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Réforme démocratique - Les verts veulent terminer l'oeuvre de René Lévesque

Fabien Deglise   9 mars 2007  Québec
Québec — Se disant ni fédéralistes ni souverainistes, les verts ont toutefois l'intention de marcher sur les traces de René Lévesque. Comment? En modifiant la Loi électorale, s'il devait former le prochain gouvernement, afin de terminer «la réforme des institutions démocratiques amorcée» par l'ancien chef du Parti québécois dans les années 80, mais «malheureusement laissée en plan», a dit hier Scott McKay, chef du Parti vert du Québec.

Lors d'une conférence de presse tenue dans la Vieille Capitale, à quelques encablures de l'Assemblée nationale, le leader écologiste, chauffé par la présence à ses côtés des 11 candidats du PVQ dans la région de Québec, a qualifié cette réforme «de pièce majeure du programme» des verts, qui vise «à redonner confiance aux électeurs dans leurs institutions» mais aussi à s'assurer que tous, y compris les verts, soient à l'avenir représentés à Québec.

«Il ne faut pas se faire d'idées, le 26 mars prochain, près de 80 % des députés vont avoir été élus avec un tiers des suffrages exprimés, donc contre la volonté de la majorité des électeurs de leur circonscription», a commenté hier André Larocque, vice-président du PVQ, candidat dans Louis-Hébert mais aussi... ancien sous-ministre à la «Réforme électorale et parlementaire» — c'était son nom — sous René Lévesque.

Élire par dépit

Selon lui, le portrait démocratique du Québec est d'ailleurs inquiétant puisqu'il incite, dans le cadre actuel, les citoyens à «élire un gouvernement par dépit plutôt que par conviction». Ce qui, à ses yeux, n'est pas à l'image d'une démocratie saine et forte.

Dans les grandes lignes, les verts souhaitent donc que l'Assemblée nationale soit élue selon une formule dit proportionnelle — la part du suffrage obtenu par les partis politiques se transforme en sièges de députés. En même temps, le premier ministre serait élu, selon ce modèle, au suffrage universel, «conférant ainsi une plus grande légitimité à cette fonction», dit le PVQ.

La formation politique, qui martèle depuis quelques jours qu'elle n'est «pas seulement le parti d'une seule cause», souhaite aussi introduire, comme l'avait envisagé Lévesque, des élections à date fixe au Québec, un système de décentralisation pour empêcher les élus d'être soumis à la ligne de parti, mais aussi, sur le modèle suisse, l'apparition de «consultations publiques sur des enjeux locaux lors des élections provinciales», a rappelé M. Larocque.

«Le monde est écoeuré, dit-il. Le gouffre s'élargit entre les citoyens et leur institution. Si nous ne faisons rien, c'est la catastrophe.» La sortie des verts sur la réforme électorale survient dans la foulée du rapport Béland sur la réforme des institutions démocratiques, qui, peu avant la campagne électorale, invitait les candidats à repenser une carte électorale «démocratiquement infecte», pour citer Lévesque.

Notons que le taux de participation aux élections provinciales est également en chute libre depuis quelques années. Il est passé de 81,5 % en 1998 à 70,4 % lors du dernier scrutin.

Dans un monde idéal, selon les verts, le PVQ pourrait obtenir entre 6 et 12 sièges à l'Assemblée nationale si l'on se fie aux intentions de vote exprimées lors de différents coups de sonde et qui donnent aux verts entre 5 et 10 %.
 
