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Beuuuh !

Jean-Robert Sansfaçon   27 février 2007  Québec
Le premier ministre Jean Charest s'est lancé dans un jeu dangereux au cours de la fin de semaine en laissant entendre qu'Ottawa mettrait fin à ses transferts, y compris aux chèques de pension, au lendemain d'un référendum favorable à la souveraineté du Québec. Le chef du PLQ est même allé jusqu'à affirmer que l'argent qui doit venir avec le prochain budget fédéral pourrait «être coupé substantiellement le jour où le PQ prend le pouvoir».

Outré, M. André Boisclair a piqué une colère noire: «C'est du chantage!» a-t-il commenté dans une envolée digne d'un lendemain de nuit des longs couteaux.

Bon, bon, calmons-nous! M. Charest, surtout. C'est vrai que le chef libéral a tout intérêt à taper sur le clou du référendum devant un adversaire instable que peu de gens imaginent chef du camp du OUI lors d'un référendum. Mais à force de jouer du marteau, M. Charest risque de se cogner sur les doigts.

Depuis le temps que l'on discute de ces questions au Québec, plus personne ne prend ce genre d'arguments au sérieux. Le jour où un premier ministre fédéral donnerait ordre à ses fonctionnaires de couper les vivres au Québec et à ses citoyens, la repartie viendrait aussitôt: pas un cent de la TPS fédérale perçue par Québec ne serait remise à Ottawa, et le mot d'ordre de cesser de percevoir les impôts fédéraux sur les salaires serait lancé aux entreprises. Mais tout cela n'est que pure fiction puisque les choses ne se passeraient pas du tout comme cela.

En fait, au lendemain d'un oui, rien ne changerait au chapitre des transferts d'argent. Un à un, tous les dossiers seraient négociés afin de tracer la ligne de partage des responsabilités. Le jour où Ottawa mettrait fin à la gestion des pensions de vieillesse ou des chèques d'assurance-emploi, par exemple, Québec serait déjà prêt à prendre la relève, comme cela s'est produit l'an dernier pour les congés de maternité.

Quant à l'augmentation des paiements de péréquation qui fera partie du prochain budget fédéral, encore là, on ne comprend pas pourquoi M. Charest se laisse aller à autant de démagogie et de populisme. Voyons donc! L'argent qui ira au règlement du déséquilibre fiscal n'a rien à voir avec la couleur du parti au pouvoir dans une province. D'ailleurs, ce dossier du déséquilibre fiscal n'a-t-il pas été ouvert par le précédent gouvernement du Parti québécois?

Tout cela est ridicule et n'annonce rien de bon pour les prochains jours.

***

j-rsansfacon@ledevoir.com






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  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 05h03
    Quelques questions...
    « Il me semble que pour éviter que les débats ne sombrent dans le ridicule, comme le craint l'éditorialiste, il faudrait bien que les questions inévitables et sérieuses qui se poseront au landemain d'une <<consultation populaire>> reçoivent un début de réponse.

    Ainsi: 1) Le nouveau Québec pourra-t-il décider seul d'adopter la monnaie canadienne comme sa monnaie? La réponse est non. Il faudra en faire la demande, se conformer aux conditions de base et adopter les même disciplines budgétaire et les mêmes politiques monétaires et économiques. Est-ce qu'il vaut la peine de faire l'indépendance pour en revenir à cela? L'alternative serait que le nouveau Québec adopte sa propre monnaie. Combien de citoyens et d'économistes sont en faveur de cette option? Zéro ou à peu près...

    2) Le même raisonnement s'applique pour la décison éventuelle d'un nouveau Québec de conserver le passeport canadien ou tout au moins la nationalité canadienne pour ses citoyens. Cela ne se fait pas unilatéralement. Même si toutes les conditions étaient idéales et l'idée acceptée par tous, canadiens et québecois, il est certain que les nouveaux nés québecois n'auraient pas automatiquement la nationalité canadienne. Est-ce que c'est cela que les gens veulent?

