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Les solidaires ciblent trois circonscriptions

Clairandrée Cauchy   22 février 2007  Québec
Pour son baptême d'élections générales, le jeune parti de gauche Québec solidaire amorce une campagne à trois vitesses.

Il y aura les campagnes pour «gagner», soit dans trois comtés, celles dites «intermédiaires», avec des candidats moyennement connus dans une vingtaine de circonscriptions, et enfin celles de «visibilité», explique la porte-parole de Québec solidaire, la militante féministe Françoise David.

Âgée de seulement un an, la formation prend position sur la ligne de départ avec des intentions de vote qui avoisinent les 5 % dans les récents sondages alors que son ancêtre, l'Union des forces progressistes, n'avait récolté qu'un maigre appui de 1 % en 2003. «Avec n'importe quel résultat au-dessus de 5 %, on serait content», affirme Mme David.

Compte tenu de ses ressources limitées, Québec solidaire concentrera ses énergies sur les circonscriptions de Mercier et Gouin, à Montréal, ainsi que sur celle de Taschereau, à Québec. Le Dr Amir Khadir se présentera de nouveau dans Mercier, où il avait terminé troisième en 2003 avec

18 % des voix. Françoise David sera quant à elle candidate dans le comté voisin de Gouin contre le péquiste Nicolas Girard. Dans Taschereau, c'est l'ex-président du Syndicat de la fonction publique du Québec, Serge Roy, qui fera la lutte à la péquiste Agnès Maltais. Ces trois candidats pourront compter sur des budgets qui se «rapprochent des maximums autorisés», a précisé Mme David.

Parmi la vingtaine de candidats «intermédiaires», mentionnons le syndicaliste de la CSN Arthur Sandborn (Saint-Henri-Sainte-Anne), le porte-parole du FRAPRU François Saillant (Rosemont), la militante féministe Manon Massé, qui avait fait bonne figure lors de l'élection partielle dans Sainte-Marie-Saint-Jacques l'an dernier, et l'organisateur communautaire Bill Clennett (Hull), immortalisé sur la photo où on voyait Jean Chrétien lui serrer le cou.

Hier, QS comptait 54 candidats officiels, une quarantaine d'autres devant être confirmés au cours des prochains jours. Il restait toujours à trouver des porte-drapeaux dans une trentaine de circonscriptions.

Des budgets symboliques

La plupart des candidats feront campagne avec un budget presque symbolique. Au total, QS prévoit dépenser entre 200 000 $ et 300 000 $ en comptant essentiellement sur des prêts de la part de sympathisants et sur des emprunts bancaires. «C'est suffisant pour que ce ne soit pas amateur», plaide Mme David.

Pour conférer davantage de crédibilité à sa vertueuse plate-forme, dévoilée en novembre, le parti promet de présenter un «cadre financier».

La note des engagements s'annonce salée: salaire minimum à 10 $ l'heure, hausse substantielle des prestations d'aide sociale, investissements massifs dans les transports en commun, chantier de 8000 logements sociaux, allocations parentales universelles, élimination graduelle des frais de scolarité, etc.

«Le sondage CROP de janvier nous a montré qu'il y a plus de gens qu'on le pense qui sont sensibles aux valeurs de Québec solidaire», croit Mme David, convaincue de rallier des péquistes déçus de la direction d'André Boisclair.

Toutefois, le projet d'alliance des forces progressistes que caressaient les fondateurs de Québec solidaire ne se concrétisera pas. La formation a en effet été incapable de rallier les verts, qui récoltent autant, sinon plus, d'intentions de vote que QS.

«Je ne critique pas les verts sur ce qu'ils disent mais plutôt sur ce qu'ils ne disent pas. Nous sommes aussi verts que les verts, mais nous ne sommes pas que ça», a déclaré Mme David.






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  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 22 février 2007 09h30
    Une tête vaut parfois mieux que deux !
    « Pour ce qui est du leadership, une tête bien faite vaut mieux que deux. C'est pourquoi Québec Solidaire ne peut pas projetter une ligne directrice claire et nette entre autres sur la problématique identitaire.

