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Boisclair prend la défense de Philpot

Robert Dutrisac   9 mars 2007  Québec
André Boisclair s’est dit «très satisfait» des explications de M. Philpot et a dénoncé le titre «trompeur» et «assassin» d’un article publié hier
André Boisclair s’est dit «très satisfait» des explications de M. Philpot et a dénoncé le titre «trompeur» et «assassin» d’un article publié hier
La campagne du chef du Parti québécois, André Boisclair, a plongé dans la controverse hier en raison des positions du candidat dans Saint-Henri-Sainte-Anne, l'historien et journaliste Robin Philpot, à propos du génocide au Rwanda. Lors d'une conférence de presse en début d'après-midi hier, le chef péquiste a pris la défense de son candidat, qui avait affirmé quelques heures auparavant par voie de communiqué qu'il n'avait jamais nié l'existence d'un génocide au Rwanda. «Pour moi, le génocide rwandais figure parmi les grandes tragédies du XXe siècle», a déclaré Robin Philpot. La journée avait bien mal commencé pour André Boisclair quand il a lu la manchette de La Presse: «Un candidat du PQ nie le génocide rwandais - Robin Philpot ne croit pas que 800 000 Tutsis ont été tués en 1994.» En début de journée, le chef péquiste, qui n'avait pas encore parlé à M. Philpot, s'était dit «estomaqué» et «blessé» par cette affirmation.

«Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu'il y a eu génocide au Rwanda», a-t-il dit, rappelant que l'Assemblée nationale avait adopté en 2004 une motion unanime, pour laquelle il avait voté, soulignant le dixième anniversaire du génocide rwandais.

Lors de sa conférence de presse, André Boisclair s'est dit «très satisfait» des explications qu'il a obtenues de M. Philpot. Il a dénoncé le titre «trompeur» et «assassin» de La Presse.

Pour accompagner son article, le quotidien a publié dans sa page Forum un texte d'opinion signé par Pierre Trudel, un professeur d'anthropologie du Cégep du Vieux-Montréal, qui interpelle André Boisclair et accuse M. Philpot de nier l'existence du génocide des Tutsis du Rwanda. La présence de ce texte avec l'article de nouvelle, «je trouve ça étrange, c'est une drôle de coïncidence», a dit M. Boisclair.

Interrogé hier à l'issue d'une entrevue qu'il a accordée à RDI, Robin Philpot a indiqué que le Tribunal pénal international n'avait pas trouvé de «preuves documentaires» d'un plan concocté par des milices hutues pour exterminer les Tutsis. Quant au nombre de Tutsis morts, évalué à 800 000, M. Philpot estime que, «probablement, il y a eu beaucoup plus de morts que ça». Mais ils n'étaient pas tous tutsis. «Il y a énormément de Hutus qui sont morts aussi. C'est terrible, le nombre de morts», a dit le candidat.

L'article de La Presse était complété par une photo de M. Philpot serrant la main de Jean-Paul Akayesu, condamné par le Tribunal pénal international pour génocide, viols et crimes contre l'humanité. Le frère de M. Philpot, John, a défendu cet homme en deuxième instance. Selon Robin Philpot, M. Akayesu est innocent. «Il arrive que des gens soient condamnés injustement, et moi, je pense que c'est le cas», a-t-il dit.

Les positions de M. Philpot sur la tragédie du Rwanda ne sont pas nouvelles. En 2003, l'historien et journaliste avait lancé aux éditions Les Intouchables un livre intitulé Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali dans lequel il exposait sa thèse controversée. Dès la publication de son livre, l'auteur avait été pris à partie. Les lettres aux lecteurs s'étaient multipliées, notamment dans Le Devoir, dont plusieurs avaient été signées par Pierre Trudel.

L'auteur allègue que le génocide est une conséquence d'un complot fomenté par les États-Unis et le Royaume-Uni, qui appuyaient un mouvement tutsi de guérilla, le Front patriotique rwandais (FPR), afin de renverser le gouvernement républicain à majorité hutue de Juvénal Habyarimana. Ce dernier a été assassiné avec le président du Burundi, Cyprien Ntaryamira, alors que l'avion qui les transportait a été frappé par un missile, ce qui a marqué le début de la guerre civile, soutient M. Philpot.

«Sans cet attentat commis à 20h30 le 6 avril 1994, probablement le pire acte terroriste des années 1990, avec les pires conséquences, il n'y aurait pas eu de massacres, il n'y aurait pas eu de génocide», écrivait M. Philpot dans Le Devoir en avril 2004. M. Boisclair s'est appuyé sur cette citation hier pour prouver que son candidat reconnaissait bel et bien l'existence du génocide rwandais. Toujours dans Le Devoir, M. Philpot écrivait en janvier 2004: «Dans aucun de mes écrits ai-je nié qu'il y ait eu des tueries massives, même parfois à caractère ethnique. Par contre, je rejette catégoriquement l'utilisation abusive du terme "génocide", entre autres, parce que cela exonère l'un des belligérants de la guerre, l'armée du Front patriotique rwandais, dont la stratégie politique, ficelée et appliquée bien avant avril 1994, visait à profiter de la culpabilité européenne et américaine à l'égard du génocide juif pour obtenir des appuis et renverser le gouvernement Habyarimana du Rwanda.» M. Philpot rejette donc la thèse reprise dans le roman de Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine à Kigali, et dans le film qui en a été tiré, Un dimanche à Kigali. Cette version des faits, qui est aussi celle du général Roméo Dallaire, veut que le Rwanda ait été le théâtre d'un génocide orchestré par les Hutus contre les Tutsis alors que, pour M. Philpot, le FPR, d'allégeance tutsie, après la prise de pouvoir, a commis des exactions contre son propre peuple et les Hutus.

L'essentiel de la thèse de Robin Philpot, aussi explosive et controversée qu'elle apparaissait en 2003, a été repris dans l'ouvrage publié l'an dernier par l'enquêteur-écrivain français Pierre Péan sous le titre Noires fureurs, blancs menteurs - Rwanda 1990-1994, a rappelé hier le chroniqueur Louis Cornellier. Diffusée l'an dernier, l'émission Zone libre de Radio-Canada sur le «mystère Corneille», le chanteur dont les parents tutsis auraient été massacrés par une milice du FPR, s'appuie sur une thèse semblable.

