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Dispute entre la gauche et les verts

Fabien Deglise   6 mars 2007  Québec
Chicane à gauche. Au 13e jour de la campagne électorale, Québec solidaire a décidé de s'attaquer hier au Parti vert du Québec (PVQ). La formation politique représentée par Françoise David et Amir Khadir a en effet dénoncé l'ambiguïté idéologique des verts dont certains candidats se présenteraient aux électeurs comme des «coquilles vides».

Qualifié également de parti «désorganisé» et «sans candidature crédible» par QS, le PVQ s'est toutefois dit amusé par toutes ces critiques et a appelé les représentants de la «gauche radicale» à faire preuve d'un peu plus «d'ouverture d'esprit».

«Au Parti vert du Québec, nous préférons nous concentrer sur les aspects positifs de cette campagne, a ajouté Scott McKay, chef du PVQ. La présence de la gauche radicale dans la course électorale est très intéressante. Nous respectons QS et nous espérons que ce parti en fera autant à notre égard en acceptant la présence au Québec d'un parti vert pragmatique plutôt qu'idéaliste.»

N'empêche, pour Amir Khadir, le porte-parole masculin de QS, les verts «manquent actuellement de courage politique» en refusant de critiquer le modèle économique dominant, et ce, dans une optique environnementale, a-t-il expliqué au Devoir, lors d'un entretien téléphonique. «Se dire ni à gauche ni à droite, ce n'est pas sérieux. Pour protéger la nature, il faut aussi protéger les humains. L'environnement, ce n'est pas tout, et nous sommes persuadés à terme de réussir à convaincre nos amis les verts de s'occuper des humains de manière plus courageuse et plus affirmée»... en appuyant Québec solidaire par exemple.

Vague verte

Christian Montmarquette, un des membres fondateurs de QS, l'affirme d'ailleurs haut et fort sur le site Internet du Devoir. En réaction à un article publié samedi dernier qui évoquait une crise de croissance actuellement au sein du mouvement politique des verts, le militant estime, tout comme l'un de ses chefs, que les verts n'ont rien de sérieux à offrir aux électeurs. Selon lui, ils «surfent» par «opportunisme» sur la vague verte du moment.

«C'est facile pour eux d'être populaires, dit-il à l'autre bout du fil. Aujourd'hui, ça parait bien de se dire vert. Tout le monde le fait. On ne peut pas être contre la vertu.»

Cet opportunisme, selon lui, sert d'ailleurs bien les intérêts du PVQ qui ainsi va «marquer des points» en «abusant de la crédulité des électeurs», poursuit-il tout en espérant que les «vrais écolos sincères» finiront par «comprendre le subterfuge et en vien[dront] à appuyer massivement Québec solidaire.»

Ironiquement, le «solidaire», candidat de l'Union des forces progressistes (UFP) à une autre époque, se réjouit depuis quelques jours que l'équipe de Scott McKay ne récolte que 5 % des intentions de vote dans les plus récents sondages. «C'est bien tant mieux», écrit-il sur le site du Devoir. Notons que ces mêmes sondages accordent la même proportion d'intention de votes pour Québec solidaire.

Pour Scott McKay, ces critiques sont certainement motivées par la montée des verts dans les sondages, mais aussi par le fait que sa formation politique a refusé dans les derniers mois de se marier avec Québec solidaire en vue de cette campagne. Et la frustration délierait les mauvaises langues, selon lui.

Sans l'admettre directement, Amir Khadir reconnaît toutefois que les verts auraient «tout intérêt à travailler avec [eux]», a-t-il expliqué. «J'espère qu'après ces élections, nous trouverons des partenaires chez les verts pour construire une alternative écologiste crédible pour le Québec.»






