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Boisclair, allié des étudiants

Marie-Andrée Chouinard   20 février 2007  Québec
Le spectre du dégel des droits de scolarité crée des remous: alors que les étudiants crient à la désinformation et appellent à la mobilisation, le chef du Parti québécois (PQ), André Boisclair, a accusé le premier ministre Jean Charest d'avoir commis son «premier mensonge de la campagne électorale» autour de cette chatouilleuse question. «Il nous a indiqué que, pour chaque dollar qu'il allait chercher dans la poche des étudiants, il allait augmenter la contribution du gouvernement du Québec de 10 $», a indiqué M. Boisclair hier, épaulé de certains membres du caucus de son parti. «Cette information est fausse, non fondée et l'augmentation demandée de 30 % des droits de scolarité aux étudiants québécois n'est pas justifiée.»

Le chef du PQ réagissait aux engagements électoraux du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière d'éducation postsecondaire, dévoilés vendredi dernier. La plate-forme libérale prévoit le dégel des droits dans les universités à raison de 50 $ par session, sur un horizon de cinq ans. Les 1668 $ payés actuellement par année passeraient alors à 2168 $ en 2012, ce qui correspond à un montant de quelque 95 millions au total.

Le «mensonge» de Jean Charest serait de promettre un milliard de réinvestissement dans les universités d'ici à 2012 pour couvrir en grande partie ce que l'on appelle les coûts de système, soit la hausse des salaires, l'augmentation des clientèles ou les coûts de chauffage. «Je ne comprends pas pourquoi, en tout début de campagne, M. Charest n'a pas le courage de dire les choses comme elles sont», a indiqué M. Boisclair. «Sur son milliard d'argent neuf, ce sont 800 millions qui serviront à financer les coûts de système, ce qui laisse environ 200 millions d'argent neuf pour le réseau des cégeps et des universités», a-t-il ajouté, taxant le gouvernement libéral de faire de la «fausse représentation».

Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a été littéralement piqué au vif par les propos d'André Boisclair. «Permettez-moi de vous dire combien j'ai trouvé insultant de voir André Boisclair nous dire que les coûts du système, ça ne compte pas», a dit M. Fournier hier soir lors de l'investiture de Denise Dussault pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques. «Je m'excuse, mais les coûts de système, si tu ne les paies pas, c'est des coupures dans les universités et les collèges!»

M. Fournier a accusé le PQ de ne pas avoir payé ses coûts si chers au réseau postsecondaire entre 1994 et 2002. «Le mensonge, c'est celui qui l'a prononcé qui le fait.»

La promesse d'un dégel a aussi dérangé les membres de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui ont résolu cette fin de semaine de viser la «grève générale illimitée dès qu'il y aurait dégel des droits de scolarité», comme l'a indiqué hier Jaouad Laaroussi, porte-parole de l'ASSE.

Les membres de l'ASSE, qui militent pour la gratuité scolaire, ne promettent toutefois pas la grève pendant la campagne, mais plutôt «une série d'actions locales», du 19 au 23 mars. Une dizaine d'associations ont déjà obtenu des mandats de principe de grève, et tiendront des assemblées générales au cours du mois de mars. L'ASSE regroupe quelque 42 000 étudiants dispersés dans les campus universitaires et collégiaux.

«On ne pense pas que les changements pour améliorer l'éducation vont simplement passer par les urnes, mais ça va passer par la rue aussi», a affirmé M. Laaroussi. «C'est par des mobilisations populaires qu'on va réussir à faire bouger les choses. [...] On ne veut pas juste demander le gel et la gratuité scolaire, ni parler des partis politiques en termes de pire et de moins pire.»

