Québec solidaire préconise l'instauration d'une politique de lutte contre l'homophobie
Le parti Québec solidaire, qui s'inscrit en pourfendeur de toutes les formes de discrimination, a rappelé hier qu'il souhaitait la mise en place d'une politique nationale de lutte contre l'homophobie. Une telle initiative représenterait un investissement de 10 millions de dollars par année, somme qui servirait en priorité à financer des mesures éducatives, mais aussi les groupes qui viennent en aide aux gais et lesbiennes dans la province.
Le 21ème des 25 «engagements concrets et réalisables» de la plate-forme politiques des Solidaires prévoit ainsi de développer «des programmes appropriés» et de «fournir les ressources nécessaires» pour renforcer, financer et valoriser «les pouvoirs d'initiative, d'enquête et de lutte contre le sexisme, le racisme et l'homophobie menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse».
Pour l'instant, une enveloppe de 10 millions de dollars serait consacrée annuellement à l'application de cette politique, en plus de sommes supplémentaires qui seraient investies dans le réseau éducatif. La porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, a d'ailleurs souligné que le volet éducatif serait appelé à jouer un rôle prédominant pour faire évoluer les mentalités. «La question de l'éducation est fondamentale et elle doit l'être à partir de l'école, a dit Mme David. Notre action sera donc axée sur un travail de sensibilisation nécessaire aux questions de l'homophobie et de l'intolérance auprès des jeunes, et ce, dès le secondaire.»
Québec solidaire juge en outre qu'il faut venir en aide plus efficacement aux personnes qui sont frappées d'ostracisme en raison de leur orientation sexuelle. «On doit dégager les ressources permettant à l'ensemble des gens du Québec, et particulièrement des jeunes dans toutes les régions, d'avoir des lieux d'entraide, de soutien. Des lieux où ils peuvent parler de leurs difficultés», a expliqué Françoise David.
Et la jeune formation politique compte bien sortir la lutte contre cette forme de discrimination de la stricte réalité montréalaise. «Le financement déjà maigre des groupes d'appui aux gais et lesbiennes est surtout concentré à Montréal, a rappelé Mme David. On souhaite donc mettre en place une politique de subventions massives dans les groupes oeuvrant en régions. Il faut que les ressources puissent couvrir l'ensemble du territoire québécois.»
Urgence d'agir
En mettant ce point à leur ordre du jour, les Solidaires souhaitent «témoigner de l'importance» qu'ils accordent «à cette forme de discrimination, comme toutes les autres d'ailleurs», a soutenu Françoise David. «Ça indique où on loge, et on loge du côté de la justice», a-t-elle indiqué.
À eux seuls, les propos tenus récemment par l'animateur de radio Louis Champagne, qui a comparé le Parti québécois à un «club de tapettes», illustrent selon elle l'urgence d'agir. «Si on avait besoin d'autres preuves que l'homophobie existe encore, on en a eu», a souligné Mme David. Même si les propos ont été vertement dénoncés, la porte-parole nationale estime qu'il faut aller plus loin pour lutter concrètement contre les préjugés dont font l'objet les personnes homosexuelles.
«Non seulement il nous faut une politique nationale de lutte contre l'homophobie, mais il nous la faut rapidement, parce que cette lutte nous concerne tous et toutes, a poursuivi la candidate de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé. On peut dire qu'on vit dans une société qui, oui, est de plus en plus en plus en mesure de reconnaître les droits des gais et lesbiennes. On se retrouve aussi dans une société où on considère que l'insulte qui fait le plus mal, c'est de traiter quelqu'un de tapette.»
La sortie de Québec solidaire se tenait aussi à la veille de la publication d'un rapport sur la question, produit par le comité interministériel de lutte contre l'homophobie sous les auspices de la Commission des droits de la personnes. Ce document, qui devrait être rendu public aujourd'hui, doit rendre compte de la situation dans la province.
Le 21ème des 25 «engagements concrets et réalisables» de la plate-forme politiques des Solidaires prévoit ainsi de développer «des programmes appropriés» et de «fournir les ressources nécessaires» pour renforcer, financer et valoriser «les pouvoirs d'initiative, d'enquête et de lutte contre le sexisme, le racisme et l'homophobie menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse».
Pour l'instant, une enveloppe de 10 millions de dollars serait consacrée annuellement à l'application de cette politique, en plus de sommes supplémentaires qui seraient investies dans le réseau éducatif. La porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, a d'ailleurs souligné que le volet éducatif serait appelé à jouer un rôle prédominant pour faire évoluer les mentalités. «La question de l'éducation est fondamentale et elle doit l'être à partir de l'école, a dit Mme David. Notre action sera donc axée sur un travail de sensibilisation nécessaire aux questions de l'homophobie et de l'intolérance auprès des jeunes, et ce, dès le secondaire.»
Québec solidaire juge en outre qu'il faut venir en aide plus efficacement aux personnes qui sont frappées d'ostracisme en raison de leur orientation sexuelle. «On doit dégager les ressources permettant à l'ensemble des gens du Québec, et particulièrement des jeunes dans toutes les régions, d'avoir des lieux d'entraide, de soutien. Des lieux où ils peuvent parler de leurs difficultés», a expliqué Françoise David.
Et la jeune formation politique compte bien sortir la lutte contre cette forme de discrimination de la stricte réalité montréalaise. «Le financement déjà maigre des groupes d'appui aux gais et lesbiennes est surtout concentré à Montréal, a rappelé Mme David. On souhaite donc mettre en place une politique de subventions massives dans les groupes oeuvrant en régions. Il faut que les ressources puissent couvrir l'ensemble du territoire québécois.»
Urgence d'agir
En mettant ce point à leur ordre du jour, les Solidaires souhaitent «témoigner de l'importance» qu'ils accordent «à cette forme de discrimination, comme toutes les autres d'ailleurs», a soutenu Françoise David. «Ça indique où on loge, et on loge du côté de la justice», a-t-elle indiqué.
À eux seuls, les propos tenus récemment par l'animateur de radio Louis Champagne, qui a comparé le Parti québécois à un «club de tapettes», illustrent selon elle l'urgence d'agir. «Si on avait besoin d'autres preuves que l'homophobie existe encore, on en a eu», a souligné Mme David. Même si les propos ont été vertement dénoncés, la porte-parole nationale estime qu'il faut aller plus loin pour lutter concrètement contre les préjugés dont font l'objet les personnes homosexuelles.
«Non seulement il nous faut une politique nationale de lutte contre l'homophobie, mais il nous la faut rapidement, parce que cette lutte nous concerne tous et toutes, a poursuivi la candidate de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé. On peut dire qu'on vit dans une société qui, oui, est de plus en plus en plus en mesure de reconnaître les droits des gais et lesbiennes. On se retrouve aussi dans une société où on considère que l'insulte qui fait le plus mal, c'est de traiter quelqu'un de tapette.»
La sortie de Québec solidaire se tenait aussi à la veille de la publication d'un rapport sur la question, produit par le comité interministériel de lutte contre l'homophobie sous les auspices de la Commission des droits de la personnes. Ce document, qui devrait être rendu public aujourd'hui, doit rendre compte de la situation dans la province.
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