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Le maître du jeu

Manon Cornellier   28 février 2007  Québec
On a beaucoup parlé du sort qui sera réservé aux engagements financiers d'Ottawa au lendemain des élections québécoises. Ce débat, gracieuseté du chef libéral Jean Charest, a heureusement été pratiquement tué dans l'oeuf par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty. Peu importe qui gagne au Québec le 26 mars, Ottawa respectera ses promesses. Encore faut-il que son budget soit adopté...
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  • Steve Fortin - Abonné
    28 février 2007 07 h 53
    Paroles de vipères!
    C'est ça le canada. Le beau rêve de l'unité canadienne sur fond de magouille et de vacheries partisanes; prendre le peuple québécois en otage pendant ce qui devait être son droit le plus strict; un scrutin démocratique et objectif sans l'ingérence d'Ottawa. Nous savons tous que S. Harpeur n'aurait jamais osé s'immiscer dans la campagne électorale provinciale d'aucune autre province. En cela, il est fidèle avec les positions peu respectueuses (voire même carrément haineuses) qu'il affichait du temps qu'il était l'idéologue influent du Reform Party.

    Et Charest, en couleuvre qui rampe à la solde du fédéral, déchire sa chemise quand les bloquistes jouent leur rôle de critique du budget fédéral (ce qui implique un possible refus, il est vrai de l'entériner), tout en reniant sa parole dès après pour profiter de ce qu'il condamnait la veille... Comment croire un seul mot venant de cette vipère ? Consolons-nous en sachant que Charest a toujours gardé l'oeil sur Ottawa, et que bientôt, ce sont eux qui souffriront son arrogance et ses mensonges.
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  • Jean-Claude St-Amant - Abonné
    28 février 2007 10 h 40
    Une magouille à deux
    L'autre hypothèse qui n'est pas soulevée et qui m'apparaît la plus plausible, est que et Harper et Charest se sont entendus d'avance. Le montant exact remis au Québec a moins d'importance, pourvu que Charest ait l'assurance qu'il y en aura. Il pouvait à ce moment déclarer des élections, certain du thème de la dernière semaine de campagne,
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  • Dominique Boivin - Abonné
    28 février 2007 20 h 05
    L'arroseur arroser !
    La politique est un monde de spéculation. Le fait que Stephan Harper veuille présenter un budget a une semaine des élections au Québec est politiquement parlant un coup de poker osé et intelligent. Le but évident étant d'affaiblir les forces souverainistes du Québec. Le résultat cependant risque d'être qu'une illusion. Si la tendance se maintient dans les sondages, il est fort a parier que le Québec sera dirigé par un gouvernement minoritaire libéral avec la balance du pouvoir aux adéquistes. Les gouvernements minoritaires sont historiquement court et instable. Le parti Québécois aura alors toute la latitude de se refaire une beautée et de revenir en force. Monsieur Harper aurait intérêt a relire son histoire du Canada. La loi sur les mesures de guerre en octobre 1970 afin d'écraser un mouvement souverainiste naisant a contribué a l'élection du parti Québécois de rené Lévesque en 1976, l'épopée du Lac Meech et de Charlottown ont contribués a la naissance du bloc Québécois a Ottawa, le "Québec on vous aime" de 1995 et toutes les manoeuvres frauduleuses entreprises par le gouvernement de monsieur Chrétien ont encore contribué a augmenter l'appuie a la souveraineté. Attention monsieur Harper, il est vrai que vous vous comporté en politicien rusé mais a ce jeu plus souvent qu'autrement l'arroseur devient arrossé !
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    28 février 2007 20 h 29
    Une analyse pertinente
    Merci de votre analyse pertinente. Ceci permet de voir les enjeux qui se préparent pour la dernière semaine de la campagne électorale québécoise. Ce sont des élections nationales à plusieurs points de vue.
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  • Gilles Ouimet - Abonné
    28 février 2007 22 h 02
    Plutôt malsain
    Il faut remonter très loin dans notre histoire pour voir une telle intrusion fédérale pendant une élection québécoise. Il s'agit d'un inquiétant raccourci avec la démocratie que d'exhiber un document qui risque de n'être pas adopté et qui peut avoir une incidence déterminante sur le résultat de l'élection. Il semble très clair que messieurs Harper et Charest sont de parfaite connivence dans cette manipulation de l'opinion publique. Le piège est parfaitement monté et sert les intérêts de ces deux politiciens qui jouent en fait avec quelque chose de beaucoup plus sérieux qu'un budget incertain. Vraiment malsain.
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