Chaque association sera maîtresse du type d'actions de sensibilisation qu'elle choisira. «Certaines iront vers des actions plus artistiques et symboliques, mais d'autres choisiront plutôt des actions plus percutantes et perturbatrices pour montrer que les étudiants et étudiantes sont en colère», a ajouté le porte-parole de l'ASSE.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) compte quant à elle axer toute sa campagne autour de la proposition du PLQ de dégeler les droits de scolarité des étudiants. La FEUQ promet d'abord de rectifier «la désinformation» effectuée par le parti de Jean Charest pour «sensibiliser et mobiliser les étudiants», et puis d'effectuer des «actions ciblées dans les comtés».

La promesse d'un milliard pour l'éducation postsecondaire n'assurera pas le développement dans les universités et les cégeps. «On couvre les coûts de chauffage, les renouvellements de convention collective, les hausses de salaire, mais on ne fait pas de nouveau développement», déplore Christian Bélair, président de la FEUQ. «C'est du statu quo, c'est du vent, pas du réinvestissement.»

En plus des campus, la population générale aussi est ciblée par le mouvement de sensibilisation de la FEUQ. «Nous viserons les centres commerciaux et les foyers de personnes âgées», a indiqué M. Bélair. Toutes les actions seront «très locales et ciblées» et la FEUQ promet aussi d'assurer une présence autour des bureaux de comté des députés, ciblant particulièrement les zones les plus chaudes.

Quant à la question de la grève, déjà évoquée par l'ASSE, la FEUQ n'en est pas là. «La grève générale est un moyen parmi tant d'autres, et dans la gradation des moyens de pression, c'est le moyen ultime», a commenté Christian Bélair. «On n'en est pas là. On est en début de campagne.»

Notons que le chef du PQ a précisé hier que son parti allait «proposer le maintien du gel des droits de scolarité», et la possibilité de «rouvrir, de façon intelligente le débat sur l'accessibilité aux études». Au printemps dernier, il évoquait aussi une perspective de «gratuité scolaire».

Les engagements de l'Action démocratique du Québec (ADQ) vont dans le sens d'une indexation des droits de scolarité. Seul le Parti libéral a chiffré le dégel, qui mettrait fin, selon ses souhaits, à un gel décrété en 1994.






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  • Julien Lussier
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 04h20
    L'indexation comme solution
    « Un gel des frais de scolarité implique, selon moi, à tout le moins une indexation au coût de la vie, sans quoi on ne parle plus de gel de frais de scolarité, mais de diminution progressive de ceux-ci.

    Par ailleurs, je pense que la gratuité scolaire est une belle utopie, certes, mais qui, lorsque mise en pratique, se révèle être un échec pitoyable. Suffit de fréquenter une université en France pour constater la piètre qualité de l'enseignement, le délabrement des infrastructures et le manque d'encadrement. D'autant que le Québec, qu'on le veuille ou non, est situé en Amérique du Nord, et doit au moins essayer de s'adapter un peu au contexte géographique, sans pour autant sacrifier certains choix politiques, telle une grande accessibilité aux études. Je ne pense pas qu'une indexation serait injuste lorsqu'on y réfléchit une seconde. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 07h14
    Le lobby de l'Éducation...
    « Le viellissement de la population entraine une augmenation inévitable du budget de la Santé. Plus de vieux, donc plus de coûts. Mais à l'autre bout de l'échelle démographique comment se fait-il que la baisse des naissances n'entraine pas une baisse du budget de l'Éducation?

    100,000 enfants sont nés en 1980 et seulement 75,000 en 2000. Comme ces enfants ont maintenant de 7 à 27 ans, comment se fait-il que le budget de l'Éducation n'ait pas fondu de 25%?

    Parce qu'on a changé les règles.

    Parce qu'on a réduit les classes (plus que 20 élèves pour les 1ere, 2e et 3e année; 18 élèves dans les quartiers pauvres).

    Parce qu'on a ajouté une orgie de logues et de spécialistes pour venir en aide aux 10% d'enfants qui en arrachent.

    Parce qu'on accueille énormément d'immigrants qui ont des enfants. Et parce qu'il faut recycler les immigrants pour les adapter à l'économie nord-américaine.

