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Les verts recyclent...le programme libéral

Fabien Deglise   7 mars 2007  Québec
Les verts font du recyclage. Déçu par la performance du gouvernement dans le domaine bio-alimentaire, le Parti vert du Québec (PVQ) a décidé en effet de s'approprier hier les promesses libérales en la matière que le gouvernement Charest a, selon lui, laissées en plan dans son dernier mandat. Avec un objectif avoué: forcer un déblocage sur la question de l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais aussi sur l'accroissement des pouvoirs accordés aux régions dans la sphère agricole.

«Les libéraux ont lamentablement failli à leurs engagements en matière d'alimentation et d'agriculture, a souligné hier Scott McKay, chef du PVQ, lors d'un entretien téléphonique. Leur proposition [faite pendant la campagne électorale de 2003] de rendre par exemple obligatoire l'étiquetage des OGM était très intéressante. Mais ils n'ont pas tenu cette promesse et en plus ne nous ont pas expliqué pourquoi.»

Symboliquement, le PVQ a donc proposé hier de reprendre cet engagement à son compte dans l'espoir de lui donner vie politiquement. «Ça rejoint notre programme», dit McKay. Programme dans lequel cette forme d'étiquetage est d'ailleurs inscrite depuis le début de la campagne. Les verts sont en faveur de cette mesure et jugent, à l'inverse des libéraux, que le Québec peut «aller seul de l'avant» [sans attendre un feu vert fédéral] dans cette voie législative.

Autre thème recyclé: la formation politique écolo veut récupérer l'idée de délocalisation des pouvoirs en matière agricole, mise de l'avant par les libéraux lors de la dernière campagne électorale. Le Parti libéral du Québec (PLQ), à l'époque, avait en effet annoncé qu'il voulait donner «aux communautés locales [...] un plus grand pouvoir de décision dans l'utilisation du territoire et sur l'évolution des activités en territoire agricole».

Or, quatre ans plus tard, les verts soulignent le ratage de l'équipe libérale dans la mise en application de cette mesure. Ils citent d'ailleurs en exemple l'adoption récente, par la MRC de Kamouraska, d'un règlement pour contrôler les odeurs émanant des élevages de porcs, règlement que le gouvernement a refusé, prétextant qu'il était contraire «aux orientations gouvernementales en matière de protection du territoire et des activités agricoles.»

Tout en reprenant les grandes lignes du programme libéral, qualifié d'inachevé par le PVQ, Scott McKay appelle aussi son homologue Jean Charest a reconnaître son échec en matière bio-alimentaire, «comme il l'a fait pour la santé», dit-il. Les verts déplorent aussi que la cuvée 2007 du programme électoral du PLQ ne fasse désormais plus mention des OGM, un sujet qui a rattrapé le gouvernement à plusieurs reprises dans les quatre dernières années.






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  • Bernard Viau
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 10h35
    Un journalisme paresseux
    « Le journaliste Fabien Deglise ne semble ni très informé, ni très favorable aux idées du Parti vert, c'est le moins qu'on puisse dire à la lecture de son article du 7 mars plein de sous-entendus plus ou moins subtils.

    « Les verts recyclent. » Comme si le Parti vert avait besoin de fouiller dans les vidanges des autres partis pour se faire une plate-forme politique. Monsieur Deglise aurait avantage à lire les textes sur le mouvement vert mondial. Les verts n'ont pas décidé de « s'approprier » les bonnes idées des autres et n'ont pas « d'objectif avoué » ce qui impliquerait qu'ils cachent leur véritables objectifs comme un parti clandestin. En conséquence, il est également faux d'insinuer qu'ils « reprennent cet engagement à leur compte » ce qui impliquent une incapacité à penser par soi-même. Les verts ne sont pas une « formation politique écolo ». Le terme écolo s'apparente, dans le texte de monsieur Fabien, aux fanatiques d'une église écologique, aux charlatans d'un Armagedon prochain ou aux adeptes d'un complot planétaire. Les verts ne parlent pas des OGM « quatre ans plus tard » ce qui implique qu'entre deux élections, le parti vert ne fait rien et ne se prononce jamais. Les journalistes couvrent le mouvement vert lors des élections seulement et c'est la raison pour laquelle monsieur Fabien n'a malheureusement pas lu les positions des verts avant ce jour.

    Résumons donc en disant que, bien que monsieur Fabien croit que le parti vert « reprenne les grandes lignes du programme libéral », il n'en est rien. Le Parti vert du Québec s'inscrit dans un mouvement politique mondial qui a un programme concret, complet et détaillé qui inspire la majorité des partis politiques du monde contemporain. Son texte fait preuve d'un journalisme paresseux.

    Bernard Viau, Rivière-du-Loup, le 5 mars 2007 »

  • Josianne Millette
    Abonnée
    mercredi 7 mars 2007 13h51
    Pour l'information de M. Viau
    « Les verts affirment eux-mêmes reprendre la plateforme des libéraux... Une sorte de positionnement communicationnel j'imagine.

    http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/March2007/06/c7321.html »

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