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Prestations d'aide sociale et logements sociaux - Québec solidaire joue à fond la carte de la lutte contre la pauvreté

Alexandre Shields   12 mars 2007  Québec
La porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, était en compagnie hier du candidat QS dans Rosemont, François Saillant, pour annoncer son programme en matière sociale.
Photo : Jacques Grenier
La porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, était en compagnie hier du candidat QS dans Rosemont, François Saillant, pour annoncer son programme en matière sociale.
Jouant à fond la carte de «la lutte contre la pauvreté», Québec solidaire s'est engagé hier à bonifier les prestations d'aide sociale et à construire au moins 4000 logements sociaux par année, deux mesures «très concrètes» qui vont dans le sens de la Loi sur la pauvreté et l'exclusion sociale, selon la porte-parole nationale du parti, Françoise David.

Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, Québec solidaire (QS) augmenterait immédiatement l'ensemble des prestations au montant présentement reçu par les personnes ayant des contraintes sévères ou permanentes à l'emploi, soit 828 $ par mois. Les pensions alimentaires ne seraient également plus soustraites des prestations d'aide sociale. Selon la formation, les 800 millions de débours supplémentaires entraînés par ces mesures «auraient des retombées économiques immédiates, principalement dans l'économie de proximité».

Pour Mme David, la nécessité de bonifier les prestations est d'une «nécessité absolue», d'autant plus que les personnes qui vivent de l'aide sociale sont «les plus pauvres au Québec». «Qui peut prétendre que quand on reçoit 548 $ par mois, on est bien, on est heureux et on est tellement content de notre situation? Ce n'est tout simplement pas suffisant pour se loger, se nourrir, se vêtir et subvenir à tous ses autres besoins essentiels», rappelle celle qui est candidate dans Gouin.

«Le recours aux banques alimentaires, aux soupes populaires, c'est la réalité que vivent chaque mois 158 000 personnes, dont 68 000 enfants au Québec et ça, ça s'explique surtout par la faiblesse des prestations d'aide sociale, de même que par le coût croissant du logement», ajoute François Saillant, candidat de QS dans Rosemont. «Même des gens qui travaillent, le plus souvent au salaire minimum, sont obligés d'avoir recours aux services d'aide alimentaire», précise Françoise David.

Logement et itinérance

Toujours dans l'optique de combattre la pauvreté, Québec solidaire propose «l'adoption des mesures nécessaires, législatives ou autres, pour combattre les problèmes de logement et d'itinérance». On souhaite notamment financer la construction de 4000 nouveaux logements sociaux par année. QS promet que cet objectif «grimperait à 8000, en cas de participation fédérale».

Le Québec dispose déjà de 187 millions de fonds fédéraux placés en fiducie depuis le dernier budget Flaherty. Cette somme pourrait être utilisée à cette fin, selon Mme David. La mesure coûterait 300 millions par année, mais aurait des retombées économiques beaucoup plus importantes dans les domaines de la construction, de l'industrie manufacturière et de l'économie sociale, soutient-elle. Et, indique-t-on, les logements devraient être réalisés écologiquement, particulièrement sur le plan de l'efficacité énergétique.






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  • pierre fournier
    Abonné
    lundi 12 mars 2007 06h42
    la David
    « On croirait entendre Réal caouette il ya 40 ans! »

  • Larivée Georges
    Inscrit
    lundi 12 mars 2007 07h05
    COMBATTRE LA PAUVRETÉ
    « Mme David,

    Votre perception de la pauvreté et de ses causes est à revoir. Le décrochage scolaire et la délocalisation des emplois non spécialisés se conjuguent pour nous faire un avenir sombre. C'est donc la formation et le travail qu'il faut récompenser et non l'inactivité comme le soutiennent les gauchistes du Québec. Les socialistes français vont demander aux assistés sociaux de fournir un travail d'intérêt général en échange de leurs prestations. Le droit d'être aidé contre le devoir d'une contrepartie. Les scandinaves le font déjà, à preuve qu'au Québec notre gauche est en retard et confond la lutte à la pauvreté et l'assistanat. Or, l'assiistanat n'a jamais rien changé sinon de permetttre à des personnes une dépendance qui dure en moyenne dix ans. Ce n'est pas un avenir acceptable pour le Québec.

