Un Québec souverain pourrait mieux gérer sa forêt, selon Boisclair
6 mars 2007
Québec
Photo : Jacques Nadeau
André Boisclair
Rouyn-Noranda — La forêt serait mieux gérée dans un Québec souverain, a lancé le chef du Parti québécois (PQ), André Boisclair, hier, à une centaine de travailleurs de l'Abitibi victimes de la crise qui sévit dans ce secteur.
Dans une charge à fond de train contre la manière dont le gouvernement de Jean Charest a géré la crise forestière, qui a entraîné des milliers de mises à pied et des fermetures d'usines ces dernières années, M. Boisclair a affirmé que les choses iraient mieux si le Québec était un pays.
«Dans le système fédéral dans lequel on est encore "pognés", si je veux bouger du côté du soutien aux gens qui sont au chômage, il faut que j'aille faire mon pèlerinage à Ottawa. J'ai hâte d'avoir un seul pèlerinage, si on veut réfléchir sur l'avenir du Québec, et le pèlerinage à faire c'est la route qu'on a à faire vers notre capitale nationale et, ça, c'est Québec, ce n'est pas Ottawa», a fait valoir le chef péquiste, en matinée, à Malartic, aux travailleurs mis à pied de différentes usines de la région qui s'étaient déplacés par un froid sibérien pour entendre ce qu'il avait à leur proposer.
«La souveraineté du Québec ne fera pas pousser les arbres plus vite», mais elle permettrait d'adopter des politiques cohérentes, «sans qu'on ait toujours, "maudit", à les faire ces négociations à Ottawa, comme si Ottawa nous faisait des cadeaux», a-t-il ajouté.
Ce sont les travailleurs qui paient le prix du manque d'harmonisation entre les programmes d'aide fédéraux et ceux du Québec, selon lui.
Le Québec aurait aussi mieux tiré son épingle du jeu, s'il avait été souverain lors de la crise du bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis, et il serait parvenu à «un bien meilleur règlement» que celui obtenu. Le règlement a été fait sur mesure pour la Colombie-Britannique, pas pour le Québec, aux yeux de M. Boisclair.
Depuis avril 2005, le Québec a perdu quelque 10 000 emplois dans l'industrie forestière, dont 1100 dans la seule région de l'Abitibi, qui vit essentiellement de la forêt et des mines.
Les libéraux de Jean Charest ont «scrapé les régions» du Québec, a estimé le chef du PQ, en s'engageant s'il est élu à investir 300 millions de dollars pour consolider l'industrie forestière, au cours du prochain mandat.
Chose certaine, un gouvernement péquiste serait clairement plus interventionniste dans l'économie que le gouvernement libéral.
Les deux principaux outils de développement économique que sont la Société générale de financement (SGF) et Investissement Québec seraient mis à contribution pour «reconstruire» les régions du Québec. «Je souhaite que nos sociétés d'État s'en mêlent», a-t-il dit, en après-midi, lors d'un point de presse, à Rouyn-Noranda.
«S'il y a une chose qui va nous distinguer dans la gestion de l'économie québécoise, c'est que nous serons moins naïfs que nos adversaires libéraux», a-t-il fait valoir, en pourfendant leur «doctrine néo-libérale» qui a entraîné un laisser-aller alors que se multipliaient les fermetures d'usines.
Dans le secteur forestier, le modèle péquiste consisterait principalement à miser sur la deuxième et troisième transformation de la matière ligneuse, la modernisation de l'équipement, la formation de la main-d'oeuvre et l'abolition de la taxe sur le capital.
Sans transformer de fond en comble le régime forestier, le chef du PQ propose toutefois de mettre à l'encan «une partie de la ressource» forestière, par exemple lors d'une fermeture d'usine, pour récupérer la matière ligneuse disponible et en tirer le meilleur rendement possible.
Cette ressource devra demeurer et être transformée dans la région où elle a été cueillie, a-t-il dit.
Dans une charge à fond de train contre la manière dont le gouvernement de Jean Charest a géré la crise forestière, qui a entraîné des milliers de mises à pied et des fermetures d'usines ces dernières années, M. Boisclair a affirmé que les choses iraient mieux si le Québec était un pays.
«Dans le système fédéral dans lequel on est encore "pognés", si je veux bouger du côté du soutien aux gens qui sont au chômage, il faut que j'aille faire mon pèlerinage à Ottawa. J'ai hâte d'avoir un seul pèlerinage, si on veut réfléchir sur l'avenir du Québec, et le pèlerinage à faire c'est la route qu'on a à faire vers notre capitale nationale et, ça, c'est Québec, ce n'est pas Ottawa», a fait valoir le chef péquiste, en matinée, à Malartic, aux travailleurs mis à pied de différentes usines de la région qui s'étaient déplacés par un froid sibérien pour entendre ce qu'il avait à leur proposer.
«La souveraineté du Québec ne fera pas pousser les arbres plus vite», mais elle permettrait d'adopter des politiques cohérentes, «sans qu'on ait toujours, "maudit", à les faire ces négociations à Ottawa, comme si Ottawa nous faisait des cadeaux», a-t-il ajouté.
Ce sont les travailleurs qui paient le prix du manque d'harmonisation entre les programmes d'aide fédéraux et ceux du Québec, selon lui.
Le Québec aurait aussi mieux tiré son épingle du jeu, s'il avait été souverain lors de la crise du bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis, et il serait parvenu à «un bien meilleur règlement» que celui obtenu. Le règlement a été fait sur mesure pour la Colombie-Britannique, pas pour le Québec, aux yeux de M. Boisclair.
Depuis avril 2005, le Québec a perdu quelque 10 000 emplois dans l'industrie forestière, dont 1100 dans la seule région de l'Abitibi, qui vit essentiellement de la forêt et des mines.
Les libéraux de Jean Charest ont «scrapé les régions» du Québec, a estimé le chef du PQ, en s'engageant s'il est élu à investir 300 millions de dollars pour consolider l'industrie forestière, au cours du prochain mandat.
Chose certaine, un gouvernement péquiste serait clairement plus interventionniste dans l'économie que le gouvernement libéral.
Les deux principaux outils de développement économique que sont la Société générale de financement (SGF) et Investissement Québec seraient mis à contribution pour «reconstruire» les régions du Québec. «Je souhaite que nos sociétés d'État s'en mêlent», a-t-il dit, en après-midi, lors d'un point de presse, à Rouyn-Noranda.
«S'il y a une chose qui va nous distinguer dans la gestion de l'économie québécoise, c'est que nous serons moins naïfs que nos adversaires libéraux», a-t-il fait valoir, en pourfendant leur «doctrine néo-libérale» qui a entraîné un laisser-aller alors que se multipliaient les fermetures d'usines.
Dans le secteur forestier, le modèle péquiste consisterait principalement à miser sur la deuxième et troisième transformation de la matière ligneuse, la modernisation de l'équipement, la formation de la main-d'oeuvre et l'abolition de la taxe sur le capital.
Sans transformer de fond en comble le régime forestier, le chef du PQ propose toutefois de mettre à l'encan «une partie de la ressource» forestière, par exemple lors d'une fermeture d'usine, pour récupérer la matière ligneuse disponible et en tirer le meilleur rendement possible.
Cette ressource devra demeurer et être transformée dans la région où elle a été cueillie, a-t-il dit.
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