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Méfiance scolaire

Josée Boileau   7 mars 2007  Québec
Si l'on excepte l'épineuse question du dégel des droits de scolarité, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sont comme des frères siamois dans cette campagne électorale quand il s'agit d'éducation. À croire que cela ne va pas si mal dans le secteur? À constater plutôt que les problèmes de l'école dépassent le champ des promesses...
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  • Michel Clément
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 06h32
    La lecture, un oubli par banalisation?
    « Bonjour
    Je suis régulièrement surpris de constater que les médias ne s'intéressent que sporadiquement à une question fondamentale de nos visées éducatives : le développement des habiletés, du goût et du plaisir de lire. Et pour colmater à l'avance les commentaires qui diraient "le plaisir" encore de la facilité, du tout-cuit..., j'oppose la notion de plaisir parfois hédoniste certes, mais encore souvent, résultat du défi. Le plaisir du bon vin avec de bons amis, mais aussi celui de grimper une haute montagne et d'atteindre le sommet.
    Bref, je reviens à mon propos direct : les articles qui ont été publiés sur les engagements électoraux des divers partis, ne commentent jamais ce qui a été mis de l'avant pour le développement des bibliothèques scolaires et du plaisir de lire. J'ai lu plus de choses sur un éventuel "concours d'épellation" que sur l'importance à accorder au développement des habitude de lecture dans les écoles du Québec. Et pourtant, les recherches ne laissent aucun doute : la réussite en lecture, et ceci passe fortement par un aspect affectif, est à la base de la réussite scolaire dans tous les domaines du savoir. Incidemment, même les futurs lecteurs de nos quotidiens comme le Devoir, sont actuellement dans nos écoles! Le goût et l'habitude de lire, ce sont nos bibliothèques scolaires, du personnel compétent, de l'animation, des livres nombreux, variés, de qualité!
    Cette préoccupation fait partie du discours des partis, mais elle est peu souvent reprise de façon importante par les journalistes spécialisés. Pourtant, tous les quotidiens ont dénoncé à tour de rôle la pauvreté de nos bibliothèques québécoises.....
    Ma crainte est que les politiciens et leurs attachés politiques voient dans cette "démobilisation" le signe qu'il s'agit là d'une question qui ne préoccupe pas la population et qu'alors, les mesures amorcées depuis les dix dernières années se diluent lentement, jusqu'à disparition...
    Ce serait non seulement malheureux mais dramatique!
    Alors, à quand une chronique, un reportage, un article sur ce que les partis en disent et sur l'importance à accorder à ce sujet dans nos écoles....
    Au-delà de ce point, merci pour votre excellent travail journalistique. »

  • Roger Dion
    Abonné
    mercredi 7 mars 2007 14h25
    CHEF D ÉTAT
    « J ai été surpris de lire vos lignes ce matin, vous ne parlez pas de votre chef D ÉTAT /CHAREST/qui s abaisse a dire des sottises, comme la partition du QUÉBEC ,les pensions seraient coupées, la péréquation serait moindre si le PARTI QUÉBÉCOIS serait élu. etc
    Pensez vous toujours qu il est un CHEF ÉTAT moi non.
    Aucun premier ministre aurait pensé dire des sottises semblâmes M.BOURASSA, JONSON,
    Ne me parlez pas d un l'astuce, il a répété plusieurs fois ses choses avant d ètre premier ministre.
    Il est comme j ai toujours pensé un petit homme qui n a aucune vision, tout ce qu il a fait en politique au fédéral comme au provincial c est de salir les autres ou déformé les paroles des autres/AU DÉBAT DES CHEFS AFFAIRE PARIZEAU/. Faire des campagnes de peur pour ne pas parler de son bilant désastreux ,
    QUI EST PRÈS A TOUT POUR ETRE RECONNU /OPTION CANADA/est une belle exemple
    ROGER DION rogerdion@hotmail.com »

  • Martine M. Cliche
    Inscrite
    jeudi 8 mars 2007 14h24
    Croire que le particulier s'applique toujours au général...
    « Mme Boileau,

    Je suis souvent déçue de vous lire lorsque vous parlez d'éducation. Cette déception devient de l'amertume voire de la frustration lorsque vous énoncez des généralités à partir d'observations limitées à ce qui se passe dans la "grande ville". Trop souvent, vos propos laissent croire qu'au Québec, la région est synonyme de misère. Je vis au Bas St-Laurent et, croyez-moi, ici, les situations que vous décrivez ont bien souvent trouvé des solutions.

    Quelques exemples tirés de votre article :

    "...libéraux comme péquistes promettent une école secondaire ouverte une heure de plus pour les uns, jusqu'à 17 heures pour les autres. Dans la vraie vie, les écoles secondaires sont déjà accessibles jusqu'en soirée et disponibles pour une foule d'activités... Mais, pour convaincre des ados d'y rester, encore faut-il qu'en région les horaires d'autobus scolaires soient conçus en conséquence et que, de manière générale, on puisse inciter des profs à rester sur place."

    Des autobus qui reconduisent les ados à 17h30 ou 18h, ça existe depuis belle lurette, des profs qui encadrent les activités parascolaires, ça aussi c'est une réalité depuis fort longtemps d'ailleurs. La question qu'il faut poser aux politiciens concerne plus la stabilité du financement de ces autobus et la juste compensation des enseignants qui dépassent leur tâche lorsqu'ils encadrent les activités.

    "chacun souhaite faire de l'école un lieu d'appartenance. Mais comment y arriver quand, règles d'ancienneté obligent, un professeur peut être délogé jusque tard dans l'année? "

    Ici, le "bumping" n'existe pas. Ni durant l'année scolaire, ni pendant le processus d'affectation et de mutation. Lorsque des mouvements du personnel enseignant ont lieu dans une école c'est parce qu'un poste est devenu disponible (retraite, départ, congé, abolition ou création de postes à la commission), il y a moyen de donner préséance à l'ancienneté sans jouer au "bumping" durant l'année scolaire. Le croirez-vous? Ça existe en région!

    "Comment consolider des équipes-écoles dans ces conditions, s'attacher les jeunes profs, respecter les liens créés avec les élèves? "
    Encore une fois la question qu'il faudrait poser aux politiciens devrait plutôt concerner le financement des mesures de support aux jeunes enseignants. Savez-vous que des programmes d'inserttion profesionnelle existent ici ? Mais aucunes mesures de financement ne sont prévues par les règles budgétaires des commissions scolaires, on se débrouille avec les moyens du bord.

    "La réforme redonne du pouvoir au professeur et mise sur le déploiement de toutes les ressources d'un élève. Pourtant, plusieurs tiennent cette stimulante commande pour impossible."

    Dans sa philosophie, la réforme redonne pêut-être du pouvoir aux enseignants mais dans son application sur le terrain, elle ne donne pas les moyens de l'exercer. Le visage de la réforme est multiple. L'intégration massive des élèves en difficulté, ça aussi c'est la réforme! Cet aspect est vrai en région mais l'est aussi en ville. Parfois on se rejoint...

    Le plus malheureux dans tout ça c'est ce sont vos propos, lorsqu'ils laissent croire que c'est négatif pareillement d'un bout à l'autre de la province et surtout qu'il ne semble pas y avoir de solutions, qui incitent les parents à se tourner vers le privé.

    Martine M. Cliche
    Baie-des-Sables »

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