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Le projet péquiste met en danger les chèques de pension, dit Charest

Robert Dutrisac , Antoine Robitaille   26 février 2007  Québec
Le chef du Parti libéral, Jean Charest, a fait campagne hier à Boucherville ainsi que dans la région de Lanaudière
Photo : Agence Reuters
Le chef du Parti libéral, Jean Charest, a fait campagne hier à Boucherville ainsi que dans la région de Lanaudière
Boucherville et Montréal — Selon Jean Charest, le «projet de pays» du Parti québécois met en danger le versement, par le fédéral, des chèques de «pensions de vieillesse, le supplément de revenu garanti» et d'autres chèques, comme les prestations pour enfants. Sans compter les transferts à l'État du Québec. Le chef libéral a qualifié de «délire» le fait que le PQ ait écrit dans sa plateforme qu'il «garantira la continuité des transferts fédéraux versés aux citoyens québécois».

«Je pense que cela relève du délire quand [le PQ] dit qu'il va continuer à maintenir les transferts fédéraux. C'est simple comme ça, pas besoin d'aller plus loin. Ce n'est pas vrai que le gouvernement fédéral va continuer d'envoyer des chèques au Québec... D'ailleurs, la péréquation, c'est fini, là. Les transferts fédéraux, c'est fini», a dit le premier ministre.

«Fini», dès que le Parti québécois arriverait au pouvoir, ou plutôt lorsque Oui l'emporterait; ou une fois que le Québec deviendrait souverain, après la période de transition? Dans son point de presse de 50 minutes hier matin, le chef libéral a savamment maintenu le flou à ce sujet. Répondant à une question sur le règlement du déséquilibre fiscal attendu dans le budget Harper-Flaherty du 19 mars, M. Charest a laissé entendre que les bonifications de la péréquation et des transferts pâtiraient d'une élection du PQ: «cet argent-là va de tout évidence être coupé substantiellement le jour où le PQ prend le pouvoir.»

Par la suite, il a laissé entendre que le fédéral couperait les transferts aux particuliers dès après un oui, et donc pendant la période de transition où il y aurait négociations. Rappelant les propos de Pauline Marois selon laquelle le Québec traverserait «cinq ans de perturbations» après un oui, il a lancé : «Elle a été franche, elle a dit une chose qu'au Parti québécois, [on n'aime] pas dire. Mais c'est pas vrai que lorsque tu sépares le Québec du Canada [...] tout se fait en douceur.»

Vieilles tactiques de peur ?

M. Charest, qui était en campagne sur la Rive-sud et dans la région de Lanaudière, hier, s'est défendu de revenir aux vieilles tactiques de peur datant de la campagne référendaire de 1980. Mais il a soutenu que «la réalité, c'est ça. Non, mais faut nommer les choses!», a-t-il dit tout en se moquant de l'évolution du vocabulaire péquiste, dans lequel le mot référendum a été remplacé par «consultation populaire».

Le chef du PQ, André Boisclair, a vivement réagi aux propos de Jean Charest. «Est-il en train de nous dire [qu’au lendemain d’une consultation populaire], qu’il encourage le gouvernement fédéral à nous mettre les bâtons dans les roues, à dire: ne négociez pas et coupez les fonds ?», a lancé le chef péquiste lors de l’assemblée d’investiture de Bernard Drainville dans Marie-Victorin.

«Jean Charest est en train de nous dire que les paiements de transfert qui auront été annoncés pendant la campagne seront retirés au lendemain de l’élection. Ça s’appelle, mes amis, du chantage. Et les Québécois en ont assez et voilà pourquoi on va faire la souveraineté du Québec.»

Selon André Boisclair, le pouvoir de Stephen Harper et de Jean Charest, est intimement lié. «Ils sont en train de nous organiser. Ils sont en train de vouloir nous faire la passe pour sauver leur peau», a-t-il dit.