    Et la cerise sur le sunday: parce qu'on va maintenant chercher des étudiants aux 4 coins du monde (au Cegep de Matane on va jusqu'à Madagascar chercher une centaine d'étudiants). Sans parler de Concordia et McGill...

    Bref, le lobby de l'Éducation travaille fort pour protéger ses jobs aux dépens des cochons de contribuables terriblement mal informés sur leurs tactiques. »

  • Alain Larouche
    Abonné
    mardi 20 février 2007 07h27
    Toujours des mensonges
    « Encore une foi la marque de commerce de M.Charest refait surface . Son argumentaire à l'effet que cela va améliorer la qualité de l'enseignement dans les universités en payant les frais de chauffage, l'électricité, les augmentations de salaire, n'a aucun sens. On prend les électeurs pour des valises et fausser la vérité est une raison de plus de rendre suspect la réélection de ce gouvernement qui n'a cessé de faire des mensonges tout au long de son mandat »

  • Carl Charest
    Abonné
    mardi 20 février 2007 09h28
    Réaction de Mr. Noel
    « Êtes-vous un habitant de Hérouxville pour dire des telles bêtises sur les immigrants? Comme vous l'avez souligné, la baisse du taux de natalité quévécoise doit être pallié par une quelconque action, et d'accepter des immigrants est une bonne chose. Sans oublier que ceux-ci, dès leur arrivée au pays, entrent dans le système, et donc payent autant que les autres québécois se disant de souche. Une société se doit d'être éduquée, pour avancer, et tous les groupes y ont droit. Préféreriez-vous un retour à l'époque de Duplessis, ou l'éducation post-secondaire était chose rare, et donc peu couteuse, et ou les immigrants n'étaient pas présents? Ah mais par contre, on fesait des bébés! Qui deviendront sous peu la cause de la hausse des frais de santé. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 20 février 2007 09h31
    Une utopie ?
    « La gratuité scolaire est-elle une utopie ? Oui, et comme toutes les utopies qui font avancer le monde, il faut la poursuivre. Durant les années de la Révolution tranquille, sans l'appellation, le Parti libéral était socio-démocrate. Les bourgeois avaient mauvaise conscience et ont voulu partager leurs privilèges avec le monde ordinaire. Mais ces temps sont révolus. Dorénavant, l'avenir du Québec passe par un capitalisme de plus en plus sauvage. La majorité des étudiants n'étudie plus, elle achète ses études à crédit, et ce pendant que l'État québécois subventionne à coups de centaines de millions des institutions d'enseignement privés qui forment des étrangers sans les forcer à utiliser leurs acquis au Québec. Il est vrai que les Québécois sont parmi les plus taxés en Amérique du Nord ; il est aussi vrai qu'ils paient des impôts pour donner accès aux études postsecondaires à tous ceux qui en ont le talent.
    Roland Berger »

  • renaud Ledoux
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 09h58
    Cafouiller parmi les erreurs:((( ti-gus Charest à la une
    « Consternation et déception dans le monde de l'éducation... Comment ne pas réagie au boulet lancé par notre Salvateur libéral? Si vous saviez comment j'aimerais être moi aussi naïf et imbécile heureux pour croire un Charest quand il parle du bien fait des hausses des frais de scolarité, mais malheureusement, il en est tout autre. Face à l'endettement notoir, la dégradation des services et de la qualité de l'ensignement à l'UQAM, notamment. Il faut se demander quelle est la meilleure solution. Je dis la GRATUITÉ SCOLAIRE,

    considérant que l'éducation est garant de notre avenir et que le statu quo n'est pas la solution

    considérant que la génération universitaire actuelle devra assumer le fonctionnement de la société québécoise dans un futur rapproché avec moins de travailleurs, mais une hausse des coûts, le problème de la richesse est de taille

    considérant que l'éducation est un droit fondamental, un service essentiel à une société productive, compétitive et générant de la richesse

