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Des artistes s'en prennent à l'ADQ

Isabelle Porter   8 mars 2007  Québec
Québec — À Québec, le milieu culturel se voit comme le grand oublié de la campagne électorale et s'inquiète tout particulièrement de l'absence des arts dans la plateforme électorale de l'ADQ.

«Il y a une espèce de vide dans les plateformes électorales sur la culture en général, et le pire, c'est l'ADQ», a déclaré hier au Devoir Marc Gourdeau, vice-président du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, qui regroupe plus de 200 organismes et plus de 2500 artistes et travailleurs culturels.

Pour attirer l'attention, cet organisme d'ordinaire beaucoup plus discret a pris les grands moyens en lançant son propre blogue électoral. Dans un texte diffusé cette semaine, M. Gourdeau déplore entre autres que l'ADQ n'ait pas de porte-parole en matière de culture.

Il fait aussi valoir que l'unique engagement en matière de culture dans le programme adéquiste est en soi très inquiétant. Dans le programme, il est écrit que «l'ADQ entend financer directement les créateurs plutôt que la bureaucratie». M. Gourdeau, qui est à la tête de Premier Acte, un petit théâtre dédié à la relève, se demande ce que cela signifie: «D'une certaine façon, moi et d'autres gestionnaires d'organismes culturels, nous sommes des bureaucrates. On se demande donc de quoi ils parlent: de tous les fonctionnaires du ministère de la Culture, des gestionnaires d'organisations?»

Critique des autres partis

Si l'ADQ inquiète, le Conseil de la culture n'est guère plus satisfait des autres partis. «La plateforme culturelle des libéraux, c'est celle du [dernier] budget. [...] Mais il y a un grand oublié là-dedans, et c'est le CALQ. La ministre a annoncé à la soirée de clôture des prix Rideau une aide ponctuelle de 900 000 $ aux diffuseurs. Pourquoi ce ne serait pas récurrent? Ils manquent tous cruellement d'argent.»

Dans le même esprit que le Mouvement des arts et des lettres (MAL) dont il est membre, le Conseil de la culture réclame une augmentation considérable du budget du CALQ. «Il y a des organismes qui étouffent», plaide le vice-président Gourdeau, soulignant que la situation est particulièrement difficile à l'extérieur de Montréal, où l'appui du secteur privé est moins fort.

Le Parti québécois, poursuit-il, est «le moins pire» parce qu'il s'est engagé à augmenter de façon plus significative le budget du CALQ.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 8 mars 2007 07h53
    Quand un bureaucrate se sent visé...
    « «l'ADQ entend financer directement les créateurs plutôt que la bureaucratie»

    Cette seule phrase fait peur à M.Gourdeau. On peut en déduire qu'il se prend plus pour un technocrate et/ou un bureaucrate qu'un créateur. »

  • Marcel STE-MARIE
    Inscrit
    jeudi 8 mars 2007 12h00
    Esthétique et politique
    « Que l'ADQ "entend financer directement les créateurs plutôt que la bureaucratie" et, en soi, une hérésie....même si cela peut paraître acceptable à la mentalité étatico-décervelée québécoise. L'art directement ou indirectement subventionné est un oxymoron: en effet, l'art -cet effort cherchant à re-créer l'ordre des choses- ne peut dépendre de l'ordre des choses. Aucun gouvernement ne devrait tremper dans l'art, pas plus qu'il ne devrait le faire dans la religion ou, à la limite, dans l'économie. Demandez "Big Brother" et vous aurez "Big Brother". »

  • Sébastien Nobert
    Inscrit
    jeudi 8 mars 2007 14h01
    ADQ ou Abrutissement Du Québec?
    « Je crois que l'inconditionnel support de l'ADQ à Choix FM démontre très bien la définition du concept de culture adoptée par ce parti. Faut-il s'étonner de noter l'absence de la culture dans la plateforme adéquiste lorsque le monde artistique de son chef semble se limiter à Lucky Luke? Le populisme de son chef et la banalisation de la politique qu'il exerce (cela se voit à travers des propositions comme celles de «financer les créateurs et non la bureaucratie» sans démontrer quels seront les montants alloués à la création et comment seront-ils dépensés) nous amène à comprendre que cette banalisation s'étend également aux idées, à l'imagination et à la créativité, trois éléments essentiels à la production artistique et au développement social. De plus, la crédibilité d'un parti qui prône l'individualisme offert par le néo-libéralisme comme seule et unique projet de société ne peut que démontrer les signes avant coureurs d'un mépris pour ceux et celles qui croient à l'émancipation intellectuel du Québec par les arts et la rigueur de la pensée. En terminant, c'est une erreur de croire que le Tacherisme redonnera un sens et une âme au Québec, demandez-le aux Britishs ils vous le diront. Le chef de l'ADQ aurait bien fait de sortir de Knightsbridge et de South Kensington lors de ses visites chez les Tories de Londres, il aurait vu les autres visages de la privatisation de l'État et le manque d'étique du secteur privé. Malheureusement pour les artistes québécois les riches mécènes britanniques n'habitent pas au Québec et ils devront se plier aux monopoles médiatiques québécois qui participent à maintenir la bêtise à travers des productions artistiques qui fixent l'imagination et qui mènent à l'Abrutissement Du Québec (ADQ).

