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Charest met en place son équipe économique

Kathleen Lévesque   14 février 2007  Québec
C’est un Jean Charest détendu et blagueur qui a joué hier une carte importante dans le grand jeu pré-électoral. Le chef libéral a présenté deux candidats-vedettes qui viennent ajouter du tonus à l’équipe économique, c’est-à-dire Pierre A
Photo : Jacques Nadeau
C’est un Jean Charest détendu et blagueur qui a joué hier une carte importante dans le grand jeu pré-électoral. Le chef libéral a présenté deux candidats-vedettes qui viennent ajouter du tonus à l’équipe économique, c’est-à-dire Pierre A
Le Québec n'est pas en élections mais c'est tout comme. Jean Charest a présenté hier son équipe économique qui défendra les couleurs libérales en vue du prochain scrutin et qui compte deux nouvelles recrues de prestige: le président de Corus Québec, Pierre Arcand, et la vice-présidente de la Banque de Montréal, Nicole Ménard.

Le chef du Parti libéral du Québec était visiblement fier d'avoir à ses côtés une figure marquante du monde des communications et une femme à la longue feuille de route dans le milieu bancaire. M. Arcand et Mme Ménard ajoutent leur expertise et leur expérience à celles des Monique Jérôme-Forget, Raymond Bachand, Sam Hamad et Alain Paquet déjà en poste. Tout ce beau monde au sourire flambant pour l'occasion offrait, avec le ministre des Finances, Michel Audet, qui a annoncé son retrait, et le premier ministre au centre, un tableau digne d'une mise en scène électorale.

Il n'y a pas seulement les présentations de candidats qui s'intensifient depuis quelques jours. Les flèches que se lancent les adversaires se multiplient également, montrant ainsi que tout se met en place pour un déclenchement imminent des élections. Hier, le chef du Parti québécois, André Boisclair, s'est dit prêt à affronter M. Charest rapidement. «On a le couteau entre les dents», a-t-il lancé. Sur le ton de la moquerie, le chef libéral a répliqué: «Espérons qu'il ne se blesse pas.»

Pour ajouter au climat électoral, selon un nouveau sondage Léger Marketing réalisé à la fin de la semaine dernière pour TVA, The Gazette et Le Journal de Montréal, les libéraux seraient en avance sur leurs adversaires. Le PLQ récolte 36 % des intentions de vote, contre 31 % pour le PQ et 21 % pour l'ADQ. Les tiers partis, Québec solidaire et le Parti vert, ferment la marche avec 5 % des intentions chacun.

Selon Léger Marketing, les intentions de vote varient toutefois dans la région de Québec. Les troupes de Mario Dumont mènent avec 34 % des appuis contre 31 % pour les libéraux. Le PQ se classe en troisième place avec 21 % des intentions de vote.

Jean Charest n'a pas commenté ce coup de sonde, se concentrant plutôt sur son équipe économique. Pierre Arcand briguera les suffrages dans la forteresse libérale de Mont-Royal et Nicole Ménard sera candidate dans Laporte, en Montérégie. Mme Ménard souhaite ainsi succéder à Michel Audet. Quant à M. Arcand, il prend la relève du ministre Philippe Couillard qui a annoncé dimanche qu'il se rapprochait de sa famille en sollicitant un nouveau mandat mais dans Jean-Talon, une circonscription de la région de Québec. La ministre Margaret Delisle qui représentait jusque-là cette circonscription à l'Assemblée nationale, a décidé de tirer sa révérence, .

Les motivations de Pierre Arcand, frère de l'animateur vedette de la radio et de la télévision Paul Arcand, pour se lancer en politique sont essentiellement économiques. Il a dit souhaiter que le Québec améliore sa compétitivité. «Je pense qu'on peut faire plus et encore mieux. Je veux essayer de contribuer à faire cela», a dit M. Arcand sur un ton posé.