    considérant que les pays scandinaves assume la gratuité scolaire et qu'ils connaissent le meilleur niveau de vie à travers le monde

    considérant que l'éducation n'est pas à vendre, que l'éducation ne doit pas entendre ces universités comme des entreprises privées devant générer du profit net

    il faut résolument adopter une stratégie de réinvestissement qui passe par une démarche mettant en cause le fédéralisme actuel... en effet, il s'agit soit de règler de déséquilibre fiscal et d'assurer la main mise sur nos compétences en éducation ou bien d'assurer de devenir indépendant au Québec. Dans tout les cas, la réponse vient des négociations avec le fédéral, et si Charest annonce un dégel mettant la pression sur les générations futurs, il ne fait qu'avouer un constat d'échec encore une fois de notre système fédéral. Et que dire de Harper qui promet depuis son élection de règler un déséquilibre fiscal désavantageant le Québec, sinon que nous sommes pris devant son désir de maintenir le débat le plus longtemps possible pour aller en élection encore une fois sur ce débat.

    Il presse que nous agissions, que nous prennions la rue comme champs de bataille, de faire une mobilisation sociale et poltique à la hauteur du défis de l'éducation post-secondaire. Commencer sa vie avec un endettement notoir c'est s'enlever la capacité de consommer, de participer avec vigueur dans l'économie et de réduire l'accessibilité aux études universitaires au plus démunis...et donc de participer financièrement au régime fiscal et ne pas répondre aux exigences du vieillissement de la population... Voilà un plan du Libéral, accroître les inégalités et prendre pour modèle les États-Unis, moi je ne vote pas pour ça, mon vote sera lucide, je vote pour la gratuité scolaire!!!!!! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 10h37
    @Carl Charest
    « Une étude du Fraser Institute montre que les immigrants, arrivés au Canada entre 1990 et 2002, ont coûté, pour la seule année 2002, 18,3 milliards$ aux contribuables canadiens. Une fois et demie le budget de la Défense. Pour le Québec, c'est un fardeau de 4 milliards$, l'équivalent de trois années d'entretien de nos routes!

    L'étude montre que l'immigrant, la première année, gagne en moyenne 63% de ce que gagne un Canadien. La cinquième année, il est à 77% et la dixième il est à 80%. Eh oui, même après 10 ans il gagne toujours moins. Comme il gagne moins, il paie beaucoup moins d'impôt puisque le taux d'imposition est progressif. Il paie aussi moins de taxes puisqu'il a moins d'argent à dépenser.

    La première année, l'immigrant paie seulement 968$ d'impôt contre 4,543$ pour le Canadien (il s'agit d'une moyenne et c'est PER CAPITA, donc ca comprend les bébés comme les vieillards).

    En additionnant les taxes directes et indirectes, le Canadien paie 12,220$ par année contre seulement 4,706$ pour le nouvel immigrant. En retour, le Canadien reçoit 11,508$ en programmes et services contre 10,288$ pour l'immigrant. Alors que le Canadien paie 712$ de plus qu'il ne reçoit, l'immigrant coûte 5582$ à la société canadienne.

    En bout de ligne, ceux arrivés en 1990 ont coûté, en 2002, 1,2 milliard de dollars. En additionnant tous ceux arrivés entre 1990 et 2001, la note monte à 18,3 milliards pour 2002 seulement.

    http://www.fraserinstitute.ca/admin/books/files/Immigration.pdf


    On peut en avoir une idée au Québec juste en regardant la seule facture des immigrants à l'Aide sociale qui coûte plus de 600 millions aux contribuables québécois. En novembre 2006, les listes de prestataires de l'assistance-emploi comptaient 70 430 « adultes nés à l'extérieur du Canada » soit 18,9% de tous les BS. Une aberration lorsqu'on sait, qu'en théorie du moins, les immigrants constituent une population choisie, triée sur le volet, donc sans déficients, pauvres, délinquants, handicapés et poqués de la vie, comme dans la population normale. Hors justement, plus de 40% des nouveaux arrivants ne sont pas sélectionnés, d'où l'échec du système.

