Dispute entre la gauche et les verts
Chicane à gauche. Au 13e jour de la campagne électorale, Québec solidaire a décidé de s'attaquer hier au Parti vert du Québec (PVQ). La formation politique représentée par Françoise David et Amir Khadir a en effet dénoncé l'ambiguïté idéologique des verts dont certains candidats se présenteraient aux électeurs comme des «coquilles vides».
Qualifié également de parti «désorganisé» et «sans candidature crédible» par QS, le PVQ s'est toutefois dit amusé par toutes ces critiques et a appelé les représentants de la «gauche radicale» à faire preuve d'un peu plus «d'ouverture d'esprit».
«Au Parti vert du Québec, nous préférons nous concentrer sur les aspects positifs de cette campagne, a ajouté Scott McKay, chef du PVQ. La présence de la gauche radicale dans la course électorale est très intéressante. Nous respectons QS et nous espérons que ce parti en fera autant à notre égard en acceptant la présence au Québec d'un parti vert pragmatique plutôt qu'idéaliste.»
N'empêche, pour Amir Khadir, le porte-parole masculin de QS, les verts «manquent actuellement de courage politique» en refusant de critiquer le modèle économique dominant, et ce, dans une optique environnementale, a-t-il expliqué au Devoir, lors d'un entretien téléphonique. «Se dire ni à gauche ni à droite, ce n'est pas sérieux. Pour protéger la nature, il faut aussi protéger les humains. L'environnement, ce n'est pas tout, et nous sommes persuadés à terme de réussir à convaincre nos amis les verts de s'occuper des humains de manière plus courageuse et plus affirmée»... en appuyant Québec solidaire par exemple.
Vague verte
Christian Montmarquette, un des membres fondateurs de QS, l'affirme d'ailleurs haut et fort sur le site Internet du Devoir. En réaction à un article publié samedi dernier qui évoquait une crise de croissance actuellement au sein du mouvement politique des verts, le militant estime, tout comme l'un de ses chefs, que les verts n'ont rien de sérieux à offrir aux électeurs. Selon lui, ils «surfent» par «opportunisme» sur la vague verte du moment.
«C'est facile pour eux d'être populaires, dit-il à l'autre bout du fil. Aujourd'hui, ça parait bien de se dire vert. Tout le monde le fait. On ne peut pas être contre la vertu.»
Cet opportunisme, selon lui, sert d'ailleurs bien les intérêts du PVQ qui ainsi va «marquer des points» en «abusant de la crédulité des électeurs», poursuit-il tout en espérant que les «vrais écolos sincères» finiront par «comprendre le subterfuge et en vien[dront] à appuyer massivement Québec solidaire.»
Ironiquement, le «solidaire», candidat de l'Union des forces progressistes (UFP) à une autre époque, se réjouit depuis quelques jours que l'équipe de Scott McKay ne récolte que 5 % des intentions de vote dans les plus récents sondages. «C'est bien tant mieux», écrit-il sur le site du Devoir. Notons que ces mêmes sondages accordent la même proportion d'intention de votes pour Québec solidaire.
Pour Scott McKay, ces critiques sont certainement motivées par la montée des verts dans les sondages, mais aussi par le fait que sa formation politique a refusé dans les derniers mois de se marier avec Québec solidaire en vue de cette campagne. Et la frustration délierait les mauvaises langues, selon lui.
Sans l'admettre directement, Amir Khadir reconnaît toutefois que les verts auraient «tout intérêt à travailler avec [eux]», a-t-il expliqué. «J'espère qu'après ces élections, nous trouverons des partenaires chez les verts pour construire une alternative écologiste crédible pour le Québec.»
Qualifié également de parti «désorganisé» et «sans candidature crédible» par QS, le PVQ s'est toutefois dit amusé par toutes ces critiques et a appelé les représentants de la «gauche radicale» à faire preuve d'un peu plus «d'ouverture d'esprit».
«Au Parti vert du Québec, nous préférons nous concentrer sur les aspects positifs de cette campagne, a ajouté Scott McKay, chef du PVQ. La présence de la gauche radicale dans la course électorale est très intéressante. Nous respectons QS et nous espérons que ce parti en fera autant à notre égard en acceptant la présence au Québec d'un parti vert pragmatique plutôt qu'idéaliste.»
N'empêche, pour Amir Khadir, le porte-parole masculin de QS, les verts «manquent actuellement de courage politique» en refusant de critiquer le modèle économique dominant, et ce, dans une optique environnementale, a-t-il expliqué au Devoir, lors d'un entretien téléphonique. «Se dire ni à gauche ni à droite, ce n'est pas sérieux. Pour protéger la nature, il faut aussi protéger les humains. L'environnement, ce n'est pas tout, et nous sommes persuadés à terme de réussir à convaincre nos amis les verts de s'occuper des humains de manière plus courageuse et plus affirmée»... en appuyant Québec solidaire par exemple.
Vague verte
Christian Montmarquette, un des membres fondateurs de QS, l'affirme d'ailleurs haut et fort sur le site Internet du Devoir. En réaction à un article publié samedi dernier qui évoquait une crise de croissance actuellement au sein du mouvement politique des verts, le militant estime, tout comme l'un de ses chefs, que les verts n'ont rien de sérieux à offrir aux électeurs. Selon lui, ils «surfent» par «opportunisme» sur la vague verte du moment.
«C'est facile pour eux d'être populaires, dit-il à l'autre bout du fil. Aujourd'hui, ça parait bien de se dire vert. Tout le monde le fait. On ne peut pas être contre la vertu.»
Cet opportunisme, selon lui, sert d'ailleurs bien les intérêts du PVQ qui ainsi va «marquer des points» en «abusant de la crédulité des électeurs», poursuit-il tout en espérant que les «vrais écolos sincères» finiront par «comprendre le subterfuge et en vien[dront] à appuyer massivement Québec solidaire.»
Ironiquement, le «solidaire», candidat de l'Union des forces progressistes (UFP) à une autre époque, se réjouit depuis quelques jours que l'équipe de Scott McKay ne récolte que 5 % des intentions de vote dans les plus récents sondages. «C'est bien tant mieux», écrit-il sur le site du Devoir. Notons que ces mêmes sondages accordent la même proportion d'intention de votes pour Québec solidaire.
Pour Scott McKay, ces critiques sont certainement motivées par la montée des verts dans les sondages, mais aussi par le fait que sa formation politique a refusé dans les derniers mois de se marier avec Québec solidaire en vue de cette campagne. Et la frustration délierait les mauvaises langues, selon lui.
Sans l'admettre directement, Amir Khadir reconnaît toutefois que les verts auraient «tout intérêt à travailler avec [eux]», a-t-il expliqué. «J'espère qu'après ces élections, nous trouverons des partenaires chez les verts pour construire une alternative écologiste crédible pour le Québec.»
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