    3) Un éventuel nouveau Québec pourra-t-il décider seul de son adhésions à l'ONU ? La réponse est non. Selon les traditions internationales, il faut que l'État d'origine donne son accord pour qu'une partie dissidente de son territoire soit reconnue comme entité indépendante par l'ONU.

    4) L'adhésion éventuelle à l'OTAN d'un Québec souverain est encore beaucoup plus problématique. Il faut en faire une demande explicite, et remplir toute une liste de conditions, dont celle de posséder une armée et des armements en nombre suffisant, et compatibles avec celles et ceux des autres pays membres.


    Georges Paquet »

  • Charles Larouche
    Abonné
    mardi 27 février 2007 07h13
    Moi je comprends...
    « Vous dites : "Depuis le temps que l'on discute de ces questions au Québec, plus personne ne prend ce genre d'arguments au sérieux. " Faux !
    Si vous aviez dit "[...] plus personne de bien informé ne prend ce genre d'arguments au sérieux", j'aurais été d'accord. Mais voyez-vous, pour encore plusieurs personnes, c'est la crainte réelle de se retrouver sans chèque de pension au lendemain d'un OUI.

    Et voilà la raison qui fait que "M. Charest se laisse aller à autant de démagogie et de populisme." »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 07h35
    Nous sommes des Québécois... à peur entière !
    « Nos maîtres nous connaissent bien.

    Après l'incontournable "Diviser Pour Régner" l'appel au cerveau reptilien de l'électeur est élémentaire. La tactique a toujours fonctionné... Pourquoi s'en passer ?

    "Je Me Souviens" de quoi exactement ?

    L'histoire de la confédération canadienne, c'est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation. - Henri Bourassa

    Nous sommes l'adversaire du projet de Confédération, projet faux, dans sa conception, inique, immoral et cruel dans ses détails. - Sir Wilfrid Laurier

    Depuis 1763, nous n'avons plus d'Histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous secrétons nos propres bourreaux. - Léon Dion

    Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper. - Frédéric II de Prusse »

  • claude dulac
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 07h59
    Correction Monsieur paquet
    « 1/Seul Québec va percevoir tous les impôts
    2/Aucun pays ne garde la citoyenneté d'un pays étranger ni son passeport. Les Québécois descendants des français de Nouvelle-France ont autant à voir avec les canadians que les Croates avec les Serbes, les Slovaques avec les Tchèques
    3/aucun pays ne demande la permission d'utiliser la monnaie d'un autre pays étranger.Consultez la liste de pays qui utilisent deux monnaies...sans la permission de l'autre.
    Est-ce que nous avons intérets à garder la face de corrompus sur nos billets de banques:la monarchie de la Mountbatten, J.A.Macdonald, Cartier et si les canadioans le décident la photo de Jean Chrétien de son très petit nom.
    4/être membre de l'OTAN suscite des coûts...Par contre, le territoire du Québec est plus stratégique que la Slovaquie et d'autrtes de l'est qui le sont devenus automatiquement...
    A »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 08h36
    Une seule question
    « Jean Charest a-t-il commis une énorme bévue, en agitant le spectre des chèques de pension, en prenant les gens pour de parfaits imbéciles, "la" gaffe de cette campagne électorale qui fera se rallier tous les souverainistes derrière le chef du Parti Québécois ? Ma réponse est OUI ! »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 27 février 2007 08h45
    Le mensonge institutionnel des libéraux...
    « De toute façon, à quoi nous attendions-nous de Jean Charest... Le mensonge institutionnel fait partie de sa stratégie. Aucun respect pour le citoyen, n'importe que le pouvoir. Quelques acteurs du milieu communautaire en Outaouais s'étaient déplacés pour connaître le plan de campagne de Roch Cholette (député libéral sortant dans Hull). C'était sidérant! Un tissu de mensonge; des chiffres gonflés et trafiqués concernant les réalisations prévues (et les promesses non tenues) http://www.radio-canada.ca/nouvelles/electionsQc2007/2007/02/23/014-cholette_chiffres.shtml le tout orchestré de façon à ce que le message précède la supercherie. Toute la campagne libérale est organisée de cette façon. En direct on ment; au diable si on découvre par la suite que tout est mensonge, le mal est fait. À l'ère où tout est projeté en direct, sans vérification, le mensonge devient factuel...

