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Charest agite le spectre de la partition

Jean Charest menait campagne hier à Deux-Montagnes, où il a déclaré que le Québec n’était pas indivisible. Il a plus tard déclaré qu’il avait commis un lapsus.
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest menait campagne hier à Deux-Montagnes, où il a déclaré que le Québec n’était pas indivisible. Il a plus tard déclaré qu’il avait commis un lapsus.
Jean Charest a affirmé hier en anglais: «Je ne crois pas que le Québec serait indivisible» après un OUI. Mais dans un communiqué diffusé en catastrophe à 18h38, il a soutenu avoir commis un «lapsus»: «Je réitère, comme premier ministre et comme chef du Parti libéral du Québec, que le territoire du Québec est indivisible», pouvait-on lire.

Néanmoins, Jean Charest a repris hier son discours de 1995 au sujet du «trou noir», c’est-à-dire l’inquiétant inconnu après un éventuel OUI. À ses yeux, «le lendemain d’un vote pour la souveraineté, on s’engage dans un processus de sécession et de partition d’un territoire [la séparation du Québec], on s’engage dans ce que j’appelle un trou noir», a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans une gare de Deux-Montagnes. Puis il a insisté: «Je ne souhaite pas la partition du territoire québécois. Mais ces questions-là vont se poser, on sait qu’il y a des gens qui vont la poser.» Dans son communiqué intitulé solennellement «Correction du premier ministre», il renchérissait: «Je réitère également qu’au lendemain d’une hypothétique séparation du Québec, notre peuple affronterait une période de turbulence. Dans ce scénario que nous ne souhaitons pas, nous ne pouvons exclure la probabilité que cette question soit soulevée.» La semaine dernière, le chef libéral avait savamment entretenu l’incertitude au sujet des transferts fédéraux après un OUI.

Le thème de la partition a été remis sur le tapis hier matin, lorsqu’une journaliste de The Gazette a interrogé Jean Charest au sujet de certaines de ses déclarations passées. Dans son édition du 29 janvier 1996, The Gazette avait cité des propos de M. Charest tenus lors de l’émission de télévision Sunday Edition, diffusée sur la chaîne BBS Television. «Si les séparatistes ont un droit à la dissidence, ils ne peuvent nier ce même droit aux autres», avait déclaré M. Charest, chef du Parti conservateur à cette époque et ancien vice-président du camp du NON. Selon lui, cette question de la partition ferait inévitablement partie du «trou noir» dans lequel le Québec serait plongé si jamais le OUI l’emportait. «Il est loin d’être clair que le Québec n’est pas divisible. Je crois que les Cris et les Inuits auraient une très bonne cause» devant les tribunaux, avait-il clairement affirmé à l’époque. Hier, avant de diffuser son communiqué, il n’a pas formellement nié ces propos. Au contraire, en matinée à Gatineau, en réponse à la question sur la partition, il avait rappelé l’idée du «trou noir» si le Québec s’engageait dans la voie proposée par le Parti québécois. «Il est très difficile de savoir où l’on aboutirait avec ce projet», avait-il dit.

La loi 99

En fait, l’idée contenue dans le «lapsus» du premier ministre contreviendrait à une loi, la loi 99, mais aussi à une convention politique. Pour ce qui est de cette dernière, deux premiers ministres libéraux l’ont confirmée au tournant des années 90. Le premier ministre Daniel Johnson avait en effet déclaré en Chambre, quelques mois avant de perdre le pouvoir (18 mai 1994): «S’il y a un engagement que tous ceux qui sont élus contractent dès leur entrée en politique, c’est celui de défendre l’intégrité territoriale du Québec. Et je suis de ceux-là.» Trois ans plus tôt, le 27 août 1991, Robert Bourassa, répondant à une question du chef péquiste Jacques Parizeau, disait: «En 1980, lorsqu’on a tenu le référendum, on avait reconnu l’intégrité territoriale du Québec, et que les lois de 1867, 1871 et 1982 se trouvent à consacrer cette intégrité territoriale.»

Quant à la loi 99 «sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec», elle a été adoptée le 7 décembre 2000 en réponse à la loi fédérale sur la clarté et contient un chapitre sur le territoire québécois. Son article 9 se lit ainsi: «Le territoire du Québec et ses frontières ne peuvent être modifiés qu’avec le consentement de l’Assemblée nationale.»

Hier en soirée, à Nicolet, l’attaché de presse du premier ministre, Hugo D’amours, a rendu une rare visite aux journalistes dans leur autobus afin de rappeler que les élus libéraux, sous la gouverne de Jean Charest, s’étaient opposés à l’adoption de cette loi. Mais, a-t-il insisté, les libéraux, avec en tête Jean Charest et le critique en matière constitutionnelle de l’époque, Benoît Pelletier (aujourd’hui ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes), avaient offert au gouvernement Bouchard, pour éviter de «judiciariser ce qui est une question politique», d’adopter une «déclaration solennelle». Or, a souligné M. D’amours hier, ce projet de déclaration contenait «certains principes énoncés dans le projet de loi 99», notamment la «référence à l’intégrité territoriale du Québec». Le Devoir a tenté de joindre Benoît Pelletier hier, mais le porte-parole de ce dernier, Vincent Lamontagne, a expliqué que le ministre vaquait à ses «activités électorales».

Réaction de Boisclair

En soirée, André Boisclair a vivement condamné l’attitude du premier ministre. «M. Charest, depuis le début de la campagne joue avec le feu. Il joue avec des allumettes. Cette fois-ci, il vient de se brûler», a-t-il déclaré. Le chef péquiste a balayé l’argument du «lapsus» du revers de la main en disant qu’il était «complètement faux, complètement fou». Soutenant qu’un premier ministre québécois ne saurait dire une chose pareille, M. Boisclair a lancé : «Je lui demande de se lever comme un député de l’Assemblée nationale responsable ferait et de défendre l’intégrité du territoire québécois comme tous les premiers ministres l’ont fait, comme Daniel Johnson l’a fait, comme Robert Bourassa l’a fait. M. Charest doit se tenir debout et doit défendre avant toute chose les intérêts du Québec.»

Plus tôt, M. Boisclair avait déclaré qu’il n’y aurait aucune incertitude au lendemain d’un prochain référendum sur la souveraineté si le OUI l’emportait. Aussi, la mise en oeuvre d’un plan «O», comme celui que Jacques Parizeau avait conçu en 1995, serait inutile. Le plan «O» visait à constituer une réserve de quelque 17 milliards en liquidités pour stabiliser les marchés financiers. À cette somme s’ajoutait une cagnotte de 20 milliards amassée par le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne. Cette réserve de 37 milliards aurait servi à racheter les obligations du Québec après le référendum en cas de «vente de feu» sur les marchés financiers.

