Le matraquage publicitaire commence
Même combat mais des stratégies différentes. Libéraux et péquistes ont adopté des approches tout à l'opposé pour leurs premières publicités télévisées de la campagne. D'un côté, Jean Charest tient la vedette de messages positifs; de l'autre, André Boisclair reste en retrait de publicités où le bilan des libéraux est passé dans le tordeur.
La continuité ou la rupture avec quatre années de réalisations ou d'échecs, c'est selon. Voilà essentiellement le choix que proposent le Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois (PQ) dans des messages qui seront mis en ondes à compter d'aujourd'hui, sans qu'on connaisse la fréquence des diffusions. Les sites Internet des deux partis permettaient néanmoins hier de visionner ces publicités d'une trentaine de secondes.
Le PLQ en propose donc cinq, ciblant la santé, l'éducation, la famille, l'économie et l'environnement. Le concept est simple et classique: on y voit chaque fois le premier ministre entouré de ses ministres les plus influents — selon le sujet traité. Une table garnie de verres d'eau fait office de décor.
Sur une musique type semblable à celles des vidéos publicitaires, M. Charest s'adresse aux citoyens pour décrire les réalisations de son gouvernement dans chaque secteur, en plus d'annoncer ses promesses pour un deuxième mandat. La caméra entre en zoomant sur le premier ministre; les séquences du coeur des publicités sont constituées de plans généraux illustrant le propos, puis on revient sur l'équipe attablée autour du chef, qui prononce alors le slogan «Unis pour réussir». Seul M. Charest parle dans les cinq messages.
Sans faire aucune allusion aux autres partis, les libéraux jouent la carte du gouvernement au pouvoir. En évitant soigneusement de revenir sur les controverses du premier mandat, Jean Charest dresse le portrait de quatre années selon lui fructueuses en tout point pour le Québec. «Sous notre leadership, le Québec devient un modèle en matière de gestion de l'environnement à l'échelle mondiale», dit-il notamment.
Au sujet de sa politique familiale, le chef libéral souligne que, «quand un journal titre que nous sommes le paradis des familles, c'est parce que nous avons livré la marchandise». Une référence aux congés parentaux bonifiés... une idée qui vient pourtant du PQ.
Ailleurs, le premier ministre réitère ses promesses d'ajouter 1500 médecins et plusieurs infirmières aux effectifs actuels, sa volonté d'offrir un accès garanti à toutes les chirurgies, d'ajouter une heure de classe par jour, de relancer le développement hydroélectrique afin d'accroître l'exportation de cette énergie «propre» (l'hydroélectricité «est notre pétrole à nous», dit-il). Partout, le ton est positif, le regard porté en avant.
À la radio, les mêmes thèmes sont développés, en plus de celui de la prospérité des régions. Les ministres responsables sont toutefois les orateurs de ces publicités, laissant à M. Charest le slogan de la fin.
Le ton est tout autre du côté péquiste. Le fond musical, d'abord: les deux messages de 30 secondes utilisent une rythmique swing qui se transforme progressivement en un rock relativement lourd. La forme ensuite: l'équipe Boisclair n'apparaît qu'à la fin, lorsque le chef péquiste vient proposer de «reconstruire le Québec» ensemble. C'est d'ailleurs la seule phrase qu'il prononce.
Les 20 premières secondes de chaque publicité sont consacrées à montrer ce que les libéraux ont «négligé» (mot clé de la campagne) depuis 2003. On voit donc un jeune adulte faire un tour du Québec en accéléré. Il laisse sur son passage de grosses flèches rouges indiquant ce qui a été mal géré par le PLQ selon le PQ: Orford, les universités, les autoroutes et viaducs, les lacs, les urgences d'hôpitaux... «Il y en a qui veulent qu'on pense que tout va bien: on ne peut pas laisser faire ça», indique ensuite le personnage, avant que M. Boisclair n'apparaisse.
Une publicité de deux minutes a aussi été préparée par le PQ. Cette fois, tous les gros noms de l'équipe défilent et interviennent pour dénoncer le bilan libéral. L'ancien journaliste Bernard Drainville parle du programme libéral comme d'une vieille «minoune», alors qu'on avait promis en 2003 une «voiture neuve». On dénonce entre autres les listes d'attente allongées, les régions abandonnées, l'épisode des défusions municipales, le manque général de vision du gouvernement...
La souveraineté est évoquée, mais à peine: Pierre Curzi parle de l'importance de «rapprocher le pays», tandis que Lisette Lapointe explique l'utilité pour le Québec de posséder tous les éléments du «coffre à outils» pour bâtir son avenir. Sinon, les propositions du PQ pour le prochain mandat ne sont pas évoquées, l'accent étant mis sur l'insatisfaction des électeurs face au gouvernement actuel.
À la Presse canadienne, l'organisateur en chef du PQ, Nicolas Girard, a indiqué que les publicités viennent mettre en lumière l'effet concret dans la vie quotidienne des Québécois des promesses non réalisées par le gouvernement Charest. La candidate du PQ dans Bourget, Diane Lemieux, a pour sa part mentionné qu'il s'agit de publicité négative, mais «d'un niveau d'agressivité tout à fait acceptable».