    Exemple, sur la question des accommodements "déraisonnables", Québec Solidaire contredit sa propre prise de position en faveur de la souveraineté du Québec. Il nous propose comme solution la cause même du problème : le multiculturalisme canadien et sa charte des droits incomptablibles avec nos us et coutumes, notre langue et notre culture française, notre vision d'un libéralisme qui respecte les droits collectifs. »

  • Roger Dion
    Abonné
    jeudi 22 février 2007 11h19
    POUQUOI SE DIVISER
    « JE TROUVE très dommage que le parti solidaire risque de faire perde certain comté en divisant le vote en cette élection crucial.
    CAR un gouvernement LIBÉRAL /CONSERVATEUR/ A QUÉBEC et des vrais CONSERVATEURS a ATAWA pensent ils avoir plus que le
    /P Q social démocrate/ peu leurs donnés .
    POSER LA QUESTION C EST Y RÉPONDE
    Si nous voulons presque les même choses pourquoi se diviser
    ROGER DION rogerdion@hotmail.com »

  • Eric Blais
    Inscrit
    jeudi 22 février 2007 12h06
    Je voterai pour Québec Solidaire
    « Aux prochaines élections, je voterai pour Québec Solidaire. Je n'ai pas peur de voter pour ce parti même s'il ne remporte pas les élections. Pour qu'il puisse monter en popularité, il faudra que des gens votent pour lui et cessent d'avoir peur que les libéraux et les adéquistes aient le pouvoir. Sinon, qu'est-ce qu'on fait? On se rabat sur le PQ et on décide de se diriger à droite à une faible vitesse, au lieu de prendre la vitesse moyenne des libéraux ou la haute vitesse des adéquistes? Si on a le coeur à gauche, il me semble qu'on doit voter pour Québec Solidaire, non pas pour qu'il remporte les élections immédiatement, mais qu'il les remporte éventuellement. Rome ne s'est pas construit en un jour. Les grands projets nécessitent de la patient, et nécessitent qu'on laisse notre peur de côté, en qu'on travaille courageusement. Si les adéquistes ou les libéraux prennent le pouvoir, le soleil se lèvera toujours demain. Je ne crois pas qu'on doive voter pour le PQ par peur que les autres partis prennent le pouvoir, car avec le PQ, on se dirige au même endroit, mais à une vitesse moins rapide...

    On parle de la dette. Mais l'éducation, c'est important. On ne pourra pas compétitionner avec les chinois dans les usines, si contre les chinois par rapport aux salaires. Ce qu'il nous faut, c'est une main d'oeuvre qualifiée, donc éduquée, et constamment formée. Il faut que les frais d'éducation soient bas si on veut former des gens compétitifs qui peuvent se permettre de se payer une formation à la hauteur du monde d'aujourd'hui.

    Les richesses doivent être partagées le plus équitablement possible. On se plaint du manque d'argent dans les hôpitaux et pour rembourser la dette. Puis quand vient le temps de créer des éoliennes, on propose que de riches entrepreneurs puissent créer de l'énergie privée et puissent se payer quelques maisons, et pourquoi pas placer de l'argent dans les paradis fiscaux... En fait, notre système d'éducation et de santé est comme les gens dans les hôpitaux : il est malade. Il a besoin de ressources. Une énergie éolienne publique permettrait de réinvestir là ou la population a des besoins : en santé et en éducation, et non dans les poches d'une poignée de gens qui souhaitent se payer plusieurs maisons en siègeant sur des conseils d'administrations privés.

    Bien entendu, le système public a ses défauts. Parfois, on parle des syndicats qui prennent des ressouces. Puis il y a ces fameux assistés sociaux. Il faut être lucide, il y a des problèmes là aussi. Mais tous réunis ensemble, ils n'arrivent même pas aux chevilles des profiteurs qui sauvent de l'argent dans les paradis fiscaux. Réformer un système qui a une bonne structure me paraît plus sage que de l'abandonner et de faire en sorte que l'état n'ait plus un sous nul part. Quand l'état n'a plus d'argent, c'est qui qui paie? »

  • Stephane Dion
    Inscrit
    jeudi 22 février 2007 12h50
    La modestie en politique?
    « Québec Solidaire agit avec beaucoup plus de modestie que pouvait le faire Marion Dumont il y a 4 ans. Voyons si la modestie et le focus peut rapporter en politique

    Stephane Dion
    www.go-quebec.com »