 
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    9 mars 2007 01 h 08
    Franchement
    Les petits partis ne sont pas plus près de la population souvent ce sont des groupes de pressions qui les alimentent. Qu'ils commencent à se dissocier de certains groupes. De plus je dénonce un peu le manque d'encadrement des petits partis comme l,ADQ qui comptait 924 membres en 2005-06 ils ont reçu 18% de la part des votes à .50. Pour quoi faire depuis 2003. A chaque élection un libéral vient aider pour remonter le parti.
    Je trouverais normal que pour être reconnu comme parti d'avoir au moins 10 15000 membres et ce réparti dans plus de la moitié des régions si non qu'il se présente comme indépendant. On demande à un petit organisme de citoyens pour être reconnu d,avoir plus de 500 membres et 15 groupes dans au moins 9 régions du Québec et pourtant ce N'est pas pour gérer la province. Il serait normal que la base pour être reconnu parti soit plus solide que d'arriver à la dernière minute et remplir à la hâte les postes dans chacune des régions.
    La vie démocratique commence à l'intérieur de la formation politique à mon avis.
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  • Lapirog - Abonné
    9 mars 2007 06 h 47
    Les partis naissants et les médias qui les ignorent ou presque.
    Si les partis Vert et Québec Solidaire avaient la même couverture médiatique que les autres ,le ton de la campagne changerait pour le mieux.Malheureusement, le côté sensationnel prime toujours sur le contenu et la campagne électorale ressemble à un cirque médiatique avec de mauvais clowns comme amuseurs publics.Je te bitche et tu me bitches, fait la manchette de sorte qu'en bout de course l'électeur sera encore un peu plus cynique qu'au début.Belle mentalité!
    Le débat des chefs aurait été une belle occasion pour faire mieux et plus démocratique.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    9 mars 2007 12 h 31
    Proportionnelle, Rivalités régionales et Chantage à la partition...
    Le vote à la proportionnelle plutôt qu'uninominal à un tour comme maintenant, représente un risque très sérieux de déstabilisation démocratique des régions face aux deux grands centres québécois, Québec et Montréal, dont la rivalité immémoriale nous engloutirait dans leurs tourmentes régulières, sans compter le partitionnisme latent qui règne dans l'Ouest de l'Île de Montréal et qui a fait échouer sa fusion administrative.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 mars 2007 13 h 08
    Le Parti vert du Québec : Le «Ponce Pilâtre» de la politique
    J'entendais récemment le « Ponce Pilâtre » Scott McKay traiter à plusieurs reprises Québec solidaire de «gauche radicale» sur les ondes de Radio-Canada à l'émission « Au coeur de l'actualité» animée par Anne-Marie Dussault.

    Dans un premier temps, pour répondre aux attaques abusives de « gauche radicale » de Monsieur Mckay je répondrais que si demander une protection décente pour assurer une couverture minimale des besoins essentiels et protéger la simple « survie » de nos concitoyens et concitoyennes les plus démunis-es de notre société, c'est être d'une « gauche radicale » j'en suis. Et je suis bien d'accord avec Amir Khadir pour dire que lorsqu'on a la prétention d'être écolo l'être humain devrait être au coeur de nos priorités. La race humaine ne fait-elle pas partie de la nature elle aussi ?

    Une impossible neutralité

    En ce qui concerne la pseudo « neutralité constitutionnelle » du Parti vert (PVQ), comment peut-on prétendre faire de la politique sérieusement au Québec et ne même pas avoir une opinion sur notre statut national, alors que la dialectique « souverainisme / fédéralisme » est au centre de nos préoccupations depuis 40 ans ? Voilà entre autre un opportunisme auquel je faisais référence dans un précédent article.

    Brian Gibb du Parti vert : ex-candidat de l'ADQ

    Actuellement, dans la circonscription de Pontiac en Outaouais, Brian Gibb, l'actuel candidat du Parti vert du Québec, était aussi candidat pour la droite fédéraliste de l'ADQ. Monsieur Gibb a aussi été candidat du fédéraliste Parti vert du Canada en 2004 ; parti néo-conservateur. Selon mes informations, Monsieur Gibb aurait aussi été président de l'association des « West Quebecers », un groupe hostile à la loi 101.

    Cette situation confirme bien que le Parti vert du Québec est un ramassis d'environnementalistes de la droite fédéraliste, une information des plus utiles pour les écologistes de gauche ou les souverainistes qui composent une bonne partie de l'électorat du Québec et qui auraient tout intérêt à voter Québec solidaire.

    Heureusement tout le monde n'est pas dupe, car en tentant de se laver les mains de la « question nationale » comme de la dialectique « gauche / droite », le Parti vert du Québec ne fait que confirmer son allégeance au fédéralisme et son adhésion aux abus du système actuel qui a engendré la pire détérioration de notre environnement depuis l'aube de l'humanité.

