Charest à la rescousse d'une de ses candidates
7 mars 2007
Québec
Gatineau — Le chef libéral Jean Charest a dû justifier les propos controversés de l'une de ses candidates de l'Outaouais hier, moins de 24 heures après s'être moqué publiquement des maladresses des porte-couleurs de l'Action démocratique du Québec (ADQ).
Dans une région où au moins 25 000 personnes sont privées de médecins, la candidate libérale dans Pontiac, Charlotte L'Écuyer, a tenu des propos qui ont plongé samedi dernier ses collègues du Parti libéral du Québec dans l'embarras. Elle a en effet laissé entendre que l'accès aux soins ne posait pas un si grave problème au Québec puisque, après tout, les gens en santé n'ont pas besoin d'un médecin de famille.
«Ce n'est pas tout le monde qui a besoin d'un médecin de famille», avait confié Mme L'Écuyer au quotidien Le Droit.
Députée sortante élue en 2003, Mme L'Écuyer s'y connaît pourtant en matière de santé. Elle a été directrice générale du Centre de santé de Pontiac et directrice générale du CLSC Pontiac.
En conférence de presse hier matin, M. Charest s'est porté à la rescousse de sa candidate, affirmant que cette dernière avait en réalité voulu dire que «chacun doit avoir accès à un médecin de famille». Autrement dit, selon le chef du PLQ, elle aurait voulu exprimer exactement le contraire de ce qu'elle a déclaré au journal.
«Mme L'Écuyer a eu l'occasion de compléter sa déclaration et de dire que, ce que nous voulons au Québec, c'est l'accès à un médecin quand on en a besoin», a poursuivi le chef libéral qui, pour une deuxième campagne électorale consécutive, fait de la santé «sa première» priorité.
Appelée à faire des commentaires au micro, la députée sortante a tenté de corriger le tir en se lançant dans une longue explication considérablement obscure sur la nuance qui existe entre «les besoins» et «l'accès» aux services de santé.
«Entre le besoin et l'accès, il y a, dans ma tête, une différence. Le droit universel à l'accès à un médecin de famille s'inscrit pour l'ensemble de la population et de l'Outaouais et du Québec, [alors que] le besoin est en fonction de ce que chaque individu a à évaluer, en terme de son besoin de médecin de famille [sic]», a-t-elle expliqué.
«Nous sommes sur la même longueur d'onde, on travaille pour qu'il y ait plus de médecins et davantage de médecins de famille», a ajouté M. Charest, satisfait de la clarté des explications de Mme L'Écuyer.
Il s'agit d'un incident au goût plutôt amer pour M. Charest, qui, depuis quelques jours, prend un malin plaisir à relever les déclarations passées des candidats de l'ADQ. Le chef libéral ne se contente pas de dénoncer les propos du candidat de l'ADQ dans Deux-Montagnes, Jean-François Plante, sur la violence faite aux femmes, il se moque aussi allègrement des affirmations souvent plus naïves qu'inquiétantes des jeunes candidats adéquistes.
Les gens ont le droit de savoir, répète-t-il, que l'un des candidats s'avoue parachuté dans un comté, qu'un autre s'est déjà identifié comme communiste ou encore qu'un autre juge que les syndicats sont un mal nécessaire.
«Je ne me gênerai pas de faire campagne là-dessus», a insisté M. Charest.
Dans une région où au moins 25 000 personnes sont privées de médecins, la candidate libérale dans Pontiac, Charlotte L'Écuyer, a tenu des propos qui ont plongé samedi dernier ses collègues du Parti libéral du Québec dans l'embarras. Elle a en effet laissé entendre que l'accès aux soins ne posait pas un si grave problème au Québec puisque, après tout, les gens en santé n'ont pas besoin d'un médecin de famille.
«Ce n'est pas tout le monde qui a besoin d'un médecin de famille», avait confié Mme L'Écuyer au quotidien Le Droit.
Députée sortante élue en 2003, Mme L'Écuyer s'y connaît pourtant en matière de santé. Elle a été directrice générale du Centre de santé de Pontiac et directrice générale du CLSC Pontiac.
En conférence de presse hier matin, M. Charest s'est porté à la rescousse de sa candidate, affirmant que cette dernière avait en réalité voulu dire que «chacun doit avoir accès à un médecin de famille». Autrement dit, selon le chef du PLQ, elle aurait voulu exprimer exactement le contraire de ce qu'elle a déclaré au journal.
«Mme L'Écuyer a eu l'occasion de compléter sa déclaration et de dire que, ce que nous voulons au Québec, c'est l'accès à un médecin quand on en a besoin», a poursuivi le chef libéral qui, pour une deuxième campagne électorale consécutive, fait de la santé «sa première» priorité.
Appelée à faire des commentaires au micro, la députée sortante a tenté de corriger le tir en se lançant dans une longue explication considérablement obscure sur la nuance qui existe entre «les besoins» et «l'accès» aux services de santé.
«Entre le besoin et l'accès, il y a, dans ma tête, une différence. Le droit universel à l'accès à un médecin de famille s'inscrit pour l'ensemble de la population et de l'Outaouais et du Québec, [alors que] le besoin est en fonction de ce que chaque individu a à évaluer, en terme de son besoin de médecin de famille [sic]», a-t-elle expliqué.
«Nous sommes sur la même longueur d'onde, on travaille pour qu'il y ait plus de médecins et davantage de médecins de famille», a ajouté M. Charest, satisfait de la clarté des explications de Mme L'Écuyer.
Il s'agit d'un incident au goût plutôt amer pour M. Charest, qui, depuis quelques jours, prend un malin plaisir à relever les déclarations passées des candidats de l'ADQ. Le chef libéral ne se contente pas de dénoncer les propos du candidat de l'ADQ dans Deux-Montagnes, Jean-François Plante, sur la violence faite aux femmes, il se moque aussi allègrement des affirmations souvent plus naïves qu'inquiétantes des jeunes candidats adéquistes.
Les gens ont le droit de savoir, répète-t-il, que l'un des candidats s'avoue parachuté dans un comté, qu'un autre s'est déjà identifié comme communiste ou encore qu'un autre juge que les syndicats sont un mal nécessaire.
«Je ne me gênerai pas de faire campagne là-dessus», a insisté M. Charest.
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