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Un débat des chefs à trois ou à cinq?

27 février 2007  Québec
Le directeur général des élections du Québec (DGE), Marcel Blanchet, n'a aucune intention de se prononcer sur la présence ou non des tiers partis au débat télévisé des chefs.

Hier, le parti Québec solidaire avait demandé au DGE de se prononcer en faveur de la présence de sa porte-parole, Françoise David, et du chef du Parti vert, Scott McKay, au débat des chefs.

Bien que le DGE n'ait pas le pouvoir légal d'obliger le consortium de télédiffuseurs à admettre les représentants des deux formations, Mme David comptait sur son pouvoir moral pour faire pencher la balance.

Le bureau du DGE a cependant fait savoir que la Loi électorale garantissait inconditionnellement la liberté des médias et que le DGE entendait respecter cette directive à la lettre.

«Le directeur général des élections respecte complètement cette liberté des médias et n'interviendra pas dans les relations entre les partis politiques et le consortium des médias qui organise le débat des chefs», a expliqué le porte-parole du DGE, Denis Dion.

Traditionnellement, la présence d'un parti dans un débat télévisé a toujours été liée à sa représentation à l'Assemblée nationale. Sans député élu, un chef de parti ne peut participer au débat. C'est le cas actuellement de Québec solidaire et des Verts.

Du côté du consortium des médias (Radio-Canada, TVA et Télé-Québec), on refusait de commenter la sortie de Mme David pour l'instant. Selon le porte-parole des médias, Denis Pellerin, l'annonce des détails entourant le débat pourrait venir dès mardi.

Mme David fait tout de même valoir que son parti et celui des verts pourraient apporter du nouveau dans ce débat télévisé.

«On insiste pour dire que l'on pense que notre présence serait fort utile, elle apporterait d'autres éléments dans le débat, a fait valoir la porte-parole de Québec solidaire. En plus, comme c'est moi qui irait, ça serait assez intéressant, pour la première fois au Québec, on aurait une femme au débat des chefs dans une élection sur la scène québécoise.»

À cause de son importance dans la campagne électorale et surtout de l'attention qu'il suscite auprès des électeurs, le débat télévisé pourrait offrir une occasion en or pour les petits partis de se faire connaître.

Pour aider ces partis à atteindre leur but, un nouveau site Web nommé «débat pour tous point net» (www.debatpourtous.net) a vu le jour hier pour réclamer la présence et des verts et de Québec solidaire au débat des chefs. Ce site est hébergé et maintenu par des organismes associés aux groupes environnementalistes.

Françoise David souligne pour sa part que des lettres ont été envoyées tant à Radio-Canada qu'à TVA il y a trois semaines pour réclamer une participation au débat, mais que les deux réseaux n'ont pas daigné répondre et n'ont même pas envoyé d'accusé de réception.

«À mon avis, ce n'est pas vraiment bon, ni pour l'image des télédiffuseurs ni pour la classe politique, qui probablement n'est pas vraiment intéressée qu'on y soit [au débat].






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