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Les défusions toujours d'actualité

Alexandre Shields   27 février 2007  Québec
Le candidat du Parti québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, était au nombre des péquistes briguant les suffrages sur la Rive-Sud près de Montréal qui ont attaqué hier les résultats des défusions menées sous le règne libéral. Les p
Photo : Jacques Nadeau
Le candidat du Parti québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, était au nombre des péquistes briguant les suffrages sur la Rive-Sud près de Montréal qui ont attaqué hier les résultats des défusions menées sous le règne libéral. Les p
Des élus et candidats du Parti québécois de la région montréalaise ont joué coup sur coup la carte des «cafouillages» du gouvernement libéral de Jean Charest hier en attaquant le premier ministre sur les questions des difficultés engendrées par les défusions sur la Rive-Sud, mais aussi sur l'abolition en 2005 du programme Revi-Sols, destiné à la réhabilitation de terrains contaminés.

«Les défusions ont été ratées par le gouvernement Charest, ça a provoqué une paralysie nuisible au développement de la Rive-Sud, a lancé en après-midi Marie Malavoy, la députée de Taillon. «Nous considérons que nous devons modifier la structure d'agglomération actuelle afin de la décentraliser et de la rendre plus fonctionnelle et efficace», a-t-elle ajouté. Ainsi, le Parti québécois s'engage à apporter des «changements législatifs nécessaires à la mise en place de mesures qui permettront à la région de retrouver un climat de concertation et de développement».

Mis à part l'idée d'abolir la taxe d'agglomération, pour que les résidents ne paient qu'un seul compte de taxes, les sept représentants péquistes présents hier au local de campagne du député Camil Bouchard ont surtout avancé une série de grands principes qui sous-tendraient l'action d'un éventuel gouvernement péquiste. On s'engage donc à «financer cette structure régionale modifiée par une quote-part en provenance des villes membres», sans en préciser les modalités de mise en place. On souhaite également «clarifier le partage des responsabilités entre cette structure régionale modifiée et les villes membres». Enfin, les troupes souverainistes proposent de «limiter le nombre de domaines dans lesquels agira cette structure régionale modifiée, à savoir: le développement économique; la sécurité publique; la production d'eau potable; l'épuration des eaux usées; la Cour municipale; l'évaluation foncière et le traitement des matières résiduelles».

Plus tôt en journée, le Parti québécois s'est ainsi engagé à relancer le programme Revi-Sols, aboli par le gouvernement Charest en 2005. «Ce programme de réhabilitation de terrains contaminés avait pourtant connu un important succès et un niveau de rentabilité exceptionnel depuis son adoption, en 1998, par le gouvernement du Parti Québécois», ont indiqué en choeur la candidate d'Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, celui de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, et celui de Saint-Henri-Sainte-Anne, Robin Philpot.

Selon eux, les 75 millions de dollars annoncés pour Montréal en 1998 et en 2000 ont favorisé la réalisation de projets concrets à des fins résidentielles, récréatives, institutionnelles, commerciales, industrielles, et auront eu un effet extrêmement bénéfique pour Montréal. «Une étude commandée par Montréal à l'Institut de la statistique du Québec rappelle que le programme Revi-Sols aurait généré 2,7 milliards d'investissements, permettant la création de plus de 16 000 emplois et la construction de 9300 unités d'habitation, ce qui aurait apporté des revenus récurrents de 214 millions au gouvernement du Québec», a ajouté M. Lemay.
 
 
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  • Alain Dubois
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 06h06
    FUSION DÉFUSION: ST-BRUNO UN CAS À PART
    Lors du référendum sur les défusions, je me suis personnellement prononcé pour la défusions de St-Bruno. Québec solidaire Chambly a aussi voté une résolution en ce sens car nous considérons que les fusions municipales obéissaient à d'autres objectifs que ceux énoncés par le gouvernement du Parti Québécois. Entre autre, la fusion avait pour conséquences possibles de favoriser l'intégration des services municipaux dans les accords sur le libre marché.

    De plus, le gouvernement du Parti Québécois a procédé le 13 décembre 2000 à la fusion de plusieurs municipalités de la rive-sud de Montréal à la ville de Longueuil. Les fusions se firent sauvagement et ce, sans aucun processus de consultation ou mesures d'impacts préalables. Le gouvernement du Parti Libéral a, quant à lui, rapidement trahi son engagement électoral de permettre aux municipalités fusionnées de retrouver pleinement leur ancien statut. Récemment, l'ADQ qui avait été un farouche partisan des fusions municipales, a changé son discours et se prononce maintenant pour le démantèlement des agglomérations. Pourquoi ce revirement...? Tout simplement parce que monsieur Dumont et son parti, dangereusement à droite, sont prêts à appuyer n'importe quel cause pourvu que ça lui apporte des votes (Ex. : animateur radio Jef Fillion). Cette position populiste et opportuniste est irréaliste car en mêlant et liant la situation de St-Bruno à celles de villes fusionnées de d'autres agglomérations, cela vient nuire aux chances de St-Bruno de sortir complètement de l'agglomération de Longueuil.

    Pour St-Bruno, la situation est encore plus particulière car elle est la seule ville de la deuxième couronne à avoir subi cette fusion forcée. La totalité des services publics dont bénéficiait Saint-Bruno, sauf, en partie pour l'eau potable, n'étaient pas partagés avec la nouvelle Ville de Longueuil mais avec les municipalités de la seconde couronne de la Rive-Sud de Montréal, qu'il s'agisse de l'assainissement des eaux usées, du transport en commun, du transport adapté, de la protection contre les incendies, du développement économique, du développement touristique ou des loisirs. De plus, la réorganisation des commissions scolaires, qui a eu lieu il y a quelques années, a inclu Saint-Bruno-de-Montarville dans la Commission scolaire des Patriotes qui dessert les M.R.C. de la Vallée-du-Richelieu. Idem pour le CLSC desservant St-Bruno qui est celui de Beloeil... En fait, St-Bruno avait, depuis plus de 20 ans, tissé des liens étroits avec la seconde couronne de la Rive-Sud de Montréal et rien ne justifiait que cette municipalité soit intégrée si brutalement à Longueuil.

    Aujourd'hui, je pense que tous les Montarvillois conviendront, qu'ils aient été partisans des fusions ou des défusions, que la situation actuelle de la Ville de St-Bruno est invivable. Je demande donc à tous et toutes d'appuyer la position de compromis de Québec Solidaire Chambly de retirer St-Bruno de l'agglomération de Longueuil pour la réintégrer au sein des municipalités de la Vallée-du-Richelieu et ce sans remettre en cause le démantèlement des agglomérations existantes... J'invite donc tous les Montarvillois, peut importe leur appartenance politique d'origine, à se rallier à ma candidature et je vous promets que je défendrai avec énergie cette position à l'Assemblé Nationale. Le prochain gouvernement pourrait être un gouvernement minoritaire, mon élection pourrait donc jouer un rôle déterminant pour l'avenir de St-Bruno. J'invite aussi les populations des autres municipalités de la circonscription à faire preuve de solidarité avec la population de St-Bruno en prenant en compte la situation de cette municipalité lors de leur vote...

    Alain Dubois
    Candidat de Québec Solidaire dans Chambly
    www.alaindubois.com

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