L’incertitude sera d’autant plus absente lors du prochain référendum qu’elle n’a pas été au rendez-vous en 1995, a-t-il dit. «Ceux qui voudraient agiter le drapeau de la peur, qu’ils se rappellent ce qui s’est passé en 1995», a fait valoir M. Boisclair. Personne ne pouvait prévoir le résultat du référendum. «Est-ce qu’on a vu de l’incertitude sur les marchés financiers? Est-ce que le gouvernement du Québec s’est retrouvé dans une situation plus difficile? Est-ce que les entreprises se sont retrouvées dans une situation plus difficile? Non, le cours de la vie s’est poursuivi.»

Qui plus est, le contexte est aujourd’hui bien différent de ce qu’il était en 1995. «Il n’y a plus de débat entre les formations politiques sur le droit du Québec à l’autodétermination, sur l’intégrité du territoire québécois, sur la capacité financière du Québec à faire la souveraineté», a soutenu M. Boisclair. Même Jean Charest, lors d’un séjour en Europe l’an dernier, a reconnu que le Québec avait les moyens financiers de faire la souveraineté, a rappelé le chef péquiste.

Au lendemain de la victoire électorale, le gouvernement péquiste s’attellera à s’assurer de la reconnaissance d’un Québec souverain sur le plan international. «On va investir au lendemain de notre élection. Le message sera clair. Il sera bien porté dans la communauté internationale», a-t-il dit. Cette reconnaissance internationale, elle sera facilitée par le fait que le Parlement canadien a reconnu que les Québécois forment une nation, estime M. Boisclair.

Quant à la loi fédérale sur la clarté, qui impose une kyrielle de conditions pour que la souveraineté se réalise, elle a été contrée par la loi 99, laquelle affirme que c’est aux Québécois de décider de leur avenir et à l’Assemblée nationale de déterminer la question qui sera posée au référendum, juge M. Boisclair. L’accession du Québec à la souveraineté, «elle est avant toute chose de nature politique», a-t-il souligné. La transition se fera de façon ordonnée, a-t-il réitéré, signalant qu’il y va de l’intérêt, non seulement des Québécois, mais des Canadiens.

Harper

The Gazette a aussi ressorti hier les déclarations de Stephen Harper sur le sujet en décembre 1995, alors qu’il était député fédéral pour le Parti réformiste. M. Harper soutenait que seuls les Québécois «pure laine» forment un peuple et qu’à ce titre, eux seuls pourraient se séparer. Comme ils ne constituent pas une majorité dans toutes les régions du Québec, cela conduisait inéluctablement à la partition du Québec. Averti que ces déclarations vieilles de 11 ans seraient rapportées, l’entourage de M. Harper a quand même refusé de les commenter hier, que ce soit pour les confirmer ou pour s’en dissocier.

Ces commentaires ne sont pas sans résonances avec le débat qui a conduit à l’adoption, en novembre dernier, d’une motion de la Chambre des communes reconnaissant que les Québécois «forment une nation au sein d’un Canada uni». La dimension ethnique de la motion, cristallisée par l’utilisation du mot «Québécois» dans sa version anglaise, avait conduit à la démission du ministre des Affaires intergouvernementales, Michael Chong.

Le 11 décembre 1995, Stephen Harper avait pris la parole à la Chambre des communes dans le cadre d’un débat sur le droit du Québec à l’autodétermination. Le futur premier ministre avait puisé sa définition du mot «peuple» dans le dictionnaire de droit Black Law Dictionary pour en conclure que tous les Québécois n’en formaient pas un.

Un peuple, selon cette définition, est un groupe d’individus devant non seulement partager une terre et une langue, mais aussi être «distinct des autres groupes par son origine et ses caractéristiques raciales». De là, M. Harper concluait que «de toute évidence, étant donné la constitution ethnique et socioculturelle de la société québécoise moderne, seuls les Québécois “pure laine” pourraient prétendre à être considérés comme un peuple. Même s’ils constituent une majorité de la population québécoise, ils ne constituent pas une majorité dans toutes les régions du Québec. Cela nous amène à un résultat curieux. Si les Québécois “pure laine” constituent un peuple, et s’ils ont le droit de se séparer, ils ne pourraient pas prétendre à l’intégrité territoriale».

Plus loin dans son discours, M. Harper concluait que «le gouvernement du Québec devrait également reconnaître l’importance du fait qu’un grand nombre de Québécois se prononcent en faveur du fédéralisme. Pour l’instant, ils constituent encore la majorité mais, même s’ils n’étaient qu’une minorité à opter pour le Canada, cela constituerait, du point de vue de la démocratie, un fait important dont le gouvernement du Québec aurait à tenir compte».

Interrogé à ce propos hier, Jean Charest a répondu: «Demandez à M. Harper ce qu’il en pense.» Mais lorsque Le Devoir a cherché à savoir si la position du premier ministre fédéral avait évolué sur la partition du Québec depuis 1995, son porte-parole, Dimitri Soudas, s’est borné à dire hier: «Je n’ai rien à dire.»






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  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 04h13
    Diviser pour régner...
    « Jean Charest et Steven Harper sont tous les deux imprégnés de cette stratégie toute impérialiste du diviser pour régner. Mais attention... c'est ce qui mène à la violence. Nous tous Québécois et Canadiens avons besoin de politiques rassembleurs, non pas de politiciens pagailleurs. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 06h57
    Charest rejoint Harper, Dion et le Petissimo dans le délire partitioniste !
    « Le chantage à l'argent de la péréquation du duo Charest/Harper était déjà indigne.

    Les premiers ministres sont supposés défendre les intérêts de tous leurs citoyens au delà des attaches partisanes.

    Alors que notre dernier sinistre menace le Québec de partition; une colonne vertébrale et un semblant d'honneur du peuple québécois serait la bienvenue maintenant que les masques sont tombés.