    Quel idéal défendent les libéraux ? celui du pouvoir ? celui de l'argent, du statut quo ? Quand le seul objet du parti est le pouvoir coûte que coûte, les campagnes de peur, de salissage et de mensonge sont bien peu de choses car ne comptez pas sur les libéraux pour se déchirer dans des débats d'idées et de remise en question de leur chef. Le pouvoir s'accommode de tout cela.

    Dans quelques mois, les électeurs incrédules diront : « je n'ai pas voté pour ça... » Sachez qu'un vote libéral n'engage en rien ce gouvernement aux balivernes qu'il glose sans rire... »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 27 février 2007 08h45
    L'art de noyer le poisson
    « Je tiens à vous remercier, car il était temps que quelqu'un remette les pendules à l'heure. Quant aux partisans de M. Charest, vos propos semblent leur avoir cloué le bec. Il n'y a que M. Paquet qui récidive avec un copier-coller de son commentaire d'hier publié à la suite de l'article "Le projet péquiste met en danger les chèques de pension, dit Charest". Il a quelque peu modifié l'introduction et changé le titre, mais le reste est identique. Ou bien M. Paquet est paresseux, ou bien il n'a rien à dire.

    M. Charest prépare le terrain pour le 19 mars, en effet, il n'ignore pas que le PQ garde des atouts dans sa manche et qu'il va lui aussi utiliser le budget fédéral lors de la dernière semaine de la campagne. M. Charest continue à faire ce qu'il fait le mieux, mentir avec aplomb, en espérant attraper suffisamment de poissons pour noyer le poisson.

    Nous verrons le 26 mars si les Québécois sont aussi stupides qu'il le pense. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 09h20
    À Claude Dulac
    « Cher monsieur,
    Ce n'est pas moi qui ai promis, sans l'avoir vérifié, que les citoyens d'un Québec souverain conserveraient leur passeport canadien et la monnaie canadienne. C'est René Levesque et tous ceux qui lui ont succédé au PQ.

    Georges Paquet »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 09h42
    `a Linda Hart
    « Chère madame,
    Je trouve utile de répéter mes questions puisqu'elles ne trouvent pas de réponse. Il aurait été préférable que vous tentiez d'en discuter un peu plutôt que de vous attaquer à celui qui les pose.

    Georges Paquet »

  • Jean-Guy Beaulieu
    Abonné
    mardi 27 février 2007 10h30
    La monaie d'un Québec souverain
    « Voici l'avis d'une Torontoise célèbre:

    «Independence, or sovereignty, would in any case have to be introduced in Quebec in steps and stages. By the time it became necessary to confront the need for a separate currency, Quebec might well have built up the necessary self-confidence to have one. Technically, the problem is not nearly as difficult as putting those curves in the track, nor is introduction of a new curremcy for a new sovereignty an unprecedented sort of problem. It has often been done successfully. »
    (Ch. 8, page 122)

    Jane Jacobs : Quebec and the Struggle over Sovereignty, The Question of Separatism, Random Hose, New York 1980

    Jean-Guy Beaulieu
    Drummondville »

  • Olivier Guinard
    Abonné
    mardi 27 février 2007 11h09
    La passe passeport de M. Paquet
    « Comment le Canada pourrait-il priver les Québecois de leur nationalité canadienne alors qu'il reconnaît la double nationalité, c'est à dire qu'il maintient la reconnaissance de la nationalité canadienne aux citoyens qui réclament le statut de citoyen ailleurs?

    La Peur de Perdre son Passeport (PPP) est une autre tactique de peur trop longuement perpétuée, qui ne devrait pourtant pas être reprise par un homme qui m'apparaît capable d'une réflexion autrement soutenue (j'ai souvent lu vos commentaires sur plusieurs tribunes).

