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Les verts sont surpris de leur popularité

Fabien Deglise   3 mars 2007  Québec
Scott McKay
Photo : Jacques Nadeau
Scott McKay
L'environnement politique actuel semble très bien faire pousser le Parti vert du Québec (PVQ). Après dix jours de campagne, la formation politique écolo doit en effet composer avec une crise de croissance inattendue, a avoué hier son chef, Scott McKay. Cette crise force désormais les verts non seulement à embaucher du nouveau personnel mais aussi à revoir leur stratégie pour tirer profit de cette soudaine popularité.

«Ça explose!», a lancé M. McKay lors d'un entretien avec Le Devoir. «La popularité du PVQ nous prend un petit peu de court. Nous l'espérions mais sans y être préparés. Cela prouve que notre discours et les solutions que l'on présente répondent à un besoin.»

Les verts ont le vent dans les voiles. Pour la première fois depuis l'apparition de ce parti sur l'échiquier politique québécois, 104 candidats se préparent en effet à défendre ses couleurs devant les électeurs le 26 mars prochain. Le parti souhaite en présenter 125 au total. C'est quatre fois plus que lors de la campagne de 2003 et c'est aussi un record historique pour cette formation qui, en 20 ans d'existence, n'a jamais compté plus de 46 candidats. C'était en 1989, sous la gouverne de Jean Ouimet.

L'approche pragmatique plutôt qu'utopiste des verts de Scott McKay semble donc être une formule payante. Et les chiffres en donnent quelque peu la mesure. Entre janvier 2006 et aujourd'hui, le parti n'a pas cessé de faire le plein de nouveaux membres. Leur nombre est passé de 200 à 1000, une croissance de 400 %. «Seulement depuis le début de la campagne, nous avons reçu près de 400 nouvelles demandes d'adhésion au parti, a souligné le chef. Elles s'empilent d'ailleurs sur un bureau, nous manquons de bras pour les traiter.»

De plus en plus sous les projecteurs, les verts intriguent les électeurs, qui cherchent désormais à cerner cette formation — et son programme — qui, par le passé, a plutôt été discrète en période électorale. «Il a fallu embaucher trois personnes pour répondre au téléphone», a dit Hervé Jodoin, responsable des communications du parti, tout en se débattant avec un téléphone cellulaire qui sonnait sans dérougir. «Au départ, nous avions prévu une équipe de cinq employés temporaires pour cette campagne. Là, nous sommes rendus à huit.»

Selon M. Jodoin, le PVQ serait actuellement en train de récolter ce qu'il a semé au cours des dernières années. Il profite aussi d'une tendance qui place l'environnement au deuxième rang des préoccupations de l'électorat, selon plusieurs sondages. «Avant, il fallait téléphoner aux journalistes pour qu'ils s'intéressent à nous, dit-il. Depuis dix jours, ce sont eux qui téléphonent pour nous parler.»

Conscient d'être, avec son parti, dans une phase ascendante, Scott McKay tient toutefois à garder la tête froide. «Nous pourrions encore embaucher des gens pour faire face à la situation, dit-il. Mais nous ne voulons pas sortir de notre cadre budgétaire. Nous dénonçons les vieux partis qui gèrent les finances publiques à la petite semaine. Il ne faudrait pas que le PVQ, avec ses finances, suive ce mauvais exemple.»

Notons que la campagne actuelle des verts est en partie alimentée par une campagne d'emprunts lancée auprès des électeurs au début de la course. «Tout va bien de ce côté-là aussi», a dit M. McKay, sans plus de détails.






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  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 3 mars 2007 05h59
    Surpris les Vert ? Voyons donc...
    « Les Verts tentent de jouer aux surpris pour défendre leur déroute et leur désorganisation. Car il y a des semaines, sinon des mois que les Verts jouissaient de plus de 10 % des intensions de vote. Mais maintenant que l'électorat commence à comprendre que les Verts sont si désorganisés et sans candidature crédible, ça tombe de plus en plus et se situe désormais aux environ de 5 % des intension du suffrage ; et c'est bien tant mieux !