    Jacques Valois
    spécialiste en politques sociales »

  • Loic Kauffeisen
    Inscrite
    lundi 12 mars 2007 11h01
    Le droit de ne pas devenir esclave de cette société
    « As-t-on le droit de refuser l'exploitation qui nous est proposée par les bien pensant de la droite? Apparemment non à en voir les réaction suscitées par les (pro)position de Françoise David. Je revendique le droit au Bien être Social sans aucune obligation envers la société. Toute personne qui a été exploitée un jour ou l'autre à un minable salaire serai d'accord avec ça. Toute personne qui a vu les bien pensants de la droite s'enrichir sur le dos des autres contribuables au cours des 15 dernières années devrai être d'accord avec ça. Toute personnes qui a vu les bien pensants de la droite s'ôter à l'impôt ne peu s'opposer au travail au noir des petits et des faibles et au cheque de BS. A tous les BS : Vous n'avez pas a avoir honte de votre situation, Revendiquez fièrement votre opposition au système actuel. »

  • Eric Blais
    Inscrit
    lundi 12 mars 2007 12h37
    "Les maudits BS" ont des enfants...
    « Le logement social, c'est très important. Les plus démunis, et surtout leurs enfants, doivent avoir de quoi se loger, se nourir et une éducation qui leur permettra de se sortir de la pauvreté.

    Je suis membre de Québec Solidaire. Également, dans mon enfance, j'ai vécu dans un quartier pauvre et j'ai subi les conséquences de la pauvreté. Mes parents ont travaillé pendant certaines périodes et on cherché de l'emploi pendant d'autres périodes. Il y a eu quelques moments où ils n'avaient aucun revenu (zéro) parce que l'assurance chômage et l'assistance sociale se relançaient la balle. Fort heureusement, ils trouvaient réussissaient à trouver du travail et à s'en sortir. Ce n'est pas tout le monde qui ont cette chance.

    Ils ont bénéficié d'un logement social. Les coûts pour le logement étaient ainsi beaucoup plus bas. Cela m'a quand même permis de continuer de vivre convenablement (malgré certaines phases intolérables), d'aller à l'école, à devenir programmeur et à devenir un membre actif de la société. Sans l'éducation, sans un minimum d'appuie financier, et avec une situation d'extrême pauvreté dans un logement exhorbitant et de piètre qualité, puis avec beaucoup de sous en moins pour me nourir ou m'habiller, est-ce que je serais devenu la même personne? Je n'en sais rien, mais je sais que dans la balance, ça m'a aidé que mes parents, qui ont quand même fait leur effort, soient supportés par le système. Et puis il y a tout plein de personnes qui n'ont pas fait les efforts de mes parents, qui n'ont pas travaillé autant dans leur vie, mais qui ont eu des enfants, qui eux, ont réussi. Ça aussi il faut mettre cela dans la balance.

    Hausser les prestations d'aide sociale, ce n'est pas une mauvaise mesure. Mais il est certain que cette mesure doit s'accompagner d'incitatifs pour que les gens retournent à l'emploi.

    Je ne crois pas que la proposition de Mario Dumont de donner plusieurs centaines de dollars par enfant aura un effet bénifique sur les familles. Il y a bien des gens que je connais qui ont eu des enfants seulement pour avoir des primes et qui les ont envoyé se faire placer en famille d'accueil par la suite, à nos frais, et aux frais des blessures psychologiques et des déchirures qu'on subi les enfants.