    Bien à vous. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 27 février 2007 11h40
    M. Paquet questionne, les réponses ne l'intéressent pas
    « Si vous retournez à l'article d'hier, vous verrez M. Paquet que je vous ai répondu et si d'autres ne le font pas, vous devriez peut-être considérer que vos questions ne sont tout simplement pas très pertinentes. Si ma mémoire est bonne, dans les commentaires concernant cet article, c'est vous l'attaquant. En effet, vous reprochiez au modérateur d'avoir autorisé un commentaire qui ne vous plaisait pas. Beau sens du débat et de la démocratie ! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 11h49
    À Olivier Guinard
    « Cher monsieur,
    Je vous remercie de vos commentaires sur mes interventions que je tente de formuler de la meilleure façon possible.

    Il est donc possible et intéressant d'entretenir des échanges avec des intervenants comme vous.
    Ce que je veux dire c'est que l'émission des passeports est une prérogative d'un pays. Il me semble donc impossible qu'un autre pays, ou un Québec éventuellement souverain, puisse vous promettre des choses sur lesquelles il ne détient aucun pouvoir.
    Si les citoyens d'un Québec éventuellement souverain souhaitaient tous en choeur continuer de soumettre leur dossier à Ottawa et de payer généreusement les droits décidés par Ottawa, j'imagine qu'il n'y aurait pas d'obstacles majeurs, mais encore une fois tout ceci pourrait bien dépendre de l'atmosphère dans laquelle se dérouleraient les négociations éventuelles.

    Pour ce qui est de la nationalité des descendants, je maintiens qu'ils n'auraient pas automatiquement la nationalité canadienne.

    Sincèrement.

    Georges Paquet »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 11h56
    À Jean-Guy Beaulieu
    « Cher monsieur,
    Ce n'est pas moi qui ai promis aux citoyens d'un Québec éventuellement souverain qu'ils pourraient conserver la monnaie canadienne, c'est René Levesque et tous les chefs du PQ qui lui ont succédé.
    Il est bien possible qu'un Qéubec souverain décide un jour d'imprimer sa propre monnaie. C'est au PQ de dire si c'est cela qu'il propose.

    Sincèrement.

    Georges Paquet »

  • Patrick Marquis
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 12h00
    O.N.U. et O.T.A.N.
    « Chapitre 14 du Règlement intérieur de l'Assemblée générale des Nations Unis :

    XIV. ADMISSION DE NOUVEAUX MEMBRES À L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES

    Demandes d'admission

    Article 134
    Tout État qui désire devenir Membre de l'Organisation des Nations Unies adresse une demande au Secrétaire général. Cette demande doit contenir une déclaration, faite dans un instrument formel, par laquelle ledit État accepte les obligations de la Charte.

    Notification des demandes d'admission

    Article 135
    Le Secrétaire général adresse, à titre d'information, une copie de la demande à l'Assemblée générale ou, si celle-ci n'est pas en session, aux Membres de l'Organisation.

    Examen des demandes d'admission et décision à leur sujet

    Article 136
    Si le Conseil de sécurité recommande l'admission de l'État qui fait la demande, l'Assemblée générale examine si le candidat est un État pacifique et s'il est capable de remplir les obligations de la Charte et disposé à le faire; elle décide, à la majorité des deux tiers des membres présents et votants, de la suite à donner à la demande.

    Article 137
    Si le Conseil de sécurité ne recommande pas l'admission de l'État qui fait la demande, ou remet à plus tard l'examen de la demande, l'Assemblée générale peut, après examen approfondi du rapport spécial du Conseil de sécurité, renvoyer la demande au Conseil, accompagnée du compte rendu complet des débats de l'Assemblée, afin que le Conseil procède à un nouvel examen et formule une recommandation ou établisse un rapport.

    Notification de la décision et date effective d'admission

    Article 138
    Le Secrétaire général communique la décision de l'Assemblée générale à l'État intéressé. S'il est fait droit à la demande, l'admission de l'État intéressé prend effet à la date à laquelle l'Assemblée générale prend sa décision sur ladite demande.

