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Le ministère de l'Environnement ne fera pas que jouer à la police, dit Dumont

8 mars 2007  Québec
Mario Dumont
Photo : Jacques Nadeau
Mario Dumont
Saint-Odilon-de-Cranbourne — Avec un gouvernement de l'Action démocratique, non seulement le ministère de l'Environnement aurait une vocation punitive, il ferait aussi la promotion des nouvelles technologies vertes, a expliqué hier le chef du parti, Mario Dumont.

M. Dumont a fait valoir cette position alors qu'il visitait une érablière beauceronne de la ferme Alain Saint-Hilaire, située dans la circonscription de Beauce-Nord.

Il a aussi illustré son propos en visitant le même jour la firme Comporec, de Sorel, qui fabrique du compost à partir de matières organiques contenues dans les ordures ménagères.

M. Dumont a reproché au gouvernement Charest d'avoir laissé le ministère de l'Environnement jouer à la police, négligeant de jouer un rôle proactif dans le développement durable.

La ferme de M. Saint-Hilaire utilise de l'énergie au biogaz provenant du traitement du lisier de porc, dans une région où justement le développement de mégaporcheries a causé des surplus considérables de lisier de porc dont on a de la difficulté à disposer, ce qui cause des troubles majeurs à l'environnement.

M. Dumont a expliqué que cette préoccupation pour les technologies vertes est le deuxième volet de la politique énergétique d'un éventuel gouvernement adéquiste. Le premier, exposé la semaine dernière, concernait l'amélioration de l'efficacité énergétique.

Le chef de l'ADQ a soutenu que ce virage du ministère de l'Environnement vers les technologies vertes pouvait s'effectuer sans que des fonds additionnels soient ajoutés au budget du ministère.

«C'est un secteur économique important, car c'est à la fois écologique et économique», a dit M. Dumont.

Lorsque des compagnies québécoises développent de nouvelles façons de faire, elles peuvent développer des technologies exportables et deviennent des leaders mondiaux dans ce domaine, a fait valoir le chef adéquiste. «Tout le monde est en faveur des technologies vertes au Québec, mais les gens qui le font n'ont pas la vie si facile, compte tenu du peu d'appui qu'ils reçoivent», croit M. Dumont.

Dans ce dossier, l'ADQ prône que le ministère de l'Environnement ajoute à son rôle punitif un rôle d'aide pour le développement de nouvelles technologies vertes. «La politique économique du gouvernement doit en tenir compte.»

«Des organismes comme la Société générale de financement ou Investissement Québec doivent recevoir des ordres clairs quant à la priorité à donner aux technologies vertes», a conclu M. Dumont.






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