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Un gouvernement minoritaire possible

Un premier gouvernement minoritaire au Québec depuis 1878 semble aujourd'hui possible. Le plus vaste sondage de l'actuelle campagne électorale, réalisé par Léger Marketing et dévoilé hier soir par TVA, confirme en effet le soutien à l'ADQ, les difficultés du PQ, l'avance stable du PLQ... et la grande fragilité des intentions de vote des électeurs.

Selon le coup de sonde Léger Marketing réalisé entre le 24 et le 28 février pour le compte de TVA, Le Journal de Montréal et The Gazette, le Parti libéral du Québec est maintenant crédité de 36% des voix, contre 29% pour le Parti québécois (ce qui serait son pire résultat depuis 1970), 25% pour l'Action démocratique du Québec, et 5% chacun pour Québec solidaire et le Parti vert. Quelque 3100 Québécois ont répondu au sondage, ce qui laisse une faible marge d'erreur de 1,8%, et ce,19 fois sur 20.

Selon ces Québécois, c'est Jean Charest qui ferait le meilleur premier ministre (30%), suivi par Mario Dumont (26%) et André Boisclair (19%). M. Dumont est ainsi le seul chef à être plus populaire que son parti.

Ce nouveau sondage tend à montrer qu'après 10 jours de campagne, le vote des Québécois commence à se cristalliser. Lundi, un autre sondage Léger Marketing —réalisé entre le 21 et le 24 février et publié cette fois dans Le Devoir— indiquait des résultats relativement semblables à ceux rendus publics hier soir: 37% pour le PLQ, 28% pour le PQ et 24% pour l'ADQ. Mille personnes avaient alors répondu.

La montée des troupes de Mario Dumont se mesure mieux en reculant dans le temps. Jeudi dernier, La Presse publiait un sondage Crop mené du 15 au 20 février, qui créditait le PLQ de 35% des intentions de vote, contre 32% pour le PQ et 18% pour l'ADQ.

En entrevue au réseau TVA hier soir, le sondeur Jean-Marc Léger faisait ainsi remarquer que «si on avait des élections aujourd'hui, on aurait [probablement] un gouvernement minoritaire», le premier de l'ère moderne au Québec. À 25% du vote, l'ADQ se trouve maintenant dans la «zone payante», dit-il, celle qui rapporte des députés.

Ce portrait pourrait toutefois changer du tout au tout d'ici la fin de la campagne. Le sondage d'hier montre effectivement que 45% des électeurs se disent prêts à changer d'idée d'ici le 26 mars, alors que 52% affirment avoir fait un choix définitif. Cette volatilité du vote est particulièrement inquiétante pour Mario Dumont: 52% des adéquistes d'aujourd'hui pourraient ne plus l'être dans trois semaines, selon Jean-Marc Léger. «Il y a peu d'indécis, note-t-il. Les gens savent pour qui ils votent... mais ils peuvent changer d'idée.»

Avec le sourire, le sondeur relève que le Québec de 2007 semble vouloir «voter libéral, avoir Mario Dumont comme premier ministre et appliquer le programme du PQ».

En 1878, le fragile gouvernement minoritaire libéral mené par Henri-Gustave Joly de Lotbinière, qui ne devait sa majorité qu'au soutien de deux conservateurs indépendants, avait dû redonner le pouvoir 17 mois plus tard aux conservateurs, à la suite de la défection de quelques députés libéraux.






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  • Alexander Monette
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 02h17
    Les vraies réponses aux vraies questions
    « Au fond, la vérité, c'est que les gens savent que le PQ est piloté par derrière par des syndicalistes nationalo-gauchistes.

    Beaucoup de patriotes, d'agriculteurs, de banlieusards, de ruraux, de chasseurs, de coureurs des bois, d'écologistes, de pères et mères de familles, d'entrepreneurs, de professionnels, d'intellectuels ne sont plus susceptibles de voter pour le PQ parce qu'ils ont ras-le-bol de l'ÉTATISME qui brise la vie des gens.

    Moins d'impôts, moins de subventions, moins de structures ! Il est grand temps que le Québec prenne un coup de frais face à la spongification de notre vie politique. Avec Pierre Falardeau, Jacques Parizeau et Henri Massé, André Boisclair est devenu le symbole de toute ce qui ne va pas dans la belle province.

    Le syndrome boisclairien est le dernier signe avertisseur de la méfiance profonde et amplement justifiée que la nation a prise envers l'État. L'irascibilité ayant atteint son comble, les hommes politiques doivent l'interpréter comme le rejet le plus évident des vieilles élites gâtées de notre société. Le fonctionnariat se comporte comme un aristocratie sans honte et sans mesure et appauvrit chaque jour le pays.

    Le Québec autonome, c'est le Québec émancipé de toute cette lourdeur politique et sociale. C'est un Québec vraiment libre de ses choix et vraiment honorable à ses responsabilités. Cet ardent désir de cohérence économique, morale et institutionnelle est, je crois, la principale cause qui explique la conjecture politique actuelle. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    vendredi 2 mars 2007 07h15
    le vote-spectacle
    « Ce ne sont plus les québécois qui votent, ce sont les médias. Le citoyen est de plus en plus réduit à son rôle de public d'un jeu questionnaire débile, à la merci de journalistes populistes et de leurs sondeurs qui se font passer pour des scientifiques ("Les gens savent pour qui ils votent... mais ils peuvent changer d'idée."; wow, faut le faire quand même...). On sait déjà que l'âge mental de l'électeur moyen est de 12 ans, mais comme l'enjeu de cette élection-ci s'apparente à un match Canadien-Nordique, on peut s'attendre à cet âge mental ne dépasse pas 7 ans. La machine de la démagogie-spectacle roule à fond, et le prix à gagner est un aller simple en ploutocratie...