Soutenant qu'il n'y avait «aucune inquiétude» à avoir quant aux versements des transferts fédéraux au lendemain d'un référendum où le OUI l'emporterait, le chef péquiste André Boisclair a répliqué que, pendant le référendum de 1995, «les gens ont continué à aller à leur travail, ils ont continué à payer leurs impôts et ils ont continué à faire tourner l'économie du Québec. Il en sera de même au lendemain du [prochain] référendum». Lors d'un point de presse en marge de l'investiture de Diane Lemieux, dans Bourget, il a ajouté: «Ce qu'il y a de délirant, c'est que le Parti libéral du Québec n'a pas de position constitutionnelle». Il a accusé son adversaire libéral «de partir une campagne de mots. Il est en train de cacher des débats les plus importants sur le fond des choses».

Comparaisons

Plus tôt en matinée, Jean Charest avait procédé à une comparaison des plateformes des trois partis. Il a affirmé que la péquiste était «truffée d'erreurs» et qu'elle omettait une so mme totale de 1,83 milliard de dollars. Selon lui, l'indexation des prestations d'aide sociale pour les bénéficiaires aptes au travail a été sous-évaluée de 30 millions et l'embauche de médecins et d'infirmières a été oubliée (700 millions). Le chef libéral a insisté sur le fait que la suppression de la taxe sur le capital avait été «grossièrement mal évaluée» par les péquistes: elle coûterait 1,5 milliard, alors que le PQ l'estime à 400 millions.

Cette affirmation a provoqué André Boisclair: «M. Charest vient de faire son deuxième mensonge de la campagne», a-t-il pesté. «Nous, la taxe sur le capital, on ne l'abolit pas pour les banques et les compagnies d'assurances. Que M. Charest nous dise pourquoi il veut abolir la taxe sur le capital pour les banques et les compagnies d'assurances. Ça va faire un maudit beau débat

au Québec!»

Enfin, Jean Charest a reproché à l'ADQ de «ne pas vouloir compter» puisque sa plateforme n'est pas chiffrée. Il s'est aussi inquiété du fait que ce parti veuille éliminer le Fonds des générations.






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  • Line Gingras
    Abonné
    lundi 26 février 2007 03h32
    Déjà
    « On en est déjà à utiliser des tactiques aussi méprisables, en début de campagne?
    http://chouxdesiam.hautetfort.com »

  • Alain Larouche
    Abonné
    lundi 26 février 2007 05h08
    Des valises
    « M.Charest devrait savoir que nous ne sommes plus en 1982.C'est vraiment prendre les électeurs pour des valises que de menacer les gens de leur pensions de vieillesse, Encore de la démagogie. Il faut vaiment être à cours d'arguments. Et si les québécois avalent ça cela voudrait dire que Jean Charest prend les québécois pour des tartes »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 26 février 2007 05h57
    Le programme du PQ soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses.
    « Je ne veux pas en ajouter au débat sur les éventuels transferts fédéraux vers un "nouveau Québec, souverain", ou sur le nombre d'années de "turbulence", mais il me semble que se posent aussi des questions très précises auxquelles le PQ devrait apporter bientôt des réponses.
    1) Ainsi, le nouveau Québec pourra-t-il décider seul d'adopter la monnaie canadienne comme sa monnaie? La réponse est non. Il faudra en faire la demande, se conformer aux conditions de base et adopter les même disciplines budgétaire et les mêmes politiques monétaires et économiques. Est-ce qu'il vaut la peine de faire l'indépendance pour en revenir à cela? L'alternative serait que le nouveau Québec adopte sa propre monnaie. Combien de citoyens et d'économistes sont en faveur de cette option? Zéro ou à peu près...

    2) Le même raisonnement s'applique pour la décison éventuelle d'un nouveau Québec de conserver le passeport canadien ou tout au moins la nationalité canadienne pour ses citoyens. Cela ne se fait pas unilatéralement. Même si toutes les conditions étaient idéales et l'idée acceptée par tous, canadiens et québecois, il est certain que les nouveaux nés québecois n'auraient pas automatiquement la nationalité canadienne. Est-ce que c'est cela que les gens veulent?