    En novembre 2006 donc, il avait plus d'immigrants sur le Bs (70 430) qu'il y a d'assistés sociaux dans tout l'Outaouais (15 804), l'Abitibi-Témiscamingue (7403) , l'Estrie (15 611) , le Saguenay-Lac-St-Jean (14,448) , la Cote-Nord (3725) , le Bas-St-Laurent (10 882) , la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine (7066) et le Nord du Québec (1237) réunis

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestataires-assistance-emploi/clienteles.asp

    Mais ne parlez surtout pas de ça en campagne électorale? Place aux lobbies...A plus de taxes pour nourrir les lobbies... »

  • Micheline Bonneau
    Abonnée
    mardi 20 février 2007 10h44
    coquille-orthographe
    « ...a accusé le ministre de ne pas avoir payer CES coûts.... »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mardi 20 février 2007 10h44
    La "guerrre" étudiante
    « Quand on voit les étudiants déclarer la guerre au gouvernement Charest pour une si minime hausse des frais de scolarité (50$ par session ou 100$ par année ou 1,92$ par semaine), cela donne toute la mesure de leur irresponsabilité.

    Il est plus que temps que les étudiants s'assument comme citoyens en payant une plus juste contribution à leurs études, d'autant plus que les prêts-bourses seront bonifiés pour aider les plus démunis et n'exclure personne du droit au savoir.

    Lees universités sont à la limite du délabrement et du sous-financement, les frais ont été gelés pendant 13 ans et il y a une limite à la sottise étudiante. Les étudiants n'auront qu'à se priver d'une bière par semaine ou encore d'un spectacle ou deux pendant l'année et en profiter pour étudier leur français qui est si désastreux que les immigrants le parlent et l'écrivent mieux qu'eux. Ils ne doivent pas oublier non plus que la population appuie le gouvernement Charest d'avoir "osé" défier ces enfants gâtés du système et leur ridicule menace de guerre aux boules de neige, il est temps qu'ils s'assument un peu. Bravo monsieur Charest! »

  • Monique Latreille
    Inscrite
    mardi 20 février 2007 11h19
    L'éducation au service de la société
    « Je suis vraiment déçue de la tournure des débats actuels sur le financement de l'éducation, et encore plus déçue d'entendre le Parti libéral affirmer que les étudiants doivent « faire leur part ». Leur part, ils la font en choisissant de poursuivre des études postsecondaires. Les diplômés universitaires apportent beaucoup de bénéfices à la société : ils ont moins recours aux services de santé ainsi qu'à l'assurance-chômage, et surtout participent pleinement au financement des services sociaux par l'entremise des impôts. Le rôle de l'État est donc de favoriser l'accessibilité aux études postsecondaires, afin de permettre à tous les jeunes - indépendamment de leur milieu social - d'accéder à l'université. Ainsi, la mission de l'université est d'éduquer la société, de favoriser l'égalité des chances et la mobilité sociale. Or, la proposition de Monsieur Charest de dégeler les frais de scolarité vient contre cette vision de la société qu'ont les Québécois et pour laquelle ils se sont battus depuis la Révolution tranquille. Le choix du dégel c'est le choix du désengagement de l'État face à ses responsabilités sociales mais aussi de transformer l'éducation en un bien privé. Les Québécoises et Québécois devront faire un choix aux prochaines élections, celui d'élire un parti responsable et soucieux des besoins de la société. »

  • Julian Reid
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 11h43
    Gagne pour la vie
    « Le Québec a les frais de scolarité les plus bas au Canada, et la plus petite nombre d'étudiants universitaires par rapport à la population des jeunes. Les droits de scolarité gêlés aide seulement la classe moyenne, et pas les plus pauvres. De plus, ceux qui ont une éducation universitaire sont ceux qui auront les salaires les plus hauts. M. Boisclair essaye, comme toujours, de convaincre les québécois que l'utopie est possible.
    Mais l'utopie n'existe pas. Les étudiants devraient payer maintenant pour avoir une meilleure vie pour toujours »

  • Richard Labbé
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 12h48
    @ Mme Riverin
    « Oui le dégel des frais de scolarité au niveau de 1,92$ par semaine est dérisoire, tellement dérisoire que croyez-vous qu'il aura un impact réel sur les fianaces des universités ? Qu'il règlera le déficit de l'Université de Montréal ?

