Les verts sont surpris de leur popularité
Photo : Jacques Nadeau
Scott McKay
L'environnement politique actuel semble très bien faire pousser le Parti vert du Québec (PVQ). Après dix jours de campagne, la formation politique écolo doit en effet composer avec une crise de croissance inattendue, a avoué hier son chef, Scott McKay. Cette crise force désormais les verts non seulement à embaucher du nouveau personnel mais aussi à revoir leur stratégie pour tirer profit de cette soudaine popularité.
«Ça explose!», a lancé M. McKay lors d'un entretien avec Le Devoir. «La popularité du PVQ nous prend un petit peu de court. Nous l'espérions mais sans y être préparés. Cela prouve que notre discours et les solutions que l'on présente répondent à un besoin.»
Les verts ont le vent dans les voiles. Pour la première fois depuis l'apparition de ce parti sur l'échiquier politique québécois, 104 candidats se préparent en effet à défendre ses couleurs devant les électeurs le 26 mars prochain. Le parti souhaite en présenter 125 au total. C'est quatre fois plus que lors de la campagne de 2003 et c'est aussi un record historique pour cette formation qui, en 20 ans d'existence, n'a jamais compté plus de 46 candidats. C'était en 1989, sous la gouverne de Jean Ouimet.
L'approche pragmatique plutôt qu'utopiste des verts de Scott McKay semble donc être une formule payante. Et les chiffres en donnent quelque peu la mesure. Entre janvier 2006 et aujourd'hui, le parti n'a pas cessé de faire le plein de nouveaux membres. Leur nombre est passé de 200 à 1000, une croissance de 400 %. «Seulement depuis le début de la campagne, nous avons reçu près de 400 nouvelles demandes d'adhésion au parti, a souligné le chef. Elles s'empilent d'ailleurs sur un bureau, nous manquons de bras pour les traiter.»
De plus en plus sous les projecteurs, les verts intriguent les électeurs, qui cherchent désormais à cerner cette formation — et son programme — qui, par le passé, a plutôt été discrète en période électorale. «Il a fallu embaucher trois personnes pour répondre au téléphone», a dit Hervé Jodoin, responsable des communications du parti, tout en se débattant avec un téléphone cellulaire qui sonnait sans dérougir. «Au départ, nous avions prévu une équipe de cinq employés temporaires pour cette campagne. Là, nous sommes rendus à huit.»
Selon M. Jodoin, le PVQ serait actuellement en train de récolter ce qu'il a semé au cours des dernières années. Il profite aussi d'une tendance qui place l'environnement au deuxième rang des préoccupations de l'électorat, selon plusieurs sondages. «Avant, il fallait téléphoner aux journalistes pour qu'ils s'intéressent à nous, dit-il. Depuis dix jours, ce sont eux qui téléphonent pour nous parler.»
Conscient d'être, avec son parti, dans une phase ascendante, Scott McKay tient toutefois à garder la tête froide. «Nous pourrions encore embaucher des gens pour faire face à la situation, dit-il. Mais nous ne voulons pas sortir de notre cadre budgétaire. Nous dénonçons les vieux partis qui gèrent les finances publiques à la petite semaine. Il ne faudrait pas que le PVQ, avec ses finances, suive ce mauvais exemple.»
Notons que la campagne actuelle des verts est en partie alimentée par une campagne d'emprunts lancée auprès des électeurs au début de la course. «Tout va bien de ce côté-là aussi», a dit M. McKay, sans plus de détails.
«Ça explose!», a lancé M. McKay lors d'un entretien avec Le Devoir. «La popularité du PVQ nous prend un petit peu de court. Nous l'espérions mais sans y être préparés. Cela prouve que notre discours et les solutions que l'on présente répondent à un besoin.»
Les verts ont le vent dans les voiles. Pour la première fois depuis l'apparition de ce parti sur l'échiquier politique québécois, 104 candidats se préparent en effet à défendre ses couleurs devant les électeurs le 26 mars prochain. Le parti souhaite en présenter 125 au total. C'est quatre fois plus que lors de la campagne de 2003 et c'est aussi un record historique pour cette formation qui, en 20 ans d'existence, n'a jamais compté plus de 46 candidats. C'était en 1989, sous la gouverne de Jean Ouimet.
L'approche pragmatique plutôt qu'utopiste des verts de Scott McKay semble donc être une formule payante. Et les chiffres en donnent quelque peu la mesure. Entre janvier 2006 et aujourd'hui, le parti n'a pas cessé de faire le plein de nouveaux membres. Leur nombre est passé de 200 à 1000, une croissance de 400 %. «Seulement depuis le début de la campagne, nous avons reçu près de 400 nouvelles demandes d'adhésion au parti, a souligné le chef. Elles s'empilent d'ailleurs sur un bureau, nous manquons de bras pour les traiter.»
De plus en plus sous les projecteurs, les verts intriguent les électeurs, qui cherchent désormais à cerner cette formation — et son programme — qui, par le passé, a plutôt été discrète en période électorale. «Il a fallu embaucher trois personnes pour répondre au téléphone», a dit Hervé Jodoin, responsable des communications du parti, tout en se débattant avec un téléphone cellulaire qui sonnait sans dérougir. «Au départ, nous avions prévu une équipe de cinq employés temporaires pour cette campagne. Là, nous sommes rendus à huit.»
Selon M. Jodoin, le PVQ serait actuellement en train de récolter ce qu'il a semé au cours des dernières années. Il profite aussi d'une tendance qui place l'environnement au deuxième rang des préoccupations de l'électorat, selon plusieurs sondages. «Avant, il fallait téléphoner aux journalistes pour qu'ils s'intéressent à nous, dit-il. Depuis dix jours, ce sont eux qui téléphonent pour nous parler.»
Conscient d'être, avec son parti, dans une phase ascendante, Scott McKay tient toutefois à garder la tête froide. «Nous pourrions encore embaucher des gens pour faire face à la situation, dit-il. Mais nous ne voulons pas sortir de notre cadre budgétaire. Nous dénonçons les vieux partis qui gèrent les finances publiques à la petite semaine. Il ne faudrait pas que le PVQ, avec ses finances, suive ce mauvais exemple.»
Notons que la campagne actuelle des verts est en partie alimentée par une campagne d'emprunts lancée auprès des électeurs au début de la course. «Tout va bien de ce côté-là aussi», a dit M. McKay, sans plus de détails.
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