    3) Un éventuel nouveau Québec pourra-t-il décider seul de son adhésions à l'ONU ? La réponse est non. Selon les traditions internationales, il faut que l'État d'origine donne son accord pour qu'une partie dissidente de son territoire soit reconnue comme entité indépendante par l'ONU.

    4) L'adhésion éventuelle à l'OTAN d'un Québec souverain est encore beaucoup plus problématique. Il faut en faire une demande explicite, et remplir toute une liste de conditions, dont celle de posséder une armée et des armements en nombre suffisant, et compatibles avec celles et ceux des autres pays membres.


    Georges Paquet »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 07h33
    Bien dit M. Georges Paquet
    « M. Paquet a entièrement raison. Pour qu'elle fonctionne bien, toute indépendance doit être totale. Il est impossible de s'en aller en laissant des portes ouvertes et en utilisant toujours des éléments (surtout les leviers économiques) d'un autre pays. Le Québec serait alors à la merci du Canada.

    Il semble que l'indépendance soit un rêve de longue date au Québec. Il appert également que beaucoup de questions sont laissées sans réponse, car la vérité serait trop pénible à entendre. Bien des Québécois pensent que, une fois l'indépendance acquise, le Québec, sur un simple coup de baguette magique de l'enchanteur Merlin, deviendra une succursale du Paradis sur terre. Je trouve irresponsable de la part d'hommes politiques de laisser les gens croire de pareilles balivernes... »

  • Franklin Assoumou N.
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 07h35
    La démagogie vient de Boisclair!
    « Certains commencent à dire que Charest fait peur aux Québécois. C'est vraiment avoir la tête dans le sable que de penser qu'en brisant un pays, tout sera beau après, sans aucun problème. C'est croire que les Québécois ont le monopole de l'émotion bien portante et éternelle! En quoi Boisclair peut-il garantir que tous les chèques vont continuer à être versés au Québec sans aucun problème après une décision référendaire de briser le Canada? C'est de la démagogie de penser ainsi et de le dire aux Québécois. Pauline Marois avec raison de dire la vérité en avouant qu'il y aura des perturbations après un Oui. Ça c'est la vérité! Mais comme les péquistes sont prêts à tout pour se faire élire, y compris faire circuler des fausses rumeurs, embaucher des comédiennes pour jouer des femmes battues, ils veulent maintenant faire croire aux Québécois qu'une séparation se fait toujours sans problèmes! Les gens ne sont pas dupes, encore moins des homards ou des souris! »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    lundi 26 février 2007 08h28
    Quel minable personnage ce Charest !
    « Il se comporte en quêteux. Comment voulez-vous faire confiance à un homme pareil qui ne dit pas les vraies raisons pour lesquelles il est opposé à la souveraineté du Québec. Les intérêts de qui pensez-vous qu'il cherche à protéger aux dépens des véritables intérêts du peuple québécois ? Ça il ne le dit jamais et il ne le dira jamais parce que ce n'est pas avouable. S'il y en a un qui ne dit pas tout c'est bien lui et les gens de son parti. Le Parti québécois lui met clairement cartes sur table. »

  • Roger Dion
    Abonné
    lundi 26 février 2007 09h03
    je croyais notre devise /je me souviens/
    « Je ne peux croire que un premier ministre aussi menteur pour tout le monde puisse être élu seulement a faire peur a ses citoyens avec l argent et la complicité des journaux.
    J aurais jamais penser que vous viendrons un jour comme les américains qui ont élu BUHS deux fois.
    Avec 70% de gens qui n approuvent pas ses décisions, ses menteries ses enquêtes vont votés pour se gourvernement
    ROGER DION rogerdion@hotmail.com »

  • coté carol
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 09h21
    Cher electeur et chere electrice:assimiles
    « Encore des emotions negatives,encore nés pour un petit pain,encore la peur de se prendre en main,encore la tete dans le seau d'eau,encore proche de se noyer,encore la perte d'identite,encore le peuple sans culture et sans litterature "Durham",encore la peur des assistes sociaux,encore le poids des impots.Savez-vous que l'on est de grands egocentristes et que l'ona perdu le sens de la solidarite alors q'il faut etre solidaire pour etre souverain,avoir du respect pour ceux qui ont fait le Québec.C'est par la souveraineté que passe l'avenir de nos jeunes. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 10h12
    No taxation without representation
    « Je crois que Monsieur Charest se trompe quand il affirme que les transferts fédéraux ne pourront être disponible au lendemain d'un referendum ganant (ou d'une consultation populaire) par un Comité du Oui.