    Avec des services de garderie accessibles et des logements sociaux, on s'assure que l'argent n'ira pas ailleurs. L'augementation des prestation peut s'avérer nécessaire dans certains cas, mais faut-il s'assurer que l'argent va au bon endroit, et que les gens soient incités à revenir sur le marché du travail... (un service de garde que puisse se permettre tout les gens est déjà un bon premier pas...) »

  • Renaud Blais
    Inscrit
    lundi 12 mars 2007 15h20
    Si les nombreux éclusES avaient droit de faire valoir leurs intérêts
    « En réponse au "non message" de Monsieur Pierre Forunier, je crois que les nombreux lobby actifs politiquement au Québec, ont toujours nier les intérêts de celles et ceux qu'ils ont besoin d'exclure, justement dans le but de s'approprier encore plus et encore et toujours exclusivement l'entièreté des richesses existantes (déjà produites).
    Enfin un parti politique, non idéologique en est à prendre sa place pour faire valoir les intérêts de la majorité de la population.
    Évidemment, cela ne sera pas sans heurt pour la minorité de possédants qui se croient tout permis depuis que leur ancêtres ont conquis les Amériques.
    J'invite donc Monsieur Fournier à bien identifier SON camp et à ne pas démoniser ses adversaires qui travaillent, oui à contre courant, pour le moment, mais à la revalorisation du bien commun.
    Renaud Blais »

  • Annie Pouliot
    Inscrite
    lundi 12 mars 2007 20h58
    Un peu de politesse M. Fournier ... Et surtout précisez votre pensée
    « "La David", comme vous dites, se nomme "Madame Françoise David", et elle mérite d'être traiter dignement, tout comme vous et tout citoyen qui exprime son point de vue.
    Faîtes taire vos préjugés, et tâchez donc d'éclairer votre pensée (s'il en est une) de commentaires pertinents et intellectuellement valables.

    Savez-vous qu'en 2006 (et se sont les chiffres du gouvernement),le quart des prestaires d'aide sociale avait plus de 50 ans ? ... Qu'une proportion équivalente de bénificiaires avait subi une perte d'emploi sans avoir accès à l'assurance-emploi pour laquelle ils avaient cotisés ? ... Que 25 % des prestataire d'assistance-emploi, était chef de famille monoparentale (en majorité des femmes) ? ... Qu'une proportion de plus de 10 % ont une scolarité collégiale ou universitaire ? ... Que le tiers des prestataires vivaient une contrainte temporaire à l'emploi (maladie, dépression & burn-out, deuil, grossesse ...).

    Réguli`rement, l'actualité fait état de fermetures d'entreprise ... Le monde du travail est aujourd'hui féroce ...Et dans ce monde accessible à tous paraît-il, les travailleurs sont devenus des "Ressources" humaines" ... C'est curieux, depuis une couple de décennies, on utilise le même mot pour l'accoler à "matériel" et "finansière"!!! ...

    Mais, crois-t-on sérieusement que les prestataires d'aide sociale sont satisfaits de leur sort ? ... Avec une prestation mensuelle de 548 $ par mois ? Crois-t-on vraiment qu'ils se complaisent dans cette pauvreté, où ils peuvent à peine payer leur loyer, et doivent s'endetter auprès de leur famille, leurs amis et parfois, à bout de ressources, faire affaire avec le shylock du coin ... pour finalement s'enliser pour des années dans une spirale sans fin de pauvreté ...
    imaginons 2 secondes à quel point cette situation peut aliéner des gens, les abattre, et les disqualifier d'un monde du travail compétitif et souvent impitoyable quand on pas la couenne assez dur ? ...

    Ce serait vraiment bien si tous se donnait la peine de questionner leurs préjugés ... de fouiller un peu, et de s'informer ... On s'en porterait mieux, et là on pourrait poser les vrais questions, et mettre en chantier des solutions justes et effectives à nos problèmes de société ...