    Chapitre 3 du Manuel de l'O.T.A.N. :

    Les pays candidats sont invités à atteindre certains objectifs dans les domaines politique et économique. Il s'agit notamment de régler par des moyens pacifiques tout différend international, toute querelle ethnique ou tout litige territorial d'ordre externe, de manifester leur attachement à la primauté du droit et aux droits de l'homme, d'instaurer un contrôle démocratique des forces armées et de promouvoir la stabilité et le bien-être par la liberté économique, la justice sociale et une attitude responsable en matière d'environnement.

    Les questions militaires et de défense sont axées sur la capacité des pays de contribuer à la défense collective et aux nouvelles missions de l'Alliance. La pleine participation au PPP est un élément essentiel. Par le biais de leurs programmes de partenariat individuels, les pays candidats peuvent se concentrer sur des questions fondamentales liées à l'adhésion. Les Objectifs du Partenariat assignés aux candidats comprennent des objectifs de planification couvrant les domaines qui sont le plus directement pertinents pour les pays aspirant à devenir membres de l'OTAN.

    Les questions de ressources sont axées sur la nécessité pour tout pays candidat de consacrer à la défense suffisamment de ressources pour lui permettre de remplir les obligations qu'imposeraient à de futurs membres les engagements collectifs de l'OTAN.

    Les questions de sécurité sont centrées sur la nécessité pour les pays candidats de veiller à l'instauration de procédures garantissant la sécurité des informations sensibles.

    Les questions juridiques ont trait à la nécessité pour les pays candidats de veiller à ce que les dispositions juridiques et accords régissant la coopération au sein de l'OTAN soient compatibles avec leur propre législation.

    Patrick Marquis
    Québec »

  • Michel Rheault
    Inscrit
    mardi 27 février 2007 13h02
    Encore des "épouvantails" !!!
    « À la dernière élection, Charest avait eu une apparition soudaine de M. Parizeau, ça avait eu l'effet désiré de perturber la campagne de Bernard Landry, de lui faire perdre une partie de ses moyens.
    Cette fois-ci, il voit le spectre de M.Harper planer sur la tête de ceux qui croient encore à la souveraineté, un jour. Il espère obtenir un résultat semblable.
    M. Charest semble oublier que depuis nous avons constaté que toutes ses grandes promesses et ses visions de l'avenir n'étaient qu'un tissu de mensonges éhontés, sans lendemain, nous n'avons qu'une envie de lui dire: " Tu peux toujours continuer à causer, mon coco..." »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 février 2007 14h14
    À Linda Hart
    « Madame,
    Vous avez raison, je n'avais eu l'occasion de lire votre réponse dans l'édition du Devoir d'hier. Votre réponse cependant oublie totalement de mentionner que ce n'est pas moi qui ai proposer que le Québec éventuellement souverain conserve la monnaie et le paseport canadiens. C'est René Levesque et tous les chefs du PQ qui lui ont succédé.
    Sincèrement.

    Georges Paquet »

