Prestations d'aide sociale et logements sociaux - Québec solidaire joue à fond la carte de la lutte contre la pauvreté
Photo : Jacques Grenier
La porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, était en compagnie hier du candidat QS dans Rosemont, François Saillant, pour annoncer son programme en matière sociale.
Jouant à fond la carte de «la lutte contre la pauvreté», Québec solidaire s'est engagé hier à bonifier les prestations d'aide sociale et à construire au moins 4000 logements sociaux par année, deux mesures «très concrètes» qui vont dans le sens de la Loi sur la pauvreté et l'exclusion sociale, selon la porte-parole nationale du parti, Françoise David.
Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, Québec solidaire (QS) augmenterait immédiatement l'ensemble des prestations au montant présentement reçu par les personnes ayant des contraintes sévères ou permanentes à l'emploi, soit 828 $ par mois. Les pensions alimentaires ne seraient également plus soustraites des prestations d'aide sociale. Selon la formation, les 800 millions de débours supplémentaires entraînés par ces mesures «auraient des retombées économiques immédiates, principalement dans l'économie de proximité».
Pour Mme David, la nécessité de bonifier les prestations est d'une «nécessité absolue», d'autant plus que les personnes qui vivent de l'aide sociale sont «les plus pauvres au Québec». «Qui peut prétendre que quand on reçoit 548 $ par mois, on est bien, on est heureux et on est tellement content de notre situation? Ce n'est tout simplement pas suffisant pour se loger, se nourrir, se vêtir et subvenir à tous ses autres besoins essentiels», rappelle celle qui est candidate dans Gouin.
«Le recours aux banques alimentaires, aux soupes populaires, c'est la réalité que vivent chaque mois 158 000 personnes, dont 68 000 enfants au Québec et ça, ça s'explique surtout par la faiblesse des prestations d'aide sociale, de même que par le coût croissant du logement», ajoute François Saillant, candidat de QS dans Rosemont. «Même des gens qui travaillent, le plus souvent au salaire minimum, sont obligés d'avoir recours aux services d'aide alimentaire», précise Françoise David.
Logement et itinérance
Toujours dans l'optique de combattre la pauvreté, Québec solidaire propose «l'adoption des mesures nécessaires, législatives ou autres, pour combattre les problèmes de logement et d'itinérance». On souhaite notamment financer la construction de 4000 nouveaux logements sociaux par année. QS promet que cet objectif «grimperait à 8000, en cas de participation fédérale».
Le Québec dispose déjà de 187 millions de fonds fédéraux placés en fiducie depuis le dernier budget Flaherty. Cette somme pourrait être utilisée à cette fin, selon Mme David. La mesure coûterait 300 millions par année, mais aurait des retombées économiques beaucoup plus importantes dans les domaines de la construction, de l'industrie manufacturière et de l'économie sociale, soutient-elle. Et, indique-t-on, les logements devraient être réalisés écologiquement, particulièrement sur le plan de l'efficacité énergétique.
Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, Québec solidaire (QS) augmenterait immédiatement l'ensemble des prestations au montant présentement reçu par les personnes ayant des contraintes sévères ou permanentes à l'emploi, soit 828 $ par mois. Les pensions alimentaires ne seraient également plus soustraites des prestations d'aide sociale. Selon la formation, les 800 millions de débours supplémentaires entraînés par ces mesures «auraient des retombées économiques immédiates, principalement dans l'économie de proximité».
Pour Mme David, la nécessité de bonifier les prestations est d'une «nécessité absolue», d'autant plus que les personnes qui vivent de l'aide sociale sont «les plus pauvres au Québec». «Qui peut prétendre que quand on reçoit 548 $ par mois, on est bien, on est heureux et on est tellement content de notre situation? Ce n'est tout simplement pas suffisant pour se loger, se nourrir, se vêtir et subvenir à tous ses autres besoins essentiels», rappelle celle qui est candidate dans Gouin.
«Le recours aux banques alimentaires, aux soupes populaires, c'est la réalité que vivent chaque mois 158 000 personnes, dont 68 000 enfants au Québec et ça, ça s'explique surtout par la faiblesse des prestations d'aide sociale, de même que par le coût croissant du logement», ajoute François Saillant, candidat de QS dans Rosemont. «Même des gens qui travaillent, le plus souvent au salaire minimum, sont obligés d'avoir recours aux services d'aide alimentaire», précise Françoise David.
Logement et itinérance
Toujours dans l'optique de combattre la pauvreté, Québec solidaire propose «l'adoption des mesures nécessaires, législatives ou autres, pour combattre les problèmes de logement et d'itinérance». On souhaite notamment financer la construction de 4000 nouveaux logements sociaux par année. QS promet que cet objectif «grimperait à 8000, en cas de participation fédérale».
Le Québec dispose déjà de 187 millions de fonds fédéraux placés en fiducie depuis le dernier budget Flaherty. Cette somme pourrait être utilisée à cette fin, selon Mme David. La mesure coûterait 300 millions par année, mais aurait des retombées économiques beaucoup plus importantes dans les domaines de la construction, de l'industrie manufacturière et de l'économie sociale, soutient-elle. Et, indique-t-on, les logements devraient être réalisés écologiquement, particulièrement sur le plan de l'efficacité énergétique.
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