jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h35


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Charest charge l'ADQ

Antoine Robitaille   6 mars 2007  Québec
Le candidat adéquiste de Deux-Montagnes, Jean-François Plante
Le candidat adéquiste de Deux-Montagnes, Jean-François Plante
Saguenay et Gatineau — Jean Charest est tombé à bras raccourcis sur l’Action démocratique du Québec hier, réclamant la démission d’un candidat de cette formation ayant à ses yeux «banalisé» la tragédie de Polytechnique de 1989. En soirée à Gatineau, il a ridiculisé une dizaine de candidats adéquistes en citant leurs propos étranges. Plus tôt à Saguenay, il avait aussi exigé que le parti de Mario Dumont «fournisse ses engagements chiffrés» cette semaine et a soutenu que l’ADQ négligeait les régions. «En trois jours [en région], j’ai vu davantage de pancartes nous mettant en garde contre les orignaux que de pancartes de l’ADQ!», a-t-il raillé hier, à Saguenay.

En après-midi, il avait vertement dénoncé le candidat adéquiste de Deux-Montagnes, Jean-François Plante, ancien élu de Vision Montréal et émule de Jeff Fillion. M. Plante — qui a du reste présenté ses excuses en fin de journée — aurait déclaré en décembre 2006, sur sa «radio Internet» radioxtrm.com, dont le slogan est «c'est comme le FM, mais la marde en moins»: «On vient de passer le 6 décembre et j'ai encore refusé de mettre le ruban blanc. Imagine-toi donc combien on est épouvantable de pas mettre ce ruban-là. Et là, on nous a encore sorti la chanson de la violence faite aux femmes. Pourquoi la violence faite aux femmes? Il n'y a pas de violence faite aux hommes? Ça existe pas? Pourtant, y'a des chiffres qui nous disent que, bon, c'est à peu près semblable.» C'est du moins ce que l'on pouvait lire dans une série de transcriptions de propos de M. Plante remise aux médias par l'organisation du Parti libéral hier.

«C'est extrêmement grave [...] À mes yeux à moi, il devrait non seulement être "discipliné", il devrait démissionner», a déclaré M. Charest hier en conférence de presse, tout en nuançant: «Si c'est ça le fond de sa pensée.»

D'autres déclarations du candidat Plante portaient sur la notion d'équité salariale. À ses yeux, celle-ci empêche les hommes de rentrer sur le marché du travail: «Comme si c'était pas assez, on fait encore des mesures pour faire entrer encore davantage de femmes. Moi, qu'on fasse rentrer davantage de femmes, je veux bien, mais c'est parce que cela a un effet pervers: il y a moins d'hommes qui rentrent. [...] Donc, on est en train de faire [...] un genre d'apartheid là, c'est carrément ça ou on bloque les hommes, là.»

Adéquistes ébranlés

L'affaire a ébranlé le camp adéquiste. Le candidat a publié une lettre d'excuses en fin de journée, et le chef Mario Dumont a fait un point de presse pour se dissocier des propos de son candidat et pour répliquer au chef libéral.

Dans sa lettre, M. Plante affirme qu'il «adhère sans condition» et «supporte [sic] l'actuel programme d'équité salariale», bien qu'il ait pu en critiquer «certains éléments de mise en oeuvre». Il a aussi condamné la «violence faite aux femmes» et soutien n'avoir voulu «en aucun temps [...] banaliser cette dramatique réalité, pas plus en parlant du drame de Polytechnique que de tout autre événement tragique». Il ajoute condamner «toute violence, que les victimes en soient des femmes, des enfants ou des hommes». «Si mes propos, émis dans le cadre d'une émission radiophonique qui se veut polémiste, ont pu porter à interprétation à cet égard, je m'en excuse et je tiens à réitérer mon adhésion profonde aux principes de l'égalité des personnes et de la non-violence.»

YouTube prend le relais

Mais sa lettre n'était pas encore expédiée hier que quelque sept autres extraits controversés de son émission circulaient, notamment sur le site YouTube. Par exemple: «Les Québécois ont souvent un profil de petits crosseurs. [Ils sont comme] les Mexicains, qui sont un peu plus magouilleurs [ou alors les] Tunisiens, qui fonctionnent avec le backshish.» Le Parti libéral a nié avoir déposé ces extraits sur Internet, hier. «Ça ne vient pas de chez nous», a certifié la directrice des communications du parti, Isabelle Melançon. (Si c'avait été le cas, cela aurait constitué une dépense électorale.)