    Tout comme l'ADQ qui se dit « autonomiste », ce qui n'est rien d'autre qu'un piètre synonyme de « fédéralisme », le Parti vert du Québec tente lui de se « laver les mains » du problème en misant sur l'ignorance politique de l'électorat.

    Ni de gauche, ni de droite ?

    Ni fédéraliste, ni souverainiste ?

    Finalement... le Parti vert du Québec...

    C'est pas grand-chose...


    Christian Montmarquette
    Québec solidaire


    Résultats élections Québec 2003 :
    http://www.cbc.ca/quebecvotes2003/ridings/038_gati



    Résultats élections Canada 2004 :
    http://www.elections.ca/scripts/OVR2004/23/table12
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    9 mars 2007 17 h 45
    Dieu soit loué
    La représentation devrait être proportionnelle au pourcentage du vote acquis lors d'une élection, dit le vert. Ça va lui permettre d'aller sur la grande allée avec les autres chanceux, bleus, rouges et incolores. Veut-il le pouvoir ? Il a dit non cette semaine, je l'ai entendu de mes propres oreilles.

    En tout cas avec la propor, il prend pas de chance, il ne l'aura jamais.

    Mais pourquoi donc cela devrait-il être nécessairement une propor au pourcentage. Moi, je suggère que l'on pèse les élus et que l'on accorde des sièges proportionnellement au poids moyen des zélus. Après tout, il s'agit bien de sièges à remplir.

    Farfelu ! Pensez-y bien
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  • Daniel Fortin - Inscrit
    9 mars 2007 19 h 45
    À l'attention toute spéciale de M. Montmarquette
    Ah! mon bon M. Montmarquette,

    Comme il est agréable de lire les commentaires d'un politicien qui sait « faire de la politique autrement ».

    Après avoir traité l'ensemble des candidats du Parti Vert de « coquilles vides » et traité ses électeurs de gens « crédules », voilà que vous jonglez, non sans un certain talent je l'admets, avec d'ingénieux sophismes pour tenter de décridibiliser notre formation.

    Votre façon de mener un campagne de salissage d'un coté et de vous poser en détenteur de la vérité absolue de l'autre vous honore, cher M. Montmarquette, et vous distingue parmi la masse des politiques.

    Non, trêve de d'ironie. Je ne veux plus vous ressortir les arguments qui appuient le fait que notre parti offre une vision globale et cohérente et des solutions réalistes aux problèmes de notre société. Je laisse aux lecteurs le soin de juger par eux-même de la valeur de notre plate-forme, qu'on retrouve à : www.pvq.qc.ca/fr/plateforme.

    Heureusement, et pour en avoir parlé avec mon entourage, les gens du Parti Vert savent faire la différence en vous, la personne, et vous tous, soit l'ensemble de la formation que vous représentez. Nous continuons donc à nourir du respect pour la démarche politique de votre parti et reconnaissons l'importance qu'il occupe dans le paysage politique québécois.

    À votre sujet, cependant, notre opinion s'écarte de la précédente, mais je ne l'exposerai pas ici. Cela serait inconvenant. Je tiens cependant à ce que vous compreniez notre déception à l'égard de votre comportement.

    Nous ne nous attendons pas à un changement d'attitude de votre part, mais d'un autre coté, si cela arrivait, nous en serions ravis et passerions l'éponge aussitôt. Au Parti Vert, nous ne nourissons pas de rancune, nous préférons consacrer nos énergies à chercher des solutions.

    Aux lecteurs que cette bisbille peut agacer, je tiens à présenter mes excuses au nom du Parti Vert, et j'invite tous les gens intéressés à visiter les sites web des diverses formations politiques, à prendre connaissance des plate-formes, et à ne pas hésiter à entrer en contact avec les candidats pour discuter des contenus.

    Bonne campagne à tous!

    Daniel Fortin
    Candidat du Parti Vert du Québec à Chicoutimi

    courriel : danielfortin@pvq.qc.ca
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