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Santé: Charest nie avoir violé son pacte

Antoine Robitaille   2 mars 2007  Québec
Montmagny — Alors que le taux d'occupation des salles d'urgence frôlait encore les 150 % hier, le chef libéral Jean Charest a soutenu qu'il avait bel et bien honoré le «pacte» qu'il avait proposé aux Québécois en 2003, c'est-à-dire résoudre les problèmes du système de soins de santé. «Je suis capable de regarder les Québécois dans les yeux et de leur dire que j'ai honoré l'engagement que j'ai pris en 2003», a-t-il assuré hier après avoir évité la question à quelques reprises.

Peu avant le déclenchement des élections, en mars 2003, après quelque cinq ans passés dans l'opposition à mener une critique impitoyable des gouvernements péquistes au sujet de la gestion des soins de santé, M. Charest avait littéralement mis sa tête sur le billot dans un entretien à La Presse: «Je propose un pacte à la population du Québec. Je veux que mon gouvernement et moi soyons jugés là-dessus. Au bout de notre mandat, la population aura à évaluer si on a livré ou non les engagements qu'on a pris en santé ou on ne méritera pas d'être élus.» Un gouvernement libéral réglera les problèmes dans le réseau de la santé ou ne méritera pas d'être réélu, clamait-il.

Dans la bouche de M. Charest, cela prenait l'allure d'un défi: «Je dis aux Québécois: faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé. Jugez-moi sur ces résultats. Et si je n'y arrive pas, vous saurez quoi faire!»

Quand on lui a rappelé ce serment hier, au moment où une nouvelle crise des urgences se manifestait, M. Charest a paru quelque peu ébranlé. Il était à Montmagny pour présenter ses priorités en matière de développement régional. Il a ensuite fait valoir que «la santé, c'était ma première priorité en 2003, c'est encore la première aujourd'hui. Et il y a une raison derrière ça, c'est que c'est la première priorité des Québécois. On est le seul parti politique qui dit que la santé est la première priorité».

Par la suite, il a soutenu que le problème des urgences est aggravé par le vieillissement de la population et des crises cycliques: «Il y a des pics, pendant l'année, de gastro-entérite, épidémie de grippe, ça fait partie de la réalité», a-t-il déclaré. Mais les autorités médicales ont indiqué mercredi que le réseau n'était affligé d'aucune de ces épidémies à l'heure actuelle. Il s'est alors réfugié dans l'humour: «C'est tellement vrai que même le Canadien de Montréal a eu sa crise de gastro-entérite. Le Canadien de Montréal, c'est pas une population vieillissante!» (En point de presse, le 9 février 1999, le chef de l'opposition officielle qu'il était alors avait fustigé la ministre du temps, Pauline Marois, qui avait tenu des propos analogues aux siens: «Mme la ministre [...] banalise [le débordement des urgences] au point de dire que c'est comme de la neige qui arrive en hiver. Pour Mme la ministre, ce n'est pas plus important que ça.»)

Mais hier, le premier ministre a insisté: la situation des urgences s'est améliorée depuis 2003. Il a expliqué que la durée moyenne de séjour sur civière en 2002-03 était de 16,2 heures. Or, en 2005-06, elle a été ramenée à 15,4 heures. Quant au nombre de périodes de 48 heures et plus passées sur une civière, il s'élevait à 61 317 en 2002-03, alors qu'en 2005-06, on l'évaluait à 48 737. «C'est donc dire que la situation, dans l'ensemble, s'est améliorée», même si la demande s'est accrue.

«Efforts sincères»

Le chef libéral prie en somme les Québécois de croire que les membres de son gouvernement et lui ont fait «des efforts sincères, réels, de tous les jours, pour faire de la santé [sa] première priorité». En tout, il a réinvesti 5,7 milliards de dollars dans le domaine de la santé depuis 2003, soit 65 % de tout l'argent nouveau, «que le gouvernement a dépensé dans un contexte où il n'y en a pas beaucoup».

Est-ce à dire que le problème du système de soins de santé est insoluble? Qu'il est comme ce «trou noir» qu'il aimait évoquer jadis pour désigner la souveraineté du Québec? Le chef libéral ne le croit pas. Il faut continuer, selon lui, à «réinvestir» et à améliorer la «performance des réseaux» en refilant par exemple une partie du travail des médecins aux «infirmières praticiennes». Il faut faire face à l'alourdissement des cas en augmentant le nombre de groupes de médecine familiale, lesquels sont passés de 17 à 127 depuis 2003. Le PLQ promet de former 1500 médecins et 2000 infirmières de plus et d'étendre la «garantie d'accès» pour la chirurgie dans les délais raisonnables à toutes les chirurgies.

