Dumont largue un candidat embarrassant
9 mars 2007
Québec
Bécancour — Pris dans la tourmente à cause de commentaires controversés tenus sur les ondes de sa radio Internet, Jean-François Plante ne sera finalement pas candidat pour l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la circonscription de Deux-Montagnes.
La nouvelle est tombée comme un coup de foudre hier midi, alors que le chef de l'ADQ, Mario Dumont, était de passage dans la circonscription de Nicolet.
Un bref communiqué remis à la presse indique que M. Plante et l'ADQ «ont convenu que l'ampleur de la controverse des derniers jours ne permettait plus à M. Plante de représenter sereinement et efficacement l'ADQ dans la présente campagne».
Depuis le début de la semaine, M. Plante et son chef devaient tenter de se défendre de propos homophobes et misogynes proférés par M. Plante, notamment à la station radio Internet qu'il dirigeait.
M. Dumont a défendu son candidat pendant quelques jours, rappelant que les propos reprochés avaient été tenus bien avant la campagne électorale.
Mais, lundi dernier, M. Plante en a remis dans une entrevue avec un autre controversé animateur de radio Internet, Jeff Filion. M. Plante a alors fait des déclarations homophobes à l'endroit du chef du Parti québécois, André Boisclair.
M. Dumont a raconté qu'il avait demandé mercredi soir à ses adjoints de lui tracer le «portrait complet» du dossier Plante.
«J'en suis venu à la conclusion que la campagne électorale n'était plus possible pour lui sous la bannière de l'ADQ. Il a compris cette conclusion et a accepté de démissionner», a confié M. Dumont.
La nature des propos tenus par M. Plante et son manque de discipline auront eu raison du candidat, selon le chef adéquiste. «Quand on demande à quelqu'un de faire attention [à ses déclarations], cette notion de discipline doit être mise en vigueur avec une certaine rigueur et une certaine fermeté.»
Lors d'une émission de radio diffusée sur Internet le 26 décembre 2006, le candidat adéquiste condamnait les activités commémoratives du 6-Décembre, qui soulignent chaque année le meurtre de 14 jeunes femmes à l'École polytechnique de Montréal en 1989.
De plus, dans cette émission, Jean-François Plante se vantait de ne pas porter le ruban blanc commémoratif de la tragédie et mettait en doute les statistiques sur la violence faite aux femmes. Dans l'une de ses émissions, l'animateur remet aussi en question le bien-fondé de l'équité salariale.
La démission de M. Plante a été accueillie avec une satisfaction non dissimulée par la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.
«C'est une excellente nouvelle, en ce jour du 8 mars, parce que M. Plante a tenu des propos qui ne sont pas dignes de quelqu'un qui veut représenter la population. Très bonne décision», a-t-elle dit, sourire aux lèvres, lors d'un bref point de presse.
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a réagi avec modération à la démission du candidat adéquiste. «La responsabilité de la gestion de ses candidats appartient à M. Dumont. Ce n'est pas à moi de juger ce genre de choses, c'est aux électeurs», a-t-il dit, avant d'ajouter que le chef de l'Action démocratique s'était comporté «de façon responsable» dans ce dossier.
Le chef libéral, qui avait réclamé la tête du candidat, était moins tendre envers son adversaire. «C'est rendu au pied du mur que M. Dumont a été obligé de prendre cette décision. Il aurait dû la prendre plus tôt», a lâché Jean Charest.
L'ADQ a annoncé que Lucie Leblanc, une comptable résidante du comté de Deux-Montagnes et ancienne mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, remplacera M. Plante comme porte-étendard adéquiste dans cette circonscription.
Malgré son retrait de la course, M. Plante reste néanmoins membre de l'exécutif national du parti pour le moment. Sa présence au sein de cet exécutif n'est pour l'instant que théorique puisque l'instance en question ne se réunit pas pendant la campagne électorale.
M. Dumont a noté qu'il ne possède aucune autre indication que d'autres candidats adéquistes aient à poser un geste semblable à celui de M. Plante.
