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Lettres: Mardi soir, le débat, ou les ébats sur image fixe...

Pierre-Jules Lavigne - Québec, mars 2007  12 mars 2007  Québec
Oui, les médias ont plus d'importance que les plates-formes des divers partis en commentant en détails les comportements, les attaques et les réactions suscitées. Seuls les ébats comptent désormais. Les médias font le show, ils en sont le metteur en scène.

Les équipes des partis s'y adaptent. Ils embarquent quotidiennement dans ce jeu qu'avec le seul espoir d'être le comédien qui assénera le plus grand coup de théâtre. Ils ne s'adressent plus aux citoyens et aux contribuables, mais aux médias afin de susciter tel clip, la phrase ou l'image de la journée.

La politique est ainsi victime des médias et d'elle-même à ce jeu dénaturé. Et comme pauvre citoyen, on se plaindra du cynisme de nos représentants politiques et de la politique elle-même. L'exercice démocratique qui avait pour seul rempart d'être à la portée des citoyens aux quatre ou cinq ans, ne nous est plus désormais accessible.

Il ne peut bien plus exister de relations de confiance entre le citoyen et le politique. La méfiance à l'égard des gouvernements est équivalente à celle que nous avons envers les multinationales et les autres entreprises de tout acabit qui agissent pour leur seul profit au détriment du collectif.

Quoi! Ne sommes-nous pour vous, médias et politiciens, que des êtres aux réactions primaires influencées par le plus gros flash? Faut-il que vous nous aveugliez au point que seul l'émotivité guide notre beau gros X . Repensez votre façon d'agir. Respectez-nous!

Au bas mot, impôts et taxes sur cinq ans pour ce X valent des dizaines de milliers de dollars par citoyen. Comme coût d'admission à ce spectacle de la démocratie, c'est cher payé. Allez-vous mériter mardi soir, qu'à titre de contractuel, je vous sous-traite pour cinq ans ma vie collective?
 
 
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