Le cheval blanc de Napoléon

Informé de la déclaration de Jean Charest sur son «pacte» de 2003, le chef adéquiste Mario Dumont a eu ces mots hier: «Au lieu de dire qu'il regarde les Québécois "dans les yeux", il devrait plutôt baisser les yeux et s'excuser de son piètre bilan en matière de santé.» Du côté du Parti québécois, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Louise Harel, jointe en tournée à Alma, a déclaré que «M. Charest peut dire n'importe quoi, c'est comme s'il s'entêtait à dire aux Québécois que "le cheval blanc de Napoléon est noir"! Il atteint de tels sommets de déni, c'est incroyable», s'est-elle exclamée hier. Plus tôt, le chef André Boisclair avait déclaré à des étudiants à Neuchâtel, en banlieue de Québec, que la santé, c'était certes très important, mais que le Québec est «plus qu'un hôpital». En soirée à Asbestos, M. Charest a affirmé que les problèmes structurels en santé sont d'abord et avant tout attribuables à la tourmente postréférendaire et aux décisions qui ont été prises à cette époque.

«On a eu un référendum en en 1995. On sait quel prix on a payé pour ça. Ça arrêté le développement hydroélectrique au Québec. Ça a été les chicanes. Ça a été des années où on s'est concentrés là-dessus au lieu de se concentrer sur l'éducation, sur la santé. [...] C'est les décisions qui ont suivi le référendum qui ont mis à mal notre système de soin de santé. Mais là, André Boisclair, lui, veut qu'il veut qu'il y ait un référendum le plus vite possible. Et si ça marche pas, on en fera un autre après!»

Par ailleurs, le chef libéral, lorsqu'il était dans l'opposition, n'était jamais aussi dur dans la critique que lorsqu'il traitait de santé. En 1998, il avait accusé le premier ministre Lucien Bouchard d'être un «sans-coeur» et d'avoir fait un «carnage» dans le système de soins de santé. En février 1999, il avait accusé le gouvernement de manipuler les statistiques des urgences et de mentir à la population. «Le gouvernement péquiste est passé maître dans l'art du mensonge», avait-il déclaré. Notons qu'en novembre 2006, La Presse avait révélé l'existence «d'unités de débordement» qui permettaient de ne pas comptabiliser le séjour de dizaines de patients à l'urgence. «Ces unités de débordement reflètent un problème majeur. La situation dans les salles d'urgence de Montréal, après s'être améliorée quelque peu ces dernières années, est revenue depuis quelques mois à l'état déplorable connu entre 1998 et 2003», avait déclaré le chef urgentologue de l'hôpital du Sacré-Coeur, le Dr Michael Garner.






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Vos réactions

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  • Alain Larouche
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 06h51
    Le mensonge est payant
    « Comment M. Charest peut-il se regarder dans le miroir. J'en suis complètement décontenancé. Et dire que les Québécois acceptent ce mensonge, j'en suis renversé. Faussé la vérité est la recette pour réussir en politique et M.Charest le sait très bien car il manipule les Québécois en les considérant commme des valises dont le contenu transpire l'incohérence de leur choix politique. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 06h56
    Moi, je vais respecter ma parole
    « Moi, je vais respecter ma parole. Je vais voter pour un autre parti. N'avoir que Charest et une chèvre, je voterais pour la chèvre, elle tiendrait sa parole, boufferait toute l'herbe et donnerait du lait.

    Il nous prend pour qui, le pire des premiers ministres de l'histopire récente comme ancienne du Québec? »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 08h05
    M. Charest et les gouvernements libéraux ont contribués à la destruction du système de santé
    « Le cas des patients infectés au C. difficile dépend des éléments suivants :

    1) Coupure systématique dans les effectifs de salubrité depuis dix ans.

    2) Adoption de la philosophie du concept de services hôteliers (nettoyage comme dans un hôtel) pour appuyer ces coupures: alors que dans un hôtel l'apparence de propreté provient du fait que les effectifs très restreints ne torchent qu'aux endroits apparents afin de maintenir une apparence commerciale de propreté. On ne nettoie que ce qui est apparent car il est impossible de bien désinfecter toutes les chambres.

    3) Abandon des achats regroupés pour les désinfectants et les produits de nettoyage avec tests de qualité en laboratoire. Toutes les normes BNQ ont été abandonnées. On ne test plus les produits pour leur efficacité. Nous en sommes rendus à la merci de la prétention individuelle des commerçants eux-même. C'est la loi de la jungle: le libéralisme économique.

    4) Abandon des unités spécialisées dans le traitement des infections nosocomiales: les seules efficacement munies de zones de pressurisation négative de l'air, d'antichambre systématique de décontamination. De douche obligatoire et de changement de linge du personnel entrant et sortant, avec désormais répartition des patients infectés à travers tout l'hôpital. Dans certains de nos hôpitaux on a aménagé des bureaux dans ces étages spécialisés et défait les chambres.

