Les verts recyclent...le programme libéral
Les verts font du recyclage. Déçu par la performance du gouvernement dans le domaine bio-alimentaire, le Parti vert du Québec (PVQ) a décidé en effet de s'approprier hier les promesses libérales en la matière que le gouvernement Charest a, selon lui, laissées en plan dans son dernier mandat. Avec un objectif avoué: forcer un déblocage sur la question de l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais aussi sur l'accroissement des pouvoirs accordés aux régions dans la sphère agricole.
«Les libéraux ont lamentablement failli à leurs engagements en matière d'alimentation et d'agriculture, a souligné hier Scott McKay, chef du PVQ, lors d'un entretien téléphonique. Leur proposition [faite pendant la campagne électorale de 2003] de rendre par exemple obligatoire l'étiquetage des OGM était très intéressante. Mais ils n'ont pas tenu cette promesse et en plus ne nous ont pas expliqué pourquoi.»
Symboliquement, le PVQ a donc proposé hier de reprendre cet engagement à son compte dans l'espoir de lui donner vie politiquement. «Ça rejoint notre programme», dit McKay. Programme dans lequel cette forme d'étiquetage est d'ailleurs inscrite depuis le début de la campagne. Les verts sont en faveur de cette mesure et jugent, à l'inverse des libéraux, que le Québec peut «aller seul de l'avant» [sans attendre un feu vert fédéral] dans cette voie législative.
Autre thème recyclé: la formation politique écolo veut récupérer l'idée de délocalisation des pouvoirs en matière agricole, mise de l'avant par les libéraux lors de la dernière campagne électorale. Le Parti libéral du Québec (PLQ), à l'époque, avait en effet annoncé qu'il voulait donner «aux communautés locales [...] un plus grand pouvoir de décision dans l'utilisation du territoire et sur l'évolution des activités en territoire agricole».
Or, quatre ans plus tard, les verts soulignent le ratage de l'équipe libérale dans la mise en application de cette mesure. Ils citent d'ailleurs en exemple l'adoption récente, par la MRC de Kamouraska, d'un règlement pour contrôler les odeurs émanant des élevages de porcs, règlement que le gouvernement a refusé, prétextant qu'il était contraire «aux orientations gouvernementales en matière de protection du territoire et des activités agricoles.»
Tout en reprenant les grandes lignes du programme libéral, qualifié d'inachevé par le PVQ, Scott McKay appelle aussi son homologue Jean Charest a reconnaître son échec en matière bio-alimentaire, «comme il l'a fait pour la santé», dit-il. Les verts déplorent aussi que la cuvée 2007 du programme électoral du PLQ ne fasse désormais plus mention des OGM, un sujet qui a rattrapé le gouvernement à plusieurs reprises dans les quatre dernières années.
«Les libéraux ont lamentablement failli à leurs engagements en matière d'alimentation et d'agriculture, a souligné hier Scott McKay, chef du PVQ, lors d'un entretien téléphonique. Leur proposition [faite pendant la campagne électorale de 2003] de rendre par exemple obligatoire l'étiquetage des OGM était très intéressante. Mais ils n'ont pas tenu cette promesse et en plus ne nous ont pas expliqué pourquoi.»
Symboliquement, le PVQ a donc proposé hier de reprendre cet engagement à son compte dans l'espoir de lui donner vie politiquement. «Ça rejoint notre programme», dit McKay. Programme dans lequel cette forme d'étiquetage est d'ailleurs inscrite depuis le début de la campagne. Les verts sont en faveur de cette mesure et jugent, à l'inverse des libéraux, que le Québec peut «aller seul de l'avant» [sans attendre un feu vert fédéral] dans cette voie législative.
Autre thème recyclé: la formation politique écolo veut récupérer l'idée de délocalisation des pouvoirs en matière agricole, mise de l'avant par les libéraux lors de la dernière campagne électorale. Le Parti libéral du Québec (PLQ), à l'époque, avait en effet annoncé qu'il voulait donner «aux communautés locales [...] un plus grand pouvoir de décision dans l'utilisation du territoire et sur l'évolution des activités en territoire agricole».
Or, quatre ans plus tard, les verts soulignent le ratage de l'équipe libérale dans la mise en application de cette mesure. Ils citent d'ailleurs en exemple l'adoption récente, par la MRC de Kamouraska, d'un règlement pour contrôler les odeurs émanant des élevages de porcs, règlement que le gouvernement a refusé, prétextant qu'il était contraire «aux orientations gouvernementales en matière de protection du territoire et des activités agricoles.»
Tout en reprenant les grandes lignes du programme libéral, qualifié d'inachevé par le PVQ, Scott McKay appelle aussi son homologue Jean Charest a reconnaître son échec en matière bio-alimentaire, «comme il l'a fait pour la santé», dit-il. Les verts déplorent aussi que la cuvée 2007 du programme électoral du PLQ ne fasse désormais plus mention des OGM, un sujet qui a rattrapé le gouvernement à plusieurs reprises dans les quatre dernières années.
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