Cependant, le PLQ a fait circuler à bord de l'autobus un florilège de déclarations de M. Plante, hier:

«Dans la fonction publique québécoise y'a davantage de femmes que d'hommes.»

«Ça fait trois ans que j'essaie de convaincre ma blonde de sacrer le camp du Québec.»

«Il y a des filles que tu connais, t'as le goût de baiser la première fois que tu les vois, pis d'autres que ça prend peut-être une couple de mois, pis là tu dis ouin, me semble qu'est pas pire cette fille-là, me semble que elle, en fin de compte, est regardable, me semble que je donnerais un coup.»

Dumont réplique

Mario Dumont a contre-attaqué, hier après-midi. Il a condamné la stratégie libérale consistant à fouiller dans le passé des candidats adéquistes. «Nos adversaires font un travail pour retrouver tout ce que nos candidats ont pu dire un jour dans leur vie. Cela cache une autre affaire: dans Matane, la députée [libérale Nancy Charest] a fait quelque chose de plus grave qu'une déclaration: elle a négligé son monde. Elle n'était même pas au courant d'une fermeture d'une industrie qui a mis 50 personnes au chômage», a poursuivi M. Dumont, qui parlait de l'entreprise Spielo Gaming, de Sainte-Anne-des-Monts, un fabricant d'appareils de vidéopoker.

La veille, M. Dumont avait été contraint de tempérer les ardeurs de son candidat dans Montmagny-L'Islet, Claude Roy, spécialiste de chasse et de pêche qui avait déploré le système de contrôle des armes à feu. M. Dumont avait alors mentionné que l'ADQ favorisait un certain contrôle des armes à feu afin d'éviter que ces armes ne servent à des fins criminelles.

Jean Charest s’est envolé hier après-midi pour Gatineau, où une manifestation d’une centaine de militants syndicaux de la FTQ, de la CSN ainsi que de quelques étudiants ayant pour but de dénoncer le bilan du gouvernement Charest, a gêné le début d’un rassemblement partisan à l’aéroport.

Dans son discours en soirée, le chef libéral s’est moqué de l’ADQ, parti qui veut abolir les commissions scolaires, le Conseil de la fédération et Emploi-Québec. «On pourrait les appeler les abolitionnistes démocratiques du Québec !», a-t-il lancé. Puis il a cherché à démontrer la faiblesse de l’équipe de l’ADQ en revenant sur les propos de M. Plante et en demandant de nouveau sa démission, malgré les excuses du principal intéressé. M. Charest en a profité pour élargir ses attaques à une dizaine d’autres candidats adéquistes dont il a cité des propos étranges. Il a notamment mentionné Linda Lapointe, ancienne présidente de l’Association des marchés d’alimentation, qui avait écrit récemment au premier ministre pour lui proposer d’être candidate en expliquant qu’elle ne croyait plus en son chef Mario Dumont… M. Charest a fait éclater la salle de rire en se moquant du candidat Martin Otis, un jeune de 22 ans membre du comité exécutif de la commission jeunesse: «Écoutez, j’ai été parachuté dans le comté. […] Je ne voudrais pas avoir l’air de manquer de respect à mes électeurs. J’ai l’intention de venir faire du porte-à-porte toutes les fins de semaine.» «Chers amis, je pense qu’on peut lui donner congé les fins de semaine», a commenté M. Charest.

Plus tôt hier, Jean Charest avait rencontré le Cercle de presse de Saguenay. Il a réitéré sa volonté de conquérir les cinq circonscriptions de la région. Il a promis de faire plus pour la région si elle votait pour les candidats libéraux et non pour des péquistes, qui ont tenu selon lui «la région pour acquis». Il s'est défendu d'adopter une stratégie à la Marc-Yvan Côté. Dans les années 80, le ministre libéral avait dit à une région qu'elle devait «voter du bon bord» pour obtenir ce qu'elle voulait.

Enfin, le chroniqueur de La Presse Vincent Marissal écrivait récemment que «Jean Charest, c'est l'Alex Kovalev de la politique: il peut être très bon, mais il faut que ça le tente». Quand Le Devoir a demandé hier au chef libéral de commenter cette phrase, il a répondu laconiquement: «Ça me tente...»