    Car ces opportunistes se servent depuis toujours de la facile étiquette « Vert » qui résume à peu près la seule chose qu'ils ont : « Une étiquette ». À chaque élection, c'est la même chose... ils surf sur leur étiquette. Tout comme le « Bloc pot » surf leur fumée... En marquant des points sur la crédulité des plus des plus naïfs.

    Les Verts sont parfaitement inconséquents en se proclamant sans cesse ni « de gauche » ni « de droite ». Il est absolument inacceptable qu'un parti qui se targe si écologiste et verts ne fassent pas le rapport entre les abus du capitalisme sauvage, le profit à tout prix et la dégradation de notre environnement.

    L'important organisme « Greenpeace » vient d'ailleurs de leur refuser leur appui :

    C'est tout dire...

    Je souhaitent que les véritables écologistes sincères finissent par comprendre un jour un tel subterfuge et en vienne à appuyer massivement Québec solidaire qui est aussi un parti écologiste mais avec une vision d'ensemble sur notre société.



    Christian Montmarquette
    Québec solidaire Saint-Henri-Sainte-Anne
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Courriel : chmontmarquette@yahoo.fr

    Site national :
    www.quebecsolidaire.net

    Blogue personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com

    Ancien site électoral:
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo


    Mon blogue du site du « Manifeste pour un Québec solidaire » :
    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_ext/punbb/viewtopic.php?id=132 »

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    dimanche 4 mars 2007 23h04
    En réponse à Christian Montmarquette
    « Monsieur Montmarquette,

    Vos propos sur ce site, en plus d'afficher un degré d'acidité élevé (d'ailleurs, un apport supplémentaire en fruits et légumes pourrait vous aider à dulcifier vos humeurs), comportent quelques erreurs d'appréciation que j'aimerais rectifier calmement avec vous aujourd'hui.

    Tout d'abord, il est assez réducteur d'écrire que le Parti Vert ne se résume qu'à une étiquette. Si tel était le cas, pourquoi Québec Solidaire, lors de sa création, aurait-il proposé aux verts de se rallier à la nouvelle formation de gauche ? Est-ce que Québec Solidaire avait à ce point besoin d'une « étiquette », comme vous l'écrivez si bien ? J'ose espérer que votre parti est à la hauteur de sa réputation de sincérité, et que les rapprochements qu'il propose avec les autres partis se font sur la foi de la valeur de ces derniers.

    En outre, ce que vous appelez un « subterfuge » qui ne ferait du Parti Vert qu'un parti écologiste sans vision d'ensemble sur notre société dénote une méconnaissance des idées et des valeurs qui animent ses membres. Un coup d'oeil sommaire sur la plate-forme vous apprendra que le PVQ prend des positions et émet des propositions dans chacun des thèmes fondamentaux que sont : l'environnement, la démocratie et la citoyenneté, l'économie et les ressources, la santé, l'éducation, la culture et la société. Puis, une lecture attentives de ces contenus vous fera voir une vision d'ensemble cohérente et articulée, ni plus ni moins crédible que celle contenue dans les 25 propositions de Québec Solidaire.

    Maintenant, en écrivant que les Verts sont « sans candidature crédible » et qu'il marquent des points « sur la crédulité des plus naïfs », vous me heurtez doublement, et blessez sans doute un nombre considérable de nos concitoyens. Mon implication à titre de candidat Vert dans cette campagne se fait sur la base de la considération que je porte envers les valeurs défendues par le PVQ et de la ferveur avec laquelle je compte les défendre à mon tour. Je ne me considère pas moins intelligent que vous ou que la moyenne de l'électorat et en ce sens, je ne vois pas en quoi ma candidature serait dépourvue de crédibilité. Il s'agit d'une démarche citoyenne d'implication dans la vie démocratique et il serait décevant que votre parti, issu entre autres d'Option Citoyenne, adhère à vos propos.