    Qui n'ose s'affranchir est digne de ses chaînes ! - Louis Gresset

    Il était des plus éclairant de constater l'étonnement et le quasi désarroi exprimé par Lamine Foura (algérien) que Monique Mujawamariya (Rwandaise) lors d'un segment à Bazzo TV. http://media.telequebec.tv/bazzotv/extrait/bazzo_364.wmv

    Ils semblent être les seuls observateurs à être conscients du niveau de bassesse politique de la campagne libérale. L'Algérien soulignait que dans son pays une pareille attitude et chantage aurait complètement discréditer son auteur. Le rejet aurait traversé les lignes partisanes, le dégoût généralisé !

    Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids. - Gérard Bauer

    Le Québec existe t-il encore ?

    Le Québécois lui ?

    On se le demanderait à moins !

    Il est désormais plus que jamais à propos de traiter Charest et compagnie de "Traîtres à la Nation" Ils viennent de nous le confirmer noir sur blanc !

    Le droit d'utiliser la notion de "Traître à la Nation" a été légalement acquise grâce au jugement de la Cour d'appel du Québec dans l'affaire Hervieux-Payette www.crdp.umontreal.ca/cours/drt3805/hervieuxc.ssjb.html

    Cette grande leçon de droit civil aura pris 20 ans à se conclure et constitue un chapitre important de l'histoire judiciaire du Québec.

    L'essai sur la liberté de parole, en matière politique, de François Gendron : "L'AFFAIRE DES TRAÎTRES" raconte cette saga et devrait être une lecture requise de tous citoyens qui s'intéressent au débat public. http://info.branchez-vous.com/communiques/cnw/BKS/2005/12/200512141159CANADANWCANADAPF_C0468.html

    "Il n'y a pas d'élégance à être un bon perdant quand l'enjeu perdu est la liberté." - John Hay Whitney

    L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre. -René Lévesque »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 07h16
    Harper a raison
    « "Un peuple, selon cette définition, est un groupe d'individus devant non seulement partager une terre et une langue, mais aussi être «distinct des autres groupes par son origine et ses caractéristiques raciales».

    Selon cette définition pourquoi devrait-on donner aux autres le droit de vote au référendum s'ils ne font pas partis de notre peuple? (en Estonie les Russes, qui font 30% de la population, n'ont pas eu le droit de vote au référendum) Et s'ils ne sont pas d'accord pour en respecter les résultats?

    Selon cette définition, et comme le Canada est divisible, pourquoi le Nord-Est du Nouveau-Brunswick, et le nord de l'Ontario, où habitent nos frères acadiens et franco-Ontariens, ne se joindraient-ils pas à nous?


    En quoi les Anglos, alias les Canadians, auraient le droit à la partition puisqu'ils sont majoritaires nulle part sur le territoire québécois en dehors de Wesmount?

    En quoi les immigrants auraient le droit de partitionner le Québec alors qu'ils n'ont aucun droit historique au Québec, étant venus un à un ici? »

  • François Leduc
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 09h39
    La face cachée de Jean Charest ?
    « IL a eu beau vouloir corriger sa déclaration sur la partition advenant la souveraineté du Québec mais il ne fait aucun doute que c'est ce qu'il pense. Comme premier ministre du Québec une telle déclaration c'est un manque de jugement, une irresponsabilité, épithètes dont il fait abondamment usage pour dénigrer ses adversaires, Boisclair et Dumont.

    Ce n'est pas la face cachée de ce politicien que nous découvrons, c'est plutôt l'une des facettes de sa totale et prédominante allégeance au fédéralisme canadien de ceux qui ne voient dans le Québec qu'une province comme les autres et dans les québecois de langue française une simple communauté ethnique se fondant dans le multiculturalisme canadien.

    Le Québec ne peut plus avoir à sa tête un tel politicien, parachuté par des fédéralistes puissants et influents pour mater les nationalistes québecois, qui rève encore de faire carrière à Ottawa et qui ne doit pas adopter des positions qui brûleraient ses chances d'y retourner. Bien il serait temps de lui indiquer le chemin du retour sinon l'avenir du Québec est dangereusement compromise.

    François Leduc »

  • Driss Mbirkou
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 09h43
    Encore des épouvantails!
    « C'est pour le moins étonnant que les mêmes arguties éculées soient utilisées pour s'opposer à la Liberté d'un peuple. Reportons-nous aux discours des métropoles coloniales du milieu du siècle dernier. Nous y retrouvons les mêmes ingrédients: vous ne formez pas un peuple, vous allez connaître les affres des luttes intestines, vous n'êtes pas capable de vous en sortir économiquement, les autres États ne voudront pas vous reconnaître, etc.

    De grâce, qu'on cesse de nous répéter les mêmes bêtises. Le `trou noir` de Charest, ce n'est ni plus ni moins que son inquiétude d'être jugé sur son bilan.

    Driss Mbirkou »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 09h55
    J'en appelle aux candidats libéraux...
    « J'en appelle aux candidats libéraux qui ont le sens de la droiture, de rappeler à leur chef Jean Charest que notre territoire est indivisible quel que soit le Parti au pouvoir avant, pendant et après la présente course électorale comme avant, pendant et après la prochaine consultation populaire.

    C'est clair, net et précis depuis que l'Angleterre pour satisfaire les Terre-Neuviens qui n'étaient pas trop chaud à l'idée de joindre le Canada, a taillé sur notre territoire, frontière que le Québec n'a jamais reconnue d'ailleurs et que nous serions en mesure de réclamer devant la Cour Internationale de Justice de La Haye, advenant l'indépendance nationale.

    Monsieur Charest, pensant faire revivre aux québécois la catharsis de 1995, a commis une énormité en matière de stratégie politique.

    26ième raison pour ne pas voter pour une tête si inconsciente.

    Lire les 25 autres raisons pour se défaire de ce gouvernement. Rodrigue Guimont

    http://www.vigile.net/spip/article4975.html »

  • julien arsenault
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 10h00
    Les messages de Monsieur Parizeau
    « Selon le choix des déclarations de Mr Boiclair on sent bien que Monsieur Parizeau lui en souffle à l'oreille puisque Mr Boisclair a lui-même mentionné que Monsieur Parizeau jouerait un rôle de conseiller pendant la campagne et que les délarations elle-mêmes sont du cru de Mr Parizeau surtout en ce qui rappelle le référendum de 1995 ou Mr Parizeau lui-même aurait dépensé des millions (argent de l'état) pour les commissions itinérantes sur la souvreraineté à travers la province, commissions non seulement n'ont pas pris leur envol mais aussi n'ont débouchées sur aune porte de sortie à ce cul de sac dans lequel on est encore embourbé. On voit déjà poindre dans les consultations proposées de Mr Boisclair, la même vieille recette dont Mme Marois elle-même craignait les soubresauts