    Le Québec me désole de plus en plus; malgré tout j'ai hâte de voter, ne serait-ce que pour perdre mes élections à coup sûr, et ce malgré toute la science d'un Jean-Marc Léger qui a fait ses choux gras de l'incertitude politique du troupeau de sportifs de salon qu'est le peuple québécois. »

  • alain castonguay
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 07h43
    La sagesse populaire
    « Ca y est le tendance s'installe et d'ici quelques jours les chefs ne pourront plus influencé le vote. Le débat ne viendra que consolidé les clientèles de l'un et de l'autre.Bien malin celui qui pourra deviner l'issu de cette campagne à trois...
    Il est un fait maintenant c'est que la population donnera une chance cette fois à Mario Dumont.

    C'est encore le peuple qui décide et j'espère que nous sortirons enfin de la pensée manichéenne du j'ai raison et tu as tort...je suis fédéraliste et tu es souverainniste...

    Alain »

  • alain castonguay
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 07h43
    La sagesse populaire
    « Ca y est le tendance s'installe et d'ici quelques jours les chefs ne pourront plus influencé le vote. Le débat ne viendra que consolidé les clientèles de l'un et de l'autre.Bien malin celui qui pourra deviner l'issu de cette campagne à trois...
    Il est un fait maintenant c'est que la population donnera une chance cette fois à Mario Dumont.

    C'est encore le peuple qui décide et j'espère que nous sortirons enfin de la pensée manichéenne du j'ai raison et tu as tort...je suis fédéraliste et tu es souverainniste...

    Alain »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 10h11
    A droite toute
    « Quand on ressasse des vieilles idées sans avoir de nouvelle avenue de solution voila ce qui arrive.
    Le PQ s'il ne change pas la base de son programme, l'indépendance à tout prix, vas tout simplement se désintégrer.
    Si déjà il disait en premier un bon gouvernement et après si les gens le désire on fera une consultation populaire.
    En plus, la façon dont les syndicats des services publiques jouent avec l'argent des contribuables pour se plaindre qu'ils ont pas assez de ceci ou de cela nous indique rien de bon dans la gouvernance avec des candidats PQ qui sont des casseurs syndicalistes connus, enfants gâtés du système. Avoir un parti d'extrême gauche au sein d 'un parti du centre, qui en plus a l'air de faire la pluie et le beau temps est vraiment pas une solution pour se faire élire.

    Mario Dumont a des idées a droite toute qu'ils camouflent sous des politiques qu'il sait ne pas devoir mettre en place, il sera jamais le premier.

    Quand au parti Libéral il fait ce qu'il a toujours fait, mentir en sachant d avance quel excuse il va invoquer pour ne pas mettre ses politiques énoncées en action.
    A voir le tableau des partis avant les élections il était permis de croire que le parti libéral a juste a être la, pas dire trop de bêtise et il sera réélu.
    J'espère qu'on aura un gouvernement minoritaire qui devra louvoyer droit, pour ne pas se faire déboulonner trop vite. »

  • Julie Tremblay
    Inscrite
    vendredi 2 mars 2007 10h46
    Rapport minoritaire
    « Un gouvernement minoritaire libéral où l'ADQ détient la balance du pouvoir est le pire résultat possible. Sauf, bien sur, si ton nom se retrouve sur le manifeste pour un Québec lucide.

    Mais je doute fortement que les Québécois vont élire un gouvernement minoritaire. La grande majorité de la population est insatisfaite avec Charest, mais il trouve que Boisclair est difficile à digérer aussi. Donc Mario Dumont est le premier bénéficiaire de l'impopularité des deux principaux chefs.

    Par contre, il est très facile d'appuyer l'ADQ dans un sondage à un mois avant le vote. Ça ne se traduit pas nécessairement dans des appuis concrets le jour du scrutin. Le PQ va remonter dans les sondages la semaine prochaine, après qu'André Boisclair passe sur Tout le monde en parle. Le monde vont devenir de plus en plus à l'aise avec lui et comme d'habitude, les appuis adéquistes vont s'effondre après quelques gaffes de Dumont.

    Le jour du vote, il va y avoir une forte migration des appuis de l'ADQ, QS et PVQ, vers le PQ, car les Québécois vont se rendre compte qu'ils ne veulent surtout pas Jean Charest comme PM. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    vendredi 2 mars 2007 11h47
    «l'énigme de la capitale»
    « Je suis supris des commentaires de certains lecteurs. Je ne pensais pas que le site web du Devoir pouvait attirer des néo-libéraux anti-gourvernement de la génération "CHOI". Leur manque de conscience sociale et politique est vraiment inquiétante. Il sont jeunes (l'idée de l'indépendance du Québec aussi mais ils ne le savent pas), et force est de constater qu'ils ne font qu'amplifier avec désinvolture les peurs de leurs parents désabusés, sans comprendre pourquoi. Pas surprenant que leur vote converge vers l'ADQ, croyant que cette imitation du "Crédit Social" est une nouveauté. Ils devraient voir le film "Le confort et l'indifférence" de Arcand, tourné pendant et après le premier référendum de 81, ils s'y reconnaîtraient peut-être...

    À lire: "On a cartographié «l'énigme de la capitale»" :
    http://www.aufil.ulaval.ca/articles/cartographie-enigme-capitale-361.html »

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