Éducation - Dumont ramènera le bulletin traditionnel
2 mars 2007
Québec
Photo : Jacques Nadeau
Est-elle arrivée en retard? Toujours est-il que la jeune fille qu’on aperçoit à la porte d’une salle de l’école de Terrebonne où était Mario Dumont hier semble vraiment tenir à entendre ce qu’avait à dire le chef adéquiste.
Terrebonne — L'Action démocratique du Québec veut remettre la réforme scolaire sur le droit chemin en misant, entre autres choses, sur le retour au bulletin scolaire universel chiffré dès la prochaine rentrée.
Le chef adéquiste Mario Dumont s'est aussi engagé à réintroduire davantage d'acquisition de connaissances dans le bulletin et à confier à un expert indépendant la réévaluation de l'actuelle politique de redoublement du secteur primaire.
Selon lui, le gouvernement a pratiquement éliminé les redoublements pour améliorer ses statistiques, au détriment des jeunes en difficulté d'apprentissage.
«On vise tous le succès, mais l'échec existe. Le redoublement permet au jeune qui a des problèmes de reprendre son souffle», a dit M. Dumont, selon qui «la gestion de l'échec par la négation est une erreur».
De passage hier dans une école privée de Terrebonne, M. Dumont a affirmé qu'il n'était pas possible d'annuler la réforme de l'éducation et de faire complètement marche arrière.
«On ne peut pas laisser les écoles dans le vide, on ne peut pas effacer huit années», a-t-il dit.
Toutefois, selon lui, le renouveau pédagogique a du plomb dans l'aile et nécessite d'importantes modifications.
«Le problème avec la réforme, qui poursuivait des objectifs louables au départ, c'est qu'elle a été kidnappée par la bureaucratie», a déploré M. Dumont.
Il a reproché au ministère de l'Éducation d'avoir rompu la communication avec les parents en proposant un bulletin scolaire trop complexe.
M. Dumont, qui chiffre son plan d'action pour corriger la réforme à 10 millions de dollars, a attribué la note «E» au chef libéral Jean Charest pour son peu d'effort en éducation.
«On doit se révolter contre la paresse, le laisser-aller du gouvernement dans une situation inacceptable», a déclaré le chef adéquiste, reprochant au premier ministre de ne pas s'être intéressé à la réforme.
Il s'est engagé à présenter le bulletin scolaire universel dès la rentrée 2007 s'il est élu.
Un gouvernement adéquiste demanderait également aux commissions scolaires de préparer un plan de redéploiement de leurs ressources humaines à vocation pédagogique vers les écoles. Mario Dumont promet l'abolition des commissions scolaires, mais il a reconnu qu'il serait impossible d'éliminer ce palier décisionnel à temps pour la prochaine rentrée.
Par ailleurs, il a soutenu que les propositions péquistes et libérales d'ajouter respectivement une heure trente et une heure de plus à la journée scolaire des enfants sont «valables».
Il ne s'est pas dit réfractaire à cette possibilité mais a expliqué qu'il était plus urgent de corriger d'abord les lacunes de la réforme avant d'allonger la période scolaire.
«C'est pas inintéressant, mais il me semble qu'avant de redécorer la maison, il faut s'assurer qu'on a le solage», a-t-il dit.
Le chef adéquiste Mario Dumont s'est aussi engagé à réintroduire davantage d'acquisition de connaissances dans le bulletin et à confier à un expert indépendant la réévaluation de l'actuelle politique de redoublement du secteur primaire.
Selon lui, le gouvernement a pratiquement éliminé les redoublements pour améliorer ses statistiques, au détriment des jeunes en difficulté d'apprentissage.
«On vise tous le succès, mais l'échec existe. Le redoublement permet au jeune qui a des problèmes de reprendre son souffle», a dit M. Dumont, selon qui «la gestion de l'échec par la négation est une erreur».
De passage hier dans une école privée de Terrebonne, M. Dumont a affirmé qu'il n'était pas possible d'annuler la réforme de l'éducation et de faire complètement marche arrière.
«On ne peut pas laisser les écoles dans le vide, on ne peut pas effacer huit années», a-t-il dit.
Toutefois, selon lui, le renouveau pédagogique a du plomb dans l'aile et nécessite d'importantes modifications.
«Le problème avec la réforme, qui poursuivait des objectifs louables au départ, c'est qu'elle a été kidnappée par la bureaucratie», a déploré M. Dumont.
Il a reproché au ministère de l'Éducation d'avoir rompu la communication avec les parents en proposant un bulletin scolaire trop complexe.
M. Dumont, qui chiffre son plan d'action pour corriger la réforme à 10 millions de dollars, a attribué la note «E» au chef libéral Jean Charest pour son peu d'effort en éducation.
«On doit se révolter contre la paresse, le laisser-aller du gouvernement dans une situation inacceptable», a déclaré le chef adéquiste, reprochant au premier ministre de ne pas s'être intéressé à la réforme.
Il s'est engagé à présenter le bulletin scolaire universel dès la rentrée 2007 s'il est élu.
Un gouvernement adéquiste demanderait également aux commissions scolaires de préparer un plan de redéploiement de leurs ressources humaines à vocation pédagogique vers les écoles. Mario Dumont promet l'abolition des commissions scolaires, mais il a reconnu qu'il serait impossible d'éliminer ce palier décisionnel à temps pour la prochaine rentrée.
Par ailleurs, il a soutenu que les propositions péquistes et libérales d'ajouter respectivement une heure trente et une heure de plus à la journée scolaire des enfants sont «valables».
Il ne s'est pas dit réfractaire à cette possibilité mais a expliqué qu'il était plus urgent de corriger d'abord les lacunes de la réforme avant d'allonger la période scolaire.
«C'est pas inintéressant, mais il me semble qu'avant de redécorer la maison, il faut s'assurer qu'on a le solage», a-t-il dit.
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