    Julien Arsenault
    Québec »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 10h09
    L'équipe de rêve...en couleur!
    « Peu importe l'option politique et les "déclarations de principes", il y aura toujours des "impondérables" que les "ayatollahs de l'indépendance à tout crin" ont toujours gommé vu que la majorité des Québécois (y compris ceux dits "de souche") sont trop pragmatiques pour plonger sans bouée dans une piscine sans eau! A moins d'une volonté du peuple clairement exprimée suite à une question claire et précise, quel serait le pouvoir de négociation et de reconnaissance d'un Québec légalement indépendant! Comme d'habitude, le peuple paierait les "pots cassés" pendant que nos élites à beaux discours" continueraient à s'engueuler sur la place des points-virgules! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 10h17
    Peuple et nation
    « Le peuple québécois en est un historico-culturel, il n'y a pas de doute là-dessus. Il est un épiphénomène issu de ceux qui s'appellaient les Canadiens français. Il est lié à sa langue, son histoire et sa culture, mais aussi à son territoire qui est le Québec. Tellement, qu'il en porte le nom.
    Puisque ce peuple en est un historico-culturel, toute personne qui désire en faire partie le peux. Il suffit d'adopter la langue, la culture, participer à son histoire, et se déclarer du peuple québécois.
    Voilà pour le peuple.

    Parcontre, la "nation" québécoise n'est pas composée que du peuple québécois. Ce ne sont pas seulement les membres du peuple québécois qui votent au Québec. L'État du Québec est une nation composé de plusieurs peuples. La nation québécoise est composée du peuple Québécois, de peuples amérindiens, du peuple Métis, et de membres du peuple Inuit.

    Il n'y a pas d'autre nation au Québec.

    Donc, lorsque le P.M. Charest déclare: "Je réitère également qu'au lendemain d'une hypothétique séparation du Québec, notre peuple affronterait une période de turbulence." Il ne peut que parler au nom du peuple dont il est le plus proche historico-culturellement, c'est à dire le peuple Québécois et non la nation québécoise au complet. Il ommet ainsi les autres peuples de notre nation, qui ont autant le droit de vote et appartiennent à la nation.

    C'est lui qui partitionne la nation selon la race et la culture. Ce n'est pas digne d'un Premier Ministre. Ce n'est même pas digne d'un citoyen.

    C'est en effet une traîtrise à la nation québécoise. »

  • Pierre-Jules Lavigne
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 10h36
    Ns sommes une Province en voie de développement
    « Après la demande de secours de Charest à Harper pour avoir un budget pour "province en voie de développement" en plein coeur de la campagne électorale;
    Après avoir salivé pour obtenir 300 quelques millions de Harper sans lesquels notre plan KYOTO ne peut se réaliser, tout en sachant que Harper et son lobby bitumineux ne veulent rien savoir de l'accord de Kyoto;
    Après la reconnaissance de la nation québécoise sans son territoire au sein d'un Canada uni;
    On peut comprendre que la position constitutionnelle de Charest est que l'on doit rester petit, qu'on ne réussira jamais par soi-même, que la dépendance au Canada est la clés de notre survie et que nous sommes condamnés à se faire tolérer par nos libéro-conservativ canadian. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 10h44
    Polichinel
    « On resort les fantômes du placard. On "fait peur au monde". Comment expliquer sinon que seul leur peur en est le moteur? N'oublions pas que c'est Jean Crhétien qui a plaçé M.Charest à la tête du parti libéral du Québec, avec dédomagement sustantiel.Ils parlent de manne fédérale, alors que c'est notre argent. Qui a posé la question de la partition? Un journal anglophone. On ne peut qu'y voir un mauvaise mise-en-scène. Le temps des cabotins est terminé. Jean-Marie Francoeur, Montréal »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 10h58
    Nager dans le discrédit...
    « M. Charest charrie. Il peut brandir les épouvantails usés tant qu'il le veut; de jour en jour, il fait la démonstration que le Jean Charest de 2003, et pire, l'ultra-conservateur de 1995 qui a pratiquement anéanti le parti conservateur; c'est le Jean Charest de 2007. Il aime accuser tous un chacun de diviser... quelle meilleure façon d'attiser les conflits que d'encourager la partition. Sa rétractation n'est que poudre aux yeux car nous savons tous que le mensonge n'est pas un obstacle à sa soif du pouvoir. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 7 mars 2007 11h05
    Qu'est-ce qui leur arrive aux fédéralistes ?
    « Ce matin dans cyber-presse, il y avait une chronique absolument dégoûtante de M. Pratte. J'y suis retournée tout à l'heure, après avoir passé quelques minutes à lire les manchettes du Devoir et bizarrement, la chronique ne s'y trouve plus. Pratte a vraiment pété les plombs dans sa chronique où il appuie la position de Jean Charest sur la divisibilité du Québec. J'ai cherché partout, impossible de la retrouver. Si quelqu'un sait où ils l'ont fourrée, SVP un courriel pour le lien.

    De plus, la une de cyber-presse d'aujourd'hui ne parle pas du tout de la déclaration de M. Charest, ils ont choisi de parler de la campagne de Mario Dumont qui serait en zone de turbulences. Wow, on peut dire ce qu'on veut, mais dans l'art du camouflage, ils sont durs à battre ces Desmarais. En fait, le seul qui s'est intéressé à la question, c'est Michel Auger dont le commentaire, fait sur le mode ironique, égratigne quand même et d'aplomb la position de Jean Charest.

    Dans cette affaire de la partition du Québec, M. Charest et M. Harper donnent tout simplement raison à ceux qui veulent que la queston référendaire concerne uniquement les pure-laine. Quand je pense que le PQ a toujours défendu la position contraire, je trouve particulièrement loufoque que ce soient nos adversaires qui nous donnent l'autorisation de procéder à un référendum ethnique. Je n'en reviens pas. Pourquoi diable sont-ils si paniqués, est-ce qu'ils savent quelque chose que nous ignorons ou bien sont-ils tout simplement stupides ? »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 11h21
    @ Linda Hart au sujet de l'édito de Pratte
    « voir au :
    http://www.vigile.net/spip/article4997.html »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 11h25
    Un suicide électoral...
    « Charest, il faut le reconnaître pour ce qu'il est, il mérite d'être viré à grands coups de pompes au... ! J'espère que les Québécois auront un sursaut d'estime de soi dans l'isoloir !

