Dernière charge de Boisclair avant le débat
13 mars 2007
Québec
Québec — Mario Dumont manque de sérieux et Jean Charest est incapable de défendre son bilan, a claironné le chef du Parti québécois, André Boisclair, lundi, lors de sa dernière apparition publique avant la tenue du débat des chefs.
En entrevue à la radio de Radio-Canada, M. Boisclair a indiqué que le silence du chef adéquiste sur son cadre financier, dimanche à l'émission de télévision Tout le monde en parle, a démontré qu'il a formulé jusqu'ici des promesses électorales «avec de l'argent de Monopoly».
«C'est facile d'avoir pu dire n'importe quoi, il ne chiffre pas ses engagements électoraux», a commenté le chef péquiste.
Il a qualifié de lamentable le fait que Mario Dumont, économiste de formation, attende le dépôt du budget fédéral pour présenter son cadre financier alors qu'il se dit autonomiste.
«Comment voulez-vous que je puisse intelligemment engager une conversation avec lui [lors du débat]?» a-t-il poursuivi.
Questionné sur les décevants résultats du Parti québécois dans les sondages, M. Boisclair a répliqué que les gens ont pourtant compris que Jean Charest n'est plus fiable parce qu'il a brisé la plupart de ses promesses électorales.
Puis, il a admis que des électeurs sont tentés par l'Action démocratique, mais il a ajouté que la «performance» de Mario Dumont à l'émission de Guy A. Lepage suscitera certaines remises en question.
Par ailleurs, M. Boisclair s'est moqué des ratés de la campagne libérale, faisant référence aux propos du député Pierre Paradis, selon qui le bilan en santé du gouvernement Charest n'est pas aussi bon que les libéraux aiment bien le prétendre.
«Jean Charest n'est même pas capable de convaincre son proche entourage de la qualité de son bilan, comment voulez-vous qu'il puisse convaincre la population?», a ironisé le chef péquiste.
M. Boisclair a écorché son adversaire libéral, l'accusant de mener une campagne de peur contre l'option souverainiste et de s'être complètement écrasé dans la défense des intérêts du Québec. Il lui a reproché de ne pas avoir défendu l'intégrité du territoire sans nuance, en tenant des propos malhabiles sur la possible partition du Québec après un éventuel référendum gagnant sur la souveraineté.
«M. Charest qui n'est pas capable de dire de façon claire que notre territoire est indivisible, ça, c'est un point tournant de la campagne électorale», a-t-il martelé.
Puis, en répondant aux questions des auditeurs de l'émission de radio Maisonneuve à l'écoute, M. Boisclair a expliqué certains de ses engagements en matière d'éducation, d'environnement et de développement économique.
Il a particulièrement vanté sa proposition de prêt sans intérêt aux jeunes familles pour l'achat d'une première résidence, de réinvestissement de 400 millions $ dans l'éducation postsecondaire et de gel des frais de scolarité.
M. Boisclair a aussi soutenu que la plateforme péquiste est la plus «verte», citant sa promesse de revoir la privatisation partielle du Mont Orford et la Loi sur la qualité de l'environnement.
Cette entrevue était la seule activité publique de la journée de M. Boisclair qui, à l'instar de ses adversaires, s'est retiré avec son équipe pour poursuivre sa préparation du débat des chefs.
En entrevue à la radio de Radio-Canada, M. Boisclair a indiqué que le silence du chef adéquiste sur son cadre financier, dimanche à l'émission de télévision Tout le monde en parle, a démontré qu'il a formulé jusqu'ici des promesses électorales «avec de l'argent de Monopoly».
«C'est facile d'avoir pu dire n'importe quoi, il ne chiffre pas ses engagements électoraux», a commenté le chef péquiste.
Il a qualifié de lamentable le fait que Mario Dumont, économiste de formation, attende le dépôt du budget fédéral pour présenter son cadre financier alors qu'il se dit autonomiste.
«Comment voulez-vous que je puisse intelligemment engager une conversation avec lui [lors du débat]?» a-t-il poursuivi.
Questionné sur les décevants résultats du Parti québécois dans les sondages, M. Boisclair a répliqué que les gens ont pourtant compris que Jean Charest n'est plus fiable parce qu'il a brisé la plupart de ses promesses électorales.
Puis, il a admis que des électeurs sont tentés par l'Action démocratique, mais il a ajouté que la «performance» de Mario Dumont à l'émission de Guy A. Lepage suscitera certaines remises en question.
Par ailleurs, M. Boisclair s'est moqué des ratés de la campagne libérale, faisant référence aux propos du député Pierre Paradis, selon qui le bilan en santé du gouvernement Charest n'est pas aussi bon que les libéraux aiment bien le prétendre.
«Jean Charest n'est même pas capable de convaincre son proche entourage de la qualité de son bilan, comment voulez-vous qu'il puisse convaincre la population?», a ironisé le chef péquiste.
M. Boisclair a écorché son adversaire libéral, l'accusant de mener une campagne de peur contre l'option souverainiste et de s'être complètement écrasé dans la défense des intérêts du Québec. Il lui a reproché de ne pas avoir défendu l'intégrité du territoire sans nuance, en tenant des propos malhabiles sur la possible partition du Québec après un éventuel référendum gagnant sur la souveraineté.
«M. Charest qui n'est pas capable de dire de façon claire que notre territoire est indivisible, ça, c'est un point tournant de la campagne électorale», a-t-il martelé.
Puis, en répondant aux questions des auditeurs de l'émission de radio Maisonneuve à l'écoute, M. Boisclair a expliqué certains de ses engagements en matière d'éducation, d'environnement et de développement économique.
Il a particulièrement vanté sa proposition de prêt sans intérêt aux jeunes familles pour l'achat d'une première résidence, de réinvestissement de 400 millions $ dans l'éducation postsecondaire et de gel des frais de scolarité.
M. Boisclair a aussi soutenu que la plateforme péquiste est la plus «verte», citant sa promesse de revoir la privatisation partielle du Mont Orford et la Loi sur la qualité de l'environnement.
Cette entrevue était la seule activité publique de la journée de M. Boisclair qui, à l'instar de ses adversaires, s'est retiré avec son équipe pour poursuivre sa préparation du débat des chefs.
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