Croisée hier, la «co-porte-parole» de Québec solidaire, Françoise David, estime que M. Philpot a nié l'existence du génocide rwandais. Elle trouve «extrêmement troublante» cette photo de M. Philpot aux côtés de M. Akayesu, ce «génocidaire rwandais». Le PQ doit se demander «ce qu'il fait avec un candidat qui défend ce genre de choses», a-t-elle dit.

De son côté, Jean Charest estime qu'il est «inconcevable qu'une personne en 2007 puisse nier le génocide rwandais», un fait que l'Assemblée nationale a formellement reconnu dans une motion. Par conséquent, le chef libéral a exigé qu'André Boisclair fasse le point avec son candidat et que les deux s'expliquent. «Si M. Philpot persiste dans la négation de ce génocide, je crois que [...] c'est une personne qui ne devrait pas être candidat pour aucun parti politique. [...]. Je ne crois pas que M. Boisclair doit accepter dans ses rangs un candidat qui nie une réalité aussi tragique qui aura enlevé la vie à 800 000 personnes », a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'Hôtel Delta, où il avait participé à une cérémonie soulignant le 8 mars, Journée internationale des femmes.

M. Charest a ajouté qu'il n'acceptera pas une explication trop subtile de la part de M. Philpot, où on ferait par exemple des distinctions fines: «Je ne sais pas si lui veut aller jouer sur des nuances [entre les] Tutsis et des Hutus», a-t-il dit. C'est au cinéma que le premier ministre a dit avoir recueilli l'essentiel de son information sur cette tragédie: «Je pense que j'ai vu au moins deux films sur cet événement-là. Évidemment, un film, c'est toujours une portion de fiction, mais fondée sur une histoire vraie. C'est bouleversant, l'histoire du Rwanda.»

Le chef libéral a aussi indiqué que les événements au Rwanda ont tout particulièrement touché les Québécois puisque «le général Roméo Dallaire était un acteur très important dans le déroulement des événements» et que le père George-Henri Lévesque avait fondé une université à Kigali.

Banalisation

Les précisions de Robin Philpot n'ont par ailleurs pas convaincu Callixte Kabayiza, président de l'Association des parents et amis des victimes du génocide au Rwanda. «Qu'il reconnaisse les 800 000 morts, je suis bien d'accord, mais il faut dire de quoi ils sont morts. Ils ne sont pas morts naturellement, ni à cause de la guerre. Ils sont morts à la suite du génocide contre les Tutsis. C'est la réalité.»

Lorsque M. Philpot écrit dans son livre que le mot «génocide» est utilisé «abusivement», M. Kabayiza bondit. «C'est extrêmement choquant pour quelqu'un qui a perdu des proches. C'est pire que nier le génocide: c'est le banaliser.» M. Kabayiza demande donc que le candidat péquiste se retire de la campagne électorale en cours. «Il ne peut pas représenter les citoyens dans ces conditions-là.»

Le Devoir

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille et de Guillaume Bourgault-Côté






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Vos réactions

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  • Sylvain Gilbert
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 05h30
    Ratisser large
    « Franchement, le PQ doit ratisser large pour ramasser de tel candidat. Le PQ devrait retirer ce candidat le plus rapidement possible. Moi je trouve pas cela étrange ni une drôle de coïncidence. Un individu qui tant de minimiser un tel génocide doit être dénoncé publiquement. Aucun méthode a ne sera assez drôle ou encore étrange pour la dénoncer. »

  • André Marceau
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 06h28
    COUP BAS DE GESCA POUR DISCRÉDITER PHILPOT
    « S'attendant à une sortie imminente de Philpot et Lester sur les manigances des Libéraux quant aux nombreux reports de l'enquête sur Option-Canada et les fraudes du Camp du NON dont M.Charest était le vice-président, au Référendum de 1995, La Presse de gesca entame une sale campagne de désinformation qui sera la honte de la réputation de ce journal. Il faudra de sérieuses excuses car on est en train de faire ici même avec Option-Canada la même cochonnerie que nos alliés les USA ont fait avec l'enquête sur l'assassinat du président Juvénal Habyarimana. Il faut blâmer sans réserve ce coup bas de GESCA apparu pour discréditer à tort, le seul historien qui a su se tenir debout dans l'affaire du Génocide rwandais. André Marceau, 2164 chemin du Foulon, Québec, (418) 688 0510 marceaua@sympatico.ca »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 07h32
    Pis le génocide des Canadiens?
    « On (les Canadiens) faisait 42% de la population canadienne en 1867. On fait moins de 22% aujourd'hui. Au prochain recensement en 2011 le Canada comptera plus d'immigrants que de "vieux Canadiens". On sera alors doublement minoritaires dans le pays qu'on a nommé et fondé comme disait Jean Chrétien. Mais parlez-en pas à Boisclair, y'a la tête chez les Tutsis... »

  • Annie Rioux
    Inscrite
    vendredi 9 mars 2007 07h45
    Contre la fiction dans le contexte de cette Réalité
    « Eh bien! Quand c'est rendu qu'un Premier ministre se base sur des fictions, sur deux films seulement -- quand bien même ils seraient excellents, ces films --, pour juger d'une réalité complexe qui mériterait plus de «subtilité» dans l'analyse, on est en droit de se demander quelle sorte de vision «fictionnalisée» Jean Charest a du Québec. Les propos de Philpot sont tout à fait éclairants, il suffit de prendre le temps de s'intéresser à la réalité du Rwanda, la vraie, celle qu'on retrouve dans la bouche du peuple rwandais, des historiens et journalistes qui peuvent en témoigner de manière avertie. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 07h48
    Mindfuck Inc. strikes again !
    « Les mercenaires de Mindfuck Inc. commencent à "botcher" leur travail de propagande. On se souvient du frontispice de Michel Tremblay le jour du vote dans le village.

    L'hégémonie que pratique nos maîtres les rendent soit paresseux ou coupable d'une condescendance qui personnellement me donne des haut le coeur. SVP Lire... Mindfuck Inc. : La liste de Rabinovitch, Péladeau et Desmarais http://toile.mastodonte.com/spip/article.php3?id_article=732

    La seule raison pour laquelle on attaque Philpot, 14 ans après la parution de son bouquin, c'est qu'il est le partenaire de Normand Lester dans le "crime" de déculotter les retords d'Option Canada et leurs "actions" anti-démocratiques durant le référendum de 95.