    5) Abandon de la norme BNQ 8900-900 sur le blanchissage de type institutionnel. On ne test plus la densité microbienne du linge avant contact avec les patients. Certains buandiers pour sauver de l'argent, lavent du linge jusqu'à la fermeture de leur établissement plutôt que de cesser de laver deux heures avant afin de sécher tout le linge. Il en résulte que le linge mouillé qui attend toute la nuit pour se faire sécher le lendemain devient un milieu de culture bactérienne et se contamine à nouveau. Comme on lave en tunnel, le linge provenant des draps et essuies mains de patients incontinents (chargé de fèces) avec celui des autres, tout le linge se contamine aux coliformes fécaux et aux bactéries responsables des infections orales fécales comme C. difficile. Je prétend que dans nos établissements (par défaut de test) les draps, alèzes, débarbouillettes, serviettes, couvertures sont sporadiquement hautement contaminés. Les récits d'horreur de patients morts de plaies de lits infectées, les histoire de transmission d'infections alors qu'une armée de préposées à l'entretien ménager s'affairent vient aussi de cette source.


    6) Fermeture progressive des buanderies d'hôpital pour donner le contrat aux buandiers privés.

    7) Fermeture du Laboratoire de la rue Louvain à la Ville de Montréal comme dernière étape de ce passage des normes et standards à celui du libre marché de l'entreprise privée sans contrôle. C'est désormais au privé que nous devrons tester nos produits si un jour les test reprennent.

    8) Arrêt de la formation collégiale des gestionnaires de salubrité.

    9) Fourniture d'un programme pour les préposés en entretien ménager au secondaire en abaissant les niveaux à un secondaire trois et en réservant seulement 300 heures sur un total de 900 aux techniques de nettoyage (le reste étant des travaux manuels de maintenance, surveillance de panneaux incendies, etc).
    Facteurs humains :
    1) Du fait que le dossier des Infections nosocomiales doit d'abord être solidement pris en charge par la direction générale des établissements dans la même perspective que la norme ISO 9000 entrevois la qualité. Or elle a toujours été uniquement l'apanage des cliniciens sans l'aide des intervenants de la salubrité (jugés trop imbéciles) sans l'aide des intervenants des services techniques et surtout sans l'aide de la volonté politique de la direction générale en cessant de couper le budget de l'entretien ménager et en imposant des règles strictes respectées par tous, même les médecins.

    2) Le port du gant n'est pas efficace. Les intervenants cliniques mettent des gants et ce fait est totalement vérifiable. Cependant certains utilisateurs de gants se protègent eux-même uniquement et transportent les microorganismes d'un patient à l'autre en ne changeant pas de paires de gants. Lorsque l'on demande à un délinquant qui donne des bains, pourquoi il ne change pas de gants: je n'ai pas le temps de le faire, autrement je passerais ma journée à changer de gants. Certains médecins ont aussi ce comportement: je ne touche pas au patient (en effet mais il touche au côtés de lits, aux rideaux séparateurs, etc. Bien qu'une minorité d'utilisateurs ont encore ce comportement, ils bousillent toutes les mesures épidémiologiques et aseptiques appliquées par les autres. Lorsqu'une infirmière épidémiologiste passe dans l'unité de soins, elle n'y voit que du feu puisque tous les utilisateurs sont gantés et mettent les blouses requises. Elle conclue alors que le personnel clinique met en application les mesures de prophylaxie des infections. Dans presque chaque unité de soins dans lesquelles j'ai effectué des observations, j'ai détecté de un à deux délinquants.3) La solution alcoolisée utilisée pour désinfecter les mains n'est pas équivalente au lavage des mains. Bien qu'elle ait un effet presque immédiat sur la microflore, elle n'atteint pas les bactéries recouvertes de sébum présentes dans les pores de la peau. Seule un véritable lavage des mains avec une solution détergente désinfectant permet de retourner au drain de l'évier 99% de la microflore présente sur les mains. Cette ablution si populaire et rapide est très sécurisante puisqu'elle permet de gagner du temps mais elle ne donne pas les résultats escomptés: des morts sont là pour en témoigner. Plusieurs utilisateurs, ne se lavent plus les mains et s'en tiennent presque uniquement à cette pratique. Le pire est à prévoir lorsque de nouvelles souches bactériennes ayant muté seront partiellement résistantes aux antiseptiques contenus dans ces solutions. On ne fait que différer le problème et rendre la lutte aux infections de plus en plus compliquée. Le plus ironique de cette histoire c'est que l'on paie des gardiens de sécurité pour que les gens s'arrêtent trois secondes sensibiliser leur microflore de façon incomplète à l'antiseptique en usage dans l'établissement: une caricature de l'asepsie pour les journalistes et les curieux. Il faudrait que le gardien de sécurité conduise chaque visiteur à un évier sans contact pour se laver les mains pour que cette mesure prenne tout son sens. J'avoue que le symbole est attachant, mais il n'a strictement rien à voir avec une mesure efficace de prophylaxie des infections: c'est du cirque pour non initiés, de la poudre aux yeux.