**

Avec la Presse canadienne






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jacques Boulanger
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 01h54
    L'ADQ, la nouvelle Alliance
    « Il est quand même étonnant qu'un tel individu soit un candidat de l'ADQ, parti dit autonomiste donc à fortiori sur les bords nationaliste. Étonnant, parce qu'à l'instar de son idole JeFF Fillion, il a souvent clamé son ardent mépris pour tout ce qui était «québécois», québécitude ou francophonie. Comment peut-il usurper la candidature d'un parti nationaliste. On le verrait plus dans Alliance-Québec qu'il pourrait faire renaître de ses cendres : les anglos adorent les Canadiens-français qui crachent sur les leurs. Alors, il faut plus que lui reprocher sa misogynie, car à travers cette misogynie il démontre le plus abject des racismes, c.-à-d. la haine à l'égard de son propre peuple.

    Le PLQ a tort de demander sa radiation des rangs de l'ADQ. Au contraire, il faut le garder, le montrer, l'afficher comme une bête de cirque. Le désigner comme la face cachée de l'ADQ. Par ailleurs, l'ADQ en le gardant dans ses rangs confirmerait nos plus grandes craintes et soupçons : ce parti est prêt à tout et accepterait l'infâme pour quelques sièges. »

  • Julien Lussier
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 06h25
    Course vers le fond du baril
    « Il ne faut pas se surprendre si le taux de participation aux élections est si bas depuis quelques années. Au terme de la campagne électorale, tous les candidats auront été méprisés, dénigrés, éclaboussés et ridiculisés.

    Il s'agit d'une sorte de campagne de diffamation maladroitement voilée. Au bout du compte, les électeurs doivent choisir non pas le meilleur, mais le moins pitoyable des candidats, celui qui a le moins été couvert d'insultes, celui qui a le moins l'air d'un parfait abruti, d'un menteur ou d'un ignorant.

    Jean Charest risque de remporter l'élection, parce qu'il est le plus à même de cracher habilement sur les autres, de les ridiculiser et de s'en moquer, alors que de son côté, il semble bien supporter les insultes qui lui sont dirigées, sans doute par habitude. Or, peu de gens veulent d'un tel chef, ni d'un chef qui a atteint le fond du baril après avoir été méprisé et discrédité sans relâche.

    Le comble, c'est qu'après s'être déchirés en ayant recours à tous les moyens les plus perfides et ignobles, les malheureux élus devront essayer de passer par-dessus cet épisode dégradant et tenter de coopérer pour gouverner leur province en déroute. Mascarade gênante.

    Pour qui voter dans ces circonstances? Des baveux, des "losers", des racistes, des menteurs? Comme c'est tentant! Plusieurs préfèrent s'abstenir que de porter au pouvoir de tels individus, et ils ont bien raison. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 07h25
    Interdit aux hommes blancs
    « La Ville de Montréal a embauché 330 étudiants à l'été 2005. Aucun homme blanc francophone....PAS UN SEUL!!! En 40 ans on est passé de Nègres blancs d'Amérique à Nègres blancs d'Amérique. La boucle est bouclée. »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mardi 6 mars 2007 07h43
    Dumont, l'ami de «Jeff»
    « Les résidents de la ville de Québec, et tous les Québécois, ne doivent jamais oublier que Mario Dupont et son entourage ont supporté Jeff Fillion, le radio-poubelleur de notre région, au nom de la liberté d'expression. Les gentilles petites démonstrations de monsieur Dumont ne doivent jamais nous faire oublier à quelle enseigne il loge. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 08h00
    Quel problème y'a t'il à souligner un fait?
    « C'est un fait qu'il y'a plus de femmes que d'hommes dans la fonction publique québécoise, c'est comme de dire qu'il fait jour à midi: 60.5% de femmes pour 39.5% d'homme au "recensement" de 2004. Il faudrait savoir dans quel contexte Mr. Plante a dit ça. J'ai un peu l'impression que les libéraux sont à la pêche de n'importe quel bout de déclaration pour le triturer à leur goût. Plus aucun candidat ne va oser prononcer les mots "femme", "juif", ou "homosexuel", si ça continue, déja qu'ils parlent tous à travers leur chapeau! »

