Les vrais débats se feront après les élections, dit Bachand
15 février 2007
Québec
Photo : Jacques Nadeau
Raymond Bachand ne croit pas que les débats de fond puissent se faire durant une campagne électorale.
Québec — La campagne électorale n'est pas l'endroit idéal pour les débats de fond, croit le ministre du Développement économique, Raymond Bachand.
«Une campagne électorale n'est pas la bonne place pour réfléchir sagement sur les questions philosophiques ou sur les valeurs», a affirmé hier le ministre Bachand, lors d'un point de presse en marge de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, où il faisait le point sur l'économie et sur la question des accommodements raisonnables.
Cette position risque de décevoir ceux qui, comme le premier ministre et chef libéral Jean Charest, souhaitaient faire pendant la prochaine campagne électorale un débat sur les enjeux et les valeurs de la société québécoise.
En septembre 1993, la première ministre canadienne et chef du Parti conservateur, Kim Campbell, avait tenu des propos semblables. De passage au Québec, Mme Campbell avait déclaré qu'«une campagne électorale est certainement le pire moment pour parler des programmes sociaux», ajoutant qu'elle est beaucoup trop courte pour traiter de ces questions complexes. Les propos de la première ministre fédérale avaient été largement critiqués par ses adversaires.
M. Bachand a formulé ces remarques au moment où il reprochait au Parti québécois de vouloir se servir des questions économiques pour en faire des enjeux électoraux.
«Ce n'est pas parce qu'on est à la veille d'une campagne électorale qu'il faudrait traiter les questions économiques avec désinvolture, ou parader devant les travailleurs pour en faire des enjeux électoraux», a dit M. Bachand.
Il faisait allusion au fait que le chef du Parti québécois, André Boisclair, a rencontré plus tôt cette semaine les travailleurs de l'entreprise Goodyear, à Salaberry-de-Valleyfield, menacés de perdre leur emploi.
«L'économie du Québec va bien. Il s'est créé 48 000 emplois et le chômage est au plus bas. Les exportations manufacturières sont en croissance. Nos entreprises ont accès à plus de deux milliards de dollars de nouveaux fonds, qui n'étaient pas là avant», a résumé le ministre Bachand.
C'est par la suite, en s'exprimant en langue anglaise, que M. Bachand a laissé tomber que «la campagne électorale n'était pas la bonne place pour réfléchir sagement sur les questions philosophiques ou sur les valeurs».
«Une campagne électorale n'est pas la bonne place pour réfléchir sagement sur les questions philosophiques ou sur les valeurs», a affirmé hier le ministre Bachand, lors d'un point de presse en marge de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, où il faisait le point sur l'économie et sur la question des accommodements raisonnables.
Cette position risque de décevoir ceux qui, comme le premier ministre et chef libéral Jean Charest, souhaitaient faire pendant la prochaine campagne électorale un débat sur les enjeux et les valeurs de la société québécoise.
En septembre 1993, la première ministre canadienne et chef du Parti conservateur, Kim Campbell, avait tenu des propos semblables. De passage au Québec, Mme Campbell avait déclaré qu'«une campagne électorale est certainement le pire moment pour parler des programmes sociaux», ajoutant qu'elle est beaucoup trop courte pour traiter de ces questions complexes. Les propos de la première ministre fédérale avaient été largement critiqués par ses adversaires.
M. Bachand a formulé ces remarques au moment où il reprochait au Parti québécois de vouloir se servir des questions économiques pour en faire des enjeux électoraux.
«Ce n'est pas parce qu'on est à la veille d'une campagne électorale qu'il faudrait traiter les questions économiques avec désinvolture, ou parader devant les travailleurs pour en faire des enjeux électoraux», a dit M. Bachand.
Il faisait allusion au fait que le chef du Parti québécois, André Boisclair, a rencontré plus tôt cette semaine les travailleurs de l'entreprise Goodyear, à Salaberry-de-Valleyfield, menacés de perdre leur emploi.
«L'économie du Québec va bien. Il s'est créé 48 000 emplois et le chômage est au plus bas. Les exportations manufacturières sont en croissance. Nos entreprises ont accès à plus de deux milliards de dollars de nouveaux fonds, qui n'étaient pas là avant», a résumé le ministre Bachand.
C'est par la suite, en s'exprimant en langue anglaise, que M. Bachand a laissé tomber que «la campagne électorale n'était pas la bonne place pour réfléchir sagement sur les questions philosophiques ou sur les valeurs».
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