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Veille de débat

Chantal Hébert   12 mars 2007  Québec
À la veille du débat des chefs de la campagne électorale, seule l'île de Montréal constitue encore un terrain sûr pour le Parti libéral du Québec. S'il ne renverse pas la tendance, les jours de Jean Charest comme premier ministre sont presque certainement comptés.

À deux semaines du vote, le PLQ traîne toujours sept ou huit points derrière ses adversaires parmi l'électorat francophone. À peine un électeur francophone sur quatre appuie actuellement Jean Charest. À 33 % dans les intentions de vote générales, selon le sondage CROP publié par La Presse ce week-end, le PLQ est à 13 points de son score de 2003 et à une dizaine de la zone à l'intérieur de laquelle il peut espérer remporter une majorité.

Dans l'état actuel des choses, l'hypothèse même d'un gouvernement majoritaire est de plus en plus lointaine. Le projet référendaire du Parti québécois continue à le tirer vers le bas; son chef André Boisclair est vu comme le moins attirant des trois principaux leaders en présence.

L'Action démocratique poursuit sa montée et talonne désormais ses deux adversaires, mais, en théorie tout au moins, sa base n'est pas assez large pour qu'il franchisse en une seule campagne le pas qui le mènerait au pouvoir et a fortiori à une majorité gouvernementale. Par contre, dans les faits, Mario Dumont a dépassé les attentes depuis trois semaines. Ce faisant, il a déjà bouleversé les équations conventionnelles de la campagne électorale et transformé le traditionnel duel québécois en véritable lutte à trois.

***

Si les choses en sont arrivées là, c'est en partie parce que Jean Charest n'a pas tiré les bonnes leçons de la dernière campagne fédérale. S'inspirant du plan qui a si mal servi Paul Martin l'an dernier, il a reproduit à une virgule près la stratégie libérale qui avait mené à la percée conservatrice du scrutin de 2006.

Depuis trois semaines, le chef libéral s'est évertué à donner des allures référendaires à la campagne, en principe pour faire le plein de votes fédéralistes. Le principal résultat de sa stratégie aura été de pousser une frange importante de sa propre clientèle dans le camp Dumont.

Car avant d'être quoi que ce soit d'autre, l'ADQ est d'abord une maison de transition pour les électeurs qui veulent sortir de la cage du débat national. Le refus de Mario Dumont de choisir entre les camps souverainiste et fédéraliste agace avec raison ses adversaires. Pour un nombre grandissant de Québécois qui refusent eux aussi de s'identifier clairement à une partie ou à l'autre, c'est davantage un atout qu'un inconvénient.

La position autonomiste de Mario Dumont lui permettait déjà de siphonner les votes des péquistes désenchantés soit par le leadership d'André Boisclair, soit par la perspective d'une autre référendum, ou par les deux. La rhétorique fédéraliste de Jean Charest ces dernières semaines a eu pour effet d'éloigner les fédéralistes mous qui ne veulent pas de la souveraineté mais qui souhaitent un gouvernement revendicateur sur le front des relations fédérales-provinciales.

***

À 14 jours du vote, la tendance peut-elle encore être renversée? Dans les faits, le temps n'est pas vraiment en cause. Brian Mulroney en 1988, Paul Martin en 2004 ont tout deux fait tourner le vent en leur faveur sur les dix derniers jours d'une campagne fédérale. (En passant, ni l'un ni l'autre n'avaient remporté au préalable le débat des chefs, ce qui ne les avait pas empêchés de triompher au terme d'un sprint final énergique.)

Comme Stephen Harper en 2004, Mario Dumont pourrait encore manquer de souffle entre le débat des chefs de demain et le vote du 26. À cet égard, le congédiement d'un second candidat adéquiste en quelques jours n'a rien pour rehausser les chances de sa formation. Son programme comporte de nombreuses zones d'ombre. Les feux de la rampe qui vont désormais être braqués sur lui pourraient faire fondre ses appuis.

La plupart des électeurs ne voient pas le chef adéquiste au pouvoir. Ils s'attendent massivement à ce que le PLQ remporte la victoire. Le doute que viennent jeter les sondages sur cette fausse certitude pourrait changer le climat du dernier tour de la campagne. Finalement, aussi bien les libéraux que le PQ disposent de machines de terrain mieux rodées que celle de l'ADQ.

Mais il se pourrait également que les Charest et Boisclair aillent à contre-courant d'une tendance plus lourde que celle d'un engouement passager pour le chant de la sirène adéquiste. C'est la seconde fois en un an que l'électorat québécois manifeste lourdement sa fatigue à l'égard du jusqu'au-boutisme des principaux acteurs du débat national. En 2006, ce sentiment avait permis à Stephen Harper de réaliser une percée importante au Québec.