    En cherchant à détruire la crédibilité de l'auteur, il est clair que l'on vise bien plus à dénigrer ces personnes que de s'attaquer à ce qu'ils dénoncent qui malheureusement apparaît de plus en plus indéfendable. Les agissements de l'empire américain en Afrique découlent de la même mouvance.

    Que les canadiens travaillent main dans la main avec l'amerloque est un secret de polichinelle pourtant jalousement gardé. The Myth that Canada is a Global Force for Peace : http://coat.ncf.ca/articles/links/myth.html

    La rationalisation des crimes via la création d'emplois continue sans aucune opposition... C'est dire combien Mindfuck Inc. est efficace dans une nation qui réussit encore à se croire tranquillement pacifiste.

    "Le syndrome Patrick Lagacé" explique bien des choses... http://toile.mastodonte.com/spip/article.php3?id_article=735

    C'est vrai que votre article contient plusieurs mots de plus de trois syllabes !

    Pierre Dubuc a très bien résumé la situation. http://www.lautjournal.info/default.asp?manchette=233

    Mais il faut être au courant de ce qui se passe en dehors des ornières de l'information telle que colporté par nos pleutres de médias corporatifs pour en comprendre les aboutissants. C'est beaucoup demander !

    Des médias dégénérés engendrent-ils une opinion publique dégénérée ? Si le passé est garant de l'avenir...

    Le démagogue prêche des doctrines qu'il sait fausse à des gens dont il sait qu'ils sont idiots ! - H. L. Mencken »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 08h01
    Triste voie de contournement
    « On manipule les mots et le verbe pour dévier le vrai but de la campagne électorale. Doute, accusations, malversations. À mon avis Monsieur Philpott n'a jamais nié le génocide il y apporte des nuances. On se demande pourquoi les citoyens sont désabusés de la politique, ceci en est un bel exemple de malhonnêteté de la part des reporters. C'est un débat qui mène à nul part sauf à détruire. Il n'amène aucun éclairage sur les enjeux politiques. Je suis déçue de tout ce ramassis »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 08h33
    Médiacratie fédéraliste à son meilleur.
    « Cette histoire est une illustration d un histoire entièrement "cuisiné " par la machine à manipuler l opinion qu est GESCA La Presse. Il serait temps que le PQ se sonne la grosse cloche pour réveiller le Québec sur ces manoeuvres: La machine Gesca est prët à tout pour défendre l idéologie fédéraliste. C est donc un acteur politique qui doit ëtre taiter comme tel c a d en adversaire. Arrëtons d accorder une crédibilité à cette entreprise info fédéraliste. Donc le PQ doit confronter cette médiacratie(comme le candidat à la Présidence francaise, M Bayrou l a fait; depuis ilne sesse de monter dans les sondages).Et le lectorat souverainiste devrait se réveiller et arrëter de nourrir leur adversaire en achetant ses journaux. Pas compliqué.Ou est la grosse cloche

    P.s Pour échapper au 4 ième pouvoir il faudra compter sur le 5 ième pouvoir: http://www.vigile.net/spip/article4525.html »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 08h50
    J'avais sursauté en voyant M. Philpot dans les rangs du PQ...
    « Je me demandais si c'était bien le même, et, sincèrement, je m'étonnais que le PQ lui fasse la place. À mon sens, l'aventure de M. Philpot avec Normand Lester discréditait M. Lester lui-même. S'associer avec un tel personnage me semblait nuire aux propos du journaliste enquêteur.

    Et, M. Couture, M. Philpot n'a pas écrit son livre il y a quatorze ans, mais bien il y a 4 ans. Et il a réitéré ses propos dans les années qui ont suivi, sans jamais baisser sa garde.

    Complot fédéraliste? Ben voyons donc! C'est aussi ridicule que l'idée d'un complot américano-britannique pour fomenter un faux génocide, ne trouvez-vous pas? »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 09h12
    Que vont nous révéler toutes ces fouilles?
    « Le Parti Libéral a acheté sur Google tous les noms de ses adversaires dans la présente campagne électorale ... pourquoi exactement? Depuis, on a réussi à dégommer le candidat de monsieur Dumont, dans Deux Montagnes, pour ses propos sexistes et homophobes. On s'attarde maintenant à un autre candidat adéquiste dans la Mauricie à cause d'un vieux passé de délits. On considère maintenant que les recherches de monsieur Philpot sur le génocide du Rwanda ne sont pas assez précises pour mériter d'être candidat dans la présente élection, suggérant du même coup que ses révélations sur le rôle de monsieur Charest dans l'utilisation des fonds lors du dernier Référendum ne sont pas plus précises... et comme le dépot du rapport sur Option Canada s'en vient, le temps presse pour discréditer tout ce qui peut bouger autour de nous! Et que font les journalistes dans tout cela? Ils alimentent ces stratégies au détriment de l'information sur les programmes des partis politiques. Il faudrait calculer les lignes de journaux consacrées à tous ces potins et opinions à celles consacrées à nous faire connaître la vision des candidats et des partis dans la présente élection. Il faudrait compter le temps de discussion consacré à ces propos parallèles à la télévision comparativement au temps dédié à une information éclairante pour prendre une décision qui concerne notre propre futur. Des approches qui nous américanisent souverainement même si on critique ouvertement ce qui se passe de l'autre côté de la frontière!
    A quand la prochaine victime, monsieur Charest? Peut-être serez-vous assez chanceux pour qu'il ne reste plus un seul candidat adverse d'ici au 26 mars! Je ne doute plus que vous soyez encore prêt!

    Fernand Bélair, Québec »

  • Pierre Claver N.
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 09h34
    Mensonges et manipulations autour du génocide rwandais
    « Communiqué de presse
    Congrès Rwandais du Canada (CRC)
    Mensonges et manipulations autour du génocide rwandais

    Le Congrès Rwandais du Canada a lu avec intérêt le papier paru dans la Presse de Montréal sur le "négationnisme présumé de M. Robin Philpot" et trouve dommage que des manipulateurs qui veulent s'attribuer à eux seuls le titre de "victimes" du génocide rwandais continuent à en faire un fond de commerce pour Dieu seul sait quelle raison et viennent perturber la campagne électorale du Québec!