    Finalement, je ne crois pas que ni Québec Solidaire ni le Parti Vert du Québec aient quoi que ce soit à gagner d'attaques dans les médias commes celles que vous faites sur le site du Devoir. Le pourcentage de l'électorat qui à ce jour est prêt à appuyer les petits partis étant relativement faible, nous aurions tous à gagner à gruger des points aux trois autres « grands ». Qu'en dites-vous ?

    Bonne campagne,

    Daniel Fortin
    Candidat du Parti Vert dans Chicoutimi
    Militant pour un avenir durable et équitable.

    Courriel : daniel_fortin123@sympatico.ca

    Site national : www.pvq.qc.ca

    Plate-forme : http://www.pvq.qc.ca/fr/plateforme »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 14h44
    Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes Ou : Quand des écolos se tirent dans le pied...
    « Les derniers sondages avaient pourtant clairement démontré que les deux principales circonscriptions électorales, Gouin et Mercier, où des écologistes de gauche de Québec solidaire avaient les meilleures chances de faire élire des députés, et qui plus est, portaient et de loin, parmi les meilleures plateformes environnementales selon l'organisme Greenpeace, se sont fait hier concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.

    Dans le circonscription de Mercier, le candidat Vert, Sylvain Valiquette, a réussi a rafler plus de 2398 des voix (8,48 %) contre Amir Khadir qui de son côté a obtenu la seconde place avec un résultat historique frôlant les 30% du vote pour la gauche souverainiste de Québec solidaire avec 8 303 voix, pour un résultat précis de 29,38% du suffrage pour QS dans Mercier.

    Pour 1123 votes de plus...

    La majorité obtenue pour faire réélire le député sortant péquiste Daniel Turp ayant été de seulement 1123 voix, il n'aurait donc suffit que de moins de la moitié des votes obtenus par le candidat Vert Sylvain Valiquette, pour faire gagner Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire.

    Tous les sondages avaient pourtant été extrêmement clairs sur le pourcentage des intensions de vote en faveur de Québec solidaire dans les circonscriptions de Gouin et Mercier et prédisaient des résultats record de plus de 27% du suffrage.

    Se réclamant du pragmatisme, contre toutes attentes, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec, qui avait pourtant maintes fois affirmé surtout vouloir profiter de la période électorale pour attirer l'attention des citoyens sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusion sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.

    Au péril de faire perdre le plus crédible des candidats écologiste Amir Khadir, le Parti vert, comme on le sait, s'est tout de même entêté à présenter une candidature contre le meilleur joueur de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier.

    Il est donc aujourd'hui assez pathétique de constater le vote écologiste s'être ainsi divisé, puisque Québec solidaire avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % de la part de Greenpeace pour la qualité de sa plateforme environnementale.

    Peut-on en conclure que le soi-disant pragmatisme du Parti vert se soit subitement fait pollué par un vent d'électoralisme ? À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les intensions véritables du Parti vert, qui prônent l'écologie d'une main, mais qui dans les faits, ouvre le tir de l'autre sur le meilleur joueur écologiste qui aurait eu une véritable chance de se faire entendre à l'Assemblée nationale...

    Dans les circonstances, il est assez aisé d'en conclure que les véritables intensions du Parti vert n'étaient finalement pas d'un prétendu angélisme de faire avancer le discours sur la protection de l'environnement ou d'une sensibilisation à leur cause, mais d'une recherche bien quelconque de prêcher pour sa petite paroisse et d'un intéressé cumul des votes, et cela, au mépris même d'un gain écologiste réel et concret au plan politique.

    Notons que Québec solidaire avait reçu l'appui d'artistes de grande renommé, dont le chanteur et cinéaste Richard Desjardins, un militant écologiste notoire, ainsi que celui de plusieurs autres.

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, Yvon Deschamps, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.

    -------------------------------------------------------------------------------------

    Une première réaction négative...

    À la suite de la réaction d'un lecteur qui n'était pas en accord avec le fait de tenir un autre parti responsable de la défaite de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier, je vous envois aussi ma réplique, qui à mon avis complète mon raisonnement et ma façon de voir les choses,
    Christian Montmarquette.

