Lettres: Était-ce une gaffe ?
Pierre Arcand a comparé Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen. Pourquoi dit-on que c'est la première gaffe de la campagne électorale? Et si c'était calculé et planifié? Mario Dumont menace le Parti libéral dans plusieurs comtés.
Il s'est fait du capital politique avec les accommodements raisonnables. Il faut le déstabiliser. Alors, comparons-le à Le Pen. Le conseiller en communications Michel Guitard a été engagé par Jean Charest à 195 000 $ par année (plus un compte de dépenses) pour concocter de tels coups. Et voyez les autres ministres venir dire que c'est trop fort comme comparaison. Le mal est fait, quand bien même Pierre Arcand retirerait ses propos. On joue ici dans l'inconscient collectif. Cela a donné l'occasion à Jean Charest, étrangement calme, d'attaquer Mario Dumont pendant trois minutes lors de sa conférence de presse annonçant les deux nouvelles recrues féminines. Avez-vous remarqué que M. Charest savait exactement ce qu'avait dit Pierre Arcand? Voyez-vous ce que je vois? Cela fait penser au débat des chefs en 2003, quand Bernard Landry avait été déstabilisé avec la fausse déclaration de Jacques Parizeau. Félicitations, messieurs les libéraux: vous êtes des professionnels de la manipulation. L'ennui, c'est qu'on s'en aperçoit. Mais ça ne vous dérange pas. Le pouvoir avant tout, et la fin justifie les moyens.
Il s'est fait du capital politique avec les accommodements raisonnables. Il faut le déstabiliser. Alors, comparons-le à Le Pen. Le conseiller en communications Michel Guitard a été engagé par Jean Charest à 195 000 $ par année (plus un compte de dépenses) pour concocter de tels coups. Et voyez les autres ministres venir dire que c'est trop fort comme comparaison. Le mal est fait, quand bien même Pierre Arcand retirerait ses propos. On joue ici dans l'inconscient collectif. Cela a donné l'occasion à Jean Charest, étrangement calme, d'attaquer Mario Dumont pendant trois minutes lors de sa conférence de presse annonçant les deux nouvelles recrues féminines. Avez-vous remarqué que M. Charest savait exactement ce qu'avait dit Pierre Arcand? Voyez-vous ce que je vois? Cela fait penser au débat des chefs en 2003, quand Bernard Landry avait été déstabilisé avec la fausse déclaration de Jacques Parizeau. Félicitations, messieurs les libéraux: vous êtes des professionnels de la manipulation. L'ennui, c'est qu'on s'en aperçoit. Mais ça ne vous dérange pas. Le pouvoir avant tout, et la fin justifie les moyens.
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