    La société a décidé que l'éducation devait relever des deniers publics en majorité. Années après années on a maintenu un "gel" des frais de scolarité, mais certains frais comme les frais aférents n'ont pas cessé d'augmenter d'années en années. Je suis étudiant à l'Université Laval et mes frais afférents ont augmenté de 60$ cette année, toutefois les universités et cégeps crient encore au sous financement.

    Dégeler les frais de scolarité ne va que donner un prétexte au gouvernement pour moins investir dans les universités et les cégeps et remettre la facture dans les mains de étudiants qui sont incapable de tout payer eux-même.

    Certaines universités croulent sous bureaucratie excessivement coûteuse, mais sont administrées par l'état... À mon humble avis, tout dégel des frais de scolarité devrait s'accompagner par une plus grande représentation étudiante dans les sphères décisionelles de l'établissement. Faisons un système plus privé... mais que les clients en aient pour leur argent ! Mais je m'égare, cela est d'un autre débat. »

  • Jean-Phillipe Thibodeau
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 14h03
    Priorité à l'accesibilité!
    « Une augmentation des frais de scolarité va sans doute nuire à l'accessibilité aux études universitaires, surtout pour les plus pauvres. La bonification aux prêts et bourses que propose les libéraux servira à peine pour couvrir les hausses des coûts du programme, étant donné qu'un plus grand nombre d'étudiants en auront besoin.

    Il faut aussi souligner que ce dégel augmentera l'endettement étudiant. Ce sont les plus pauvres qui doivent s'endetter pour étudier et donc c'est les pauvres qui paieront plus cher en bout de ligne pour leurs études. Quelle mesure progressiste! »

  • Julie Tremblay
    Inscrite
    mardi 20 février 2007 14h16
    Quelle ironie!
    « Le slogan des libéraux est « Unir pour réussir! », mais comment réussir si des étudiants qualifiés ne peuvent pas payer leurs études? Ce n'est pas avec des contribuables qui travaillent chez Walmart que le Québec demeura concurrent avec la Chine. Le dégel est un échec total. Au lieu de promouvoir l'unité, le PLQ nous propose un virage vers l'individualisme. »

  • Néomi Leduc
    Inscrite
    mardi 20 février 2007 14h49
    Pas de réel gel depuis 1994
    « Comme le dit si bien Monsieur Descôteaux dans son éditorial, ce qui fait le plus peur avec l'intention des libéraux d'augmenter les frais de scolarité, c'est qu'il n'y a aucune garantie que cette augmentation en restera là. Il y a 4 ans, les libéraux avaient promis de contrôler les frais afférents imposés aux étudiants par les universités elles-mêmes, engagement qu'ils n'ont d'ailleurs pas respecté une fois au pouvoir. Aujourd'hui, alors qu'ils proposent d'augmenter les frais de scolarité, aucune trace de ladite loi-cadre sur les frais afférents. Depuis 1994, même si, officiellement, les frais de scolarité ont été gelé, les étudiants payent en moyenne le même montant que si les frais de scolarité avaient été indexés depuis l'instauration du gel. C'est faux de dire que les frais de scolarité n'ont pas augmenté depuis 1994! »

