Duceppe met en garde les étudiants contre Charest et Dumont
7 mars 2007
Québec
Photo : Jacques Nadeau
Le chef bloquiste a répondu à plusieurs questions des étudiants.
Venu prêter main-forte au Parti québécois, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a mis les étudiants en garde contre Jean Charest, «qui s'écrase», et contre Mario Dumont et certains de ses candidats aux déclarations controversées.
Dans le cadre de la présente campagne électorale au Québec, le chef bloquiste s'est adressé hier à quelques centaines d'étudiants réunis à l'Université du Québec à Montréal.
Signe de la montée de l'Action démocratique dans les sondages, M. Duceppe s'est attaqué tant à M. Dumont qu'à M. Charest.
À M. Charest, il a reproché de s'«écraser» dans plusieurs dossiers, comme la place du Québec à l'UNESCO et le financement fédéral des services de garde.
À M. Dumont, il a reproché sa position constitutionnelle ambiguë, ses solutions parfois «loufoques» et les déclarations controversées de certains de ses candidats.
Dans le cas du candidat adéquiste de Deux-Montagnes Jean-François Plante, qui a banalisé la violence faite aux femmes en faisant référence à la tuerie de Polytechnique, M. Duceppe a même parlé d'«idioties».
«M. Dumont ne réagit pas face à ça. Il dit: "Il l'a dit avant [la campagne électorale]." Mais il l'a dit, bon Dieu! Il l'a dit. Et c'est le contenu [qui compte]. On ne veut pas savoir à quelle date il a dit des idioties. On veut avoir quelqu'un qui nous dise: "Non, c'est inacceptable qu'un de mes candidats ait dit ça"», s'est exclamé M. Duceppe.
Fait à noter, le candidat de l'ADQ s'est depuis ravisé.
Rencontrant les journalistes après son allocution, M. Duceppe s'est défendu d'avoir adressé plus de mises en garde aux étudiants contre l'ADQ que contre le PLQ.
Il a soutenu que c'est davantage aux libéraux qu'aux péquistes que l'ADQ enlevait des sièges dans la région de Québec. «C'est pour ça qu'on voit M. Charest l'attaquer énormément. Je ne vous dis pas qu'il ne s'en prend pas aux souverainistes au moment où on se parle. Mais quand on connaît de plus en plus ses candidats et quand on voit certaines déclarations... », a-t-il dit à propos de l'ADQ.
M. Duceppe a répondu à plusieurs questions de la salle, dont une d'un participant souverainiste souhaitant tout haut que M. Duceppe fasse le saut sur la scène provinciale pour mener les troupes du OUI lors d'un prochain référendum. «Pour renforcer les conditions gagnantes, on a besoin d'un leader comme vous», lui a lancé ce participant.
Le chef bloquiste a habilement repoussé l'invitation, réaffirmant l'utilité du Bloc sur la scène fédérale, par les liens qu'il a tissés au fil du temps.
Un autre participant lui a demandé s'il serait possible que le Bloc québécois «reste la voix de la raison» et convainque le Parti québécois de ne pas tenir de référendum le plus rapidement possible advenant son élection le 26 mars, comme le veut son programme.
Là encore, M. Duceppe a habilement contourné le piège, affirmant que lui aussi voulait la souveraineté, comme le PQ.
Dans le cadre de la présente campagne électorale au Québec, le chef bloquiste s'est adressé hier à quelques centaines d'étudiants réunis à l'Université du Québec à Montréal.
Signe de la montée de l'Action démocratique dans les sondages, M. Duceppe s'est attaqué tant à M. Dumont qu'à M. Charest.
À M. Charest, il a reproché de s'«écraser» dans plusieurs dossiers, comme la place du Québec à l'UNESCO et le financement fédéral des services de garde.
À M. Dumont, il a reproché sa position constitutionnelle ambiguë, ses solutions parfois «loufoques» et les déclarations controversées de certains de ses candidats.
Dans le cas du candidat adéquiste de Deux-Montagnes Jean-François Plante, qui a banalisé la violence faite aux femmes en faisant référence à la tuerie de Polytechnique, M. Duceppe a même parlé d'«idioties».
«M. Dumont ne réagit pas face à ça. Il dit: "Il l'a dit avant [la campagne électorale]." Mais il l'a dit, bon Dieu! Il l'a dit. Et c'est le contenu [qui compte]. On ne veut pas savoir à quelle date il a dit des idioties. On veut avoir quelqu'un qui nous dise: "Non, c'est inacceptable qu'un de mes candidats ait dit ça"», s'est exclamé M. Duceppe.
Fait à noter, le candidat de l'ADQ s'est depuis ravisé.
Rencontrant les journalistes après son allocution, M. Duceppe s'est défendu d'avoir adressé plus de mises en garde aux étudiants contre l'ADQ que contre le PLQ.
Il a soutenu que c'est davantage aux libéraux qu'aux péquistes que l'ADQ enlevait des sièges dans la région de Québec. «C'est pour ça qu'on voit M. Charest l'attaquer énormément. Je ne vous dis pas qu'il ne s'en prend pas aux souverainistes au moment où on se parle. Mais quand on connaît de plus en plus ses candidats et quand on voit certaines déclarations... », a-t-il dit à propos de l'ADQ.
M. Duceppe a répondu à plusieurs questions de la salle, dont une d'un participant souverainiste souhaitant tout haut que M. Duceppe fasse le saut sur la scène provinciale pour mener les troupes du OUI lors d'un prochain référendum. «Pour renforcer les conditions gagnantes, on a besoin d'un leader comme vous», lui a lancé ce participant.
Le chef bloquiste a habilement repoussé l'invitation, réaffirmant l'utilité du Bloc sur la scène fédérale, par les liens qu'il a tissés au fil du temps.
Un autre participant lui a demandé s'il serait possible que le Bloc québécois «reste la voix de la raison» et convainque le Parti québécois de ne pas tenir de référendum le plus rapidement possible advenant son élection le 26 mars, comme le veut son programme.
Là encore, M. Duceppe a habilement contourné le piège, affirmant que lui aussi voulait la souveraineté, comme le PQ.
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