    M. Réal Caouette,était à son époque, la risée des élites ... mais c'était du moins un homme honorable qui se souciait d'équité et de justice sociale ... »

  • Catherine Arnault
    Inscrite
    mardi 13 mars 2007 00h19
    Quebec Solidaire : aucune nuance.
    « Le bien-être social, comme le définit le Conseil national du même nom, c'est « le filet de sécurité de dernier recours au Canada. Il fournit de l'argent aux personnes et aux familles qui n'arrivent pas à répondre à leurs besoins fondamentaux et n'ont plus d'autres formes de soutien. » Ce n'est pas une façon de vivre. Qu'on donne une prestation à des personnes qui ne peuvent vraiment pas travailler - parce qu'elles souffrent d'une grave maladie ou qu'un lourd handicap les empêche de fonctionner en société -, je n'ai pas de difficulté avec cela. Mais qu'on ne vienne pas me faire croire que l'État doit intervenir pour améliorer le sort de gens parfaitement en santé pour qu'ils puissent continuer de parasiter le système. On ne rend service à personne en donnant des chèques (aussi minimes soient-ils) année après année à des gens qui sont en pleine santé.

    Québec Solidaire fidèle à ses habitudes ne propose aucune mesure de réinsertion. Donne un poisson à un homme, tu le nourriras un jour; apprends-lui à pêcher, tu le nourriras toute sa vie. » »

  • Lucie Auclair
    Inscrite
    mardi 13 mars 2007 07h21
    Merci !
    « C'était presque l'été : le soleil était brûlant, le taux d'humidité, considérable, et il faisait bien 30 degrés à l'ombre. Une amie est arrivée avec son sac d'épicerie dans un centre communautaire. Elle venait utiliser les ressources mises à sa disposition pour travailler, infatigable, à sa recherche d'emploi. On lui a offert une boisson fraîche : « Oh Oui !, s'est-elle exclamé ! Je marche depuis une heure et demie : je reviens de tel supermarché où je suis me procuré ce produit en solde. Je n'avais pas les moyens de l'acheter ailleurs. » Elle n'avait pas non plus les moyens de payer un ticket d'autobus...

    Son histoire m'a émue. En l'écoutant, j'ai eu un peu honte de la réaction que j'avais eue en recevant cette fameuse paie, quelques mois plus tôt. Une fracture au poignet m'empêchant de travailler, j'avais concrètement fait connaissance avec la notion de « délai de carence », notion fondamentale tant à l'assurance-emploi que dans notre régime privé d'assurance-salaire : j'ai reçu un gros vingt-trois dollars (23$) pour deux semaines ! Avec à peine quelques dizaines de dollars devant moi ! Bien sûr, je n'ai jamais fait de gros salaires... Mon diplôme de baccalauréat et ma scolarité de maîtrise me permettent de gagner environ 15 000$ par année, avant impôt. Je suis chanceuse ! Les personnes qui travaillent dans mon domaine d'études font souvent un salaire moindre... Moi, j'ai oeuvré dans les milieux de la santé et de l'éducation. En plus, je n'ai été sans emploi que quinze jours, dans ma vie. Vraiment, je suis privilégiée !

    Mille mercis à l'équipe de Québec-Solidaire pour ce souci qu'elle prend à défendre les plus mal pris, ceux et celles qui subissent les ratés de nos choix collectifs. Que ceux et celles qui s'opposent à ce discours de solidarité nous expliquent comment l'argent fait sur le dos d'autrui peut faire avancer la société. Qu'on me dise aussi pourquoi certaines gens d'affaires largement soutenus par le gouvernement, vivant parfois très grassement à même nos impôts, sont si rarement pointés du doigt. Pourtant, ce sont aussi des personnes assistées sociales... Riches, mais assistées sociales !

    Merci aussi aux milliers de femmes et d'hommes qui, aux prises avec une histoire personnelle ou un âge qui leur bloque la porte du marché du travail, contribuent bénévolement au mieux-être de notre société. Leur apport, trop méconnu, est riche est précieux.

    Lucie Auclair »

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