    Il est connu que dans toutes les tragédies humaines, la vérité est souvent la victime oubliée. Le génocide rwandais n'échappe pas à cette règle. Le livre de Robin Philpot, lequel n'a jamais nié le génocide rwandais, a le mérite de poser des questions qui dérangent l'ONU et certains pays occidentaux qui se sont impliqués au Rwanda au cours de cette période. Son livre plaide pour une compassion collective pour qu'on reconnaisse que le génocide rwandais a fait des milliers de victimes non seulement du côté des tutsi mais aussi parmi les hutus. Le livre de Joshua Ruzibiza , ancien collaborateur de Kagame vient de conforter de façon éclatante les thèses de Robin Philpot.

    En effet nombreux sont des Québécoises et des Québécois d'origine rwandaise qui, ont échappé à la folie meurtrière du Front Patriotique Rwandais, aujourd'hui au pouvoir au Rwanda. Au nord est notamment ces hommes et femmes ont fui devant la machine à tuer du FPR depuis le 1er Octobre 1990, et après avoir laissé sur le carreau plusieurs membres de leurs familles, ils étaient près d'un million à être entassés dans un camp de fortune aux portes de la ville de Kigali depuis mars 1993. Il y avait plus 100 décès par jour dans ce camp de fortune au début de l'année 1994. Est-ce que l'abbé Kabayiza pourrait reconnaître que ceux parmi ces malheureux qui ont réussi à s'en sortir en 1994, sont eux aussi des victimes du génocide rwandais? Aujourd'hui bon nombre de rwandais s'accordent sur le fait qu'il faut tout faire pour éviter qu'un tel drame ne puisse se reproduire un jour.

    Ceux qui se donnent la peine de vérifier les faits, savent qu'après l'assassinat du président d'alors, le 6 avril 1994, l'ex-rebelle Paul Kagame a ordonné à ses hommes de rouvrir les hostilités sur tous les fronts pour prendre le pouvoir par les armes; ceci était en effet l'unique objectif de son mouvement. Selon plusieurs témoins privilégiés membres de l'armée de Kagame, ce dernier aura accompli son forfait en sacrifiant ceux qui étaient perçus comme les complices des agresseurs, toutes ethnies confondues, et qui étaient pourchassés par les milices chauffées à blanc par la peur et la haine. Les mêmes témoins racontent comment de leur côté, les rebelles du Front Patriotique Rwandais rivalisaient d'atrocités avec les miliciens dans toutes les zones conquises par la rébellion. Quelques uns de ces témoignages peuvent être retrouvés dans l'émission « Zone libre » de Radio Canada du 19 avril 2006, à la suite d'une enquête menée pendant deux ans par le journaliste Raymond St-Pierre. Rappelons qu'à l'issue de la diffusion de cette enquête, les mêmes démagogues ont taxé le journalisme de faire la promotion du négationnisme du génocide rwandais. Il faut remarquer que parmi tous ceux qui s'intéressent à la tragédie rwandaise, ceux qui ont dénoncé la part de responsabilité du FPR dans le génocide ont été affublés de qualificatifs négationnistes, révisionnistes, interahamwe, etc. Parmi ceux-ci on peut citer le Prof. belge Filip Reyntjens, le héros du film Hôtel Rwanda, M. Paul Rusesabagina, qui a sauvé plus de 1200 rescapés du génocide à l'Hôtel des Milles Collines, le journaliste d'investigation Pierre Péan, l'essayiste québécois Robin Philpot, l'historienne américaine Alison Desforges, les profs Christian Davenport de l'Université du Maryland , et j'en passe. Aujourd'hui même à Arusha, devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, madame Desforges a affirmé que l'attentat contre l'avion de l'ancien président du Rwanda faisait bel et bien partie du mandat de ce tribunal; ce que Kigali et ses suppôts, dont les démagogues en question ici, réfutent énergiquement.

    Depuis que l'enquête du juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière a conclu en novembre 2006, après huit années d'investigations, que ce sont Kagame et ses proches qui ont organisé et exécuté cet attentat dans le but de provoquer le chaos et en profiter pour se saisir du pouvoir, les démagogues du FPR s'agitent car ils savent qu'ils ont acquis le pouvoir sur base de manipulation de l'opinion internationale en tenant pour responsable de la tragédie rwandaise la communauté internationale qui n'a pas voulu intervenir. Toute cette manipulation vise constamment à faire échec à toute tentative de vouloir en savoir plus sur la genèse du génocide rwandais. Pourtant le CRC croit que c'est un exercice nécessaire qui permettrait d'éviter que plus jamais un génocide ne puisse se reproduire dans ce petit pays africain et partout ailleurs dans le monde.

    Il est affligeant de constater que le génocide rwandais est devenu un véritable fond de commerce et une arme imparable pour le pouvoir en place à Kigali. Tout opposant réel ou imaginaire est qualifié de génocidaire, de négationniste, de révisioniste et tous les « istes » de cet accabit. A la lumière de tous ces faits « nouveaux » pour certains, on est en droit de dire que définitivement « ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali! »


    Congrès Rwandais du Canada (CRC)
    Pierre-Claver N., Ph.D., Président
    Gatineau, Qc »

  • Félicien Hitayezu
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 09h45
    Élection au Québec et génocide rwandais: un mauvais mélange
    « Selon l'article d'André Noël, on aurait tendance à penser que M. Philipot fait campagne sur les enjeux de la politique rwandaise. Monsieur Noël retrace à l'envie les grandes lignes du livre, intitulé Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali (Rwanda) signé M. Philipot et publié en 2003. M. Philipot y dénonce la version officielle colportée par le Front patriotique rwandais (actuellement au pouvoir au Rwanda) et ses supporters et invite la communauté internationale à réévaluer les responsabilités dans la tragédie rwandaise.

