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Droits de scolarité - Le CPQ réclame plus qu'un simple dégel

2 mars 2007  Québec
Le dégel des droits de scolarité dans les universités devrait aller bien plus loin que ce que propose le Parti libéral du Québec, estime le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui, tout en saluant la performance du gouvernement sortant, considère qu'il aurait pu faire mieux pour stimuler l'investissement.

«Que le gouvernement ait annoncé un dégel des droits de scolarité, une hausse, on pense que c'est une bonne chose», a déclaré le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon, hier en conférence de presse.

«Notre suggestion est de permettre aux universités de moduler les droits parce que le coût de formation d'un étudiant en littérature n'est pas le même que celui d'un étudiant en médecine. À l'intérieur de certains barèmes, on pensait que ça aurait pu être raisonnable et juste d'avoir une certaine modulation en fonction des disciplines», a-t-il ajouté.

Le président du CPQ se demande si on ne devrait pas, en outre, laisser le soin à chaque université d'établir le niveau de ces droits.

De plus, comme les étudiants internationaux — nombreux à McGill — versent des droits plus élevés que les étudiants d'ici, le président du CPQ croit qu'on devrait permettre que les fonds excédentaires ainsi recueillis soient conservés par les universités qui accueillent ces étudiants.

«Il s'agit d'une revendication classique des universités. C'est une souplesse demandée par les universités qui me semble raisonnable», a-t-il affirmé.

Interrogé sur l'évaluation faite par le CPQ du gouvernement de Jean Charest, M. Kelly-Gagnon a dit avoir de la «reconnaissance et de l'admiration quant à la performance du gouvernement pour ce qui est de la gestion des finances publiques et du contrôle des dépenses».

«Par contre, en ce qui a trait à une vision d'avenir et des mesures susceptibles de favoriser l'investissement, entre autres l'investissement privé, c'est à améliorer», a-t-il soutenu.

Parmi les autres dossiers sur lesquels le CPQ souhaite faire des avancées au cours des prochaines années se trouve celui du régime de la santé et de la sécurité au travail qui, selon l'organisme patronal, indemnise trop généreusement certains travailleurs accidentés.

Les méthodes de calcul servant à déterminer les indemnités de certains travailleurs accidentés sont à revoir, juge le vice-président en santé et sécurité au CPQ, Robert Borduas.

Il a cité le cas d'un travailleur de la construction qui se blesse. Pour fixer le montant de son indemnité, la CSST se baserait sur son taux horaire de 25 $ l'heure, qu'on multiplierait par 40 (heures par semaine) et par 12 (12 mois par année).

«On sait que, dans le secteur de la construction, il y en a qui travaillent huit ou neuf mois», a expliqué M. Borduas.

«On n'encourage nullement le retour au travail de l'accidenté. Le CPQ fait des représentations auprès du gouvernement pour que l'indemnisation s'établisse sur le revenu brut réel du travailleur», a-t-il ajouté.
 
 
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