    4) Les réunions des comités de prévention des infections ne sont pas assez efficace. Certains centres hospitaliers n'invitent pas les représentants des services techniques et de salubrité à ces réunions. Ils en font le cénacle des médecins, des infirmières épidémiologistes et des infirmières chef et cliniciennes. Ils se privent entièrement de l'expertise et du réservoir d'expérience des intervenants autour desquels la moitié du programme de prévention des infections s'articule. Ils comptent sur les infirmières épidémiologistes pour être les courroies de transmission de décisions prises sans consultation pratique quant à la faisabilité des mesures promulguées. Les chefs de sections d'entretien ménager devraient être présents à ces réunions de même que des représentants syndicaux possédant un impact majeur sur la stimulation de tous à agir. Au comité de prévention globale de l'établissement, le directeur général, le DSP le DSI, le directeur des services techniques et le directeur des finances doivent être présents à toutes les réunions.

    5) Dans les établissements qui invitent les cadres des services non cliniques aux réunions de prévention et de lutte contre les infections les efforts ne sont pas suffisamment déployés pour intégrer le personnel non clinique. On n'a pas le temps de répondre à leurs questions, alors ils se taisent et comprennent peu des sujets discutés. On se prive alors de leur expertise puisqu'ils n'osent pas interagir de peur de dire des sottises. S'ils comprenaient tant soit peu le vocabulaire médical, toutes leurs inhibitions tomberaient car on y entend fréquemment des sottises sortir de la bouche des médecins et des infirmières cliniciennes. Bien que le niveau de scolarité augmente, les erreurs humaines, les illogismes, les vues théoriques sont courantes: des morts, encore une fois en témoignent. Un effort plus grand doit être déployé, de la part du personnel clinique et médical pour donner accès à la compréhension de toutes les discussions de tels comité. L'effort de vulgarisation vaut son pesant d'or. Les comités les plus efficaces sont ceux qui intègrent chacun(e) sans préjugés et qui se donnent le droit d'entendre des suggestions qui bien que souvent naïvement enrobées, n'en sont pas moins logiques et mènent à des mesures efficaces de prophylaxie des infections nosocomiales.

    6) Plusieurs mesures prophylaxiques, plusieurs changements dans la stratégie d'utilisation des antibiotiques sont altérés par la négligence de certains médecins (surchargés j'en conviens) à retourner des appels téléphoniques, à répondre à certains courriels, à compléter le dossier médical d'un patient donné promptement. Certains centres hospitaliers sont obligés de presque passer aux menaces voilées pour que les dossiers soient complétés et mis à jour.

    7) On n'accorde pas assez d'importance à la révision post mortem des dossiers des patients décédés afin d'en tirer les leçons permettant d'agir mieux dans l'avenir. Ces exercices, lorsqu'ils sont faits, sont considérés comme une perte de temps et sont rapidement évacués. Or la solution demeure dans une analyse minutieuse des causes ayant conduit au décès. Pour ne pas se soumettre assez à ce genre d'exercice: le système n'apprend pas rapidement de ses erreurs. Lorsqu'ils perdent un patient, les médecins ne sont pas à l'aise que l'on discute des cas cliniques. Ils ont peur de représailles et préfèrent conclure le plus rapidement possible. Ce comportement d'évitement (explicable et compréhensible dans certaines limites) est à l'origine du sur-place qu'effectuent certains établissements en matière d'antibiothérapie pro active et rationnelle.


    8) Les centres hospitaliers qui impliquent les microbiologistes (spécialisés en épidémiologie et en systématique d'identification microbienne) de façon manifeste, active et honnête reçoivent des résultats et compilent des statistiques plus rapidement que les autres centres de santé. Sans ces statistiques, sans ces centres de veille locaux sur la résistance microbienne, les comités de prophylaxie sont a demi efficaces. À l'inverse, les centres qui sur valorisent ces données au détriment du réservoir d'expérience des cadres des services techniques et de salubrité, font eux aussi fausse route. L'équilibre doit être atteint en reconnaissant le plein apport de chacun(e) dans la lutte contre les infections.

    9) Un Directeur Général d'Établissement incapable de dire à un journaliste, le nom de l'antibiotique qui pose question, la section de son établissement touchée par un problème de résistance microbienne, l'ensemble des efforts déployés dans les points chauds est un baromètre efficace pour déterminer le niveau d'incompétence d'un CH et de son équipe de lutte à diffuser efficacement l'information nécessaire à ce que les intervenants clés du système puissent prendre une décision éclairée.