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  • Sylvie Provost
    Inscrite
    mardi 6 mars 2007 06h33
    Stérile!
    « Je n'apprends absolument rien dans cet article concernant le programme de Québec Solidaire ni d'ailleurs sur celui du Parti Vert. Mais c'est représentatif de la campagne électorale. On dénigre les autres partis pour réduire leur popularité alors qu'il faudrait plutôt essayer de vendre le programme du parti. La campagne électorale manque d'éthique. La droiture, l'honnêteté, le dévouement sont-elles des valeurs disparues? Les gens qui se lancent en politique ne sont-ils attirés que par la perspective d'une retraite dorée après deux mandats? Ou par le pouvoir que procure un poste de député élu, avec compte de dépenses discrétionnaire? Ou par le prestige? Québec Solidaire ne se vante pas de vouloir augmenter le salaire minimum à 10$ l'heure ni de vouloir augmenter les prestations d'aide sociale, sans dire comment ils vont faire pour motiver les prestataires à vouloir retourner travailler dans des emplois déclarés, sans dire comment ils vont faire pour aider les entreprises à survivre à ces augmentations de salaire. Emprunter? Augmenter la dette du Québec? Augmenter les impôts de ceux qui travaillent dur pour gagner leur vie et qui paient déjà trop d'impôts? Parlez-en je vous en prie et arrêtez de vous attaquer aux autres partis... Cela vaut pour chaque parti dans cette campagne électorale. Je veux être informée. Je ne veux pas entendre de saletés comme on en lit dans les revues à potins... Il y a un manque flagrant de maturité et je me demande si les journalistes y sont pour quelque chose ou si ce sont vraiment les partis politiques qui s'entredéchirent... »

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 08h37
    Sortons de la « game » des partis traditionnels
    « Je suis déçu de lire que M. Khadir joint sa voix à celle du candidat Montmarquette pour tenter de décridibiliser le Parti Vert du Québec

    Cette façon de taper sur le parti d'à coté, parce qu'il intéresse des électeurs au profil semblable, ne présente pas grand chose de « solidaire » et ressemble davantage aux façons de faire des autres grands partis établis. Alors je me dis en pensant au tout jeune age de ce parti : « déjà ? »

    En outre, j'invite encore les gens de Québec Solidaire, et tous les électeurs, à lire la plate-forme du PVQ, sur le site officiel du parti. Ce document renferme des propositions sur tous les thèmes importants et transporte une vision d'ensemble cohérente et articulée.

    S'il faut faire ressortir un aspect important et qui traverse toute la plate-forme des Verts, c'est l'accent qui est mis sur la réappropriation du devenir des communautés par les individus. Que ce soit par l'instauration de coopératives de santé, la valorisation de l'action citoyenne, l'accent mis sur la souveraineté populaire, le support aux groupes communautaires qui travaillent sur le terrain, l'amélioration du statut des travailleurs autonomes et de celui des artistes, la réforme du mode de scrutin vers la proportionnelle ou la mise en place de gouvernements régionaux. Sans parler d'un point central qui est l'application d'une écofiscalité dynamique taxant davantage les comportements néfastes (tant environnementaux que sociaux) pour faciliter les comportements qui vont dans le sens des valeurs d'équité et de respect des milieux.

    Mais il s'agit là de positions de gauche, réponderez-vous ? On peut le penser, effectivement.

    La différence d'approche qui agace certains Solidaires si situe peut-être à ce niveau :

    D'un coté, QS a décidé de se définir d'abord comme un parti de gauche, pour ensuite construire son argumentaire politique et trouver des solutions appropriées. C'est une démarche qui est très valable et qu'on respecte. Elle présente l'avantage de fournir aux observateurs une clé d'analyse simple et globale, celle de la gauche, et qu'il serait réducteur de qualifier de simple « étiquette ».

    De son coté, le PVQ, a plutôt décidé d'employer une approche pragmatique, tout aussi valable, en réfléchissant d'abord aux problèmes puis aux solutions a apporter, sans restriction idéologique. Libre ensuite à quiconque d'analyser le résultat de ces réflexions sous le prisme de la dialectique gauche/droite.

    L'avantage que présente une telle démarche est de n'exclure aucune alternative et de se sortir de l'assertion : si c'est pas à gauche, c'est pas bon.