  • Tina Marie Lalonde
    Abonnée
    mardi 6 mars 2007 08h32
    Petit politique
    « J'ignore les propos exact de M. Plante mais si l'on met de côté la rectitude politique, peut-on réellement nier le fait que sont nombreuses les femmes qui font violence aux hommes? Qu'il s'agisse de violence physique ou psychologique - Demandez à n'importe quel homme !! L'heure est venue de parler des vrais choses, peut-être devrions-nous passer de l'époque du féminisme à celle de l'humanisme un point tout court !
    Dois-je m'attendre à autre chose qu'une campagne de salisage et à vos propos méprisants monsieur charest?
    N'est-ce pas vous qui lors d'un congrès alors que vous étiez Ministre de l'environnement aviez affirmé à un de vos comparse que "l'important n'était pas de savoir mais plutôt de faire semblant de savoir..." »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 6 mars 2007 08h49
    Autonomie, option rassembleuse de l'ADQ
    « L'ADQ a de bonnes idées comme leur option constitutionnelle AUTONOMISTE qui est rassembleuse "acceptable aux souverainistes et aux fédéralistes" qui ne sont pas extrémistes.

    C'est normal que ça fasse peur à ses adversaires. Probablement plus de 75 % de Québécois y seraient favorables.

    Les adversaires extrémistes vont en profiter pour déchirer leurs chemises en public en déclarant : Voyez comme nous sommes mieux qu'eux...Seigneur. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 6 mars 2007 09h26
    Les "chères" pancartes électorales
    « Les électeurs du Québec paient, à travers leurs taxes, pour les pancartes électorales par les retours d'impôt pour contributions électorales et remboursements de dépenses des candidats en plus de la polution causée par ces nombreux "coroplasts" qui finissent dans nos dépotoirs.

    Notre premier-ministre Charest raille : «En trois jours, j'ai vu davantage de pancartes nous mettant en garde contre les orignaux que de pancartes de l'ADQ!».

    M.Charest aurait été mieux avisé de sortir une loi qui aurait limité, pour chaque parti, le nombre et la grandeur de ces fameuses pancartes qui n'aident en rien à expliquer leurs programmes et qui nous polluent la vue et l'environnement. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 10h05
    Une chance qu'il y a les Québécois!
    « Sur qui pourrions-nous nous défouler si les Québécois étaient pas là?

    Ce Plante qui ne peut pas se supporter d'être lui-même d'un peuple qu'il méprise. Charest qui s'engraisse des faveurs du fédéral en échange du maintient de ce peuple sous sa domination. Et Boisclair, entouré de ses 13 candidats (apôtres) issus des "communautés culturelles", les appellant à se joindre à lui pour combattre les racistes, les sexistes, les misogynes, les homophobes, du Québec. C'est qui les monstres si c'est pas eux?

    Sont pratique les Québécois. On peux les utiliser sans crainte d'être accusé de discrimination, car il parraît qu'il sont "tout le monde". De distincts, il y a quelques décennies, il sont passés à indistincts aujourd'hui. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 10h19
    "Dans la fonction publique québécoise y'a davantage de femmes que d'hommes.»
    « C'est dans Le Soleil de ce matin. A la fin de l'article Stat Can n'arrive pas à expliquer pourquoi il y a plus de femmes fonctionnaires au Canada alors qu'il y a plus d'hommes sur le marché du travail! Comme si Stats Can ne savait pas qu'il y a des programmes d'embauche favorable aux femmes (et aux minorités ethniques) dans la Fonction publique!



    Virage femme dans la fonction publique

    Raymond Giroux

    Le Soleil

    Ottawa


    La fonction publique fédérale a pris le virage femmes : la majorité des employés de l'État sont maintenant des employé-e-s, constate Statistique Canada dans un document rendu public hier.

    Le phénomène de la féminisation de la fonction publique se manifeste de manière constante depuis 1995, et le grand tournant date de 1999, la première année où le gouvernement comptait plus de femmes que d'hommes sur sa liste de paie.

    Résultat de cette tendance, 54 % des 380 700 fonctionnaires fédéraux, l'an dernier, étaient de sexe féminin, contre seulement 46 % des 382 000 fonctionnaires recensés en 1995.

    Le gouvernement « a embauché beaucoup plus de femmes que d'hommes au cours des dernières années », lit-on dans l'étude officielle.

