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Un référendum perdant serait suivi d'un autre

André Boisclair n'a pas l'intention d'enterrer le projet souverainiste en cas d'échec

2 mars 2007  Québec
Le chef du Parti québécois a laissé entendre qu’un référendum perdant serait suivi d’autres consultations, jusqu’à ce que le OUI l’emporte.
Photo : Agence Reuters
Le chef du Parti québécois a laissé entendre qu’un référendum perdant serait suivi d’autres consultations, jusqu’à ce que le OUI l’emporte.
Québec — Ceux qui espéraient qu'un éventuel troisième référendum perdant, en cas d'élection du Parti québécois le 26 mars, mettrait un terme à l'éternel débat sur la question nationale risquent d'être déçus.

Au contraire, le chef du Parti québécois, André Boisclair, laisse entendre que, s'il est porté au pouvoir et que la tenue d'un référendum sur la souveraineté se solde une fois de plus par un échec, après ceux de 1980 et de 1995, d'autres référendums pourraient suivre par la suite, jusqu'à la victoire du OUI. «Jamais je n'irai décréter la mort d'une idée», a-t-il lancé hier.

Il a poursuivi en disant que «personne d'autre que les Québécois ne vont décider de ce qui arrive de cette idée. Jamais je ne me comporterai comme si j'étais le propriétaire de l'idéal de souveraineté. Ce n'est ni à moi de déclarer sa naissance ou sa mort, c'est aux Québécois de faire ça», a-t-il précisé lors d'un point de presse, en marge d'une visite d'une école secondaire de Québec.

Il a dit aussi que, dans l'éventualité d'une défaite de son parti le 26 mars, il n'en conclurait pas pour autant à la mort du projet souverainiste. «Jamais de la sainte vie! Une élection, c'est une élection. Un référendum, c'est un référendum», a-t-il dit.

En matinée, lors d'une longue entrevue sur les ondes de la station de radio CHOI-FM de Québec, M. Boisclair a soutenu avec certitude qu'il y aurait un référendum sur la souveraineté au cours du mandat, «le plus rapidement possible», si son parti est porté au pouvoir le 26 mars.

«L'idée de souveraineté, elle est bien plus grande que le Parti québécois. Elle est profondément ancrée dans l'esprit de millions de Québécois», a-t-il ajouté, et elle demeurera toujours au coeur du débat politique en cours au Québec.

«Il n'est pas question pour nous d'abandonner l'idée», et la meilleure façon de se rapprocher de la souveraineté consiste à voter pour le PQ, a-t-il fait valoir.

En soirée, M. Boisclair devait participer à l'émission Tout le monde en parle, qui sera diffusée dimanche soir.
 
 
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