    10) Plus un établissement maintien l'association syndicale à distance, moins son programme de prophylaxie des infections est efficace. Lorsque l'on vit dans la crainte constante que le syndicat soit conscient des erreurs de l'établissement, on finit invariablement par le fait qu'ils en sont de toute façon informés sans bénéficier de l'immense levier de motivation et de conscientisation collective que représente l'association accréditée. Informez-vous des relations syndicales patronales d'un établissement avant de le visiter (vous pourrez vous faire une image mentale de l'état de salubrité des lieux).

    11) Lorsque nous avons détruits les unités de soins consacrées aux patients infectés, nous l'avons d'abord fait parce que les médecins spécialistes en avait marre de devoir prendre une douche, se changer, visiter leur patient isolé et devoir reprendre une douche et se rechanger avant de retourner à leur départements respectifs. Ils ont apportés leurs doléances aux DSP en disant qu'ils perdaient chaque fois un temps précieux dans leurs pratiques. Voyant que les DSP n'étaient pas enclins à les favoriser, ils ont mis le paquet en disant qu'un patient isolé en unité d'infectiologie était dans les faits privé des soins spécialisés que le personnel mieux entraîné des spécialités pourrait leur dispenser sur les étages (alors que dans les faits, ce personnel se déplaçait aussi à leur chevet).. Dans les tout premiers temps, ces patients furent donc transférés dans des chambres privées. Mais avec la fermeture des départements d'infection, on a manqué de place et ils furent mis en contact avec les autres patients dans des chambres à deux et quatre lits ou dans des chambres avec toilette commune. Ce fut le début du problème accentué d'infections nosocomiales que nous connaissons. Nous avons détruit nos unités d'isolement pour faire plaisir aux médecins spécialistes. Comme d'habitude, les médecins spécialistes, ces délinquants du système de santé qui engouffrent 60% de la masse salariale du réseau et se permettent sans être punis de menacer des femmes enceintes de ne pas les accoucher si ils ne touchent pas d'augmentation de salaire, ont gagnés au détriment du bien être de toute la collectivité hospitalière. Leur égocentrisme de privilégiés du système est la cause de plusieurs décès. Ils font la loi, les intérêts de la santé publique passent en second plan. Ils gèrent le réseau du bout de leurs nez et de leurs perspectives de travailleurs autonomes et sont victimes en bout de compte d'épuisement pour avoir su se ménager une clientèle en contingentant les admissions universitaires afin de conserver un prorata spécialiste-clients optimal pour leur rémunération. Ils sont victimes de leur propre système.


    12) Lorsque dans les années soixante et soixante dix, les microbiologistes et nous les intervenants de la salubrité avons sensibilisés les cliniciens aux problèmes de multirésistance microbienne antibiogrammes en main, ils se sont totalement foutus de notre gueule en nous disant que nous étions des ignares, des ignorants et que nous donnions une opinion médicale sans avoir le droit de nous exprimer. Laissez aux spécialistes le soin d'exercer leur art. Il a fallu attendre la fin des années 80 pour que ces spécialistes entreprennent un virage sérieux dans ce domaine. Too soon, too late, je n'en sais rien. Mais encore aujourd'hui, l'opinion du personnel non clinique n'est pas favorisé dans ce milieux. Les microbiologistes ont pris de la crédibilité mais en s'isolant du personnel non clinique au point où, dans certains cas, ils méprisent ces sources essentielles d'informations à l'image de leurs patrons et s'isolent dans la tour d'ivoire de l'épidémiologie clinique désincarnée du réel.
    Facteurs Gouvernementaux :
    La construction des deux méga centres hospitaliers de Montréal démontre combien le bien-être global de la population est laissé pour compte au profit de l'intérêt corporatiste et du prestige de nos médecins spécialistes et de nos universités. Ces immenses chantiers qui profiteront uniquement à la métropole en terme de retombées monétaires n'apporteront rien aux régions.

    Dans la perspective des infections nosocomiales, celui de la pandémie de grippe aviaire, l'investissement majeur à effectuer pour la population consiste à doter le plus grand nombre d'hôpitaux d'unités de traitement et d'isolation infectieuse. Au lieu de cela, nous allons faciliter la vie de quelques spécialistes privilégiés en limitant leurs déplacements, en les dotant de structures modernes et architecturalement plus agréables alors que cette plainte quant aux déplacements entre les entités de nos centres hospitaliers universitaires montréalais n'émane pas de la population.