    Statistique Canada n'avance aucune explication à l'appui de ces données, mais constate que cette inversion de la proportion hommes/femmes ne traduit pas le portrait de la main-d'oeuvre dans son ensemble. »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 10h26
    Le message avant tout.
    « La rigueur intellectuelle n'est-elle tout simplement plus valorisée par nos partis politiques ? Les prétendus « génies » de la communication qui conseillent les chefs de parti ont-ils officiellement statué que seul le message comptait auprès d'un peuple inculte, nonobstant les faits, ce qui justifierait qu'un aspirant premier ministre puisse avancer les plus grossières absurdités et transformer de banals propos en déclarations scandaleuses? Quand je lis : « on nous a encore sorti la chanson de la violence faite aux femmes. Pourquoi la violence faite aux femmes? Il n'y a pas de violence faite aux hommes? Ça existe pas? Pourtant, y'a des chiffres qui nous disent que, bon, c'est à peu près semblable. » je n'y vois qu'un homme qui affirme maladroitement que la violence faite aux hommes existe également, point ! Et contrairement aux énormités avancées par J. Charest, je ne constate aucun lien entre cette déclaration et une volonté de banaliser la tragédie de Polytechnique. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 11h06
    Le passé est garant de l'avenir...
    « Pendant que Jean Charest, toujours indigné, tombe à bras raccourcis sur tout ce qui lui semble un potentiel scandale, pendant ce temps on ne s'attarde pas à analyser ses quatre années au pouvoir. L'astuce ou la ruse libérale consiste à tirer sur tout ce qui lui permet de ne pas parler de leur propre bilan.

    Monsieur Charest a fait des promesses extrêmement couteuses depuis les six derniers mois. Pensez-vous réellement que les anciennes promesses de 2003 qui n'ont pas été tenues, les nouvelles promesses de 2007 seront à leur tout crues?

    Deux semaines déjà de passer et les journalistes n'ont toujours pas fait leur travail. Pourtant à chaque fin d'année, on fait des récapitulatifs de se qui s'est passé durant la dernière année, histoire de se rappeler les mauvais comme les bons moments. Il me semble naturel de faire le même exercice pour un mandat électoral.

    Pour le moment, on laisse à chaque Parti la tâche de faire sa propre rétrospection. Les éditorialistes et les journalistes parlementaires ne rapportent plus les faits dans leur continuité. Ils nous livrent des «instantanés» qui n'apportent absolument rien aux débats de fond.

    Où chercher l'information télévisuelle pertinente, intelligente, appropriée? Sûrement pas chez Gesca - La Presse et autres journaux du groupe, présent même à TéléQuébec (émission Dernière Édition, co-produite par Gesca) - ni à Radio-Canada qui nous édulcore la moindre information non libérale (on n'a qu'à se rappeler l'interview faite par Dominique Poirier avec Bernard Drainville (PQ) et la comparer avec une autre interview de la même journaliste avec Christine St-Pierre (PLQ) pour comprendre que si l'un fut rudement interviewé, l'autre tout sourire fut gentiment mené!)

    Reste pour déchiffrer l'information électorale, les journaux indépendants (tel le Devoir), les sites de journaux internet qui regroupent et condensent différentes rubriques (ex. Vigile ( http://www.vigile.net/spip/ ) et quelques blogues de politologues bien connus pour leur franchise et leur intelligence (ex. celui de Josée Legault sur «Voir» entre autres).

    Vous connaissez sûrement le dicton... Il faut faire un petit effort pour s'occuper de politique sinon...

    Rodrigue Guimont »

  • Jean Corbeil
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 14h26
    Interdit aux blancs
    « Cette affirmation est-elle vérifiable? »

  • André Gingras
    Abonné
    mardi 6 mars 2007 16h10
    Autonomiste, jusqu'au bout?
    « Nous savons qu'André Boisclair est résolument indépendantiste, mais nous ne savons pas si Mario Dumont est plus autonomiste, ou plus fédéraliste, que Jean Charest.

    Comme leurs positions ne sont pas très claires, il serait intéressant pour nous de savoir lequel des deux est le plus autonomiste. Pourquoi pas un petit concours? »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 18h56
    @Jean Corbeil
    « C'était dans La Presse l'an passé. Raymond Gervais je crois ou peut-être François Berger? Je me suis peut-être trompé de quelques dizaines (350? 360?). Mais le fond de l'histoire est authentique: cet été là ils n'ont embauché que des femmes et des hommes de minorités ethniques.
    On est rendu là. L'apartheid à Montréal. Vous pouvez vérifier avec le service du personnel de la Ville »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 22h43
    JEAN-FRANÇOIS PLANTE
    « Pour ceux qui ne connaissent pas intimement Jean-François Plante, je peux dire le connaître depuis des années qu'une tribune téléphonique existe à CKAC. Du temps de Jacques Fabi qui reviendra à ce poste d'animateur pour les noctambules dès le 2 avril prochain - lendemain des élections comme par hasard - entre minuit et trois heures moins le quart, Jean-François Plante appelait sur semaine et les fins de semaine quand André Pelletier anime "La nuit voit le jour" de Minuit à 4H45.