  • Carl Charest
    Abonné
    mardi 20 février 2007 16h17
    Les prêts et bourses..
    « Tout ceux qui croient que le système de prêts et bourses est si fantastique, et bien il est facile de savoir que vous n'en avez jamais été prestataires. Il ne prend en aucun cas considération, par exemple du nombre de membres d'une famille, seulement de ceux qui sont a des études post-secondaires. Et souvent nous voyons des enfants de riches obtenir plus d'argent pour pouvoir s'acheter une voiture, que ceux qui en ont vraiment besoin. Il est très difficile de se fier sur ce système, considérant aussi qu'il arrive que vos bourses sont coupées sans raison, et que si vous travaillez pour essayer d'arriver, ils coupent encore plus. Un dégel, s'il arrive, se doit d'être fait avec une réforme majeure de ce système. »

  • Robert Raymond
    Abonné
    mardi 20 février 2007 16h31
    Si ça ne coute rien ça n'a pas de valeur
    « J'ai fais des études universitaires. Papa, maman ne les ont pas payés; ils auraient pu mais j'ai préféré tarvailler et me sentir libre. Dans le temps ça me coutait 3000$ à 4000$ par année. J'étais fier de me payer ces études et pour ce faire j'ai du accomplir des travaux simples qui m'ont enseigné la valeur de l'argent pour le faire. Quand on se concentre sur les études (exit les sorties et autres luxes), ça ne coute pas si cher de vivre et on peut partager beaucoup de ces coûts (popote communautaire, co-logement, co-voiturage, etc..). Si la majorité des étudiants n'étudie plus,c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas à travailler pour le faire ce qui conduit à la déresponsabilisation, à la dévalorisation de l'activité et à dépendre du paternalisme de l'État. Je pense qu'on devrait viser la moyenne canadienne. Après tout, l'étudiant n'est-il pas celui qui profitera le plus des résultats de ses études? »

  • Maryse Théberge
    Inscrite
    mardi 20 février 2007 17h46
    L'envers de la médaille
    « Le gouvernement au pouvoir expose toujours les faits qu'il désire et non les deux côtés de la médaille. À mon sens, je ne crois pas que tous les étudiants puissent se permettre un hausse des frais de scolarité. Il ne faut tout de même pas généraliser! Selon Stastitque Canada, la moyenne de revenu pour les étudiants est de 11 000$, ce qui représente un taux de 27% plus bas que le faible revenu.

    D'un autre côté, je crois que lorsqu'on priorise un dossier, il faut aussi s'y investir. Et selon moi, le gouvernement Charest ne priorise pas vraiment l'économie du savoir. Il désire effectivement mettre prioritaire dans un de ses dossiers de campagne l'éducation, tout comme la santé et l'environnement. Toutefois, ceux qui désirent s'intruire devront augmenter leur contribution pour y parvenir alors que l'accessibilité aux études doit demeurer un droit pour tous.

    Et puis, après avoir passé été témoin de la grève des 103 M$, le gouvernement avait alors dit qu'il réinvestirait un montant similaire dans les prêts et bourses. Pourtant, l'Aide financière aux études a vu le plafond de ses prêts s'élever et non celui de ses bourses. Et que dire du fait que les prêts et bourses n'ont pas été indexés depuis 2001? Pourtant, un étudiant qui désire poursuivre ses études voit ses dépenses essentielles augmentées selon le coût de la vie.

    Un étudiant qui désire aller à l'université fait un choix de vie, un choix de carrière, mais il ne désire pas mettre sa santé financière en péril non plus. Pourquoi alors le pénaliser et non pas l'encourager? »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mardi 20 février 2007 23h55
    LES FRAIS DE SCOLARITÉ
    « Pendant que toutes nos institutions universitaires annonçaient un déficit, ses cadres se sont presque tous vu allouer une augmentation de salaire qui dépassait nettement le coût de la vie.

    On oublie vite au Québec.

    Tiens! ça me fait penser aux cadres d'Olymel qui se sont vus voter une hausse après que Lucide Bouchard eût demandé aux travailleurs de réduire leurs salaires de 30 %.

    Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves? »

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