    Au lieu de prendre ces méga investissements pour mettre l'ensemble de nos hôpitaux aux normes en matière de lutte anti-microbienne, nous allons choyer les mieux nantis parce qu'ils constituent un lobby politique important à satisfaire. A l'image de nos politiciens, ce sont des privilégiés qu'il faut eux aussi choyer. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 08h10
    La santé: contribution libéral au problëme.
    « Les deux raisons majeures qui ont contribuer à mettre le système de santé à mal nous viennent des libéraux. À Ottawa Paul Martin avait baissé unilatéralement les transferts sociaux aux provinces de 19 à 11,5 milliards. Et juste avant les libéraux de Daniel Johnson (le pire PM de l histoire) nous avait laisser avec un déficit annuel de 6 milliard et une sinistrose économique complète. N'en déplaise au petit démagogue de Sherbrooke, ce n est pas le Referendum qui nous a fait mal C est la conjoncture créé par les libéraux du Québec et d Ottawa qui a été notre lot. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 09h16
    Quand on veut sauver sa peau...
    « Avez-vous déjà essayé de faire admettre à un criminel d'habitude ses méfaits? Le déni spontané et les alibis faciles sont souvent une défense efficace.

    Jean Charest est doté d'un cerveau semblable. Toute comparaison ayant ses limites, bien entendu.

    En effet, comment qualifier un politicien (de carrière) qui dépeint consciemment la situation politique, sociale et économique du Québec en rose-bonbon alors qu'on se dirige droit vers un mur de béton ? Stratège, tacticien, tricheur, menteur, incompétent, innocent, coupable, cr... ?

    En tout cas, son déni naturel de la réalité et ses alibis-bidons semblent bien marcher pour lui et le PLQ auprès du citoyen moyen. On a les gouvernements qu'on mérite !

    Jean Desjardins
    Laval »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 09h30
    «Je suis capable de regarder les Québécois dans les yeux...»qu'il a dit!
    « Attention aux personnes qui vous regardent dans les yeux, ils peuvent vous hypnotiser et vous passer n'importe lesquels sapins. C'est ce qui est arrivé en 2003, le regard assurant, le doigt autoritaire et vlop nous avons tous tombé dans le cauchemar. Petit conseil, si un politicien vous regarde dans les yeux et vous pointe du doigt, regarder derrière vous et demandez lui ce qu'il a vu. ivan jobin »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 09h36
    La souveraineté comme mesure de prévention des maladies.
    « La priorité de Charest ce n'est pas la santé c'est la maladie, comme si le Québec n'était qu'un hôpital.

    Si c'était vraiment la santé il en ferait beaucoup plus dans d'autres domaines comme par exemple dans la prévention des maladies.

    Mais le vrai traitement pour les Québécois, pour nous tous, est-ce que ce serait pas de construire notre pays par nous-mêmes?

    Beaucoup de Québécois me semblent hargneux, dépressifs, amers, revanchards, confus ou encore déconnectés de la réalité. S'ils avaient la possibilité de construire leur propre pays, est-ce qu'ils n'auraient pas l'occasion d'être dans une meilleure santé mentale. Ça use que d'être en permanence dans la résistance.

    Et ce n'est pas mieux pour ceux qui ont opté pour la «collaboration» . Ceux-là je pense qu'ils ne savent plus très bien qui ils sont. Prenez Jean Crétien est-il normal psychologiquement? Moi j'en doute. Le fait qu'il ne semble n'avoir jamais assumé son état de Canadien français l' a marqué pour la vie et pas pour le mieux.

    J'exagère? Pas sûr. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 09h43
    Couillard a eu 5 milliards
    « Pendant 3 ans Rochon a dû faire une réforme extrêmement difficile avec un budget gelé pendant 3 ans à 13 milliards.
    Couillard est arrivé au pouvoir avec 18 milliards. On lui a ajouté 5 milliards et les urgences débordent toujours! »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 10h17
    Le viellissement de la société québecoise
    « n'était pas prévisible il y a 4 ans... Allo Mr Charest vous nous prenez pour des valises!!
    Un mensonge de plus, que vous saviez ne pas pouvoir mettre en application, regardez vos promesses télévisées d'il y a 4 ans et juger vous vous même.
    Vous avez tellement changer de parti et de plateforme électorale pour enfin tomber sur des gens qui on pas de mémoire... et une opposition en transition...
    Vous méritez au plus un gouvernement minoritaire... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 10h19
    Quand on veut sauver sa peau...
    « Avez-vous déjà essayé de faire admettre à un criminel d'habitude ses méfaits? Le déni spontané et les alibis faciles sont souvent une défense efficace.

    Jean Charest est doté d'un cerveau semblable. Toute comparaison ayant ses limites, bien entendu.

    En effet, comment qualifier un politicien (de carrière ou... d'habitude) qui dépeint consciemment la situation politique, sociale et économique du Québec en rose-bonbon alors qu'on se dirige droit vers un mur de béton ? Stratège, tacticien, tricheur, menteur, incompétent, innocent, coupable, ... ?

    En tout cas, son déni naturel de la réalité et ses alibis-bidons semblent bien marcher pour lui et le PLQ auprès du citoyen moyen. On a les gouvernements qu'on mérite !