    Et quand je parle de Québécois, je veux dire autant les Québécois de vieille souche française que les Québécois de naissance de toute la première génération, de même que leurs parents québécois de diverses extractions. »

  • Jean-Philippe Marchand
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 11h51
    Quelle couleur est la pure laine?
    « Il est essentiel, je pense, dans ces déclarations sur la partition du Québec et sur l'authenticité de son peuple, d'adopter la vision générale de la masse. Si selon le premier ministre Harper, le peuple québécois se définit uniquement par les francophones pures laines, je peux vous assurer que plusieurs personnes faisant partie des minorités culturelles se sentent offusquées par ces déclarations. Je peux aussi vous assurer que si le premier ministre Charest avait fait ses déclarations sur la partition du Québec en tant que dirigeant d'un autre pays, il aurait été crucifiés sur la place publique (oups, désolé pour mon lapsus). Je reprends un exemple qui m'a marqué, alors que l'animatrice Marie-France Brazzo recevait lors de son émission des québécois(es) de différentes cultures pour parler de la campagne électorale. Un de ses invités, un ingénieur d'origine algérienne, démontrait l'affront fait aux québécois(es) par le Premier Ministre Charest alors qu'il déclarait qu'en cas d'un référendum gagnant en faveur de la souveraineté, les transferts fédéraux pourraient être mis en danger. Du chantage! Une menace même qui, connaissant quelque peu le caractère fort des algériens, aurait été interprété comme une déclaration de guerrre pour tous ceux qui auraient été en faveur de la souverainté. Imaginez le portrait. La fierté d'être québécois(es) n'est pas uniquement une caractéristique des pures laines, elle est l'essence qui anime tous ceux qui vivent sur le territoire du Québec. Et cette notion de territoire est encore plus importante dans ce cas-ci parce que j'apprends aujourd'hui qu'il existe une loi qui pourrait mettre en péril les limites de mon pays. N'est-ce pas là un des enjeux principaux qui alimentent tant de conflits sur la planète? N'est-il pas insouciant et irresponsable de la part d'un premier ministre de faire de telles déclarations?. Les personnes qui ont immigré au Québec ou qui ont des origines culturelles différentes n'accepteront sûrement pas de se faire manger la laine sur le dos. Et sûrement pas la mienne non plus! »

  • Robert Parenteau
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 11h57
    Et si...
    « Si l'on applique les propos de M. Harper, en regardant les résultats de 1995,les Québécois "pure laine" ont voté majoritairement OUI, alors depuis lors, devrions-nous être indépendants? Et lorsque le Canada a refusé l'entente de Charlottetow, y avait-il une différence entre le vote des Canadiens anglophones et des Canadiens allophones, des Canadiens acadiens, des Canadiens autochtones? Et le Canada s'est-il séparé en plusieurs parties selon le résultat local du référendum? »

  • Eric Blais
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 12h16
    (Xeno)phobie?
    « Les québécois qui ont peur des étrangers et qui se confortent dans une identité fermée "de souche" et les québécois qui craignent terriblement la séparation ont un point en commun : la peur. Je ne crois pas que d'exploiter la peur, dans un cas comme dans l'autre, soit la bonne solution au problème. Monsieur Charest ne fait que remplacer une peur (la peur des étrangers, qui n'est d'ailleurs pas présente dans la vaste majorité des esprits des indépendantistes) par une autre (la peur que le Québec devienne un pays replié sur lui-même, contrôlé par ces soit-disant québécois de souche).

    Je ne crois pas que les gens devraient décider d'une question si importante que la séparation en se fiant à la peur, d'un côté comme de l'autre. Quand on a peur, on ne prend pas toujours les bonnes décisions! Il faut peser le pour et le contre, mais il ne faut pas tomber dans le pìège de la panique.

    Les partis politiques qui souhaitent se séparer n'ont pas l'intention de faire du Québec un ennemi du Canada. Ils n'ont pas l'intention de fermer le Québec sur lui-même. Ils ont seulement l'intention de faire du Québec un pays pouvant décider de ses propres lois et de son propre destin économique.

    Dans un Québec autonomiste, on ne peut pas décider que le régistre des armes à feu soit effectif, on ne peut pas s'opposer si un ministre conservateur réussi à faire baisser à dix ans l'âge à laquelle les gens peuvent être condamnés au criminel, on ne peut pas s'opposer à une cour suprême remplie de juges conservateurs.

    Se séparer du Canada, ce n'est pas s'isoler du reste du monde. C'est au contraire rendre possible nos choix politiques et joindre le rang d'une nation en contact avec les autres nations. C'est décider de notre propre destin ensemble. »

  • Pierre Vachon
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 12h28
    Cherchez le menteur
    « Et nous y revoilà encore une fois ! Jean Charest est allé fouiller dans son placard pour nous ressortir le bon vieux spectre de la partition. Mais, dans une déplorable tentative d'être astucieux, il a tenté de nous faire passer la "bibitte" en douce. En effet, dans le discours anglais, la partition du Québec serait possible, selon monsieur Charest. Il faut bien faire plaisir à ses petits amis canadiens, si profondément attachés à leur Canada, "le plus beau pays au monde". Mais notre premier ministre (jusqu'au 26 mars?)a oublié que les vilains "séparatisses" comprennent la langue anglaise et que sa petite affirmation ne pouvait passer sans coup férir. Se rendant compte de sa monumentale gaffe, le voilà qui remet son masque francophile pour nous dire, les trémolos dans la voix, que non, non, le Québec n'est pas un territoire divisible. Cherchez le menteur, bonnes gens ! »

  • Alexis Simard
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 13h03
    La vrai nature de Charest
    « Un lapsus révèle ou tahit ce que l'on pense vraiment.

    Jean Charest a dit «partition» parce qu'il pense <<partition>>.

    Sa campagne électorale aura été caractérisée par les mensonges, le chantage et, depuis hier, les menaces. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 13h26
    @Robert Parenteau
    « "Si l'on applique les propos de M. Harper, en regardant les résultats de 1995,les Québécois "pure laine" ont voté majoritairement OUI, alors depuis lors, devrions-nous être indépendants?" (Robert Parenteau)

    En effet. Selon le concept de Charest, le peuple Québécois a gagné le référendum de 1995.

    Mais c'est la "nation" qui a voté et non seulement le peuple.

    Charest dit une chose aux anglais et une autre aux français.

    En français nous avons les termes "peuple" et "nation". Le peuple étant un groupe historico-culturel et la nation un État. En anglais, le mot "nation" veut dire peuple. Et l'État est "State" ou "Country" (Pays).