Un électeur sur quatre avait alors préféré son fédéralisme d'ouverture aux positions tranchées des libéraux fédéraux et du Bloc québécois et passé outre, ce faisant, à un chef moins branché sur le Québec que ses adversaires et à un programme nettement à droite de la tendance lourde québécoise.

L'expérience des régimes minoritaires qui se sont succédé à Ottawa ces dernières années a impressionné favorablement l'électorat québécois. Loin de déplaire, l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire à Québec le séduit davantage que celle d'un régime majoritaire.

Jusqu'à preuve du contraire, l'ascension adéquiste dans les intentions de vote et l'Assemblée nationale reconfigurée qui pourrait en résulter s'inscrivent davantage dans la lignée des résultats québécois du dernier scrutin fédéral que l'hypothèse d'une victoire nette du PLQ ou du Parti québécois le 26 mars prochain.

***

chebert@thestar.ca

Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.
 
 
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  • jacques noel - Inscrit
    11 mars 2007 22 h 10
    81% des Francos de 18-64 ans n'ont pas voté libéral
    Jean Charest a été élu avec le plus faible taux de participation des 60 dernières années. Il a obtenu 1,755,963 voix, 11,623 de moins qu'en 1998, en dépit de 236,069 nouveaux électeurs! Plus de 68,1% des 5,490,551 électeurs inscrits n'ont pas voté pour lui!

    Qui a voté libéral? Les personnes âgées de 65 ans et plus forment 17,5% de l'électorat, mais comme elles votent en plus grande proportion que les autres groupes d'âge, elles représentent près de 20% des bulletins dans l'urne. Sur les 3,817,764 électeurs qui ont voté, plus de 750,000 étaient des personnes âgées. Comme les 2/3 ont voté libéral, on a 500,000 votes rouges.

    Les non-francophones font 18% des électeurs qui ont voté, soit près de 700,000 votes. En enlevant les 65 ans et plus déjà comptabilisés, on a 560,000 électeurs. Comme plus de 90% ont voté libéral, on a un autre 500,000 votes rouges. Les Libéraux ayant obtenu 1,755,000 votes, il ne reste donc plus que 755,000 votes parmi le 4 millions de francophones de 18 à 64 ans. En d'autres termes, plus de 81% des francos âgés de 18 à 64 ans, qui constituent le coeur de la société québécoise, qui produisent le gros du PIB et fournissent le gros des taxes et impôts, sont SYS-TÉ-MA-TI-QUE-MENT rayés du pouvoir politique.!

    PS: Très bonne prestation à TLMP. Présentement je pense que vous êtes la meilleure en ville.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    11 mars 2007 22 h 15
    La troisième voie
    L'histoire nous montre que le combat pour la langue française en Amérique du Nord est un combat de longue haleine. Il suffit de lire l'histoire du Royal 22e Régiment ou des franco-ontariens pour s'en convaincre. Bien sûr, il y eut Hubert Aquin et la fatigue du Canada français. Mais, Hubert Aquin s'est suicidé. Ceux qui ont suivi ont choisi de continuer. Aujourd'hui, Mario Dumont, malgré ses imperfections, représente la troisième voie, entre le fédéralisme qui accepte béatement la situation actuelle, et le souverainisme qui veut envoyer le Québec dans une aventure sans issue.

    Malheureusement, la réforme du fédéralisme canadien ne peut se réaliser que dans un plan à long terme, qui dépasse le mandat des parlements élus. L'expérience nous montre que pour réformer le fédéralisme canadien, il faut être tenace, patient, et avoir un objectif à long terme. Les Québécois ont à choisir lequel des chefs de parti politique présente un plan à long terme le plus crédible.
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  • Robert Roby - Abonné
    12 mars 2007 01 h 56
    Veille de débat
    Madame Hébert fait une bonne analyse de la situation, mais semble favoriser l'ADQ. Il me semble que les exemples qu'elle donne de Mulroney et Martin en fin de campagne devraient l'inciter à plus de prudence.

    erty@sympatico.ca
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  • Joho - Inscrite
    12 mars 2007 04 h 35
    Les clubs vidéo à la rescousse de Jean Charest
    Imaginons un candidat à la présidence de la France qui à la veille d'un débat des chefs dénonce les travaux d'un historien candidat pour un parti adverse en se référant à deux bons films qu'il a peut-être vu et dont la trame de fond était le génocide rwandais, une telle médiocrité intellectuelle serait un véritable scandale, pas ici au Québec, au contraire.