La continuité ou la rupture avec quatre années de réalisations ou d'échecs, c'est selon. Voilà essentiellement le choix que proposent le Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois (PQ) dans des messages qui seront mis en ondes à compter d'aujourd'hui, sans qu'on connaisse la fréquence des diffusions. Les sites Internet des deux partis permettaient néanmoins hier de visionner ces publicités d'une trentaine de secondes.
Le PLQ en propose donc cinq, ciblant la santé, l'éducation, la famille, l'économie et l'environnement. Le concept est simple et classique: on y voit chaque fois le premier ministre entouré de ses ministres les plus influents — selon le sujet traité. Une table garnie de verres d'eau fait office de décor.
Sur une musique type semblable à celles des vidéos publicitaires, M. Charest s'adresse aux citoyens pour décrire les réalisations de son gouvernement dans chaque secteur, en plus d'annoncer ses promesses pour un deuxième mandat. La caméra entre en zoomant sur le premier ministre; les séquences du coeur des publicités sont constituées de plans généraux illustrant le propos, puis on revient sur l'équipe attablée autour du chef, qui prononce alors le slogan «Unis pour réussir». Seul M. Charest parle dans les cinq messages.
Sans faire aucune allusion aux autres partis, les libéraux jouent la carte du gouvernement au pouvoir. En évitant soigneusement de revenir sur les controverses du premier mandat, Jean Charest dresse le portrait de quatre années selon lui fructueuses en tout point pour le Québec. «Sous notre leadership, le Québec devient un modèle en matière de gestion de l'environnement à l'échelle mondiale», dit-il notamment.
Au sujet de sa politique familiale, le chef libéral souligne que, «quand un journal titre que nous sommes le paradis des familles, c'est parce que nous avons livré la marchandise». Une référence aux congés parentaux bonifiés... une idée qui vient pourtant du PQ.
Ailleurs, le premier ministre réitère ses promesses d'ajouter 1500 médecins et plusieurs infirmières aux effectifs actuels, sa volonté d'offrir un accès garanti à toutes les chirurgies, d'ajouter une heure de classe par jour, de relancer le développement hydroélectrique afin d'accroître l'exportation de cette énergie «propre» (l'hydroélectricité «est notre pétrole à nous», dit-il). Partout, le ton est positif, le regard porté en avant.
À la radio, les mêmes thèmes sont développés, en plus de celui de la prospérité des régions. Les ministres responsables sont toutefois les orateurs de ces publicités, laissant à M. Charest le slogan de la fin.
Le ton est tout autre du côté péquiste. Le fond musical, d'abord: les deux messages de 30 secondes utilisent une rythmique swing qui se transforme progressivement en un rock relativement lourd. La forme ensuite: l'équipe Boisclair n'apparaît qu'à la fin, lorsque le chef péquiste vient proposer de «reconstruire le Québec» ensemble. C'est d'ailleurs la seule phrase qu'il prononce.
Les 20 premières secondes de chaque publicité sont consacrées à montrer ce que les libéraux ont «négligé» (mot clé de la campagne) depuis 2003. On voit donc un jeune adulte faire un tour du Québec en accéléré. Il laisse sur son passage de grosses flèches rouges indiquant ce qui a été mal géré par le PLQ selon le PQ: Orford, les universités, les autoroutes et viaducs, les lacs, les urgences d'hôpitaux... «Il y en a qui veulent qu'on pense que tout va bien: on ne peut pas laisser faire ça», indique ensuite le personnage, avant que M. Boisclair n'apparaisse.
Une publicité de deux minutes a aussi été préparée par le PQ. Cette fois, tous les gros noms de l'équipe défilent et interviennent pour dénoncer le bilan libéral. L'ancien journaliste Bernard Drainville parle du programme libéral comme d'une vieille «minoune», alors qu'on avait promis en 2003 une «voiture neuve». On dénonce entre autres les listes d'attente allongées, les régions abandonnées, l'épisode des défusions municipales, le manque général de vision du gouvernement...
La souveraineté est évoquée, mais à peine: Pierre Curzi parle de l'importance de «rapprocher le pays», tandis que Lisette Lapointe explique l'utilité pour le Québec de posséder tous les éléments du «coffre à outils» pour bâtir son avenir. Sinon, les propositions du PQ pour le prochain mandat ne sont pas évoquées, l'accent étant mis sur l'insatisfaction des électeurs face au gouvernement actuel.
À la Presse canadienne, l'organisateur en chef du PQ, Nicolas Girard, a indiqué que les publicités viennent mettre en lumière l'effet concret dans la vie quotidienne des Québécois des promesses non réalisées par le gouvernement Charest. La candidate du PQ dans Bourget, Diane Lemieux, a pour sa part mentionné qu'il s'agit de publicité négative, mais «d'un niveau d'agressivité tout à fait acceptable».
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