    Personnellement, je considère que Québec Solidaire est un parti important et qui a un rôle à jouer dans le paysage politique québécois, au même titre que le Parti Vert. Sur le terrain, en plus de présenter les idées des Verts, je ne me gêne pas pour parler de QS aux électeurs désabusés et cyniques. L'objectif étant de faire savoir qu'il existe des alternatives aux « grands établis », et de valoriser le vote pour les petits partis.

    Parce qu'un vote de conviction pour un parti, même en sachant qu'il ne formera pas le prochain gouvernement, a beaucoup plus de signification qu'on vote désabusé où l'on se demande simplement qui est le moins pire des favoris.

    Nous devrions mettre l'accent, Solidaires et Verts, à faire connaître nos idées respectives, comme nos le rappelle si bien Mme Provost dans un commentaire sur cette même page.

    Tous y gagneront.


    Daniel Fortin
    Candidat du Parti Vert du Québec dans Chicoutimi

    Courriel : danielfortin@pvq.qc.ca

    Plate-forme du PVQ : http://www.pvq.qc.ca/fr/plateforme »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 14h44
    SOLITAIRE OU SOLIDAIRE?
    « Je suis très déçu de l'attitude agressive et négative de la part des dirigeants de Québec solidaire face au Parti vert qui a eu le courage de proposer une alternative valable aux citoyens d'ici bien des années avant eux. Québec solidaire vient de tomber dans la même attitude de confrontation stérile dont les vieux partis nous ont habitué depuis tant d'années. Est-ce cela "faire de la politique autrement"? Après avoir gifflé les membres et dirigeants du Parti vert sans connaître vraiment son programme et la valeur de ses candidats Amir Khadir pousse l'indécense jusqu'à proposer à nouveau un rapprochement avec sa formation. Intriguant et désolant! »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mardi 6 mars 2007 23h35
    Les Verts ne parlent pas des vraies affaires.
    « Durant la présente campagne, comme certains le suggèrent, le Parti Vert du Québec veut profiter, opportunément, comme des libéraux attardés, de la vague verte et de la nouvelle tendance-slogan: Au lieu d'annuler votre vote, donnez-le aux verts! Chaque vote leur rapporte 50¢!

    "Et si on s'y mettait" chantait notre nouveau retraité Jean-Pierre Ferland qui se fait muet comme une taupe durant la présente campagne alors qu'aucun parti ne semble intéressé par la culture.

    Passons aux options vertes sur la table.

    Comme si le déluge devait suivre leur passage parmi nous, ils font bien attention de ne parler que de changements climatiques, parce que c'est dans le vent éolien qui souffle actuellement sur le Québec.

    Quand réaliseront-ils, à l'instar de leurs dirigeants, que la pensée globale que je touchais moi-même comme candidat à la chefferie du parti vert québécois contre Jean Ouimet, en 1988, parle beaucoup plus que des gaz à effets de serre? du réchauffement climatique?

    Voici les 7 autres valeurs qu'ils devraient mettre de l'avant, pour étendre leur main-mise sur la nouvelle pensée québécoise en matière d'environnement, sans égard à la crédibilité du nouveau chef du parti libéral à Ottawa, Stéphane Dion.

    Nos media qui raffolent de cette nouvelle entité politique chez nous, sont toujours les derniers informés qu'en Europe par exemple, à l'heure actuelle, les verts reculent. Les gens auraient-ils commencé de comprendre que ce sont des idéalistes et que somme toute "L'enfer est pavé de bonnes intentions"?

    Un vrai vert devrait parler aussi:

    2° De désertification. Elle affecte déjà un tiers des terres de la planète. À la fin du XXe siècle, elle menaçait près d'un milliard de personnes vivant dans 110 pays. Ce chiffre pourrait doubler d'ici à 2050 : elle toucherait alors 2 milliards d'individus.

    3° La déforestation, elle aussi, se poursuit, alors même que les forêts primaires et tropicales abritent la plus grande part de la biodiversité mondiale, contribuent à lutter contre le changement climatique et freinent la dégradation des sols.