    Tant et aussi longtemps que nous paierons des taxes à Ottawa, tant et aussi longtemps que le pays du Québec ne soit né officiellement, nous aurons droit aux transferts d'Ottawa qui viennent de notre poche. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 26 février 2007 10h25
    VÉRITÉ TRONQUÉE
    « Tant que le fédéral continue à nous collecter taxes et impôts, il devra bien, s'il ne veut pas nous voler, continuer à payer les pensions des Québécois et ses autres obligations.

    Si le Québec devient souverain, il prendra ses revenus du fédéral, pour prendre la relève. Les pensions viendront alors du provincial à la place du fédéral. Point. Est-ce que M. Charest pense que le fédéral est assez vilain pour vouloir nous collecter et tout conserver nos taxes, en attendant la souveraineté du Québec pour nous punir d'avoir voté majoritairement OUI ? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 26 février 2007 10h44
    Jean Lapointe -
    « Voilà un texte que le modérateur de ce site n'aurait pas dû laisser passer! Il est sans fondement. Il ne démontre rien.Il ne contribue à rien. Il pourraît être répété tous les jours, par n'importe qui, au sujet de n'importe quel article.

    Georges Paquet »

  • André Chevalier
    Abonné
    lundi 26 février 2007 11h23
    Les retraités comme moi seraient gagnant
    « Charest laisse entendre qu'Ottawa cesserait immédiatement le versement des pensions de vieillesse aux québécois adevenant un «Oui» à la séparation lors d'un référendum.

    Si tel était le cas, les québécois cesseraient illico de verser des impôts et de payer la TPS au fédéral, ce qui serait tout à fait légitime. Dans mon cas, je serais largement gagnant. Toutefois, il serait normal que le gouvernement québécois récupère une part ces impôts et ces taxes pour assumer immédiatement les services qui ne sont plus assurés par le fédéral, ce qui rendrait l'indépendance effective immédiatement dans les faits. Je pense qu'au total nous serions gagnants si on tient compte des gaspillages de fonds publics récurents du gouvernement fédéral.

    André Chevalier »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 12h01
    Des peureux?
    « Ce qui me désole de cette épée de Damoclès fédéraliste, ce n'est pas tant qu'on la brandisse chaque fois, c'est plutôt que le subterfuge semble fonctionner. Il me semble que chez n'importe qui normalement constitué, cela devrait avoir l'effet contraire. Il faut croire que Jean-Pierre Ferland avait raison lorsqu'il affirmait récemment que nous étions des peureux! »

  • Robert Roby
    Abonné
    lundi 26 février 2007 12h31
    Les chèques de pension , dit Charest.
    « Je ne savais pas que Dutrisac et Robitaille étaient à l'emploi du Parti Libéral du Québec.


    erty@sympatico.ca »

  • Lysanne Rivard
    Abonnée
    lundi 26 février 2007 12h42
    On ne touche pas aux ENFANTS nis à NOS PERSONNES AGÉES
    « Chares MENACE les personnes les plus vulnérables de notre société en semant chez ces personnes l'inquiétude et la peure.

    Si Jean Charest et son parti persiste à faire peur aux gens de cette façon, il provoquera la COLLÈRE et le TROUBLE dans notre pays le Québec...C'est ce qu'il semble recherché pour reprendre le POUVOIR.

    Monsieur Charest nous ne vous laisserons pas agir de la sorte avec nos plus vulnérables au Québec...

    Si vous choisissez cette stratégie ça peut vous petter dans la face et vous l'aurez mérité...