    Non seulement le PM ordonne à André Boisclair de congédier le candidat en raison des fortes émotions que lui ont apportées ses loisirs télévisuels lors du visionnement des deux oeuvres cinématographiques qu'il a peut-être regardés mais il l'a fait le visage rougit à point, celui du vrai « campaigner », la menton saillant, les dent de la mâchoire du bas prêtes à mordre. Cinéma et faciès de bouledogue c'est tout ce qu'a à offrir intellectuellement Jean Charest lorsqu'il s'agit du génocide rwandais, et pour le reste devrait-on ajouter. Ce serait une excellente occasion lors du débat des chefs de demander sur quel point exactement il n'est pas d'accord avec Philpot et quel est son point de vu à lui. Cela aurait l'avantage de démontrer que notre PM partage la même ignorance du sujet que les électeurs et que ses effets de manches sont des numéros de cirque dont la démagogie constitue le punch clownesque.

    Un candidat à la présidence s'inspirerait de ses locations de film dans un club vidéo pour fonder sa compréhension de la politique internationale afin de critiquer un adversaire historien, avec une telle bourde jamais Ségolène Royale ne s'en sortirait, ce serait un suicide politique.

    Comment se fait-il que ce soit chez les libéraux de Charest, les partisans de Sarkosy et les républicains de Bush que l'on retrouve l'utilisation systématique du salissage de l'adversaire ?

    Verra-t-on Jean Charest parcourir les rayons des films de guerre américains en quête des émotions qui lui permettront de se faire une idée de la politique extérieure des Etats-Unis ? Et la section porno cela donnerait quoi ?
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  • Richard Desrochers - Inscrit
    12 mars 2007 05 h 57
    programme politique
    Quoiqu'en disent les experts et analystes, je me demande si les gens en ont pas marre des programmes politiques, des promesses et des cadres financiers dont on nous parle tant. La mairesse Boucher fut élue sans programme ni promesse. Antérieurement, les Libéraux du Québec furent élus avec un sac rempli de promesses et Dieu sait ce qui en est arrivé. Je m'indigne devant l'acharnement dont est victime l'ADQ et son chef au sujet des engagements non chiffrés. D'ailleurs, où étaient les Libéraux il y a deux ans au sujet du projet d'agrandissement du PEPS de l'Université Laval. Nul part sauf ailleurs. Et là tout à coup, comme par hasard, un paquet de fric est promis pour ce projet dont on ne parlait que très peu finalement. Cet argent vient de où au juste? Les péquistes promettent eux aussi mer et monde. Pourtant, les familles n'ont jamais reçu une aide tangible quand ils étaient au pouvoir. On aimait beaucoup plus les projets sons et lumières tels celui de la Gaspésia, un flop monumental signé Bernard Landry. J'omet également de parler de cet autre échec péquiste au sujet du réaménagement du zoo de Québec, un endroit aimé des québécois mais qui fut victime d'une autre idée de grandeur de Sieur de la Landry. Ainsi, les gens auront peut-être tendance à voter pour celui qui promettra le moins, qui chiffrera le moins et sincèrement, ce serait un fait nouveau dans l'histoire politique provinciale.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    12 mars 2007 07 h 30
    LE JUSTE MILIEU CONSTITUTIONNEL
    Entre la souveraineté et le fédéralisme, il y a l'autonomie du Québec préconisée par l'ADQ de M. Mario Dumont, qui est un juste milieu offert aux Québécois.

    Le fédéraliste désire demeurer Canadien et le souverainiste désire plus ou tous le pouvoir à Québec. Ces 2 options peuvent être satisfaites en grande partie par l'option autonomiste de l'ADQ : UN QUÉBEC AUTONOME DANS LE CANADA.
    C'est rassembleur pour les familles qui sont divisées à peu près 50/50 sur l'avenir constitutionnel du Québec.

    Ça ne prend qu'un petit virage aux uns et aux autres pour choisir l'AUTONOMIE qui est LA solution de l'ADQ, sur la place du Québec au centre. Les quelques séparatistes et fédéralistes extrémistes pourront continuer se chicaner dans les deux autres grands partis pendant que le Québec avancera avec des solutions originales.
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  • Lapirog - Abonné
    12 mars 2007 08 h 04
    Vers un gouvernement minoritaire formé par le PLQ ou le PQ?
    Super Mario s'est fait varloppé hier chez Guy A.et par les animateurs et surtout par la très critique Chantal Hébert de loin notre meilleure chroniqueure politique.
    Aux nombreuses questions sur ses engagements non chiffrés Mario est resté bouche bée....très rassurant pour les électeurs lucides et avides de faits et non de slogans.
    Tout porte à croire ,selon les sondages, que le prochain gouvernement sera minoritaire,formé soit par le PLQ soit par le PQ.
    Une constante se dégage : les électeurs sont très désabusés et la faute en impute aux chefs de partis en premier lieu,les médias en second.
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  • jacques noel - Inscrit
    12 mars 2007 10 h 18
    @Jeremy Lewsaw
    Elle est où la démocratie quand les 4/5 des Francos de 18 à 64, qui produisent le gros du PIB au Québec, sont systématiquement tenus à l'écart du pouvoir tant à Québec et à Ottawa.

