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Pierre Arcand refuse de se «mettre à genoux» devant Mario Dumont

16 février 2007 | | Québec
Québec — Le candidat libéral Pierre Arcand persiste et signe: il ne présentera pas d'excuses publiques ou de rétractation à Mario Dumont pour l'avoir associé au leader de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen.

«Je ne me mettrai pas à genoux devant M. Dumont», a-t-il soutenu hier, lors d'un entretien à la Presse canadienne. «J'ai dit ce que j'avais à dire», a-t-il ajouté, en faisant référence au communiqué rendu public la veille et par lequel il concédait avoir utilisé une image «très forte», sans pour autant retirer ses propos ou présenter des excuses en bonne et due forme.

Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, l'a menacé de poursuites judiciaires s'il ne s'amendait pas publiquement et sans réserve avant 17h hier.

Et hier, tel que promis la veille, les avocats du chef adéquiste, de la firme Gravel, Bédard, Vaillancourt, ont fait parvenir une mise en demeure à l'ex-président de Corus-Québec.

Or M. Arcand dit se questionner sur les «motivations profondes» de Mario Dumont en réagissant de cette façon. Sans le dire clairement, il laisse entendre que sa sortie s'appuie davantage sur des motifs politiques que sur une indignation réelle.

En appui à ses doutes, le candidat fait remarquer que les journalistes ont reçu copie de la mise en demeure avant lui. «Je me pose des questions sur ses motivations, dit le candidat-vedette libéral. Il essaie de monter ça en épingle, alors que ça ne m'apparaît pas être quelque chose de majeur.»

Le candidat libéral de Mont-Royal, qui se porte candidat pour parler de développement économique, a dit avoir hâte de tourner la page sur cette controverse, ajoutant que c'est «la dernière fois» qu'il accepte d'en parler publiquement.

La mise en demeure de Mario Dumont stipule que les propos tenus par M. Arcand sur les ondes de Radio-Canada, mercredi, étaient «insidieux, méprisants et diffamatoires».

Nullement intimidé, M. Arcand dit qu'il est prêt à se défendre.

Interrogé à ce propos, le premier ministre Jean Charest s'est rangé du côté de son candidat et a dit estimer que le dossier est clos.

Mario Dumont, qui ne décolère pas depuis qu'il a entendu les propos controversés mercredi matin, n'a pas hésité hier à traiter M. Charest de «petit premier ministre partisan» parce qu'il agissait de la sorte.

Quant à lui, Pierre Arcand a répété qu'il avait «beaucoup de difficulté avec Mario Dumont», particulièrement sur la question des accommodements raisonnables.

En affirmant que le chef de l'ADQ était «le Jean-Marie Le Pen du Québec», il ne voulait pas s'attaquer à M. Dumont personnellement, mais bien à ses idées «inacceptables», plaide-t-il.

En dépit de la controverse dans laquelle il est plongé depuis son entrée en politique, M. Arcand dit tenir à son franc-parler, promettant de laisser aux autres la langue de bois durant la campagne électorale.
 
 
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