Depuis deux semaines, les déclarations douteuses de plusieurs candidats adéquistes ont fait surface dans les médias. Le chef de l'ADQ a dit croire que ces informations provenaient d'une stratégie délibérée des libéraux pour placer les candidats et l'ADQ dans l'embarras.
La nouvelle est tombée comme un coup de foudre hier midi, alors que le chef de l'ADQ, Mario Dumont, était de passage dans la circonscription de Nicolet.
Un bref communiqué remis à la presse indique que M. Plante et l'ADQ «ont convenu que l'ampleur de la controverse des derniers jours ne permettait plus à M. Plante de représenter sereinement et efficacement l'ADQ dans la présente campagne».
Depuis le début de la semaine, M. Plante et son chef devaient tenter de se défendre de propos homophobes et misogynes proférés par M. Plante, notamment à la station radio Internet qu'il dirigeait.
M. Dumont a défendu son candidat pendant quelques jours, rappelant que les propos reprochés avaient été tenus bien avant la campagne électorale.
Mais, lundi dernier, M. Plante en a remis dans une entrevue avec un autre controversé animateur de radio Internet, Jeff Filion. M. Plante a alors fait des déclarations homophobes à l'endroit du chef du Parti québécois, André Boisclair.
M. Dumont a raconté qu'il avait demandé mercredi soir à ses adjoints de lui tracer le «portrait complet» du dossier Plante.
«J'en suis venu à la conclusion que la campagne électorale n'était plus possible pour lui sous la bannière de l'ADQ. Il a compris cette conclusion et a accepté de démissionner», a confié M. Dumont.
La nature des propos tenus par M. Plante et son manque de discipline auront eu raison du candidat, selon le chef adéquiste. «Quand on demande à quelqu'un de faire attention [à ses déclarations], cette notion de discipline doit être mise en vigueur avec une certaine rigueur et une certaine fermeté.»
Lors d'une émission de radio diffusée sur Internet le 26 décembre 2006, le candidat adéquiste condamnait les activités commémoratives du 6-Décembre, qui soulignent chaque année le meurtre de 14 jeunes femmes à l'École polytechnique de Montréal en 1989.
De plus, dans cette émission, Jean-François Plante se vantait de ne pas porter le ruban blanc commémoratif de la tragédie et mettait en doute les statistiques sur la violence faite aux femmes. Dans l'une de ses émissions, l'animateur remet aussi en question le bien-fondé de l'équité salariale.
La démission de M. Plante a été accueillie avec une satisfaction non dissimulée par la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.
«C'est une excellente nouvelle, en ce jour du 8 mars, parce que M. Plante a tenu des propos qui ne sont pas dignes de quelqu'un qui veut représenter la population. Très bonne décision», a-t-elle dit, sourire aux lèvres, lors d'un bref point de presse.
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a réagi avec modération à la démission du candidat adéquiste. «La responsabilité de la gestion de ses candidats appartient à M. Dumont. Ce n'est pas à moi de juger ce genre de choses, c'est aux électeurs», a-t-il dit, avant d'ajouter que le chef de l'Action démocratique s'était comporté «de façon responsable» dans ce dossier.
Le chef libéral, qui avait réclamé la tête du candidat, était moins tendre envers son adversaire. «C'est rendu au pied du mur que M. Dumont a été obligé de prendre cette décision. Il aurait dû la prendre plus tôt», a lâché Jean Charest.
L'ADQ a annoncé que Lucie Leblanc, une comptable résidante du comté de Deux-Montagnes et ancienne mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, remplacera M. Plante comme porte-étendard adéquiste dans cette circonscription.
Malgré son retrait de la course, M. Plante reste néanmoins membre de l'exécutif national du parti pour le moment. Sa présence au sein de cet exécutif n'est pour l'instant que théorique puisque l'instance en question ne se réunit pas pendant la campagne électorale.
M. Dumont a noté qu'il ne possède aucune autre indication que d'autres candidats adéquistes aient à poser un geste semblable à celui de M. Plante.
Depuis deux semaines, les déclarations douteuses de plusieurs candidats adéquistes ont fait surface dans les médias. Le chef de l'ADQ a dit croire que ces informations provenaient d'une stratégie délibérée des libéraux pour placer les candidats et l'ADQ dans l'embarras.
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