    Certains commentateurs québécois, avec en filigrane le lobbying de groupes de pression de la diaspora rwandaise -certains animés par des intérêts obscurs- se saisissent de la question rwandaise pour discréditer un citoyen, bien connu pour la défense des causes nobles, Robin Philipot en l'occurrence. Or, M. Philipot a exprimé ses opinions, comme beaucoup d'autres d'ailleurs l'ont fait dans ce dossier, sur les origines de cette immense tragédie rwandaise. En Europe, d'autres voix sont en train de s'élever pour demander que le tribunal pénal international se saisisse du cas du général-président Kagame pour son implication présumée dans le cataclysme rwandais. Tout ce beau monde devra-t-il renoncer à des ambitions (mêmes politiques) légitimes du fait qu'on ose dénoncer le rôle majeur joué par le FPR dans la tragédie rwandaise?

    Ces procédés sont détestables. En réalité, la question rwandaise est très complexe. Et les hommes politiques, particulièrement en campagne électorale, doivent doubler de vigilance pour ne pas se laisser piéger.

    Les développements récents issus de différents milieux qui s'intéressent à la situation politique au Rwanda nous apprennent que Kagame et le FPR portent aussi une lourde responsabilité dans le déclenchement de la tragédie rwandaise. Prêt à tout pour prendre le pouvoir au Rwanda, Kagame aurait assassiné le chef de l'État rwandais de l'époque, avant de déclencher à nouveau les hostilités, qui ont entrainé le chaos qui a conduit à l'accomplissement du génocide. Nombreux sont des rwandais vivant au Québec qui ont échappé, dans le Nord-Est du Rwanda, et ce depuis octobre 1990, à la folie meurtrière des ex-rebelles du FPR qui, en 1994, rivalisaient d'atrocités avec les milices qui chassaient les complices présumés des envahisseurs. Que l'on s'y trompe pas : il y a eu effectivement une folie meurtrière qui a emporté les Tutsis de l'intérieur et des milliers de Hutus. Ces meurtres innommables ont été, à juste raison, qualifiés par les Nations-Unies de «génocide rwandais». Personne ne devrait nier ce génocide et ses auteurs doivent en porter la responsabilité.

    D'ailleurs, dans son émission Zone libre du 21 avril 2006, le journaliste québécois Raymond Saint-Pierre, s'étant abondamment inspiré des témoignages des anciens officiers du FPR au terme de deux ans de recherche, est arrivé aux conclusions, à travers un ensemble d'éléments concordants, qui ne laissaient planer aucun doute sur la responsabilité de Paul Kagame dans la tragédie rwandaise. Au lendemain de ce reportage, l'équipe de Zone libre, Raymont Saint-Pierre en tête, a été la cible de réactions acerbes suggérant le « révisionnisme » de sa part. Cette fois-ci, c'est monsieur Philpot qui fait les frais de cette démarche détestable qui consiste, par des raccourcis et des faux-fuyants, à faire des amalgames pour mieux noyer le poisson et salir la réputation d'honnêtes citoyens.

    L'épisode actuelle est regrettable mais les « boules puantes » (selon l'expression consacrée du général de Gaulle) font malheureusement partie intégrante de toutes les campagnes. Certains médias facilitent évidemment ces coups tordus. Si les Québécois laissent agir les corbeaux qui y font leurs nids douillets, on risque de voir la campagne s'enliser dangereusement dans des eaux marécageuses. Les commentateurs politiques, garants en quelque sorte du bon déroulement de la campagne, doivent contribuer à ce que les vrais enjeux soient discutés et que cette campagne soit véritablement une « campagne d'idées » que ces commentateurs appellent de leurs voeux. »

  • Lysanne Rivard
    Abonnée
    vendredi 9 mars 2007 10h26
    La "Presse" journal spécialiste dans la DÉSINFORMATION...?
    « Eh...oui, le journal La Presse en est rendu là. La manipulation de l'information au service du Canada Anglais pour encore une fois faire passer les INDÉPENDANTISTES du Québec pour des INCONSCIENTS...?

    Messieurs de la Presse avec vos attitudes de TORDUS et de Manipulateurs de l'information, je ne serais pas surpris qu'un jour proche cela vous retombe en pleine face...

    Vous vous attaquez depuis très longtemps aux Québécois INDÉPENDANTISTES en biaisant l'information et en la manipulant de sorte que vous faites honte à cette profession que l'on appelle "LE JOURNALISME"...Vous enlevez toute crédibilité aux JOURNALISTES qui pratique cette profession de manière honnête et noble...

    Vous avez la prétention de vous reconnaitre comme un GRAND JOURNAL,,,je vous informe qu'à nos yeux vous n'êtes que des PUTTES journalistiques en vous vendants aux plus OFFRANT, c'est à dire le Fédéral et le Canada Anglais...

    Un jour ça va vous PETTER dans la face...et ce sera tant mieux si votre TORCHON de Journal n'est plus lus.

    Philpot n'a jamais affirmé que ce GÉNOCIDE n'avait eu lieu.

    Reynald Savard
    L'Indépendantiste »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 10h32
    Philpot le pyromane
    « Pierre Trudel, interrogé hier sur le livre de Philpot constate que celui-ci nie le génocide rwandais, à moins que les québécois ne sachent pas la valeur des mots, et Trudel déclare que nier le génocide rwandais est aussi grave que de nier l'holocauste.

    Philpot, fidèle à son habitude de sortir des théories farfelues pour salir ses adversaires tente dans son livre d'associer les américains aux massacres et nous fait encore la preuve qu'il n'est pas crédible, et que son autre livre sur Options Canada écrit en collaboration avec Normand Lester n'est qu'un autre torchon uniquement destiné à salir ses adversaires politiques, en l'occurrence les libéraux et tous les fédéralistes.

    Les deux compères avaient d'ailleurs soumis des "documents importants" trouvés par hasard dans une poubelle en pleine campagne fédérale, à la vérificatrice générale Sheila Fraser qui avait déclaré qu'il n'y avait pas matière à porter des accusations contre quiconque, parce qu'il n'y avait aucun élément de preuve à l'appui de leurs accusations.

    Boisclair qui pensait faire un bon coup en incluant Philpot dans son "équipe de rêve" pour relancer les accusations contre Options Canada et discréditer les fédéralistes en pleine campagne électorale, va finir par comprendre qu'il s'est tiré dans les deux pieds et qu'il doit mettre à la porte au plus vite ce délirant pyromane. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 11h48
    Conter Fleurette
    « C'est en lisant Fleurette Riverin qu'on réalise que le but premier de La Presse n'était pas de s'attaquer à Philpot, le sceptique sur le génocide tutsi, mais bien à Philpot, l'auteur du référendum volé.

