Débat des chefs: gagner, c'est dépasser les attentes des électeurs
13 mars 2007
Québec
Photo : Agence Reuters
André Boisclair, Jean Charest et Mario Dumont
Québec — Le cinquième débat télévisé des chefs dans l'histoire des campagnes électorales québécoises se déroulera ce soir, à Québec, et les trois chefs y risqueront gros.
«Les campagnes électorales sont toujours centrées sur les chefs, et cela rend leur débat très important, surtout dans la société québécoise où les réseaux médiatiques sont si forts», juge le politologue Guy Laforest de l'Université Laval.
Les trois chefs, Jean Charest du Parti libéral, André Boisclair du Parti québécois et Mario Dumont de l'Action démocratique, s'affronteront donc pendant deux heures, dans un débat qui sera animé par le journaliste Jacques Moisan, un vétéran de la télévision québécoise.
Cinq thèmes ont été retenus pour ce débat. Pendant des segments de 20 minutes, il sera question tour à tour de santé, d'environnement, d'économie, d'éducation et de l'avenir politique du Québec.
Chaque bloc thématique comprendra la réponse des chefs à une question prédéterminée d'ordre général, et trois face-à-face entre deux des chefs.
M. Boisclair vivra son premier débat des chefs tandis que MM. Dumont et Charest ont participé aux deux débats précédents (1998 et 2003).
«Le débat renforce généralement la perception que chacun se fait des chefs en lice. Cela conforte l'opinion positive ou négative de chaque électeur sur les chefs», a déclaré Guy Laforest à la Presse canadienne. Ce dernier, ancien président de l'Action démocratique et candidat de ce parti en 2003, suit le déroulement de cette campagne-ci de très loin, avec beaucoup de détachement.
M. Laforest rappelle que les moments les plus importants du débat se situent au début et la fin, au moment où chacun des chefs peut s'adresser directement aux millions d'électeurs qui sont à l'écoute.
Pour le sondeur Jean-Marc Léger, de Léger Marketing, «les attentes sont élevées à chacun des débats, mais les électeurs sont généralement déçus de ce qu'ils ont vu».
«L'élément-clé, ce n'est pas de gagner le débat, mais de faire mieux que les attentes», croit M. Léger. C'est pourquoi il estime que le débat sera plus difficile pour MM. Charest et Dumont, de qui on attend beaucoup, que pour M. Boisclair, à l'égard de qui les attentes sont plus basses.
«Les campagnes électorales sont toujours centrées sur les chefs, et cela rend leur débat très important, surtout dans la société québécoise où les réseaux médiatiques sont si forts», juge le politologue Guy Laforest de l'Université Laval.
Les trois chefs, Jean Charest du Parti libéral, André Boisclair du Parti québécois et Mario Dumont de l'Action démocratique, s'affronteront donc pendant deux heures, dans un débat qui sera animé par le journaliste Jacques Moisan, un vétéran de la télévision québécoise.
Cinq thèmes ont été retenus pour ce débat. Pendant des segments de 20 minutes, il sera question tour à tour de santé, d'environnement, d'économie, d'éducation et de l'avenir politique du Québec.
Chaque bloc thématique comprendra la réponse des chefs à une question prédéterminée d'ordre général, et trois face-à-face entre deux des chefs.
M. Boisclair vivra son premier débat des chefs tandis que MM. Dumont et Charest ont participé aux deux débats précédents (1998 et 2003).
«Le débat renforce généralement la perception que chacun se fait des chefs en lice. Cela conforte l'opinion positive ou négative de chaque électeur sur les chefs», a déclaré Guy Laforest à la Presse canadienne. Ce dernier, ancien président de l'Action démocratique et candidat de ce parti en 2003, suit le déroulement de cette campagne-ci de très loin, avec beaucoup de détachement.
M. Laforest rappelle que les moments les plus importants du débat se situent au début et la fin, au moment où chacun des chefs peut s'adresser directement aux millions d'électeurs qui sont à l'écoute.
Pour le sondeur Jean-Marc Léger, de Léger Marketing, «les attentes sont élevées à chacun des débats, mais les électeurs sont généralement déçus de ce qu'ils ont vu».
«L'élément-clé, ce n'est pas de gagner le débat, mais de faire mieux que les attentes», croit M. Léger. C'est pourquoi il estime que le débat sera plus difficile pour MM. Charest et Dumont, de qui on attend beaucoup, que pour M. Boisclair, à l'égard de qui les attentes sont plus basses.
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