    4° La pollution de l'air, de l'eau, des océans et des sols et la pollution chimique et invisible menacent toute la biosphère. La Banque mondiale évalue ainsi à 1,56 millions de morts par an le prix que l'Asie paye à la pollution atmosphérique.

    5° Comment ne pas mentionner également la crise mondiale de l'eau ? Deux milliards d'individus devront faire face à des pénuries d'eau en 2025 et sans doute 3 milliards en 2050.

    6° La biodiversité est en danger : les espèces s'éteignent à un rythme cent fois supérieur au taux naturel moyen, et 50 % d'entre elles pourraient disparaître d'ici à 2100. Or, la biodiversité est essentielle au cycle de la vie, à la santé humaine et à notre sécurité alimentaire.

    Il ne faut pas oublier aussi que d'autres espèces arrivent, mais on n'en parle jamais, c'est pas assez vendeur.

    Comme disait Hubert Reeves dans sa conférence donnée à l'UQÀM pour Une histoire de l'univers...il mentionnait que d'ici 13 ans, à notre tour, notre espèce fera face à l'extinction.

    Je me souviendrai toujours de cette parole biblique: La création toute entière soupire après les fils de Dieu.

    Car voyez-vous, si rien n'est fait d'ici là, comme la chute des dinosaures a permis aux petits mammifères d'éclore, et aux gros, l'homme en tête...d'autres espèces suivront, et la nature ne s'en portera pas plus mal.

    7° Cette situation est lourde de risques de guerres ou de conflits et appelle des réponses globales. Le développement durable nous concerne tous et s'impose comme une condition vitale d'une lutte efficace contre la pauvreté, d'autant que ce sont les plus pauvres qui souffriront le plus des sécheresses et autres catastrophes naturelles à venir.
    Il nous faut à présent répondre avec courage et lucidité à des questions difficiles. On ne pourra plus, à l'avenir, opposer le développement durable et le développement tout court, la lutte contre la pauvreté et la préservation des écosystèmes. Il va falloir lutter sur tous les fronts à la fois.

    Il nous faudra également inventer de nouveaux modes de développement et de consommation beaucoup plus sobres.

    Nous sommes à un tournant critique de l'humanité. Nous sommes en train comme espèce de manger notre capital naturel; les intérêts sont épuisés depuis longtemps.

    Pour changer de cap, nous devons créer des sociétés du savoir pour combiner la lutte contre la pauvreté, l'investissement dans l'éducation, la recherche et l'innovation, en posant les fondements d'une véritable éthique de la responsabilité.

    SOURCE: KOÏCHIRO MATSUURA
    © UNESCO

    P.S. Plus que jamais, Gouverner, c'est prévoir... et l'ONU, c'est chacun de nous. »

  • Bernard Viau
    Inscrit
    mercredi 7 mars 2007 00h21
    Un vote significatif
    « Les récents commentaires dans les journaux du « porte-parole masculin » et du « porte-parole féminin » de Québec Solitaire concernant le Parti vert m'ont bien fait sourire ; personnellement, je peux facilement supporter que les idées du Parti vert soient « travesties par des gueux pour exciter des sots » selon l'expression de Kipling. Mettons, par contre, les choses au clair ! Nos politiciens parlent aujourd'hui beaucoup d'environnement car les partis verts prennent de plus en plus de place dans l'arène politique nationale.

    Si la tendance se maintient au Canada où la proportionnelle n'existe pas encore, ils devraient obtenir plus de 10% des votes aux prochaines élections. Pour ma part, je crois que la seule option politique valable pour le 21ième siècle est celle des partis verts du monde.

    N'en déplaise aux simplistes qui disent que voter vert c'est diviser le vrai vote et donc perdre son vote, n'en déplaise à ceux qui disent que les verts sont peu nombreux et n'ont pas de programme électoral sérieux, qu'ils sont des « granos » et des opportunistes qui ne connaissent rien au développement économique et qu'il faut gagner ses élections, je le répète : la seule option politique valable pour le 21ième siècle est celle des Partis verts du monde.