    Reynald Savard
    L'Indépendantiste »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 12h54
    Transfert: qui gagne perd
    « Voici le chiffre officiel de ce que le Québec gane dans l ensemble des flux Québec Ottawa: 2,1 millirds (statcan):http://www.ledevoir.com/2007/02/26/commentaires/0702260751105.html

    Maintenant ce que nous perdons: Le dédoublement nous coüte 2,5 millirad. Mais ce qui nous coüte le plus cher c est que les 50 millirds de dollars que Québec envois à Ottawa nous ne pouvons les utiliser comme levier pour notre propre développement. Mais le coüt le plus grand c est notre perte de respect pour nous mëme quand nous mendions notre argent à un autre peuple qui nous a annexé. Ca c est pathétique et là dessus nos visteurs du PLQ n auront jamais rien à argumenter. »

  • Michel Simard
    Abonné
    lundi 26 février 2007 14h20
    53 % de peureux
    « Selon le sondage dont on parle dans cette édition, le taux de peureux s'élève actuellement à 53 % (35 % de libéraux et 18 % d'adéquistes). On voit bien que les vieilles recettes de peur fonctionnent toujours - je ne pensais jamais qu'on nous ressortirait ces épouventails de pensions fédérales. Et à lire certaines réactions ici, force est de constater que plusieurs gobent ces histoires (ou font semblant de les gober). La vérité, c'est que les fédéralistes ne se sentent aucunement québécois et que l'avenir du Québec, ils s'en balancent, même pas honteux de dire qu'ils aiment se faire entretenir par le fédéral avec leur propre argent. Durham doit bien rire dans sa barbe. »

  • l poisson
    Inscrite
    lundi 26 février 2007 15h24
    Bientôt l'écran électoral: LE RETOUR DES CAMIONS DE LA BRINKS (du19 au 26 mars)
    « Bonjour,
    Prévisible: que M. Charest démonise M. Boisclair.
    Surprenant: qu'il tente si tôt de faire peur aux éventuels électeurs péquistes en répétant ce que les prophètes de malheurs claironnaient déjà au référendum du 20 mai 1980 sur les pensions de vieillesse.
    Les camions de la Brinks (qui ont quitté Montréal en criarde procession médiatique vers l'Ontario juste avant l'élection d'octobre 1973) reviendront-ils se stationner devant l'Assemblée nationale le 19 mars en attendant après le 26 mars pour décharger leur contenu (l'argent de nos taxes)? Voilà ma question pour M. Charest quand je lis sous la plume de deux journalistes du Devoir cet extrait:
    "Répondant à une question sur le règlement du déséquilibre fiscal attendu dans le budget Harper-Flaherty du 19 mars, M. Charest a laissé entendre que les bonifications de la péréquation et des transferts pâtiraient d'une élection du PQ: «cet argent-là va de tout évidence être coupé substantiellement le jour où le PQ prend le pouvoir.» ."

    Dans ce jeu d'ascenseur, M. Harper renvoie un peu d'oseille au Québec dans un budget qui risque d'ëtre aussi éphémère, cosmétique et fictif que celui de M. Michel Audet.
    Et si tout va bien pour lui le 26 mars, M. Charest envoie à M. Harper la signature du Québec en bas de l'accord de 1982 pour l'aider contre M. Dion.
    Quelle belle entraide fraternelle !!! »