    Les Québécois paient 100 milliards de taxes et d'impot sur un pib de 280 milliards. Tout ce fric, payé aux 3/4 par les Francos de 18 à 64 ans, est administré par des gens qu'on n'a pas choisi. Elle est où votre belle démocratie?

    Chrétien a obtenu 3 majorités parlementaires grâce à l'Ontario et au Québec anglo-ethnique. Le Québec français et le Canada profond (hormis quelques comtés des maritimes) n'ont jamais voté pour lui. Elle est où votre démocratie?

    Au Québec comme au Canada et ce plus que jamais on vote sur une base ethnique et régionale. Si ce n'est pas la signe d'un pays qui s'effrite, quelle autre preuve en voulez-vous?
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  • R Nault - Inscrit
    12 mars 2007 11 h 51
    Vous serez cité ...
    Vous serez certainement cité au Débat des chefs ..
    Jean Charest autant que André Boisclair nargueront M. Dumont et son tableau vide.
    Vos comentaires sur les autres chefs étaient tout aussi valables. Pas de contenu; pas de vision.
    Pour une fois qu'une journaliste donnait une opinion sans trop s'enfarger dans la dentelle; c'était de toute beauté.

    Merci pour votre "lucidité" Oups! c'est un lapsus

    Bonne journée.
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  • Jean-Michel Roy - Inscrit
    12 mars 2007 14 h 47
    Mode de scrutin
    Définitivement, la possibilité d'un gouvernement minoritaire à Québec ne peut en aucun cas être écartée. Comme le souligne Mme. Hébert, cette idée n'est pas sans plaire aux Québécois et ça, l'Équipe adéquiste l'a bien compris. Certains pourraient avoir tendance à croire qu'avec le temps, le vent pourrait tourner en défaveur de l'ADQ, mais si l'on porte un regard attentif à la stratégie électorale de Mario Dumont, il est peu probable qu'advienne une telle situation.

    Sa stratégie, semblable à celle qu'avait adoptée les Conservateurs lors de la dernière élection fédérale, consiste à cesser de courtiser les grands centres au profit des régions. Mais en quoi cette stratégie est-elle bénéfique? La réponse se trouve dans notre mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour. En effet, les circonscriptions en région contiennent beaucoup moins d'électeurs que celles des grands centres urbains, ce qui a pour effet de donner une haute valeur ajoutée au vote en région comparativement à celui des centres urbains. C'est ce qui a permit au gouvernement Harper de prendre lw pouvoir au fédéral. Il n'est pas dit ici que Dumont et son équipe ont des chances de prendre le pouvoir à Québec, mais qu'ils ont de bonnes chances d'élire un nombre de candidats suceptibles de changer la done lors des débats parlementaires. L'avènement du tripartisme au Québec permetterait peut-être enfin de voir apparaître de nouveaux débats axés sur le fond, malgré ce que la présente campagne a tendance à nous faire croire.

    De plus, comme le souligne Mme. Hébert, un vote pour l'ADQ permet, dans la tête de quelques Québécois(e), d'échapper aux vieilles querelles nationalistes entre péquistes et libéraux, ce qui, pour ces mêmes Québécois(e), semble être la raison pourquoi les débats politiques du Québec sont stagnants. Cela s'inscrit aussi dans la logique stratégique des Conservateurs, ce qui leur a ouvert une porte pour aller chercher quelques votes au Québec.