  • Christian Rheault
    Abonné
    mardi 27 février 2007 15h53
    Merci Monsieur Charest
    « ... Merci d'être honnête pour une rare fois dans vos interventions publiques. Vous nous offrez, sans pudeur, votre très grand mépris des souverainistes. Je vous supplis de continuer à être transparent comme ça jusqu'au 26 mars. Les Québécois pourront alors enfin voter en toute connaissance de cause en sachant qui vous êtes vraiment. Plus de la moitié de la population est favorable à un Québec Souverain. Ces gens là vont vous foutre à la porte, Monsieur. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 27 février 2007 17h35
    M. Paquet a peur de perdre son passeport
    « M. Paquet, les leaders du PQ, Dieu et ses saints peuvent bien dire que nous conserverons la citoyenneté canadienne et moi ne pas être d'accord. Si, au lendemain de l'indépendance, la majorité veut cela, nous négocierons cela, mais ce que je me demande, c'est pourquoi vous jugez cette question du passeport si primordiale. Serait-ce une tentative de démontrer, sans l'affirmer directement, que les leaders péquistes sont des menteurs ? Si tel est votre intention, la réponse à vos questions n'a aucune importance, vous trouverez toujours autre chose. Vous êtes opposé à l'indépendance et vous avez décidé que le Canada refusera tout net de négocier et voilà tout. Contrairement à vous, je pense que le reste du Canada aura intérêt à ne pas trop faire de vagues et à négocier un marché commun de type très ouvert. Il y aura évidemment des grincements de dents, mais devant le fait accompli, les négociations se dérouleront comme elles se sont déroulées ailleurs. Vous semblez considérer les neufs autres provinces et le fédéral comme de dangereux sauvages qu'il ne faut surtout pas provoquer. À vous entendre, nous vivons au Darfour ou au Rwanda. Arrivez en ville et cessez d'ergoter et de vous enfarger dans les fleurs du tapis. Votre fixation sur les passeports, la monnaie, l'ONU et l'OTAN me porte à penser que vous avez vraiment avalé toutes les couleuvres que le fédéral et le reste du Canada nous ont servies. Il me semble pourtant évident que ces gens-là, qui n'ont aucun intérêt à ce que le Québec soit souverain, avaient et ont toujours d'excellentes raisons de tenter de nous effrayer, mais qu'il est tout aussi évident que placés devant l'inéluctable, ils ne vont pas se transformer en barbares sanguinaires ou faire preuve d'un extrémisme et d'une rigidité dignes de l'Inquisition. Toutes vos questions se régleront en négociant, comme dans n'importe quelle contrée un tant soit peu civilisée et chaque partie mettra un peu d'eau dans son vin, afin de parvenir à un accord. En ce qui regarde votre intérêt à démontrer les supposés mensonges des gros méchants péquistes, vous êtes plutôt mal placé, si l'on songe à ceux de votre chef qui sont légion et peut-être aussi à certains squelettes qui sont encore dans le placard, mais qui risquent d'en sortir très bientôt. La parabole de la paille et de la poutre est toujours d'actualité n'est-ce pas M. Paquet ! »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 27 février 2007 18h10
    M. Paquet, valeureux libéral noyauteur ???
    « Ainsi M. Paquet semble avoir réponse à tout. Sinon, c'est la faute à un autre; c'est pas moi... c'est l'autre. OOOH je n'ai pas dit cela, c'est le chef, tous les chefs... D'un pathétisme qui n'est pas sans rappeler le syndrome du colonisé; qui ne sait que manger dans la main du plus offrant. Sans blagues! Êtes-vous de ces libéraux qui noyautent ce type de forum de discussion ? Un simple citoyen, du type avocat du diable, qui a comme mission de se faire héraut de l'anti-indépendantisme ?

    L'article de M. Sansfaçon est pourtant fort judicieux. Pourquoi le camp fédéraliste à la sauce libérale doit-il sempiternellement et ad nauseam avoir recours à la démagogie et au chantage (quand ce n'est pas carrément anti-démocratique et criminel) pour vendre le canada et l'option fédéraliste ? Peut-être car en son essence, cette option n'est porteuse d'aucun idéal; que la rectitude, le statut quo et l'assimilation à long terme... Vos questions m'ennuient. Car, comme le dit Mme Hart, elles ne sont pas d'appels à la réflexion ou à la discussion. Vos questions ne sont que génuflexions à la solde de ceux qui cauchemardent quand on évoque le grand soir. Vous aurez réponse raisonnable et fade, j'y oppose l'idéal d'un pays. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 27 février 2007 19h52
    Depuis quand les USA nous donnent de la péréquation ?
    « Même si les indépendantistes veulent bien faire de la sémantique et profèrent des hauts cris, un fait demeure. Après l'indépendance nous serons un autre pays.