    Les verts sont encore aujourd'hui victimes de l'obscurantisme, des préjugés et de l'ignorance de certains qui les associent aux croisés d'une déesse Gaïa, aux fanatiques d'une église écologique, aux charlatans d'un Armagedon prochain ou aux adeptes d'un complot planétaire. Non, les verts ne sont, ni mystiques ni idéalistes, ce sont des gens bien réalistes mais qui ont une vision d'ensemble sur notre société.

    La grande majorité des électeurs votent selon des idées préconçues. Les verts sont des chialeux. Ils sont contre le nucléaire, contre la pollution, contre les OGM, contre les pesticides, contre l'OMC, contre les multinationales et contre tout. Comme le Bloc Québécois, les verts bloquent et mettent leur frein partout. Une idée préconçue, une idée ridicule.

    On tente de vous laisser croire que le monde politique se diviserait en deux camps, les bons et les méchants, les démocrates et les républicains, les bleus et les rouges, le ciel et l'enfer ; une vision simpliste, enfantine de la réalité. De plus en plus de gens votent pour les verts car ils sont de plus en plus conscients de l'importance de leur vote. Perdre son vote c'est voter pour le Parti marijuana ou l'humoristique Parti rhinocéros, c'est aussi l'annuler ou ne pas aller voter !

    À la dernière élection, la candidate et chef du Parti vert du Canada, Elisabeth May a obtenu 26% des votes, dépassant les conservateurs et le NPD dans la circonscription urbaine de London en Ontario. Les membres en règle du Parti vert sont peu nombreux mais les électeurs votent pour eux le jour de l'élection. Les statistiques le démontrent, l'importance des verts est grandement sous-estimée.

    Le programme des verts est, on ne peut plus, sérieux. Celui des autres partis politiques serait-il parfait ? Les verts sont pour un tas de vraies choses, concrètes, pratiques, économiquement viables et génératrices d'emploi. Il faut prendre le temps de lire leur plate-forme électorale avant de la critiquer.

    Il est faux de dire que les verts diabolisent l'industrie et la finance mais il est totalement stupide, de nos jours, de ne penser qu'au développement économique à tout prix. La croissance avant tout, c'est le principe d'un cancer selon le mot d'Edward Abbey. Les verts veulent que les actionnaires des multinationales prennent leur responsabilité sociale. Il y a quelques années, le scandale des ateliers de misère en Inde où des enfants travaillaient plus de 12 heures par jour pour des multinationales connues avait choqué l'opinion publique. Les verts ne sont que la voix de tous ces consommateurs outrés par de tels abus dignes du Far West de l'entrepreneurship.

    La question de savoir si les Verts sont à gauche ou à droite est mal posée. Cette division du monde politique en droite et gauche date du siècle passé. Historiquement, et c'est un fait vérifiable partout dans le monde, les gouvernements de gauche ont détruit l'environnement de notre planète autant, sinon plus, que les gouvernements de droite. Les écosystèmes de notre planète se meurent ; le climat se réchauffe, l'eau et l'air sont devenus des ressources rares. Les Verts refusent de tomber dans le piège idéologique qui les classerait dans les partis de droite ou de gauche.

    Plusieurs disent que, de toute façon, les politiciens sont tous pareils. Un sondage avait d'ailleurs démontré, bien avant le scandale des commandites libérales, que les politiciens étaient les moins dignes de confiance, les plus dignes étant les pompiers. Tout le monde sait que le vrai pouvoir est celui que confère l'argent. À ceux qui disent qu'il faut voter avec sa tête, je réponds que justement, voter avec sa tête serait d'envoyer enfin un député différent au Parlement. Les verts ne sont pas utopistes, ils sont visionnaires ; est-ce une erreur ? Nos enfants nous le diront en l'an 2050 car il faut regarder le présent avec les yeux de l'enfant qui, dans 40 ans, vivra avec les conséquences de nos décisions alors que la majorité d'entre nous seront, soit décédés, soit en centre d'hébergement.