    En somme, la force de Mario Dumont se trouve dans sa compréhension des distrosions du mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour et dans le vote que peut rapporter tous ceux qui sont épuisés par le débat national. Il faut comprendre que oui, Mario Dumont peut possiblement manquer de souffle au débat des chefs mardi soir, mais cette distorsion qu'occasionne le mode de scrutin, non adapté à la nouvelle réalité tripartiste du Québec, va possiblement encore une fois sous représenter les réelles volontées des Québécois et Québécoises. Ceci dit, faites comme nos politiciens, soyez stratégiques le 26 mars prochain en attendant une réforme du scrutin.
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  • Linda Hart - Abonnée
    12 mars 2007 15 h 14
    M. Lewsaw, soyez rassuré, vous votez très efficacement
    M. Noël n'a fait qu'analyser la provenance des appuis du PLQ et effectivement, le PLQ est le parti des anglophones, des minorités ethniques et chez les francophones, il obtient le vote des gens âgés. Vous ne pouvez ignorer que les francophones forment 85% de l'électorat et je pense que cet électorat se tire tout simplement dans le pied à cause d'une trop grande proportion de gens qui choisissent de ne pas exercer leur droit de vote, ce qui n'est pas le cas des partisans du PLQ qui, très conscients des enjeux se font un devoir de voter. L'autre handicap des francophones, c'est la division du vote, par exemple, les souverainistes de gauche délaissent le PQ, seul véhicule capable de faire la souveraineté au profit de QS, qui reflète mieux leurs convictions politiques. Ils choisissent un parti qui reflète peut-être leurs aspirations, mais ce faisant, ils diluent le vote PQ et dans certaines circonscriptions, lorsque la lutte est serrée, leur vote peut contribuer à l'élection d'un député libéral. D'autres souverainistes découragés ou plus mous, se tournent vers l'ADQ avec le même effet de dilution du vote péquiste. Ces gens-là devraient prendre exemple sur les anglos et les allos et voter massivement pour le PQ, au lieu de choisir de s'enfarger dans les fleurs du tapis en laissant aux partisans du PLQ, c'est-à-dire aux anglophones, aux allophones et aux francophones âgés, le soin de décider de leur avenir collectif. Nous avons perdu le référendum de 1995 et nous perdrons peut-être la présente élection à cause de ceux qui choisissent de ne pas voter et de ceux qui, en croyant voter pour leurs intérêts politiques divisent le vote et permettent aux libéraux de continuer à bousiller le Québec en toute tranquilité.
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  • Girouard Sylvie - Inscrite
    12 mars 2007 15 h 25
    Quel désoeuvrement
    Je ne peux comprendre l'électorat : si on est désabusé au point de voter pour un chef seul sans équipe et sans discours cohérent, vaut mieux un vote blanc. Et pourquoi pas sortir carrément des sentiers battus ? Il y a tout de même d'autres options (Québec solidaire, le Parti vert). Allez sur le site de l'ADQ et essayez de trouver 5 «ministrables» parmi les candidats. Le tableau risque d'être aussi vide que celui d'hier soir à TLMEP...
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  • Linda Hart - Abonnée
    12 mars 2007 15 h 26
    M. Bousquet, l'autonomie n'est rien d'autre qu'une vieille option bâtarde
    Une solution peut être à la fois originale et stupide. Toutefois, en ce qui regarde l'autonomie, il n'y absolument rien d'original dans cette option bâtarde qui consiste à s'asseoir sur la clôture en essayant d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Plusieurs politiciens québécois s'y sont essayés et cela n'a jamais rien apporté d'intéressant au Québec. L'autonomie a été déclinée dans toutes les nuances et les couleurs possibles. Ce n'est pas autre chose que l'option des couards qui craignent la souveraineté, mais qui ne sont pas du tout confortables dans un fédéralisme qui privilégie systématiquement les autres à nos dépens et ce, depuis 1867.
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  • real@realo.ca - Abonné
    12 mars 2007 15 h 53
    monsieur noel!
    vous devriez-vous en prendre a ceux qui ne vont pas voter! c'est eux le problème, votre génération, votre culture monsieur!
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  • Linda Hart - Abonnée
    12 mars 2007 15 h 53
    M. Vallée considère que la réforme du fédéralisme sera l'oeuvre des Martiens
    Si la réforme du fédéralisme "dépasse le mandat des parlements élus", qui donc va la faire ? Le fédéralisme canadien dure depuis 1867 et les seules réformes qu'on y a apportées visaient à éliminer au maximum l'autonomie provinciale au profit d'un gouvernement central toujours plus puissant et plus gourmand. Vous dites que la réforme du fédéralisme est un long processus, combien de siècles devrons-nous encore attendre ? Toutes les tentatives de réforme avantageuses pour le Québec ont été des échecs lamentables et actuellement, il n'y a absolument aucun projet sur la table pour réformer le fédéralisme. Le fédéral est très content de pouvoir se mêler de ce qui ne le regarde pas et d'empocher des masses de dollars et les neufs autres provinces ne veulent rien savoir d'un statut particulier pour le Québec. Le fédéralisme n'a que le statu quo à offrir, l'autonomie est une vieille guenille bâtarde usée à la corde, qui ne représente en aucune façon un projet porteur. Cela a été si souvent démontré par le passé qu'il ne faut pas connaître l'histoire du Québec pour en parler comme d'une solution miracle à tous nos maux. L'autonomie dans le contexte politique canadien se frappera toujours contre un mur lisse et solide fait de mauvaise foi, d'indifférence et d'une absence quasi totale de considération pour les aspirations et revendications du Québec. D'après vous, la souveraineté est une aventure sans issue. Eh bien, c'est étrange, mais tous les pays qui sont devenus souverains vous diraient plutôt que la souveraineté est une aventure qui débouche sur la liberté.
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  • nilo - Inscrit
    12 mars 2007 16 h 26
    Tombé de ma chaise..
    Hier soir à TLMP, je suis tombé de ma chaise d'apprendre que Mario Dumont se disait fier d'avoir mis tous ses oeufs dans l'unique panier de l'ex directeur du Conseil du Patronat du Québec. Pas par manque de valeur de l'homme, mais à cause de la candeur béate et inquiétante de Mario Dumont qui a crû bon d'en remettre, « la plus grande acquisition qui soit au Québec pour un parti politique », au point ou Chantal Hébert a exprimé, en réponse à la question de Guy A. Lepage, est-ce que vous partez, madame Hébert ? « Je vais partir avec Mario Dumont ! J'ai compris : Je tiens à être là jusqu'à la fin du show ! Nous avons vu ensuite le tableau vide de chiffres et la satisfaction palpable de Mario Dumont de nous faire poiroter. Arrêter de faire simple, comme on dit à Alma, pouvait-on lire sur le visage du fou du roi.