    Donc, l'orsque Harper a dit "nation" en anglais et en français, il disait deux choses différentes selon la culture linguistique.

    Charest ne fait que colporter la confusion, la division, en jouant ainsi avec les mots selon qu'il s'addresse à son électorat anglais ou français.

    Puisque nous sommes un peuple français, nous devrions se définir en français.

    Il y a un État,une nation; le Québec.

    Cet État contient:

    Plusieurs peuples autochtones: 1%

    Le peuple Québécois (fondateur-majoritaire): 85%

    Il contient aussi des communautés culturelles: 14% »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 7 mars 2007 15h21
    Où sont passés les hystéricos-fédérastes ?
    « Je me demande bien où sont passés nos amis les hystéricos-fédérastes ? Ils sont étrangement silencieux, j'aimerais bien qu'ils nous fassent part de leur opinion et de leur fierté devant le "lapsus" de leur chef. Cela ferait un bon débat. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 15h24
    Le sens et le poid des mots.
    « Avec cette déclaration indigne Charest rejoint le club de ceux qui prônent la partition du Québec sur des bases ethniques. Ce club "sélecte" comprend le Premier Ministre du Canada M Harper et le Chef de l Opposition M Dion. En Europe, ou l on connais le sens et le poids historique des mots, ceux qui prônent la partition sur des bases ethniques on les appel des ethno fascistes. Ici on les appel des nationalistes canadiens. Ces tristes sires n en seraient pas rendue là s il ne savaient pas avoir perdue le match sur le long terme. Qu un Premier Ministre sensé être le défenseur des intérêts supérieurs du Québec en arrive là en dit long sur les véritables intérêts qu il défend. C est le danger d élire un politicien qui se déclare « canadian first and foremost », et qui est "prêt" à tout pour le prouver. »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 15h25
    Lapsus ou pas, dehors!
    « Que Jean Charest ait commis ou non un lapsus, peu m'importe. Le communiqué qui a suivi dit Le Québec est indivisible mais... Le Mais et tout ce qui s'ensuit est de trop et nous fait douter qu'il s'agit d'un véritable lapsus. Les deux conférences de presse du lendemain nous montre bien que tout ce que souhaite Jean Charest est de semer la confusion, l'incertitude et la peur. Ceci après les allusions de la semaine dernière sur les transferts fédéraux, finnissent par faire un plus un, deux! Celui qui ne cesse depuis le début de cette campagne de mettre son chapeau de Premier ministre pour donner des bonbons aux régions aurait eu intrêt à le garder (son chapeau) pour parler de l'indivisibilité du Québec. Ce petit politicien provincial aux visées fédérales devrait être viré, au plus sacrant! »

  • François Caron
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 16h22
    La fatique politique du Québecois moyen d'aujourd'hui
    « John J Charest s'est remis en lice pour l'Oscar du plusse meilleur pire rôle de soutien dans un film doublé dans une langue étrangère qui est ce notoire mauvais remake d'un mélodrame libâral-fédâral antédiluvien usé à la fesse: "The Bonhomme-Sept-Heures Strikes Again!".

    Quoi de plus normal pour quelqu'un qui n'a jamais pensé le Québec et son peuple que comme une colonie au service de la puissance crypto-impérialiste anglo-saxonne qui sévit à Ottawa.

    La fatique du Québecois moyen à ch'val entre les générations des Boomers et des X (oui, ça se peut si vous êtes nés précisément aux alentours du 1er juillet 1962 et que vous vous êtes mis à croire en vous entre 1976 et 1980) tient à bien peu de choses en somme: depuis près de CINQUANTE ans, une majorité culturelle dans un pays qui ne la reconnaît pas n'en finit plus de ne pas se décider de s'affranchir de la British Rule, de cette attitude de post-Rhodésiens qui sied bien à certains "inhabitants" du West-Island, de l'Outaouais québécois et de certains reérpésentants de l'élite culturelle french-canadian de la province de Québec (des sénateurs-anciennes-vedettes-libârales en leur temps, entre autres), de l'apartheid soft que nous vivons de facto depuis près de 250 ans sur l'île-de-Montréal, en finir, enfin avec ce complexe de victime-exploité-colonisé-vaincu qui sommeille encore en nous comme une tare en la masquant par cette attitude de nouveau-parvenu-enfin-arrivé-au-monde-normal (qui comme tout le monde sait maintenant, se situe dans les beaux gazons tondus du 450).

    La fatique du Québecois moyen d'aujourd'hui est aussi dûe à ce lancinant exercice de déchiffrage du français bâtard et cassé que nous servent aussi les fantoches d'outre-Outatouais (j'entends l'Anglais quand il tente de me parler en français boîteux (ce gouvernement / this government, entre autres exemples)) et nous "on" nous demande d'être parfaits bilingues pour ne pas obliger l'Autre à s'abaisser à massacrer le beau Français de France qu'ils ont laborieusement appris.

    Respect et mépris sont des enfants séparés de leur mère à la naissance chez les Anglos, et on se réserve le deuxième pour les citoyens de deuxième classe que sont nos soit-disant compatriotes francos.

    Ce peuple ne se tanne pas des sornettes dignes d'un mauvais film d'épouvante, bien que l'on ne puisse se fier nettement à des porteurs d'une ancienne gloire colonialiste-impérialiste anglo-saxonne pour se laisser subtiliser leur propriété acquise de haute lutte en 1759 sans réagir (et watch out!).

    Alors encore une fois, plus de 25 ans plus tard, le choix reste le même: le confort ET l'indifférence, ou le saut fondateur et accoucheur d'un peuple vers l'inconnu...

    Un seul obstacle: la peur de souffrir: il faut le surmonter, on doit le vaincre, et le Québec sera au monde, siamois ou non du Canada, et enfin les masques des fantoches fédéralistes tomberont pour être accrochés aux murs du musée de notre histoire nationale à venir. »

  • Dave Charron
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 16h26
    Le délire collectif...
    « Pourquoi et par quel délire collectif peut-on affirmer qu'un territoire est divisible mais pas un autre? Y-a-t-il des actes ou des lois? Des amendements constitutionnels? Y-a-t-il des précédents internationaux en la matière? Y-a-t-il un règlement à ce sujet? Le Canada est divisible mais le Québec ne l'est pas? Pourquoi? Quels sont les arguments logiques qui peuvent être avancés pour expliquer cette différence? La réalité est qu'un argument pris pour justifier la partition du Canada peut aussi facilement être employé pour justifier la partition du Québec!