    Jean Desjardins
    Laval »

  • André Bissonnette
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 11h41
    Charest a déjà dit la vérité...
    « en juillet 2006, à Paris:
    "En visite à Paris - Le Québec a les moyens de faire la souveraineté, dit Charest" »

  • Mira Elvera
    Inscrite
    vendredi 2 mars 2007 14h22
    Plus le mensonge est gros, plus les gens vont y croire: Goebbels
    « Goebbels a dit: plus le mensonge est gros, plus les gens vont y croire. Un mensonge martelé dans les médias de toutes sortes fait son petit bonhomme de chemin. Charest a compris que tout passe par les médias et il sait s'entourer de gens compétents dans la matière. Il est capable de regarder les gens dans les yeux et leur mentir sans broncher. Il fait infiltrer, par le biais des blogs, une équipe spécialisée qui va marteler le même message propagandiste: unis pour réussir. L'autre jour, c'était: nous sommes prêts. Prêts à démolir le Québec et le réduire à une simple province qui n'a même pas signé la constitution en passant. Mais personne ne mentionne ce sujet dans les médias présentement. Pourquoi? Pourquoi est-ce qu'on parle d'homophobie quand on devrait parler des vraies choses comme l'anniversaire de la constitution non signée par le Québec? Les inégalités fiscales et j'en passe avec nos voisins de l'ouest vont perdurer jusqu'à ce qu'on se divorce de ce mariage forcé. La santé et l'éducation iront beaucoup mieux lorsque nous serons en santé mentalement, i.e. indépendants financièrement.

    Quel couillard ce Charest. Et pour l'amour du ciel, s'il vous reste la moindre dignité de Québécois dans le corps, ne votez pas pour Charest! »

  • Mira Elvera
    Inscrite
    vendredi 2 mars 2007 14h33
    Charest: "Je ne mérite pas d'être réélu si je ne règle pas la santé."
    « C'est le message à passer. Quand on donne sa parole, on la tient ou on ferme sa gueule. »

  • Denis Lalande
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 14h42
    Les mentons de Jean Charest
    « Aux dernières élections en 2003, Charest s'était mis la tête sur le billot : Je propose un pacte aux Québécois. Si on est élus, au bout de notre mandat, , la population aura à évaluer si on a livré ou non les engagements qu'on a pris en santé. Un gouvernement libéral réglera les problèmes en santé ou ne méritera pas d'être réélu. Point final.
    Aujourd'hui , la population se rend bien compte que la situation ne s'est pas améliorée en santé. Mais Charest soutient aujourd'hui, menton en avant, qu'il n'a pas peur de regarder les Québécois en face et leur dire : On a livré la marchandise en santé. D'autres mentons tout aussi trompeurs nous sourient sur les poteaux . Regardez-les sur les nombreuses et grosses affiches libérales qui polluent la vue. Il veulent se faire élire sur des promesses non-tenues. Regardez-les, mentons appuyés sur leurs poings, ils semblent nous dire : Mentons, mentons, et encore nous gagnerons!

    Denis Lalande
    Nominingue »

  • Marc Caron
    Inscrit
    vendredi 2 mars 2007 16h17
    Deja-vu
    « (Desole pour les accents) Charest avait promis de s'occuper de la sante. Avec tout l'argent qu'il a injecte, un sejour sur civiere a ete raccourci de 0,8 heure. Wow. A attendre parler Charest de son bilan en sante, j'ai l'impression d'entendre Bush dire que ca va bien en Iraq. Leur bilan en sante est implacable : un echec monumentale et la preuve qu'ils n'ont aucune idee s'ils sont en mesure de livrer la marchandise sur leurs promesses.
    Si le fait qu'on aime pas Boisclair leur permet de se faire reelire. Too bad. Mais au moins, qu'ils aient le courage de dire la verite. Ils ont lamentablement echoue en sante. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 17h32
    La rage sur les forums semble une maladie incurable et contagieuse
    « Hier, Dominique Poirier de RDI interrogeait une professionnelle de la santé, qui était infirmière aux urgences en 2001, et cette dame a bel et bien affirmé que le taux de débordement des urgences était en 2001, de 230% à 250%, et qu'il y avait eu une très nette amélioration depuis l'arrivée des libéraux.

    Le ministre Couillard est l'un des meilleurs minisres de la santé qu'ait connu le Québec et il a accompli un travail titanesque pour remettre la santé sur les rails. Qu'on se souvienne dans quel état était la santé quand le ministre Couillard a pris les rênes de ce ministère casse-gueule: Le PQ l'avait vidé de 1500 médecins avec une prime de départ de 300 000.$ chacun et avait aussi mis à la retraite 3500 infirmières avec également une allocation pour les inciter au départ. Le PQ avait fermé 8 hôpitaux à Montréal en nous répétant sans arrêt qu'il n'y aurait aucune incidence déplorable découlant de ces 8 fermetures. Mais la pire bêtise qui avait alors été commise avait été de bloquer les admissions des médecins et infirmières et d'empêcher le renouvellement de ce personnel indispensable.