    Agréable décision de Chantal Hébert. La suite des entrevues et les réactions des participants à l'émission nous ont donné à voir un Mario Dumont certes gentil et cordial, mais autant démuni dans ses réponses à Chantal Hébert que radical sur le fonds du discours et intraitable au sujet de sa Vision du Québec.

    Comment ne pas voir que Mario Dumont est seul et s'isole encore davantage, bien sûr pistonné par quelques rares éminences grises ultra conservatrices, bien sûr enthousiaste pour coacher des équipes de blogueurs qui entonnent « Liberté de Choix » comme un mantra passe-partout, bien sûr aligné dur comme fer sur Stephen Harper, mais à tel point décroché du réel qu'en l'écoutant je me sens rapetissé et ramené à la soumission du temps ou quelques grands nobles, shérifs et clercs ultramontains dominaient de leurs croyances étouffantes. Et dire que Mario Dumont entend déconstruire 40 années de progrès social au Québec, incluant la paix sociale crée par la séparation de l'Église et de l'État, pour abolir les Commissions Scolaires (on comprend pourquoi), introduire la compétition entre les enseignants (il faut du culot), ramener la catéchèse catholique obligatoire en classe par décret gouvernemental sur les heures des classes, pour des enfants de six à douze ans, sous le contrôle absolu de la plus haute autorité ecclésiastique canadienne quant aux contenus de Foi et aux intervenants catéchétiques. (Vraiment, faut chercher le trouble ou être en mal d'attention en ti-péché!)

    Au point ou, si je n'avais d'autre choix, je préfèrerais, même hésitant, voter blanc Charest que brun Dumont, sans égard au candidat local, s'il me fallait exercer un vote défensif. Heureusement, il y a le Parti Vert, Québec Solidaire, le Parti Québécois. Mon unique problème est purement technique. J'y étais ce soir là du 13 octobre 68 à l'aréna Maurice Richard... Or, il y a maintenant des souverainistes dans ces trois partis et deux d'entre eux sont ouvertement souverainistes. Le matin du 26, je ferai le meilleur choix possible. Ce que je veux, c'est un pays. Je le veux souverain, je le veux solidaire, je le veux vert, je le veux équitable, pas juste pour le café, pour les femmes aussi, je le veux ouvert sur le monde, je le veux pacifique, je le veux diplomate, je le veux instruit, éduqué, heureux, rieur, travailleur, et en santé. J'espère la surprise totale d'ici le 26.

    J'ai entendu Jean Charest qualifier André Boisclerc « d'immature » et de « manque de jugement » à de si nombreuses reprises que je me doutais bien que cela camouflait une manoeuvre électorale de dépréciation. C'est habile, mais ça déshabille maintenant l'auteur de pareilles insinuations. C'est aussi ça, faire la part des choses !

    J'ai vu André Boisclerc à TLMP avec Guy A. Lepage et le fou du roi ; mon humble verdict : 100%. J'ai entendu Boisclerc à Desautels : 100%. Je viens d'écouter Boisclerc à la tribune de Maisonneuve : 110%. Il ferait une performance très moyenne demain au débat des chefs, j'en serais plus que satisfait.