    Parlons d'économie ! Ce que les verts veulent, c'est une économie régionale, coopérative, participative plutôt qu'un rapport de force où les millions triomphent toujours et où les profits se retrouvent, discrètement et trop libéralement, dans les coffres au trésor des paradis fiscaux comme la Barbade ou les îles Caïmans. Les verts sont la voix politique des citoyens concernés par les agressions d'un économisme trop conquérant. Il est complètement stupide d'importer de l'ail de Chine à bas prix alors que nos cultivateurs en produisent à deux pas de chez nous. Les Partis verts favorisent l'économie sociale bien sûr mais ils veulent aussi travailler de concert avec les PMEs locales qui sont les seules sources de la richesse nationale. Ce que les verts dénoncent, ce sont les monopoles des multinationales qui font la pluie et le beau temps avec les économies nationales. De bas salaires et des contrôles environnementaux faibles au Mexique ou au Bangla Desh ne sont pas des « avantages économiques » et il y a des limites éthiques et morales aux écarts et aux inégalités sociaux-économiques. Par exemple au Québec, la réalité des sans-abris est inacceptable, celle des terrains de golf luxueux l'est également.

    Au niveau fiscal, les verts proposent de diminuer les taxes et les impôts des activités productrices de richesses durables et d'augmenter celles des entreprises destructrices de l'environnement social et de la Nature. Ce ne sont pas tant les entreprises qu'il faut taxer que les actionnaires de ces corporations qui se cachent, anonymes, à la Barbade ou ailleurs. Il faut mettre en place un système de taxation juste et équitable pour tous, chose que les partis traditionnels ne veulent surtout pas car ils y perdraient trop. Cette situation doit changer.

    Je le répète, à mon avis, la seule option politique valable pour l'Humanité du 21ième siècle sera celle avancée par les partis verts. Voter vert, c'est être visionnaire, c'est avoir l'avenir de ses enfants à coeur et c'est voir plus loin que les petites chicanes et mesquineries politiques de 2007. »

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    dimanche 11 mars 2007 20h19
    Énergie mal investie
    « Évidemment, j'admire l'implication des militants du Parti Vert. Mais je crois sincèrement que ces énergies devraient être investies autrement, à l'image de Greenpeace, Équiterre, Eau Secours, etc... Ces groupes de pression font un travail extraordinaire. J'espère que Québec solidaire deviendra bientôt un parti politique de premier ordre. Dommage qu'on ait à "gruger" sur le même 15% de la population qui désire vraiment voter autrement. Un gouvernement de gauche fera avancer les préoccupations des verts beaucoup plus rapidement, ne croyez-vous pas?

    Jocelyn Roy
    membre de Québec solidaire, et vert (évidemment) »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 12 mars 2007 14h51
    Le Parti vert du Québec : Le «Ponce Pilâtre» de la politique
    « J'entendais récemment Scott McKay, l'actuel chef du Parti vert du Québec (PVQ), traiter à plusieurs reprises Québec solidaire de «gauche radicale» et ce, en plein milieu des ondes de Radio-Canada à l'émission « Au coeur de l'actualité» animée par Anne-Marie Dussault.

    Pour répondre aux attaques de Scott McKay

    Dans un premier temps, pour répondre aux attaques abusives de « gauche radicale » de Monsieur Mckay, je dirais que, si exiger une protection sociale suffisante pour assurer la couverture minimale des besoins essentiels et protéger la simple « survie » de nos concitoyens et concitoyennes les plus démunis-es de notre société c'est être d'une « gauche radicale », j'en suis. Et je suis bien d'accord avec Amir Khadir pour dire que lorsqu'on a la prétention d'être écolo l'être humain devrait être au coeur de nos priorités. La race humaine ne fait-elle pas partie de la nature elle aussi ?