    Et dans le bouillon de toutes ces coupures ont germé des bactéries de plus en plus agressives et résistantes: SARM, C. Difficile, gastro-entérite, et maintenant le SARM communautaire qui nous menace tous, justement parce qu'on a coupé dans la stérilisation et l'entretien ménager. Les patients dans les urgences et les hôpitaux ont augmenté de 20%, avec des cas de plus en plus lourds à traiter, ce qui fait que les coûts financiers dans les hôpitaux semblent des gouffres sans fond et qu'il n'y a jamais assez de personnel pour suffire à la tâche.

    On peut remercier le ciel d'avoir un ministre de la santé compétent et intègre comme le ministre Couillard pour réparer un tel gâchis laissé en héritage, et cela ne peut se faire par magie. Mais donner les référendums coûteux qui divisent tous les québécois et promettent la séparation comme la seule solution à tous les problèmes du Québec, incluant celui de la santé, relève d'une utopie primaire à laquelle on a déjà dit non deux fois et en laquelle bien peu de gens croient encore. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 3 mars 2007 23h39
    SANTÉ, PRIORITÉ DES LIBÉRAUX!?...hAHA!HIHI!hi!hoho!!
    « Il ne serait pas mal vu à ce stade-ci de la campagne, de revenir sur un article de Paul G. Brunet, Président du Conseil pour la protection des malades, qu'il faisait paraître dans Le Devoir du jeudi 21 décembre 2006, intitulé:
    LE DÉBUT DE LA FIN DU RÉSEAU PUBLIC EN SANTÉ, dont les grandes lignes étaient les suivantes:

    "Le projet de loi 33 modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et d'autres dispositions législatives portant sur les suites que le gouvernement du Québec a voulu donner au jugement de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Zeliotis (c'est-à-dire le nom du patient dans l'arrêt Chaouli, Chaouli étant le nom du médecin) a été adopté durant la nuit du 12 au 13 décembre 2006. Cette loi pourrait annoncer le début de la fin du réseau public en santé.

    En effet, alors qu'on nous avait promis au printemps 2006 que, par ce projet, on ne ferait que répondre au jugement de la Cour suprême, soit permettre d'avoir recours au secteur privé pour les trois interventions que sont celles relatives à la hanche, au genou ou à la cataracte, la nouvelle loi permet maintenant aux cliniques médicales privées, à la discrétion du ministre de la Santé, d'offrir tous les soins spécialisés possibles. À moyen ou à long terme, donc, ce sont tous les soins spécialisés qui pourraient passer au privé, en toute légalité.

    Une autre promesse faite au printemps 2006 fut celle de l'établissement et la garantie de délais dans lesquels le réseau de la santé assurerait l'obtention des soins spécialisés comme ceux de la hanche, du genou et de la cataracte, délai au-delà duquel l'État aurait eu le droit de recourir aux cliniques médicales privées.

    Malheureusement, aucun délai n'est déterminé et aucune disposition ne permettra d'en déterminer un, sauf la discrétion totale laissée au ministre et à la bureaucratie du réseau de la santé.

    Alors qu'on se serait attendu à ce qu'on érige un rempart afin de protéger l'intégrité du réseau public et d'éviter une attraction éventuelle des ressources médicales et infirmières vers le privé, la seule mesure adoptée sera d'autoriser le ministre, de nouveau à sa discrétion, à restreindre le nombre de médecins qui voudraient modifier leur statut de médecin participant à celui de non-participant au régime public.

    Enfin, alors qu'on avait annoncé l'objectif d'accroître l'efficacité des services hospitaliers publics, rien n'est prévu pour redonner une énergie nouvelle au besoin d'efficacité convenu dans le réseau public de la santé québécois."

    Les effets de cette loi sont considérables et fondamentaux pour la suite des choses en ce qui a trait à la place du secteur privé dans la prestation des soins de santé au Québec. Ils sont trop vastes pour se contenter d'une loi sans engagement ou garantie de la part du législateur. L'avenir des soins de santé et de l'accès à ceux-ci par la population québécoise est trop sérieux pour laisser à une discrétion injustifiée de l'appareil politique ou administratif le droit d'accéder à des soins spécialisés dans un délai raisonnable.

    Il aurait fallu, par les intentions annoncées au printemps 2006, que le législateur se soit engagé envers les usagers afin que le réseau public ne risque pas d'être réduit à une simple organisation de soins de première ligne. C'est à ce défi que le législateur québécois était convié. Ce n'est pas ce qui se retrouve dans la loi adoptée durant la nuit du 12 au 13 décembre 2006.

    Rappelons-nous en dans l'isoloir, le 26 mars prochain. Ça fait juste trois mois que ça s'est passé. Ce devrait être encore frais à nos mémoires. »

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