  • Erik Michaud
    Abonné
    jeudi 22 février 2007 21h36
    Je vote QS pour bâtir
    « Pour l'avoir suivit depuis 1 an, Les fondements de Québec Solidaire m'impressionnent! Je compte lui donner mon vote parceque je veut envoyer un message clair: c'est comme ça que je veux qu'on fasse de la politique au québec! Et si le parti Libéral avait placé nos intérêts collectifs en première position comme il se doit, il aurait instauré le mode de scrutin proportionel. Ce qui donnerait une juste chance aux jeunes partis de prendre une place pour représenter les nouvelles idées. Je vais donc voter pour que ce jeune parti soit appuyé malgré une loi électorale imparfaite. »

  • Annie Prévost
    Inscrite
    jeudi 22 février 2007 21h52
    Le spectre de la division des votes
    « Le PQ tente d'écraser QS avec des allégations contradictoires d'une valeur primordiale au Québec, la démocratie.

    Accuser un parti de diviser le vote et utiliser l'image négative du méchant libéral pour maintenir la population "gauchiste" dans la peur est totalement anti-démocratique. Accuser un parti de diviser le vote autour d'une seule idée (ici, on parle de la souveraineté)c'est prendre les gens pour des idiots.

    Peut-être qu'un jour les gens recommenceront à voter pour leurs idées. Peut-être qu'il en sera fini des "on a pas voté pour ça".

    Après tout, qui peut se vanter d'avoir lu l'ensemble des platte-formes électorales aux dernières élections? Peu de gens et c'est bien dommage car un peuple informé et conscient vote mieux. Un peuple informé et conscient vote, tout simplement. »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    dimanche 25 février 2007 22h10
    à bas la peur
    « Québec Solidaire ne divise pas le vote. Il offre enfin une chance véritable à tous les souverainistes de se positionner sur l'échiquier politique. C'est pour cela que l'ADQ et le PLQ ont ce comportement quasi hystérique à l'endroit du PQ et bientôt de QS. Vous allez voir se déchaîner les accusations de "socialistes", oubliant que la France est en voie d'élire rien de moins qu'une présidente chef du parti socialiste français... Si tous les souverainistes sincères choisissent soit Québec Solidaire qui se positionne à gauche ou Le Parti Québécois qui se positionne centre gauche environ comme le Parti Libéral, mais souverainiste en plus, alors il risque de manquer des joueurs dans les deux autres camps ainsi que chez les verts qui persistent à croire qu'on peut former un parti sur la seule base environnementale. Or l'environnement se retrouve également dans la plate-forme de Québec Solidaire. Mario Dumont croit que penser environnement se limite à remplacer des portes de maison et des systèmes de chauffage. Il y a infiniment plus, l'eau, la terre, le fleuve, l'atmosphère, les milieux halieutiques, la culture biologique, une critique à point du transgénique à tendance lourde monopolistique et aussi dominatrice que peuvent l'être les géants pharmaceutiques qui se font voter des exclusivités et qui empochent des milliards en profits pendant que nous manquons dramatiquement de budgets pour les hopitaux. Monsieur Harper vient d'accorder trois à cinq années additionnelles de protection de brevets. Ca aussi ca fait partie de l'environnement, l'environnement humain, notre santé à tous.

    Beaucoup de gens que je cotoie, le blogue de Parenteau dans voir de cette semaine aussi, se souviennent de l'entêtement de Monsieur Charest à propos du Sôroit. Si nous n'avions pas comme citoyens tous ensemble, spécialement Qs et les verts, mis Jean Charest KO technique d'aplomb, aujourd'hui "sa" centrale du Soroit serait déficitaire pour la vie, au moins 3 cents du kilowatt heure en coût supérieur au prix du marché, soit un fiasco, un scandale et un déficit pour nous tous. Nous avons agi en citoyens responsables. Monsieur Charest ne s'en remet pas. Cela expliquerait-il sa hargne, sa grogne, sa façon assez cavalière de frapper chacun à la tête, de traiter les gens de débile ou d'immature, de sans génie ou de sans jugement; ce qui est une première chez un chef politique au Québec depuis avant Duplessis. J'y vois un signe des temps.

    Quant à Mario Dumont, ses changements d'orientation et sa stratégie de campagne sont des plus difficiles à suivre. Il pige ici et là, modifie son agenda, copie celui des autres. Une constante: l'opportunisme
    En commun avec Jean Charest: Lorgner tous deux du côté d'Ottawa. ah bon... bon voyage!

    O Bouchard »

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