    Bonne chance Québec! »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    jeudi 8 mars 2007 15h55
    Les lumières de Marcel...
    « M. Marcel Ste-Marie, je rêve du jour où l'enseignant de cégep que vous êtes (à Baie-Comeau, et en philosophie qui plus est !) écrira un texte éclairé (et s'abstenant d'agresser qui que ce soit).

    Je me souviens en effet de tous ces www.ledevoir.com/2004/08/18/61628.html?sendurl=t et autres élucubrations qui émanent constamment de votre plume.

    Hélas ! vous êtes l'incarnation vivante, M. Ste-Marie, que notre système d'éducation québécois, auquel nous avons accordé tant d'énergie et d'argent depuis près de cinquante ans, est au bord de la faillite.

    Nos universitaires sortent (en majorité) des écoles sans pouvoir écrire une phrase dans une langue correcte et intelligible. Avec des gens comme vous, on ajoute pour ainsi dire l'insulte à l'injure: à la rigueur on saura écrire sans fautes d'orthographe, en effet (ou peut-être), mais on sera incapable de faire preuve de réflexion et de jugement.

    C'est un drame, un drame national, que des individus pareils puissent passer les "mailles" du filet du système d'éducation d'un pays. Et ainsi reproduire (la reproduction dont parlait Bourdieu...) en toute liberté, et à grande échelle, l'insignifiance et le préjugé comme "outils euristiques"... »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    jeudi 8 mars 2007 16h10
    pas seulement dans les arts.
    « Relire deux fois le florilège qu'est le papier de l'ADQ s'intitulant Vision du Québec, sur le site ADQ. Non vous ne rêvez pas. Ca se passe en 2007...
    ..la concurrence entre les enseignants...
    les cours de cathéchèse dans les écoles... eh oui, sinon comment interpréter: "redonner aux parents la liberté de choix"... Le même mot "liberté de choix" que les fanatiques de Jeff Fillion posent sur la vitre de leurs chars, sans savoir qu'il font la promotion de l'enseignement de croyances religieuses dans les écoles. Retour de 40 ans en arrière. Pas si mal pour un chef qui dénigre les vieux partis. Effet miroir ou aveuglement?

    L'élection d'un chef qui dit de lui-même:
    "C'est qui qui est le "boss" (sic)d'Hydro? Le gouvernement.. C'est qui qui est le "boss" ..resic.. du Gouvernement? Le premier ministre..." Je l'avais jamais entendue celle là. Moi qui croyais que c'était nous le peuple qui étions l'autorité suprême du gouvernement.. Mario Dumont veut raser les commissions scolaires, on comprend maintenant pourquoi... Il affirme dans son "Vision du Québec" craindre les groupes d'intérêts particuliers. Il a raison d'avoir peur. Je l'imagine difficilement en train de parler pédagogie, psycho-pédagogie avec les femmes musulmanes qui sont allées avec calme et confiance rencontrer d'autres femmes à Hérouxville et qui ont éteint le feu avant même que la commission sur les accommodents soit annoncée. Croyez-vous que Jeff Fillion ferait un bon professeur de cathéchèse? avec son Liberté de Choix?...

    Le jour ou les ADéquistes vont se rendre compte qu'ils servent de masse critique un peu aveugle pour se faire par la suite imposer un projet d'état très autoritaire, comment vont-ils réagir. Je crois que plusieurs déchanteraient. Autant le dire, autant leur permettre de revoir leur appréciation de la situation...
    (utiliser un marqueur fluo, pour le texte, plusieurs couleurs, l'un pour le français, l'autre pour l'incohérence et les contradictions, l'autre pour les termes ronflants, flatteurs, douteux, l'autre pour ce qui est invraisemblable, l'autre pour ce qui promet la dictature du Boss et de celui qu'il admire au point de le nommer dans le texte, même s'il s'agit d'un autre niveau de gouvernance. Et on se dit autonomiste...

    Nilo »

  • Alain Carré
    Inscrit
    jeudi 8 mars 2007 20h04
    La dérape de l'ADQ
    « Festival de la « dérape » à l'ADQ!
    8 mars 2007
    Après les commentaires sexistes, racistes, présomptueux et incohérents de Jean-François Plante, voilà que le candidat adéquiste dans Chicoutimi, Luc Picard, trouve que le PQ et le PLQ prennent les Québécois pour des « cons » en confiant leurs enfants aux CPE! Beau message pour les milliers de femmes qui comptent sur les CPE pour aller travailler chaque jour! M. Picard sait-il que le 8 mars est la Journée internationale des femmes?

    Quant à son collègue Jocelyn Dumais, candidat adéquiste dans Chapleau, il a pour sa part fait une annonce inusitée devant une clinique privée de... Ottawa! Sa solution pour la santé dans l'Outaouais? Former les médecins québécois à l'Université... d'Ottawa.

    Avec des candidats comme ça, pas besoin d'adversaires... »

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