    A la Fleurette qui se passionne pour l'holocauste, en voici un volet peu glorieux: celui de Martin Gray qui vient ici depuis 40 ans nous raconter ses histoires-bidons: il n'a jamais mis les pieds de sa vie à Treblinka! On le sait en Angleterre depuis le début des années 80. Pourtant un cinéaste québécois en a fait un film ici!!!


    http://vho.org/aaargh/fran/histo/STasb/STasb33.html#anchor523176

    TREBLINKA OU LA LIBERTE CREATRICE


    Je m'honore de faire partie de l'"abjecte petite bande" de ceux qui, non pas comme le dit P. Vidal-Naquet dans sa lettre à Max Gallo, nierait le grand massacre, mais simplement réclament qu'on lui applique les règles ordinaires de la méthode historique. De l'abject à l'object.

    "Il n'y a pas de controverse historique possible", écrivait en octobre 1980 l'historien-journaliste Max Gallo dans un article de L'Express où il citait les pièces mêmes d'une controverse en cours. L'article se présentait comme un compte rendu de mon livre et de celui de Wellers, sans qu'il dise un mot du contenu de l'un ni de l'autre. M. Gallo n'aime donc pas la controverse mais il ne peut y échapper. Les douze points de sa réponse à P. Vidal-Naquet, dans le Monde des 27-28 novembre 1983, appellent les commentaires suivants:

    1. Il dit avoir recueilli les souvenirs de Martin Gray, survivant du camp de Treblinka. Il semble donc croire que Martin Gray y a séjourné. Il y a toutes les raisons de croire que c'est simplement faux. Martin Gray l'a même reconnu. On a du mal à penser que M. Gallo serait assez naif pour ne pas s'en être rendu compte.

    2. M. Gallo a écrit le livre de Martin Gray en utilisant "à la fois [son] métier d'historien et [sa] vocation de romancier". C'est un aveu.

    3. Il a cosigné le livre et explique sa méthode, sans dire pourtant que sa vocation de romancier va lui permettre d'inventer des chapitres entiers.

    4. Le livre a connu une immense diffusion. Avec cette "méthode", on ne sera pas surpris. Papillon, livre auquel M. Gallo avait aussi prêté son concours, a eu aussi un immense succès. Il se présentait également comme une autobiographie, mais cette fois la signature de M. Gallo n'apparaissait pas. Seuls quelques rares esprits simples ont pu penser que Papillon était une histoire vraie.

    5. C'est en Angleterre que la supercherie littéraire a été d'abord dévoilée. Ce n'est pas dans la presse française. Il serait intéressant de se demander pourquoi.

    6. Gitta Sereny, qui a été assistante sociale dans les camps allemands dès leur libération, a interviewé, dans sa prison, en Allemagne, Franz Stangl, qui fut commandant du camp de Treblinka. Elle écrit: "This is an area in which commercially-motivated rubbish can have terrible long-term consequences" (C'est un domaine où des cochonneries écrites pour le profit peuvent avoir de terribles conséquences à long terme), New Statesman, 2 novembre 1979.

    7. M. Gallo n'a pas reconnu les propos qu'elle lui prêta. Les voici: "M. Gallo informed me coolly that he "needed" a long chapter on Treblinka because the book required something strong for pulling in readers" (M. Gallo me dit froidement qu'il "avait eu besoin" d'un long chapitre sur Treblinka parce que le livre devait avoir quelque chose de fort pour attirer les lecteurs). Elle ajoute qu'après avoir dit en face à Martin Gray qu'il n'avait jamais été à Treblinka, elle s'entendit répondre: "Mais quelle importance?" (But does it matter?) Gitta Sereny a donc recueilli ce double aveu. Elle habite Londres. Il est facile de lui demander les détails de ces intéressants entretiens.

    8. Martin Gray aurait, croit M. Gallo, intenté une action en justice. Nous croyons, pour notre part, que ce n'est pas vrai, et que Martin Gray n'oserait jamais le faire. M. Gallo cherche à nous égarer sans trop se risquer lui-même, c'est pourquoi il dit "je crois". On peut toujours s'être trompé.

    9. Aucune autre polémique n'aurait été engagée contre Martin Gray: on ne voit pas bien ce que cela prouve. Par ailleurs, M. Gallo, qui a lu mon livre, n'ignore pas que le sien y est qualifié, en 1980, de "faux splendide" (p. 346) en hommage, je le reconnais, à sa "vocation de romancier". »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    vendredi 9 mars 2007 13h01
    déplorable
    « Sans minimiser le lien qui uni le Québec au Rwanda, une élection provinciale est sûrement le pire contexte pour débatre du génocide rwandais. Que le journal La Presse, cette voix du fédéralisme au Québec, s'en serve délibérement pour des fins de démagogie électorale n'est pas suprenant, mais c'est déplorable. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 13h04
    Hollywood Charest maintenant!
    « «Je pense que j'ai vu au moins deux films sur cet événement-là. Évidemment, un film, c'est toujours une portion de fiction, mais fondée sur une histoire vraie. C'est bouleversant, l'histoire du Rwanda.»(Jean Charest)

    C'est vraiment pas sérieux.
    Et il semble se vanter d'une telle ignorance sur un sujet aussi important. Est-ce que toutes ses "connaissances" en histoire lui viennent d'Hollywood? Pas étonnant qu'il a éliminé l'embauche de nouveaux professeurs d'histoire au Ministère de l'Éducation du Québec pour remplir les postes vacants par des sociologues! Eux, ils vont en jouer du sens des mots pour leur faire dire ce qu'on veux.

    Bein là, je dois avouer que M. Boisclair me prend au dépourvu! Celui qui ne parlait que la langue de bois est devenu le SEUL qui dit les vrais affaires et défend courageusement l'importance du sens des mots!

    J'espère qu'il va garder ce cap. On en a drôlement besoin dans cette course qui devenait des plus insignifiante.