    J'aime énormément cet homme politique d'un style nouveau qui parle posément, avec douceur, sans acrimonie. Je n'ai aucun doute quant à sa capacité de mener le Québec à quelque chose de grand, de meilleur, d'enlevant. C'est assez, on pourrait-tu lui lâcher patience à cet homme et regarder vite en face la réalité qui nous pend au bout du nez si Jean Charest et Mario Dumont devaient recueillir assez de votes pour forcer le Québec à approcher les prochaines rondes constitutionnelles et les négociations sur les enjeux environnementaux, à genoux comme le souhaite Jean Charest, à plat-ventre comme le veut Mario Dumont. Le bilan Charest, nous le connaissons. Mais le mystère de Québec, le projet Dumont, vous hésitez encore, après avoir vu la contre-performance de Mario Dumont à TLMP ? Aller lire sa Vision du Québec sur l'Internet, c'est quelques pages et ça parle plus qu'une conférence de trois heures. Transférez en « Words », ça fait trois petites pages, et relisez avec un marqueur fluo. Sur ma copie il y a du rose et du jaune surlignés à pleine page. Sans rien enlever à la personne de Mario Dumont, le courageux qui se débat si seul, sans rien enlever à la personne de Jean Charest, l'astucieux manieur de hockey si entouré de spécialistes, tout en affirmant la valeur remarquable des chefs du Parti Québec Solidaire et la détermination du Parti Vert, s'il m'était permis de rêver, j'aimerais trouver dans un prochain gouvernement québécois fortement majoritaire une coalition de souverainistes progressistes comme André Boisclerc, Françoise David et Amir Kadir. Nous serions en voiture, mets-en !

    J'ai entendu la voix du dominicain respecté et nonagénaire, le père Lacroix, samedi soir à Macadam Tribu, dans une entrevue accordée à Émilie Dubreuil. Il a exprimé aux libéraux qu'un gouvernement minoritaire, après tout, ça ne serait pas la fin du monde... Il a ensuite exprimé aux souverainistes, que lorsqu'on vit une crise, c'est souvent une occasion exceptionnelle pour se reprendre en main, faire bouger les choses et réussir des prouesses qui en d'autres temps auraient été inimaginables... J'avoue avoir ressentir une immense espérance. Je me suis dit : Il faut pas attendre après des sondages favorables, il faut les faire advenir ces sondages favorables, par sa petite contribution confiante. Moi, je veux un pays, je milite pour cela depuis 40 ans et plus et je l'exprime. Chacun doit imaginer sa petite part et oser la faire.

    Oneil Bouchard
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  • Yves Montigny - Inscrit
    12 mars 2007 23 h 42
    L'équipe de Mario Dumont
    Franchement, où sont les vedettes de 2003 du PLQ? À la porte... Tous chez eux, sauf M. Couillard. Il a changé de comté. Wow bravo pour le respect de ses électeurs. Vous écoutez Jean Nobert à LCN? Il est un candidat vraiment ministrable. Il donne la réplique avec un aplomb déconcertant. Le candidat de Lévis : Christian Lévesque était président de la Chambre de commerce de Lévis. Sébastien Proulx est un candidat très talentueux dans la circonscription de Trois-Rivières. M. Proulx est très efficace en débat à RDI. André Desrosiers de Renée-Lévesque est un gars qui est reconnu en Haute Côte-Nord pour être très proche du monde, il est un leader à surveiller. Vous souvenez-vous de Denis Perron? Un inconnu? C'était un député du PQ dans Duplessis. Un inconnu? Oui, pour les Montréalais. Mais une vedette sur la Côte-Nord. L'ADQ en a des personnes qui ont le Québec dans le coeur.
    Cher Montréalais, sortez de votre petit univers et vous allez découvrir le vrai monde.

    Ce n'est que quelques exemples. Écouter les candidats pour vrai et arrêtez de répéter ce que vous entendez des chroniqueurs politiques qui se donne tout un pouvoir en constatant que de plus en plus de Québécois ne font que répéter les grandes lignes de leurs éditoriaux. Ils veulent vendre des journaux... ou des cotes d'écoutes.
    Chantale Hébert, elle va à tout le monde en parle pour parler? Elle fait son show pour vendre des livres.

    Peut importe pour quel parti politique vous allez voter... S.V.P. faites votre opinion par vous-même. Ne faites pas de vous une personne sans opinion qui cherche à se rendre intéressant en répétant les opinions des partisans des partis politiques.