    Voici donc ma réplique au courriel d'un de mes lecteurs :

    Le Parti vert du Québec ont eu gravement tort de maintenir leur candidature contre le porte parole national de Québec solidaire Amir Khadir dans Mercier.

    Non seulement ils auraient été préférable qu'ils se retirent, mais que les verts «appuient» fortement et publiquement Amir Khadir et appellent même les écologistes à voter pour cette candidature au moins dans ce cas précis. S'eut été là un grand geste pour un noble cause et le début d'un sains dialogue tel que recommandé par lOrganisme Greenpeace lui-même qui déclarait publiquement : (...) Il serait préférable que ces gens là apprennent à travailler ensemble...(...)

    La moindre des choses aurait été qu'ils retirent une, deux ou même trois candidatures, là où y il y avait les plus grandes possibilités de gains pour le vote alternatif et les valeurs nouvelles et que Québec solidaire fasse de même.

    Les Verts ont raté là une belle occasion de démontrer qu'ils sont capables de mettre de l'eau dans leur vin, qu'ils sont de véritables parlementaires, capables d'unité avec d'autres progressistes et de mettre la cause environnementale et leurs préoccupations pour l'environnement au dessus des les intérêts partisans et des ambitions personnelles ; Il par ailleurs complètement farfelu de prétendre que cette unité ponctuelle était impossible à cause de la position su la souveraineté de Québec solidaire puisque, jusqu'à nouvel ordre c'est le PQ qui mène la barque et que nous sommes encore à des années lumières de proclamer l'indépendance du Québec. Ce n'est pas Mimir Khadir qui allait faire un grosse différence, les enjeux sociaux étant les enjeux prioritaires de QS et qui sont même à l'origine de la rupture du PQ qui a toujours la souverainté à l'Article (1) de son programme.

    Cela aurait été aussi la chance de démontrer un minimum de générosité, et d'empathie envers le vote social, pour des verts qui se prétendent aussi si progressistes et se réclament de la justice sociale, plutôt que de démontrer un « extrémisme vert » et un esprit sectaire dépourvu d'empathie pour les plus défavorisées de notre société.



    ----------------------------------------------------------------------------------------------------.


    Une réaction d'un militant émérite de Québec solidaire :

    À la suite à mon article, voici la réaction d'un des militants les plus émérites de Québec solidaire m'a répondu :

    (...) Dans un sens le Parti vert ne se tire pas dans le pied. Bloquer un parti qu'il estime être de gauche est un objectif du Parti vert (québecois et fédéral). Il «ne veut pas froisser le monde des affaires», prétend que les PME sont des entreprises responsables - alors que plusieurs d'entre elles sont des filiales de transnationales, qui servent à écarter les syndicats (BCE...), ont des relations de travail déplorables, et qui sont proportionnellement aussi polluantes que les autres entreprises.

    Prochainement, lors du scrutin fédéral, le Parti vert fédéral va couper de moitié le vote en faveur du NPD (quoi qu'on pense du NPD comme parti de gauche, il est sûrement un brin plus progressiste que le Part vert, que les Libéraux, Bloc ou Conservateurs).

    Le Parti vert profite de l'inquiétude toute justifiée des citoyennes et citoyens à l'égard du réchauffement global pour aller chercher des votes, sans vraiment proposer une politique de décroissance.

    Tout au plus prône-t-il une TVQ écologiquement sélective, et autres machins du genre, peu susceptibles de changer grand chose sur le plan environnemental.


    N.B. Toute reproduction et/ou diffusion par quelque moyens que ce soit du présent texte, en tout ou en partie, est autorisée et même encouragée sans redevance avec une simple mention de l'auteur, à la seule condition de ne pas travestir ou déformer la pensé de l'auteur. L'auteur conserve toute fois son plein droit de rediffusion et/ou de reproduction dudit article ainsi que la propriété intellectuelle.

    Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes
    Ou : Quand des écolos se tirent dans le pied...

    Merci de reproduire et diffuser largement.

    Christian Montmarquette »

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