    Mais voilà que les souverainistes sautent et s'indignent. Quelqu'un a osé dire que le Québec pour être divisé. Ces chers souverainistes devraient prendre conscience de leur responsabilité, après tout ils sont seuls responsables de l'ouverture de cette boite de Pandore. Puisque tout ces souverainistes aiment tant jouer à la roulette russe avec notre avenir, alors jouons!

    Les souverainistes clament haut et fort depuis des années que le peuple a le droit de choisir. Donc pourquoi aujourd'hui ce même peuple ne pourrait-il pas se battre pour choisir de garder une portion du territoire québécois au sein du Canada? Leur choix n'est plus acceptable puisqu'il touche l'intégrité du territoire québécois? Quelle belle propagande souverainiste! Je peux détruire ton territoire mais toi tu ne peux pas toucher le mien! Un double standard de la part des souverainistes? Pardonnez-moi si je ne suis pas surpris.

    De plus, comment les souverainistes peuvent-ils croire que tous les fédéralistes au Québec vont simplement changer d'opinion au lendemain d'un referendum gagnant? Croient-ils que tous ces fédéralistes vont disparaître comme par magie? Pouf...le problème est réglé. Tous ces fédéralistes vont simplement se résigner? Qu'est ce qui empêche ces mêmes fédéralistes de faire référendums sur référendums eux aussi jusqu'à ce qu'ils aient gain de cause?

    La réalité au lendemain d'un référendum gagnant pour le camp du « oui » personne ne la connait. Ce qui est une certitude est que ce même jour des milliers de gens à travers le Québec vont commencer à se mobiliser pour réintégrer la fédération canadienne...

    Bref, le seul vrai résultat prévisible?
    Le Québec sera toujours aussi divisé... »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 16h43
    Un peuple sans territoire
    « En affirmant devant la presse qu'il ne pensait pas que le terriroire du Québec soit (et non « serait » comme on écrit les auteurs de l'article) indivisible, Jean Charest menace les Québécois de se retrouver dans la situation des Palestiniens s'ils osent opter pour l'indépendance politique. PLus bas que ça, tu meurs !
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 16h44
    turbulence
    « Jean Charest, un expert en turbulence.

    Oneil Bouchard »

  • Michel Rheault
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 16h45
    Réveillez-vous, M. Charest !
    « On n'est plus en 1995,M. Charest !L'euphorie de la victoire de 2003 est terminée depuis un très long moment, pour la population du Québec. Que vous ayez été profondément endormi depuis ce temps...vous êtes le seul à ne pas vous en être rendu compte, au point où vous n'avez rien de nouveau à proposer. Vos promesses demeurent vierges et vont vous servir....pour combien de temps encore!!! Vous venez même de ré-accorder une subvention déjà octroyée l'an dernier...il faut avoir du culot,non !
    Vous ne réalisez pas que la société a évolué depuis 1995, sauf durant les quatre dernières de votre gouvernement, où vous vous êtes acharné à semer la pagaille partout où il y avait possibilité de "foutre le trouble".

    M. Charest, vous êtes seul à encore parler de «séparation», tous les autres parlent « d'autonomie» ou « de souveraineté". »

  • Dave Charron
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 16h48
    @ Zach Gebello
    « Rectification, tu sembles oublier tes cours d'histoire, nous sommes tous des enfants d'immigrants! Seul les autochtones sont le peuple fondateur.

    Cet État contient:
    Le peuple fondateur (les premières nations): 1%
    Les autres communautés culturelles: 99%

    Je dois surement aussi travailler pour Desmarais...hein...???
    Mmmm...ça sent la conspiration...!!! »

  • Dave Charron
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 16h51
    RE: Où sont passés les hystéricos-fédérastes?
    « On travaillait! On n'a pas le temps de fureter tous les sites pour y laisser des commentaires stupides...
    Y faut bien que quelqu'un paye des impôts. »

  • Dominique Favreau
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 19h59
    Américains, Canadiens et Québécois : un même peuple?
    « Si l'on poursuit le raisonnement logique de la définition d'un peuple selon M. Harper, i.e. "[...] un groupe d'individus devant non seulement partager une terre et une langue, mais aussi être «distinct des autres groupes par son origine et ses caractéristiques raciales»", à l'ensemble de l'Amérique du Nord, on peut se demander en quoi les Canadiens forment-ils un peuple distinct de celui des Américains. En effet, tous deux sont issus d'une colonisation anglaise, sans distinction d'origine, partageant une même langue et sans différence de ses caractéristiques raciales. Or, il appert évident pour tous que les Canadiens constituent un peuple distinct des Américains(quoique pour M. Harper, cela est moins évident...). Devant cette incohérence de cette définition(méritant nuance et révision) face à la réalité, que M. Harper est loin d'ignorer, il est clair que ce discours ne peut trouver preneur parmis les citoyens québécois, tant souverainistes que fédéralistes, exerçant l'honnêteté intellectuelle. À parier que la communauté internationale n'est pas étrangère à cette méthode de réflexion complète, et ne pourrait se permettre pareil raccourci. »

  • Till Burckhardt
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 20h25
    Vu de l'extérieur...
    « Je suis Européen et j'ai eu l'occasion de passer une partie de ma vie à Montréal. J'ai du mal à comprendre pourquoi ceux qui réclament la division du Canada considèrent que l'intégrité du Québec est sacrée. S'il y a un problème qui se pose quand on parle de partition, c'est qu'on risquerait de transformer l'Île de Montréal en un puzzle avec des enclaves et des exclaves complètement ingouvernable.

    Il me semble que la thèse du Premier Ministre Harper est claire: il considère les Québécois francophones une minorité nationale à l'intérieur du Canada qui serait à fortiori anglophone. Ceci était sa position en 1995 et ceci est toujours sa position si on se fonde sur la motion de reconnaissance des "Québécois" (en français même dans le texte anglais) adoptée par la Chambre des communes.

    Il est assez curieux que les députés Dion et Duceppe ont voté cette motion qui est en contradiction nette avec l'idéologie de leurs partis respectifs fondé sur des nations civiques. Il est d'ailleurs assez étonnant que l'André Boisclair, qui dans sa tournée en France n'a pas cessé de souligner le caractère civique, humaniste et inclusif de la nation québécoise qui reconnaît les pleins droits à la communauté historique anglophone, n'a pas pensé à faire traduire son site dans la seconde langue historique du Québec.