    Alors qu'il voulait se présenter au poste de conseiller de Pierre Bourque, avant la campagne des élections municipales en novembre l'avant-dernière fois, il appelait régulièrement ces deux animateurs pour faire son petit boniment gratuit pour Vision Montréal, jusqu'à ce que moi, comme ancien candidat indépendant aux élections municipales de 1994, je fasse une plainte à M. Pierre-F Côté, alors Directeur Général des Élections du Québec.

    J'ai été ravi d'apprendre de la bouche de Jacques Fabi une nuit suivante que monsieur Plante, quand il l'appellerait, devrait s'abstenir de parler politique. Le peu d'interventions qu'il a volées en temps d'antenne gratuit aux écoutants de cette tribune, a suffi à le faire élire pour un premier mandat.

    On ne sait jamais où peuvent mener les ambitions de différents candidats, même souvent, les propos cyniques des animateurs de ces tribunes, tel Gilles Proulx ou Stéphane Gendron...les deux actuels battants-de-gueule pour l'ADQ.

    Vite un code d'éthique pour les animateurs de "hotlines" afin qu'ils imitent Guy Simard, qui jusque au 2 avril lui aussi, anime l'émission Opinions au 730 AM de 9H30-11H30, du lundi au vendredi, et qui a suffisamment de respect pour les auditeurs qui l'appellent sur un sujet d'actualité, pour ne pas donner son opinion, mais pour en être seulement la courroie de transmission.

    Il n'y a qu'à entendre comment les animateurs nommés ont parlé ad nauseam de la cocaïne de Boisclair, Louis Champagne le 17 février dernier, derrière son micro, traitant le chef du PQ de "tapette"...pour que notre ouïe soit frappée à un moment donné comme aujourd'hui, durant l'émission de Proulx, par une certaine Nicole de la Rive-sud, dire qu'elle se fait une opinion politique seulement à travers les propos de ses animateurs...Elle est belle la démocratie de 50 % des nouilles québécoises, certains crétins et crétines qui appellent sur ces tribunes, influencés qui par l'animateur, qui par un journaliste antipéquiste du Devoir, ou simplement AntiBoisclair, pour se faire une idée.

    Notre jugement va se développer drôlement durant cette campagne, tellement il est varlopé à qui mieux mieux par ces "faiseux" des ondes et des autres media.

    Mais comme dirait Roger Drolet, les gars comme Guy Simard, sont remerciés de leurs services, parce qu'ils sont trop bons.

    Quant à monsieur Plante, son court mandat à l'hôtel de ville lui a souri; il est maintenant gras comme un voleur.

    On peut en dire autant de la gang de Québec. Un certain Martin Pouliot lui aussi, émule de Jeff Filion et de l'ADQ, a coutume d'appeler André Pelletier de nuit, même de ce temps-ci, pour coanimer avec lui une tribune par téléphone médiat où l'un vante les mérites du parti vert, et Fletcher-Pouliot l'Action démocratique. Ils nous prennent vraiment pour des valises.

    Quant à Radio-Canada, on n'en parle pas. Il suffit d'avoir écouté Pierre de Maisonneuve au 95,1 FM, en date du 5 mars, au midi 15, qui posait la question biaisée: Comment monsieur Boisclair pourrait se présenter avec son conjoint dans une assemblée, alors que Mario Dumont présente sa femme, et Charest Michou?

    On voit les priorités de la société d'état...qui encore à l'émission "Ouverts le samedi", de midi 15 à 14H, sous l'animation de Michel Lacombe, a décidé pour les trois semaines de la campagne, d'inviter Benoît Pelletier comme commentateur politique pour le parti libéral, Pierre Curzi pour le parti québécois, et devinez l'autre...JFP!?... pour le parti de Mario Dumont.

