Québec solidaire veut hausser le nombre de semaines de vacances
5 mars 2007
Québec
Québec solidaire s'est engagé hier à augmenter de deux à trois le nombre minimal de semaines de vacances.
Dans une entrevue téléphonique, la porte-parole du parti de gauche, Françoise David, a affirmé que les deux semaines prévues actuellement sont «trop peu et [...] donnent à peine le temps de décrocher». Le parti n'a pas effectué d'évaluation du coût de cette mesure pour les entreprises du Québec, mais elle devrait coûter 290 millions au Trésor public, en changements dans la fonction publique et en mesures d'aide aux PME et aux groupes communautaires.
Mme David a fait remarquer que, dans plusieurs secteurs, comme la construction ou d'autres milieux de travail éprouvants, les normes de vacances sont minimales. Également, plusieurs pays de l'Union européenne offrent deux voire trois fois plus de vacances que le Québec dans leurs conditions de travail de base.
«Comme par hasard, les gens qui travaillent durement sont les gens qui ont le moins de vacances.»
Elle a aussi souligné qu'il s'agit d'un pas de plus en faveur de la conciliation travail-famille. «On est en semaine de relâche [scolaire], mais la majorité des parents ne pourront pas passer du temps avec leurs enfants», a-t-elle illustré.
De même, elle a ajouté que les régions touristiques du Québec pourront bénéficier des retombées de la troisième semaine de vacances. «Dans les régions touristiques ou de plein air, on pourrait offrir de nouveaux emplois» découlant des retombées, a illustré la porte-parole.
Amendement nécessaire
Pour réaliser son engagement, le parti amenderait la Loi sur les normes du travail, qui accorde actuellement deux semaines de vacances au terme de la première année de travail. Après cinq années de travail dans une même entreprise, la loi prévoit trois semaines de vacances.
Le parti songe donc à réviser l'échelle en conséquence, mais vise d'abord le palier minimal. «Éventuellement, il va falloir regarder l'augmentation du nombre de semaines de vacances» pour les années de travail subséquentes, a-t-elle fait savoir.
Québec solidaire n'a pas évalué le coût de cet amendement pour les entreprises québécoises. «Nous n'avons pas fait ce calcul. Ce ne peut pas être exorbitant de consentir une troisième semaine de vacances. [...] Cela ne dérangerait pas tant que ça la production.»
Quant à l'appui accordé samedi par la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) au Parti québécois, Mme David a dit qu'elle n'avait pas eu le temps de prendre connaissance des motifs invoqués par la centrale syndicale.
Dans une entrevue téléphonique, la porte-parole du parti de gauche, Françoise David, a affirmé que les deux semaines prévues actuellement sont «trop peu et [...] donnent à peine le temps de décrocher». Le parti n'a pas effectué d'évaluation du coût de cette mesure pour les entreprises du Québec, mais elle devrait coûter 290 millions au Trésor public, en changements dans la fonction publique et en mesures d'aide aux PME et aux groupes communautaires.
Mme David a fait remarquer que, dans plusieurs secteurs, comme la construction ou d'autres milieux de travail éprouvants, les normes de vacances sont minimales. Également, plusieurs pays de l'Union européenne offrent deux voire trois fois plus de vacances que le Québec dans leurs conditions de travail de base.
«Comme par hasard, les gens qui travaillent durement sont les gens qui ont le moins de vacances.»
Elle a aussi souligné qu'il s'agit d'un pas de plus en faveur de la conciliation travail-famille. «On est en semaine de relâche [scolaire], mais la majorité des parents ne pourront pas passer du temps avec leurs enfants», a-t-elle illustré.
De même, elle a ajouté que les régions touristiques du Québec pourront bénéficier des retombées de la troisième semaine de vacances. «Dans les régions touristiques ou de plein air, on pourrait offrir de nouveaux emplois» découlant des retombées, a illustré la porte-parole.
Amendement nécessaire
Pour réaliser son engagement, le parti amenderait la Loi sur les normes du travail, qui accorde actuellement deux semaines de vacances au terme de la première année de travail. Après cinq années de travail dans une même entreprise, la loi prévoit trois semaines de vacances.
Le parti songe donc à réviser l'échelle en conséquence, mais vise d'abord le palier minimal. «Éventuellement, il va falloir regarder l'augmentation du nombre de semaines de vacances» pour les années de travail subséquentes, a-t-elle fait savoir.
Québec solidaire n'a pas évalué le coût de cet amendement pour les entreprises québécoises. «Nous n'avons pas fait ce calcul. Ce ne peut pas être exorbitant de consentir une troisième semaine de vacances. [...] Cela ne dérangerait pas tant que ça la production.»
Quant à l'appui accordé samedi par la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) au Parti québécois, Mme David a dit qu'elle n'avait pas eu le temps de prendre connaissance des motifs invoqués par la centrale syndicale.
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