    Je vois mal comment on peut prétendre que les Canadiens anglophones vivant au Québec depuis des générations peuent se sentir inclus dans la "nation québécoise" à ces conditions. A partir de ces constatations la volonté de ces gens de rester territorialement dans le Canada tout à fait légitime. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne pourront pas accepter la Loi 101 comme seule garantie pour leur inclusion... la solution serait plutôt une Charte de la langue anglaise. »

  • Alix Jasmin-Morissette
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 22h39
    Re: Harper a raison
    « "En quoi les immigrants auraient le droit de partitionner le Québec alors qu'ils n'ont aucun droit historique au Québec, étant venus un à un ici?" -Jacques Noël

    Si le nationalisme crasse qu'on peut voir en Europe peut y sembler légitime, vu l'ancienneté des populations établies, il en va autrement du Québec. On se rappelera que les Québécois "de souche" sont eux-même descendants d'immigrants et qu'ils ont été précédés, outre des Autochtones, par les Anglais (!) et les Vénitiens (ou du moins d'un Vénitien en la persone de John Cabot) et même les Vikings. Autrement dit, les arguments du type "j'étais là AVANT" ont bien peu de poids dans le Nouveau Monde. Sinon il faudrait, en toute bonne foi, plier bagage et retourner dans notre pays, la France, pour arrêter de voler des jobs aux Amérindiens...

    La prétention à décider de l'avenir du territoire ne revient pas au premier arrivé, ni même à celui qui pisse le plus loin, mais bien à celui qui a à coeur d'y habiter et d'en préserver les ressources. En ce sens, et puisque plusieurs familles d'immigrants récents en sont déjà rendus à leur troisième génération née en sol québécois, je ne vois pas pourquoi on leur refuserait le droit de décider de l'avenir du territoire, sous prétexte qu'ils sont des étrangers.

    Contrairement au "30% de Russes en Estonie" que M. Jacques Noël se complait à lancer à gauche et à droite, les immigrants du Québec ne sont pas venus d'un pays voisin pour nous assimiler. Beaucoup sont venus trouver refuge ici parce que c'était (et dans plusieurs cas, c'est encore) la guerre "chez eux". Ils ne viennent pas ici pour nous annexer à un quelconque empire de Polichinelle : ils viennent ici pour recommencer leur vie dans de meilleures conditions. S'il est vrai que la première génération, parfois même la deuxième, craint le pire en entendant parler d'indépendance (pensez aux guerres que cela a déclenché ailleurs et qui, encore une fois, peut être la raison même de l'immigration), les suivantes peuvent se montrer beaucoup plus réceptives, étant nées, à toute fin pratique, Québécoises et non Haïtiennes, Libanaises, Vietnamienes, etc.

    Par ailleurs, rappelons-nous qu'il y a aussi des Pure Laine qui sont fédéralistes et qui ont voté NON aux 2 référendums... Est-ce qu'on devrait aussi les empêcher de voter ? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    jeudi 8 mars 2007 08h44
    Alix Jasmin Morissette et les Vikings (bon titre pour une BD)
    « "La prétention à décider de l'avenir du territoire ne revient pas au premier arrivé ... mais bien à celui qui a à coeur d'y habiter et d'en préserver les ressources"

    D'entrée de jeu, vous affirmez que vouloir décider de l'avenir d'un territoire n'est pas un droit, mais une prétention. Est-ce un lapsus, ou votre opinion ? Quoi qu'il en soit, je pense que les deux référendums démontrent que nous avons parfaitement respecté votre point de vue. En effet, le droit d'y voter n'a jamais été limité aux premiers arrivés.

    Le prochain référendum se déroulera de manière identique. Ce que nous demandons à ceux qui sont venus ici en ayant "à coeur d'y habiter et d'en préserver les ressources" est de continuer à le faire, en respectant tout simplement le désir clairement et démocratiquement exprimé par la majorité des habitants de ce territoire et je pense que la plupart d'entre eux le feront, comme nous-mêmes l'avons fait lors des référendums précédents.

    Vous avez raison concernant les Russes d'Estonie et leur prétention assimilatrice. Étant donné que les Anglais avaient la même prétention à l'égard des Québécois francophones, devrions-nous, d'après vous, les exclure du processus référendaire ?

    Je crois que la constitution canadienne reconnaît deux peuples fondateurs, les français et les anglais, les autochtones en étant les Premières Nations. Vous devriez militer, afin que cette erreur historique soit corrigée et qu'on reconnaisse enfin les véritables premiers fondateurs : les Vikings et les Vénitiens. Dans un tel contexte, est-ce que, selon vous, les Suédois, les Norvégiens, les Danois, les Islandais et les Italiens (étant donné que l'ancienne république de Venise est maintenant italienne) devraient aussi être consultés lors du prochain référendum ? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    jeudi 8 mars 2007 09h00
    Dave Charron : un hystérico-fédéraste qui s'assume et qui présume
    « Le fait de se demander où vous étiez passés, c'était juste ironique, mais l'ironie qui atteint sa cible cela semble faire mal. Les fédérastes aiment tellement nous abreuver d'injures, nous traiter de rêveurs et de menteurs et de bien d'autres choses encore.

    J'aime bien quand une personne s'admet sa réalité et l'admet aux autres. Il y avait bien un petit piège là-dedans ... et la vérité choque n'est-ce pas.

    En ce qui regarde le furetage sur tous les sites, il y a là un excès dans l'expression ; quelques sites aurait été plus justement exprimé. Furetage est un mot que j'aime bien, il évoque un petit animal curieux, intéressé par ce qui l'entoure. Je le prends donc comme un compliment et vous en remercie.

    Pour ce qui concerne la stupidité des messages, je vous retourne tout simplement le compliment. »

  • Denis Lalande
    Inscrit
    jeudi 8 mars 2007 19h50
    Le mensonge
    « Il a beau se rétracter, invoquer un lapsus, et reconnaître que ce n'est pas cela qu'il a voulu dire, il se reprend en disant que pour lui le territoire du Québec est toujours divisible, escusé... indivisible , mais tous savent qu'il ne dit pas encore la vérité quand il parle. Comment croire un homme qui nous a appris à ne pas le croire. Regardez-le, écoutez-le, observez son non-verbal et dites-moi si vous sentez que cet homme est franc. Le mensonge, la peur et la chicane entre Québécois: voila les ingrédients du PLQ et de son chef.

    Denis Lalande
    Nominingue »

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