  • Linda Hart
    Abonnée
    lundi 26 février 2007 18h49
    Le Québec des quêteux
    « Entre les sessions de "À soir on fait peur au monde" de M. Charest et les questions "précises" de M. Paquet, on se croirait revenu 30 ans en arrière. M. Paquet s'interroge sur la monnaie et il réagit exactement comme un bon petit colonisé. Il ne voit pas que les Québécois occupent une place non négligeable dans l'économie canadienne et que celle-ci est également importante pour le Québec. Cette interdépendance est évidente et elle plaide, autant pour le Québec que pour le reste du Canada, en faveur d'une monnaie commune, comme les pays souverains membres du Marché Commun l'ont fait en adoptant l'Euro. En ce qui concerne la citoyenneté, si nous faisons l'indépendance, ce n'est pas pour conserver la citoyenneté canadienne. Si le Québec devient un pays, ses habitants seront Québécois, pourquoi voudraient-ils être Canadiens ? C'est un pays que nous voulons, pas une colonie, n'en déplaise à M. Paquet. Ce même M. Paquet semble très inquiet de notre adhésion à l'ONU, il voit se dresser des embûches insurmontables dans le cadre du processus d'adhésion. On pourrait parler longtemps de l'intérêt d'une adhésion à l'ONU, mais admettons que cette adhésion nous intéresse, que ferons-nous ? Nous ferons exactement la même chose que l'Érythrée, nous y adhérerons. Rappelons les faits, concernant ce petit pays d'Afrique voisin de l'Éthiopie. L'Érythrée et l'Éthiopie formaient une fédération, cette fédération avait été mise en place par les puissances coloniales (cela doit vous rappeler quelque chose M. Paquet). En 1961, devant les prétentions autonomistes de l'Érythrée, l'Éthiopie l'a envahi et annexé. En 1993, après une guerre longue et sauvage, l'Erythrée a finalement acquis son indépendance suite à un référendum (Eh oui, il y en a qui sont moins peureux que nous, il y en a même beaucoup)et le pays a adhéré à l'ONU le 28 mai 1993. Cela devrait rassurer M. Paquet sur le sort d'une demande du Québec. De plus, je ne crois pas que le Canada aurait grand-chose à y redire et qu'il prendrait le risque de déconsidérer son image internationale en refusant de s'incliner devant le vote de la majorité (vox populi, vox dei). En ce qui concerne l'OTAN, la France n'a pas été membre de l'OTAN durant de nombreuses années et ne s'en portait pas plus mal. Cet organisme, complètement inféodé aux intérêts Américains, n'est pas particulièrement intéressant pour le Québec qui aura bien d'autres choses à faire avec son argent qu'à développer une force armée. Pourquoi le ferait-il ?

    En ce qui regarde les insanités de M. Charest concernant les chèques de pension, les tranferts etc., tout cela est d'une telle mauvaise foi qu'on se croirait revenu à l'époque de notre PET national, du coup de la Brink's et des affirmations à l'effet que le PQ était un nid de communistes et qu'une fois au pouvoir, il s'empresserait de vider les comptes de banque des citoyens. Je croyais que nous avions dépassé ce stade d'infantilisme et il semble bien que ce n'est pas le cas. Le bon peuple est toujours consentant à se faire emplir et il continue à apprécier ceux qui lui mentent à pleine bouche et qui le prennent pour une bonne poire. C'est navrant à dire, mais les Québécois auront le gouvernement qu'ils méritent. Un peuple qui troque son indépendance pour les paiements de transferts qu'il peut aller chercher dans les poches de plus riches que lui, sans se questionner sur la raison pour laquelle les autres sont plus riches que lui, sans jamais réaliser que le Canada n'a jamais été fait pour lui et qu'il a systématiquement et grassement avantagé les autres, qui se limite béatement au statut de l'éternel quêteux plutôt que de prendre son destin en main, qui devient frileux dès qu'on lui dit qu'un Québec indépendant devra se battre pour s'imposer, n'est qu'un peuple sans couilles et sans courage qui ne mérite rien d'autre que de faire rire de lui par Jean Charest et Stephen Harper.

    Rappelons aussi que M. Charest, lors d'un récent périple européen, a affirmé en entrevue que le Québec possédait les outils nécessaires à assurer son devenir comme pays. Je comprends mal comment il se fait que personne ne lui ait encore cloué le bec en lui soulignant l'illogisme de sa position actuelle, à la lumière de cette affirmation. Les Québécois ont la mémoire courte et sélective, on se demande d'où leur vient leur devise. »