    Alors, on rapatriera les taxes mais la péréquation, NON. C'est simple c'est un partage de la richesse par un rééquilibre fiscal entre des composantes d'un pays. Si nous sommes un autre pays, il n'y a pas plus de partage de la richesse avec le Canada qui est devenu un autre pays comme les États-Unis. On ne fera plus partie du Canada. Alors fesons le partage du patrimoine après inventaire comme un couple qui se sépare...

    Monsieur Paquet parle de monnaie, de passeport et de représentation internationale. Voici trois sujets qui en plus du partage des biens meubles et immeubles sont primordiaux et urgents d'avoir une réponse claire et rapide car tout délai apporte des problèmes vitaux.

    Pour la représentation internationale et obtenir une place à l'ONU, la France se propose de nous parrainer. Mais encore là le véto du reste du Canada peut jouer les troubles fête.

    Évidemment, la monnaie est un sujet de choix du nouveau pays. Est-ce plus utile de garder la monnaie actuelle et d'en faire une monnaie commune, adopter le dollar américain, avoir sa propre monnaie ou créer avec les autres pays nord-américains (États-Unis, Mexique, Canada et Québec) une nouvelle américo-dollar pour concurrencer l'euro ? La question est ouverte et non résolue mais il y aura sûrement une période de flottement post-référendaire et qu'il faut souhaiter la plus courte possible pour ne pas perturber trop longtemps le commerce international.

    Pour le passeport, ce sont les quatre mêmes options qui s'offrent à nous.Notre propre passeport, un passeport commun avec le Canada, un passeport américain ou un passeport nord-américain. Dans ce cas, une période moratoire d'un an serait de mise pour permettre les changements à faire peut importe l'option retenue.

    Mais un fait demeure, nous exportons majoritairement aux États Unis et les échanges avec les autres provinces sont marginaux. Nous sommes plus un consommateur de produits des autres provinces que l'inverse. Alors notre balance des paiement sera vite déficitaire et à moins d'avoir un plan agressif pour renvenser la tendance, notre produit intérieur brut sera dévalué. Encore là d'autres problèmes surgirons une fois le fait accompli. Entretemps continuons à créer l'incertitude, c'est un climat appauvrissant pour nous et générateur de suspicion entre nous par les pays qui vont transiger avec nous. Que voulez vous, le secteur financier n'aime pas les zones de turbulences politiques. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 27 février 2007 20h08
    Et '82, monsieur Paquet?
    « Je crois que vous avez eu votre réponse en ce qui concerne le nouvel État. Vos inquiétudes concernant la viabilité du Québec souverain ne me semble pas pertinentes étant donné que nous sommes l'une des nations (celle reconnu par Ottawa) les plus avancées du monde et que monsieur Charest a reconnu, à Paris, qu'elle serait viable économiquement. Maintenant que nous avons répondu, dans la mesure du possible, à vos questions, car seul un "oui" nous donnera les réponses, dites-nous donc quand signerons-nous la constitution de 1982? Là nous sommes dans votre pays existant, monsieur Paquet: quand pensez-vous signer une constitution qui nous garanti qu'Ottawa se mêlera de ses affaires (armée, poste, douane, premières nations, etc.)? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 2 mars 2007 20h47
    La peur au service de tous...
    « Les réactions souvent très agressives et même intimidaqntes de certains et de certaines aux questions pourtant légitimes que j'ai soulevées me laissent profondement songeur. On y trouve des allusions à tout ce que l'on peut reprocher aux politiciens les moins honnêtes. En somme, on vous averti que vous ne devriez pas continuer ainsi à mettre au défi les souverainistes de définir leur option jusque dans les détails. C'est trop demander. Et gare à vous si vous persistez à ne pas être d'accord. La tactique de la peur aurait donc changé de camp.
    Je vais donc arrêter ici mes commentaires. Il ne faudrait pas faire monter trop haut la pression artérielle de certains lecteurs qui ne tolèrent pas la différence d'opinion. Si vous lisez bien les interventions qui précèdent, vous arriverez facilement à identifier de qui il s'agît.

    Aurevoir.

    Georges Paquet »

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