    ÉCOUTEZ VOS CANDIDATS.
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  • Max Roujeon - Abonné
    14 mars 2007 12 h 02
    Tout le monde en parle...ouai pi?
    Voici un courriel que j'ai envoyé à M. Arcand (98.5fm)pour qu'il vous le fasse suivre.
    Il est en réponse au journaliste qui a publié sur canoe en votre nom, désolé, j,ai oublié le nom.
    Si vous ne l'avez pas eu, le voici avec ...mon opinion

    Je viens de lire votre article (voir canoe) sur l'émission d'hier ou Mario Dumont a (mal?) paru.

    Je trouve déplorable que l'on essaie d'influencer les «foules» avec une émission pareille.

    Vous prenez les Québécoi(e)s pour des immatures oui ou non?

    Pour encenser Chantal Hébert comme vous le faites, ça vous gêne pas de jouer les élections du Québec sur la manipulation d'opinion et l'influence par les medias au moyen d'émissions tordues?

    Je ne regarde plus cette émission car c'est une disgrâce par l'influence qu'elle a.

    Le peu de foi que l'animateur accorde à ses concitoyens est surprenant.

    Des 3 candidats s'il en est un qui tient la route c'est sans doute Mario Dumont. (En passant, je n'ai jamais voté ADQ, donc ne me traitez pas de partisan)

    Au moins, il est respectueux des gens, il n'éprouve pas le besoin d'aller chercher des icones pour obtenir des votes : Le PQ va chercher des artistes, des curés, des gens de couleurs (là où l'électorat est de couleur) de sorte que les citoyens manipulables ne votent plus PQ mais ils votent pour le rôle qu'ils ont aimé de P. Curzi pour ne pas le nommer etc... Personne ne soulève le point, bizarre, où est la presse?

    Mais on tape encore sur le seul qui soit encore intègre semble-t-il!

    Il vaut mieux un budget bien intentionné mal chiffré qu'un budget BIEN ficelé par les libéraux ou le PQ et que l'on ne respectera pas. Quand M. Charest invectivait Mario Dumont quand à ses promesses et disait qu'il n'était pas prêt car son budget n'était pas préparé, où étaient les journalistes pour rappeler à Monsieur Charest que ses budget sont fignolés dans les moindres détails, certes, mais qu'ils ne sont quasiment jamais réalisés. Alors?

    On est dans le trouble, si on pense encore aujourd'hui que voter est un jeu.

    Si l'avenir du Québec se joue sur une émission loufoque, bin, on ne vaut pas cher. Le fait que l'émission ait la cote avec un auditoire record n'en fait pas une bonne émission. Les Star Académie, loft story etc...ont battu des records... je vous le rappelle.

    De grâce ne me servez pas pour votre défense que je n'ai pas vu l'émission, sachez lire l'esprit de mon argumentaire qui ne s'appuie nullement sur l'émission.

    Bon, je pense que vous avez compris

    Merci
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  • Gauvin Stéphan - Inscrit
    15 mars 2007 10 h 27
    Bon coup de main envers M. Dumont
    Je crois que vos critiques envers M. Dumont à Tout le monde en parle ne peut que profiter à celui-ci. Se faire critiquer ne peut que nous aider a s'améliorer. Je considère que vous avez vraiment aider M. Dumont. C'est lors du débat que je crois que M.Dumont à su profiter de votre expertise.
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  • Marc Lacharité - Abonné
    22 mars 2007 00 h 09
    Les promesses de promesses...
    Je suis enseignant au primaire. Toutes les promesses électorales de 2003 ont été bafouillées...
    Une après l'autre...
    Et maintenant, à la veille des élections, Jean Charest avait fait coïncider la date de SES élections avec les règlements de l'équité salariale... et depuis deux jours, les baises(hic!) d'impôt.
    700$ sur 6 ans clair... Voilà mon règlement.
    Voilà pourquoi il disait qu'il ne pouvait négocier avec le secteur public l'an passé...?
    Monsieur Charest va subir une dégelée monumentale lundi soir.
    Il n'a pas fait ses calculs et il le sait...
    Maintenant, il se jettera à genoux devant nous et le fédéral...
    Dumont ou Boisclair au gouvernement minoritaire n'a aucune importance...
    À la prochaine élection, il n'existera plus...
    Et peut-être nous réveillerons-nous et arrêterons-nous de nous faire gouverner par les Blauques (dixit François Barcelo dans La vie de Rosa)!!!
    Moi, je m'en vais retravailler dans l'Ouest! Ils respectent leurs enseignants!
    Marc Lacharité
    lachariti@yahoo.com
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