Réforme démocratique - Les verts veulent terminer l'oeuvre de René Lévesque
Québec — Se disant ni fédéralistes ni souverainistes, les verts ont toutefois l'intention de marcher sur les traces de René Lévesque. Comment? En modifiant la Loi électorale, s'il devait former le prochain gouvernement, afin de terminer «la réforme des institutions démocratiques amorcée» par l'ancien chef du Parti québécois dans les années 80, mais «malheureusement laissée en plan», a dit hier Scott McKay, chef du Parti vert du Québec.
Lors d'une conférence de presse tenue dans la Vieille Capitale, à quelques encablures de l'Assemblée nationale, le leader écologiste, chauffé par la présence à ses côtés des 11 candidats du PVQ dans la région de Québec, a qualifié cette réforme «de pièce majeure du programme» des verts, qui vise «à redonner confiance aux électeurs dans leurs institutions» mais aussi à s'assurer que tous, y compris les verts, soient à l'avenir représentés à Québec.
«Il ne faut pas se faire d'idées, le 26 mars prochain, près de 80 % des députés vont avoir été élus avec un tiers des suffrages exprimés, donc contre la volonté de la majorité des électeurs de leur circonscription», a commenté hier André Larocque, vice-président du PVQ, candidat dans Louis-Hébert mais aussi... ancien sous-ministre à la «Réforme électorale et parlementaire» — c'était son nom — sous René Lévesque.
Élire par dépit
Selon lui, le portrait démocratique du Québec est d'ailleurs inquiétant puisqu'il incite, dans le cadre actuel, les citoyens à «élire un gouvernement par dépit plutôt que par conviction». Ce qui, à ses yeux, n'est pas à l'image d'une démocratie saine et forte.
Dans les grandes lignes, les verts souhaitent donc que l'Assemblée nationale soit élue selon une formule dit proportionnelle — la part du suffrage obtenu par les partis politiques se transforme en sièges de députés. En même temps, le premier ministre serait élu, selon ce modèle, au suffrage universel, «conférant ainsi une plus grande légitimité à cette fonction», dit le PVQ.
La formation politique, qui martèle depuis quelques jours qu'elle n'est «pas seulement le parti d'une seule cause», souhaite aussi introduire, comme l'avait envisagé Lévesque, des élections à date fixe au Québec, un système de décentralisation pour empêcher les élus d'être soumis à la ligne de parti, mais aussi, sur le modèle suisse, l'apparition de «consultations publiques sur des enjeux locaux lors des élections provinciales», a rappelé M. Larocque.
«Le monde est écoeuré, dit-il. Le gouffre s'élargit entre les citoyens et leur institution. Si nous ne faisons rien, c'est la catastrophe.» La sortie des verts sur la réforme électorale survient dans la foulée du rapport Béland sur la réforme des institutions démocratiques, qui, peu avant la campagne électorale, invitait les candidats à repenser une carte électorale «démocratiquement infecte», pour citer Lévesque.
Notons que le taux de participation aux élections provinciales est également en chute libre depuis quelques années. Il est passé de 81,5 % en 1998 à 70,4 % lors du dernier scrutin.
Dans un monde idéal, selon les verts, le PVQ pourrait obtenir entre 6 et 12 sièges à l'Assemblée nationale si l'on se fie aux intentions de vote exprimées lors de différents coups de sonde et qui donnent aux verts entre 5 et 10 %.
Lors d'une conférence de presse tenue dans la Vieille Capitale, à quelques encablures de l'Assemblée nationale, le leader écologiste, chauffé par la présence à ses côtés des 11 candidats du PVQ dans la région de Québec, a qualifié cette réforme «de pièce majeure du programme» des verts, qui vise «à redonner confiance aux électeurs dans leurs institutions» mais aussi à s'assurer que tous, y compris les verts, soient à l'avenir représentés à Québec.
«Il ne faut pas se faire d'idées, le 26 mars prochain, près de 80 % des députés vont avoir été élus avec un tiers des suffrages exprimés, donc contre la volonté de la majorité des électeurs de leur circonscription», a commenté hier André Larocque, vice-président du PVQ, candidat dans Louis-Hébert mais aussi... ancien sous-ministre à la «Réforme électorale et parlementaire» — c'était son nom — sous René Lévesque.
Élire par dépit
Selon lui, le portrait démocratique du Québec est d'ailleurs inquiétant puisqu'il incite, dans le cadre actuel, les citoyens à «élire un gouvernement par dépit plutôt que par conviction». Ce qui, à ses yeux, n'est pas à l'image d'une démocratie saine et forte.
Dans les grandes lignes, les verts souhaitent donc que l'Assemblée nationale soit élue selon une formule dit proportionnelle — la part du suffrage obtenu par les partis politiques se transforme en sièges de députés. En même temps, le premier ministre serait élu, selon ce modèle, au suffrage universel, «conférant ainsi une plus grande légitimité à cette fonction», dit le PVQ.
La formation politique, qui martèle depuis quelques jours qu'elle n'est «pas seulement le parti d'une seule cause», souhaite aussi introduire, comme l'avait envisagé Lévesque, des élections à date fixe au Québec, un système de décentralisation pour empêcher les élus d'être soumis à la ligne de parti, mais aussi, sur le modèle suisse, l'apparition de «consultations publiques sur des enjeux locaux lors des élections provinciales», a rappelé M. Larocque.
«Le monde est écoeuré, dit-il. Le gouffre s'élargit entre les citoyens et leur institution. Si nous ne faisons rien, c'est la catastrophe.» La sortie des verts sur la réforme électorale survient dans la foulée du rapport Béland sur la réforme des institutions démocratiques, qui, peu avant la campagne électorale, invitait les candidats à repenser une carte électorale «démocratiquement infecte», pour citer Lévesque.
Notons que le taux de participation aux élections provinciales est également en chute libre depuis quelques années. Il est passé de 81,5 % en 1998 à 70,4 % lors du dernier scrutin.
Dans un monde idéal, selon les verts, le PVQ pourrait obtenir entre 6 et 12 sièges à l'Assemblée nationale si l'on se fie aux intentions de vote exprimées lors de différents coups de sonde et qui donnent aux verts entre 5 et 10 %.
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