    J'allais voter ADQ pour la franchise de Dumont, mais je commence à comprendre qu'elle a ses limites quand le sujet est vraiment trop chaud. Je suis très décu de lui. Je ne voterai pas pour quelqu'un qui est prêt à en condamner un autre sur l'interprétation du sens d'un mot.

    Les mots sont trop importants.

    Finalement, les vrais "faibles" apparaissent au grand jour. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 13h16
    S'il vaut que le PQ fasse le gouvernement...
    « Boisclair devrait démissionner au lieu de défendre qui dit des âneries s'il désire vraiment que le Parti Québécois constitue le prochain gouverne-ment ; à la place du pire que nous ayions eu, Charest ou du pire choix à venir, Dumont. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 13h38
    Le génie est dans les détails
    « C'est la raison pour laquelle on ne retrouve pas beaucoup de politiciens dans ces zones, M. Charest.

    Tout le monde admet qu'il y a eu massacres au Rwanda, mais la plupart d'entre nous n'y sommes jamais allés. On ne sait pas ce qui s'y est vraiment passé. Combien d'entre nous savent ce que sont les ethnies impliquées et peuvent les différentier. On n'entrera pas dans les distinctions fines comme celle-là dit sagement notre phare premier ministre qui a vu le film, une fiction dit-il, mais qui repose sur la réalité.

    Quelle réalité ? Justement, on en discute.
    Quand donc un massacre ethnique devient-il un génocide ?
    Est-ce que c'était dans la partie fictive ou réelle du film ?

    On croit vivre une hallucination. Après tous les mensonges et manipulations dont nous avons et sommes toujours victimes, je pense que l'on a droit d'entendre des points de vue. C'est le minimum démocratique.

    On a là la preuve, surtout avec la requête spécifique de notre guide politique, que les questions et débats subtils n'ont pas leur place ici. »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 18h20
    À qui profite le terme "génocide" dans le conflit rwnadais ?
    « Paul Kagame et le FPR sont des criminels dangereux, et curieusement lui et son gouvernement sont en train d'évacuer la langue et le fait français dans les relations entre l'État rwandais et ses citoyens, pour finaliser le "take-over" de l'ethnie tutsie originaire de l'Ouganda sur les affaires de cette région du monde.

    Pourquoi changer d'identité coloniale (Belge .vs. l'axe Anglo-saxon) si ça donne comme résultat d'opprimer et ostraciser le peuple comme avant, comme toujours ?

    L'anglais et la culture impérialisto-colonialiste qui l'accompagne étroitement serait-il encore en cause, par hasard ???

    Cette culture (et les gens qui la soutiennent) sont franchement toxiques et corrosifs pour la paix dans de le monde et la bonne entente entre les peuples quand celle-çi est destinée à sous-traiter l'exploitation et la misère hors des forntières orangistes.

    Ne vous y trompez pas, je pleure les victimes de toute guerre, quelle qu'elle soit, et c'est d'autant plus détestable si elle est motivée sur une base ethnique.

    Et comme Blancs, nous sommes tous coupables d'avoir détourné les yeux et laisser perpétrer cette infâmie par qui que ce soit dont les intentions étaient inhumaines.

    On n'en sort pas, franchement ! »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 19h44
    À Isabelle Gélinas
    « L opinion d un rwandais qui donne tout à fait raison à M Philpot et jette un éclairage utile à la compréhension de ce génocide. (http://www.vigile.net/spip/article5087.html) »

  • France Lafontaine
    Abonné
    vendredi 9 mars 2007 21h00
    Questions de jugement !
    « C'est terrible de nier ce qui a déjà été prouvé. C'est une question de jugement, de manipulation de la vérité ou si il croit ce qu'il a écrit quelle sorte d'analyse fait-il ? Il est comme ceux qui nient encore l'holocauste. Appuyé ces affirmations c'est appuyé un jugement biaisé. Quelle vision aura-t-il des fédéralistes après un référendum gagnant ? Quel sort leur réservera-t-il ???? Et que doit-on croire sur son "référendum volé " ? M. Boisclair défend M. Philpot et banalise ses écrits. C'est grave parce que c'est une façon de penser, une orientation fondamentale. Le chef du PQ aurait dû lire le livre avant de l'apuyer.C'est aussi important , en campagne électorale, même si ça s'est passé loin d'ici parce que ça touche nos valeurs profondes.Va-t-on balayer du revers de la main les propos du Général Dallaire ? Est-ce que nous voulons quelqu'un qui nie l'évidence au pouvoir ? Pensez-y bien !!!

    France Lafontaine

    lafontainefrance@videotron.ca »

  • Gérald Charbonneau
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 22h19
    Peut-on parler des enjeux du Québec?
    « Je passe plusieurs mois en Floride comme beaucoup de Québécois et prends mon information sur internet. Est-il possible pour les journalistes de nous entretenir des vrais enjeux (entre autres économiques) et de nous foutre la paix avec les à-côtés (l'affaire Philpot entre autres et toutes les autres). Tout n'est pas blanc, et tout n'est pas noir au Rwanda. Kagamé n'est certes pas un saint.Et Dallaire la pleureuse s'est fait du crédit politique sur le dos des Rwandais et siège désormais comme sénateur libéral. Bon! Mais ce qui se passe au Québec «now». »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 10 mars 2007 14h07
    Riverin, Lafontaine et Gélinas ou comment partir en guerre contre le rapport Grenier en passant par le Rwanda
    « Mesdames Riverin, Lafontaine et Gélinas sont extraordinairement tranparentes. Elles adhèrent d'emblée à la campagne de salissage du PLQ et de La Presse et se fichent bien de comprendre la théorie de M. Philpot sur le carnage rwandais. Elles sautent sur l'occasion que leur offre la fausse manchette de La Presse pour tenter de discréditer les conclusions de M. Philpot dans l'affaire Option Canada, afin de protéger ceux qui y sont mouillés jusqu'au cou. Leur manoeuvre, comme celle de La Presse, sent son partisan libéral à plein nez.

