comme citoyen, électeur-contribuable et consommateur, j'ai sûrement le droit de critiquer nos élus, surtout s'ils ne font pas preuve d'élévation, même s'ils ont été mis en poste par un processus électoral fort boiteux. On me demande d'agir en bon père de famille, avec jugement, mais de me la fermer parce que je n'ai pas été élu? Qui a dit que le dernier droit qui nous reste c'est bien celui de chialer, i.e. critiquer et questionner? Les citoyens ordinaires sont bien plus engagés et prévoyants que nos "représentants", trop souvent à la solde d'intérêts cachés, et l'environnement que nous laisserons après en avoir abusé ne sera pas à notre honneur, alors chialons!

  • Jamal Kazi
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 10h54
    Réplique à Green peas
    M. Gagnon, on ne peut prétendre que les partis qui siègent à l'Assemblée Nationale représentent le peuple dans toutes ses préoccupations alors qu'aucun des trois n'offre de programme convaincant en matière environnementale, ou autochtone, par exemple. Greenpeace est une organisation composée de membres, au même titre que les partis politiques ont des membres qui définissent leurs programmes. Tant que nous (le peuple) resterons verrouillés dans un système de représentation non proportionnel qui ne donne pas voix aux partis émergents, on ne peut que se réjouir de l'intervention de chiens de garde qui voient à la protection de la nature dont nous sommes tributaires (dépendance que vous évoquez à juste titre).

  • David Litvak
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 13h10
    Les verts maginalisés par le mode de scrutin inégalitaire
    Il me semble important de mentionner que l'actuel mode de scrutin non-proportionnel évince les deux seules formations politiques qui obtiennent un score décent en matière d'environnement, le PVQ et QS. Tout ce qui est progressiste, écologiquement parlant ou socialement parlant, en effet, a tendance à être refloué au silence, par ce mode de scrutin, au point où, franchement, sans pluralisme politique et sans pluralisme des voix au débat, l'on peut se questionner sur notre démocratie.

    David Litvak
    Campagne pour une Assemblée citoyenne sur la réforme du mode de scrutin au Québec
    Site web et pétition: www.assemblee-citoyenne.qc.ca

  • francis dery
    Inscrit
    mercredi 14 mars 2007 14h05
    De la compétence de Jacques Gagnon
    Avant de traiter le groupe de pression environnemental Green Peace de Pois Verts, m. Gagnon peut-il nous éclairer sur sa compétence à juger de l'action sociétale en environnement?
    GP est nécessaire selon moi en tant que partie indépendante du processus de décision politique munie d'une expertise pour pouvoir démontrer les impacts sur les systèmes environnementaux.
    Ne demandez point au MDDEP de faire leur travail. Cela irait contre l'éthique du fonctionnaire de dénoncer son employeur.

  • lise jacques
    Abonnée
    mercredi 14 mars 2007 15h54
    Merci à GREENPEACE
    Même si les résultats de nos vieux partis sont plutôt tristes et inquiétants, il n'en reste pas moins que ce questionnaire nous éclaire sur la volonté et la vision environnementale de nos partis politiques. Ou plutôt, je devrais peut-etre dire la non-volonté, c'est tout à fait regrettable mais c'est la réalité. Il faut vivre avec cette aberration...

    L'actuel mode de scrutin non-proportionnel évince les deux seules formations politiques qui obtiennent un score décent en matière d'environnement, le PVQ et QS.

    C'EST TRÈS MALHEUREUX!
    Nous sommes loin...loin...loin...derrière la France ou dix candidats ont signé le pacte écologique voir sur ce lien pour les intéressés.
    http://www.pacte-ecologique-2007.org


    Pourquoi nos "vieux" partis ne comprennent pas la nécessité d'agir en matière de protection environnementale? Que nous restera-t-il comme qualité de vie dans quelques décennies quand notre eau et notre air seront trop pollués???

    On continuera d'encourager les méthodes qui polluent: des modes d'agriculture industrielle favorisant l'érosion, la pollution de nos cours d'eau avec ses composés chimiques...les traitements de nos eaux usées n'enlèvent pas tous les résidus de pesticides et autres chimiques...une augmentation de la productivité des mégas-porcheries qui ne cesse d'augmenter depuis que Lucien Bouchard a donné le feu vert en 1998... on se vantera que le Québec exporte plus de porcs qu'il n'en consomme. On continuera d'importer une grosse partie de nos aliments biologiques. Ah! j'oubliais on financera par toutes sortes de façons ceux qui polluent le plus et on accordera que des miettes à ceux qui veulent agir en respectant des méthodes de culture ou d'élevage en harmonie avce la nature.

    C'est le monde à l'envers!

    Et le dossier des OGM...qui n'est pas le moindre...Plus de 45 pays à travers le monde ont réussi à adopter l'étiquetage obligatoire des OGM, pourquoi pas nous??? Tout ça dependra du gouvernement qui sera élu!

    Je nous souhaite, Bonne chance!

    Nous en avons grandement besoin.

    Lise Jacques

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mercredi 14 mars 2007 16h06
    Message de Kim Cornelissen à Monsieur Gagnon sur le rôle des groupes écolos
    Comme dirait Kim Cornelissen, consultante en développement régional et international, si Monsieur Gagnon n'aime pas critiquer les élus, c'est son problème. Mais non seulement, comme je le disais moi-même, il ne sait pas de quoi il parle, puisque le premier mandat des groupes environnementaux est justement de veiller au bien public quand les responsables du bien public ne le font pas, mais ses notions d'économie et de démocratie sont amusantes également. Spécialiste des questions suédoises, elle dirait que ce petit pays fort semblable au Québec, est non seulement leader en environnement et en développement durable, mais également en innovation et en compétitivité. En plus d'être le pays le plus égalitaire entre les femmes et les hommes, son taux de natalité et de chômage sont plus qu'enviables... Elle dirait que ça fait longtemps qu'ils ont compris le lien entre environnement, filet social et économie de croissance... Et que le Parti vert suédois a des députés qui mettent de la pression, dans un système de vote proportionnel!

    Elle finirait en disant "Oui à l'environnement et à l'économie de ce type, donc, oui à la pression publique jusqu'à ce que ça change dans ce sens! Surtout que le modèle québécois s'est inspiré du modèle suédois pour ses plus grandes réussites! Et que les chefs des partis en lice veulent également s'en inspirer, il n'y a bien que vous pour vouloir autre chose!"

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 14 mars 2007 21h40
    C'est trop drôle
    Veuillez m'excuser, je ne veux pas me lancer dans une polémique à caractère pédagogique, je suis trop fatigué.

    Je ne peux m'empêcher cependant de vous faire partager une des choses les plus hilarantes que j'aie vu depuis longtemps. Imaginez-vous donc que Mme Kim Cornelissen a remporté un prix littéraire du concours Sisyphe/Remue-ménage pour un texte absolument mémorable. Elle a raflé la deuxième place alors qu'elle était la seule et unique participante. Admettez que c'est assez stupéfiant.

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