    Il y a des coups de pied au cul qui se perdent dans le décor du gros aquarium du boulevard René-Lévesque...C'est bien plus important pour eux de permettre à leurs employés fumeurs de le faire dans un espace clos de verre, que de laisser leurs animateurs dire n'importe quoi. »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 11h04
    Les vrais questions...
    « Tout ce que dit M. Plante somme toute, c'est que la misandrie est devenue la nouvelle religion d'état au Québec. La justice de cette province autorise maintenant et tout à fait ouvertement le principe du double standard à l'égard d'une catégorie ciblée de justiciables, les pères de familles. Lorsque ces derniers sont traduits devant les tribunes de justice sur la base d'allégations de violence domestique, sans enquête ni motif raisonnable, c'est uniquement après avoir refusé de signer des aveux sous la contrainte, le fameux 810.

    À ce moment, les juges fripons de la cour du Québec leur administrent un salmigondis de justice équivalant à celui autrefois servi à Marie-Josèphe Angélique. Les preuves, les faits, les témoins, les alibis ne signifient rien. Dès l'instant où un « suspect » est arraisonné, tout ce qui importe, c'est de sanctionner le crime allégué de manière à masquer l'abus de procédure, la violation des droits fondamentaux et les mesures d'exceptions livrées par les auxiliaires de la justice. Comme il se doit, les cours d'appels refusent de revisiter ces décisions et contribuent à dissimuler cette dimension cachée de la justice.

    En outre, les allégations en matière criminelle servent de puissants leviers pour influencer le cours des procédures en droit familial qui surgissent invariablement dans le sillage de la violence domestique alléguée. Ces pratiques sont malheureusement le lot quotidien subi par un nombre croissant de pères de famille. Elles ne peuvent se dérouler sans bénéficier de la complaisance des intervenants, à commencer par celle des juges. C'est à se demander si ces condamnations injustes n'ont pas pour unique objectif de gonfler les statistiques, ces données étant fort utiles lorsque vient le temps de quémander des sous du trésor public.

    Georges Dupuy, dans son livre paru chez VLB Éditeur en 2000 et intitulé « Coupable d'être un homme. Violence conjugale et délire institutionnel » a bien tenté d'alerter le public au sujet de ces pratiques, mais en vain. En 2003, le juge Jean-Louis Baudouin précisait: « On doit constater d'ailleurs, avec tristesse, qu'il est récemment devenu à la mode, dans certains dossiers matrimoniaux, d'accuser le conjoint de ce type d'infraction pour bonifier les chances de garde exclusive », sans rien changer. L'année suivante, une simple demande d'Accès à l'Information nous a permis de dévoiler publiquement l'imposture des 300 000 (http://fathers-4-justice.ca/images/SubstitutViolenceConjugale2.jpg) fausses victimes annuelles (http://www.lapresrupture.qc.ca/300000.html) de violence domestique qui avaient pourtant justifié la mise en oeuvre de l'actuelle politique d'intervention en matière de violence conjugale à la source de ces malversations et jamais répudiée. Dans cette affaire, une enquête publique s'impose et les responsables de cette vaste fraude doivent répondre de leur inaction. Malheureusement, il ne semble pas que dans la présente campagne les politiciens aient l'intention d'explorer les véritables enjeux auxquels est confronté la société Québécoise contemporaine, de peur d'avoir à répondre à d'embarrassantes questions. »

  • jude dumas
    Inscrit
    vendredi 9 mars 2007 14h06
    ADQ Matane
    « http://www.ledevoir.com/2007/03/06/133710.html


    Dans le Devoir Mario Dumont a fait une sortie comme Nancy Charest.


    En réponse a cette sortie elle devrait y répondre par:

    Par cette affirmation Mario Dumont tente de cacher le passé de son candidat dans
    Matane Haute-Gaspésie....pour dire la vérité il aurait dû demander a son candidat
    de dire a la population son passé en matière criminelle.Simplement lui demander
    si il a déja été impliqué dans son passé dans une affaire de drogue....si oui
    de justifier son geste face aux électeurs du comté.



    note : Mario Dumont est au courant de cette situation depuis 2003....il a une une rencontre
    avec lui ,Donald Grenier et Bernard Marquis a son bureau de comté a Rivière du Loup.


    Conclusion : Mario Dumont....honnête??????????




    ex-membre de l'ADQ »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
18 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Éditorial
Chronique
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009