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    lundi 26 février 2007 18h58
    Vieux frileux
    « À voir les commentaires de certains sceptiques du projet souverainiste, on se demande s'ils sortent de chez eux un peu. Quelques uns sur ce forum (et ailleurs) demandent, exigent, de savoir TOUT ce qui ce passera lorsque les Québécois décideront enfin de se tenir debout et réaliserons qu'ils se font continuellement acheter par leur propre argent.
    La réponse est simple : suite à un OUI, on ne sait pas ce qui se passera! D'autant plus que les fédéraliste frustrés feront leur possible pour rendre la vie des Québécois misérables.
    Monnaie et passeports canadiens? Comment savoir? Le Québec peut se déclarer unilatéralement indépendant. Il ne peut pas faire la même chose pour la monnaie et le passeport! Si le Canada n'accepte pas de les partager, nous serons forcés de créer les notres. Vouloir tout savoir d'avance peut paraître rassurant, mais cela relève de la lubie, du délire. Personne n'attend de connaître l'avenir avec précision avant de prendre une décision, et pourtant nous en prenons des centaines dans une journée.
    Saviez-vous avant d'avoir des enfants comment vous paieriez pour leurs dépenses? Avant d'acheter votre maison étiez-vous certains qu'aucun événement indépendant de votre volonté ne vous empêcherais de rembourser votre hypothèque? Avant de vous marier, que vous ne divorceriez jamais? Avant de traverser la rue que personne de brûlera la rouge?
    Il est impossible de prévoir l'avenir et pourtant, les gens font des enfants, se marient et achètent des maisons tous les jours. Ca prend de l'audace pour être indépendant - sur le plan personnel comme social - car rien, jamais, n'est certain. Il est temps d'arrêter de compter les voitures et de traverser la rue; d'aller jouer dans la cour des grands qui rentrent souper quand bon leur semble... »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 26 février 2007 20h17
    Hubert Grégoire
    « M. Grégoire, à ce qu'il semble, ne se préoccuperait même pas qu'il y ait de l'eau ou pas dans la piscine avant de plonger. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 26 février 2007 20h36
    Petit provincial
    « Le petit Jean est tellement provincial qu'il parle au nom d'Ottawa en prétendant que nous n'aurons pas droit à ceci et celà si le PQ prend le pouvoir ou après un oui. Il dit n'importe quoi puisqu'il ne défend pas les intérêts du Québec et qu'ainsi il n'a plus d'arguments pour nous convaincre de rester. Jean Charest c'est la soumission totale. Dehors l'homme indigne de conduire notre peuple à sa maturité! »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 21h03
    Le fond du débat
    « Je vous rappelle le fond du débat: la campagne de peur et les mensonges de Jean Charest. Ben oui y'en a de l'eau dans la piscine, c'est nous qui l'avons mise. Et à moins que Monsieur Harper ne tire vicieusement la plogue avant que nous ne plongions, il y aura encore de l'eau advenant la victoire du parti québécois, advenant un référendum et advenant un oui au référendum, et ce jusqu'à ce que le Québec deviennne un pays souverain. Jean Charest a commis une énorme bourde. Si André Boisclair avait commis le quart -- que dis-je, le trente-deuxième -- d'une erreur aussi grossière, nous en reparlerions encore le 25 mars. Rassurez-vous, chers fédéralsites, la plus grosse partie des médias est sur votre bord. Vous avez juste à écouter Radio-Canada ou Jean-Lapierre à TVA!!! »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 26 février 2007 21h08
    Le fond du débat
    « Je vous rappelle le fond du débat: la campagne de peur et les mensonges de Jean Charest. Ben oui y'en a de l'eau dans la piscine, c'est nous qui l'avons mise. Et à moins que Monsieur Harper ne tire vicieusement la plogue avant que nous ne plongions, il y aura encore de l'eau advenant la victoire du parti québécois, advenant un référendum et advenant un oui au référendum, et ce jusqu'à ce que le Québec deviennne un pays souverain. Jean Charest a commis une énorme bourde. Si André Boisclair avait commis le quart -- que dis-je, le trente-deuxième -- d'une erreur aussi grossière, nous en reparlerions encore le 25 mars. Rassurez-vous, chers fédéralsites, la plus grosse partie des médias est sur votre bord. Vous avez juste à écouter Radio-Canada ou Jean-Lapierre à TVA!!! »

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