    Une impossible neutralité constitutionelle

    En ce qui concerne la pseudo « neutralité constitutionnelle » du Parti vert (PVQ), comment peut-on prétendre faire de la politique sérieusement au Québec et ne même pas avoir une opinion sur notre statut national, alors que la dialectique « souverainisme / fédéralisme » est au centre des préoccupations des Québécois-ses depuis 40 ans ? Voilà, entre autres choses, un opportunisme auquel je faisais référence dans un précédent article.

    Brian Gibb du Parti vert du Québec : un ex-candidat de l'ADQ

    Actuellement, dans la circonscription de Pontiac en Outaouais, Brian Gibb, l'actuel candidat du Parti vert du Québec, était aussi candidat pour le parti de droite fédéraliste de l'ADQ. (1.) Monsieur Gibb avait aussi été candidat du parti fédéraliste « Parti vert du Canada » en 2004 ( 2.) ; un parti néo-conservateur. Selon mes informations, Monsieur Gibb aurait aussi été président de l'association des « West Quebecers » (3.) un groupe hostile à la loi 101.

    Cette situation confirme bien que le Parti vert du Québec est un ramassis d'environnementalistes de la droite fédéraliste, une information des plus utiles pour les écologistes de gauche et/ou les souverainistes qui composent une bonne partie de l'électorat du Québec et qui auraient tout intérêt à voter pour Québec solidaire.

    Heureusement tout le monde n'est pas dupe, car en tentant de se laver les mains de la question nationale, tout comme il se lave les mains de la dialectique « gauche / droite », le Parti vert du Québec ne fait que confirmer son allégeance au fédéralisme et son adhésion aux abus du système actuel qui a engendré la pire détérioration de notre environnement depuis l'aube de l'humanité.

    Ces égarés politiques du Parti vert du Québec en ne contestant pas les abus du profit à tout prix, ne fond même pas la corrélation en le capitalisme sauvage et la détérioration de notre environnement. En fait, il nuisent à la cause et nuisent au travail d'éducation politique. Peut-être essaient-ils d'agir localement, mais négligent honteusement et crassement de « penser globalement ».

    De plus, se contentant d'un vague « nous sommes pour la justice sociale » sans "exiger formellement" un revenu suffisant qui ne mette pas en péril la survie de nos concitoyens ils se comportent exactement comme les autres vieux partis de droite de façon « immorale ».

    Alors, qu'on ne vienne pas se prétende de « la sagesse écologique » en étant sans moralité économique.

    Tout comme l'ADQ qui se dit « autonomiste », ce qui n'est rien d'autre qu'un piètre synonyme de « fédéralisme », le Parti vert du Québec, tente lui, de se « laver les mains » du problème en misant sur l'ignorance politique de l'électorat.

    Ni de gauche, ni de droite ?

    Ni fédéraliste, ni souverainiste ?

    Finalement... Le Parti vert du Québec...

    C'est pas grand-chose...


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte en 2003

    Site du débat : http://www.cmaq.net/fr/node/26945

    Articles traitant du même sujet :

    Surpris les Vert ? Voyons donc...
    Commentaire au journal Le Devoir, 3 mars 2007
    http://www.ledevoir.com/2007/03/03/commentaires/0703030559577.html

    Un moteur vert pour un Québec solidaire
    Par Christian Montmarquette :



    Sites Internet pertinents :

    Site national de Québec solidaire
    www.québecsolidaire.net

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    Références publiques sur Brian Gibb :

    (1.) Résultats élections Québec 2003 :
    http://www.cbc.ca/quebecvotes2003/ridings/038_gatineau.html

    ( 2.) Résultats élections Canada 2004 :
    http://www.elections.ca/scripts/OVR2004/23/table12.html

    (3.) West Quebecers
    http://www.westquebecers.com/

    Presse-toi à gauche

    Référendum : Strike 3 !
    http://pressegauche.org/spip.php?article431

    Référendum : Strike 3 ! / Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Débat sur la Question nationale Québec solidaire / Mercier
    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php?lng=fr&pg=184 »

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