    Le PLQ utilise la technique américaine qui consiste à fourrer son gros nez dans la vie des candidats des partis adverses et à constituer des dossiers. Ces dossiers sont utilisés dans le cours de la campagne, pour tenter de discréditer certains candidats ou certains partis. Discréditer certains candidats comme M. Philpot et au-delà de sa personne, affecter la crédibilité du rapport Grenier et donner un coup de main à M. Charest qui s'était lui-même mis dans le pétrin en affirmant que le territoire québécois était divisible. Discréditer certains candidats de l'ADQ et au-delà de ces individus, discréditer l'ADQ et son chef. En début de campagne, M. Charest a ramené l'affaire de la consommation de cocaïne de M. Boisclair et les journalistes ont fait le sale boulot en ce qui regarde son homosexualité. Maintenant que l'ADQ est en progression, M. Charest laisse couler l'information concernant les candidats de l'ADQ.

    Malheureusement pour M. Charest, pour le PLQ et pour ses partisans, cette technique s'avère peu payante. Le sondage publié dans La Presse d'aujourd'hui le démontre de manière éclatante. Les campagnes de salissage ont peut-être la cote chez nos voisins du sud, mais les Québécois semblent y être imperméables et avoir suffisamment de jugement pour ne pas entériner un jeu aussi bas et immoral.

    En ce qui regarde M. Philpot, en lisant la manchette de La Presse, j'ai été scandalisée. J'étais d'opinion qu'il devait être congédié. Mais connaissant Gesca, il me restait une petite gêne et je me suis mise à lire tout ce que je pouvais sur le sujet. Il ressort de tout cela que le carnage rwandais est une question beaucoup plus complexe que ce que j'en pensais au départ. Comme tous les drames de cette nature et en particulier ceux qui se déroulent en Afrique, il est très difficile de s'y retrouver et il ne semble pas que tout soit parfaitement clair, qu'il y ait, comme dans un bon vieux film de cowboy, des bons parfaitement bons et des méchants parfaitement méchants. Comme on l'a vu ailleurs, dans le cadre d'autres massacres, les véritables coupables ne sont pas tous punis loin de là et certains s'en tirent à très bon compte. Je ne pense pas non plus qu'il faille sous-estimer l'intervention de pays tiers qui ont des intérêts à protéger dans certaines régions du globe.

    Ceci étant dit, il ressort aussi que M. Philpot n'a absolument pas nié l'existence d'un génocide au Rwanda. Il ne tire pas les mêmes conclusions que la majorité des intervenants, mais d'autres spécialistes partagent un point de vue similaire au sien. Il tient de plus à apporter une nuance que je crois importante entre le sens strict du mot génocide : destruction MÉTHODIQUE d'un groupe ethnique et son sens par extension : extermination d'un groupe important de personnes en peu de temps. Le seul génocide au sens strict qu'ait connu notre planète est celui perpétré par le gouvernement du IIIe Reich contre les juifs. Il correspond en particulier au caractère méthodique de l'entreprise, qui inclut la froideur dans l'exécution, la mort lente, le martyr de millions de personnes réduites à l'état de squelette et éliminées de manière froide et systématique durant plus de six ans. Étant juive moi-même, je suis reconnaissante à M. Philpot d'avoir soulevé cette nuance car ne pas le faire équivaudrait à banaliser l'aspect méthodique qui préside à un génocide au sens strict et cela me semble tout à fait inacceptable. En effet, l'humanité ne doit pas oublier et rester vigilante, afin qu'une telle entreprise de liquidation étatique d'un groupe humain ne soit plus jamais tolérée.

    Cela ne signifie aucunement que les autres types de génocide, comme celui du Rwanda ou celui perpétré par les Turcs contre les Arméniens n'existent pas ou qu'ils soient plus tolérables, cela signifie qu'ils n'impliquent pas de caractère méthodique et qu'ils sont provoqués par une monstrueuse machination visant à provoquer un état d'hystérie collective qui se solde par un bain de sang qui ne peut manquer de nous émouvoir et de nous consterner. Il est essentiel que ces carnages soient condamnés et que les coupables soient punis. Mais le sont-ils tous systématiquement ? Je pense qu'il est légitime d'en douter.

    En terminant, la manière américaine, qui consiste à condamner automatiquement une personne parce qu'elle ne partage pas l'opinion communément admise ou parce que son opinion n'est pas politiquement correcte, n'est rien d'autre qu'une tentative de banalisation de la pensée dont les effets sont profondément délétères et affaiblissent la démocratie avec comme conséquence, le triomphe de l'intolérance et de la pensée à courte vue. »

  • Horicubonye 40
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 00h27
    Mensonges de certains Rwandais
    « Juste pour soutenir M. Philpot à propos du message soit disant "Génocdie" au Rwanda.
    En effet,il n'y a pas eu de Génocide ;s'il en est eu c'est de deux côtes Hutu et Tutsi , les Tutsi ont tué même jusqu'à maintenant, ils continuent à tuer ;les Hutu eux se sont défendus suite à la mort de leur président.Le Pays éatait attaqué !!!
    Tout débute avec la mort de Havyarimana et son Homologue Burundais Ntaryamira Cyprien. Ce qui veut dire que ce sont eux même les tutsi qui ont préparé le génocide en abattant l'avion du président Havyarimana.
    Ecoûte, les Tutsi sont dotés de mensonges, ce sont de vrais menteurs. Ce sont des paresseux qui aiment manger sans pêner, aiment la vie facile. Qui veulent recevoir une aide par leur mensonge.
    Pourquoi au Procès de Munyaneza à Montréal, les femmes qui témoignent ne se montrent pas publiquement?, c'est parce que leurs témoignages sont faux, inventés.
    Pour ce qui est de Romeo DAllaire , lui qui n'a vécu là bas que pendant quelques mois , ne connait pas la réalité du Rwanda, il ne connais pas les Tutsi, il a été trompé par les jeunes filles Tutsi qui le courtisaient.
    Si vous voulez savoir la réalité au Burundi ou Rwanda , demander aux Hutu eux vous diront la rélité tandis que les Tutsi vont vous mentir.

    mercie encore encore M Philpot de ta position.

    "J'ai vécu la bas pendant presque 30 ans. »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    samedi 12 mai 2007 07h07
    Tardive ma réaction, Mme Hart, mais néanmoins...
    « Vous avez tout de suite joué les péquistes offensées, m'accusant de partisanerie libérale. Rien n'est plus faux, madame. Je suis souverainiste dans l'âme, et jamais je n'ai été ni ne serai libérale! »

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