M. Arcand a débuté sa carrière comme annonceur et journaliste avant de devenir directeur des nouvelles à la station radiophonique CKAC et au réseau Télémédia. Il est ensuite devenu copropriétaire entre autres des stations CFCF, CKVL et CKOI. En 2002, il a été nommé président de Corus Québec, propriétaire de 14 stations de radio.

Quant à Mme Ménard, le PLQ la présente comme une «femme de vision et engagée». Elle a gravi les échelons de la Banque de Montréal au cours d'une carrière de 40 ans. Elle donne de son temps dans divers organismes, dont la fondation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. «J'ai toujours trouvé très important d'être près des gens, d'être dans la communauté. La politique me permet de donner à la société», a-t-elle déclaré.

Jean Charest a profité de l'occasion pour rendre hommage à Michel Audet qui a mis en place le fonds des générations pour le remboursement de la dette, a imposé la parité homme-femme dans les conseils d'administration des société d'État mais, surtout, a contribué au rehaussement de la cote de crédit du Québec, et ce, à deux reprises. «On a là un héritage très substantiel», a affirmé M. Charest.

Pendant que se déroulait cette conférence de presse, d'autres candidats pressentis devenaient candidats officiels pour le PLQ. C'est le cas de l'ancienne animatrice de télévision, Marguerite Blais, aujourd'hui présidente du Conseil de famille et de l'enfance, de se présenter dans Saint-Henri-Sainte-Anne d'où elle est originaire. La journaliste de Radio-Canada, Christine St-Pierre, se lancera elle aussi dans l'arène politique. Elle sera candidate dans la circonscription de l'Acadie détenue par le libéral Yvan Bordeleau.
C’est un Jean Charest détendu et blagueur qui a joué hier une carte importante dans le grand jeu pré-électoral. Le chef libéral a présenté deux candidats-vedettes qui viennent ajouter du tonus à l’équipe économique, c’est-à-dire Pierre A Le ministre des Finances, Michel Audet, a annoncé hier son retrait de la vie politique. Jean Charest lui a rendu hommage.
 






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  • Léandre Nadeau
    Abonné
    mercredi 14 février 2007 01h04
    Des recrues de prestige ? Faut pas charrier... même si Charrest le dit
    « Je ne suis pas impressionné par les nouvelles recrues que vous qualifiez de prestige...Le premier, Arcand, a fait carrière dans des postes de radio, y a investi et puis s'est retrouvé président. Franchement, qu'y a-t-il d'exceptionnel dans un tel cheminement...C'est plutôt ordinaire...L'autre est vice-présidente à la Banque de Montréal sur la Rive Sud de Montréal. Elle est responsable de combien de succursales sur la Rive-Sud de Montréal:10, 15, 20 ? Y a-t-il une job plus simple et prévisible que de superviser du personnel bancaire, soit quelques caissières et quelques conseillers-conseillères et rammasser les nombreux frais chargés aux clients pour gonfler les énormes profits de la maison-mère. Un propriétaire de restaurant, d'un journal ou d'un garage, ou une infirmière-chef dans un hôpital ou une assistante-chef dans un laboratoire a un plus gros défi de gestion que celui de la vice-présidente Banque de Montréal sur la Rive-sud de Montréal. Je ne veux rien enlever aux qualités personnelle de ces personnes que je ne connais pas, mais leurs fonctions n'en font pas des recrues de prestige... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 14 février 2007 06h46
    L'équipe du tonnerre de Jean Charest...
    « Yves Séguin a toffé un an aux Finances avant d'être congédié. Il a été remplacé par un jovialiste qui a multiplié les déficits (cachés). Épuisé, il prend sa retraite.

    Pierre Reid a toffé un an à l'Éducation avant d'être congédié. Il a été remplacé un toffe qui multiplie les fautes de français.

    Bellemare a toffé un an à la Justice avant de démissionner. Il a été remplacé par un inconnu.

    Chagnon a toffé 2 ans chez les Indiens avant d'être congédié pour incompétence. Il a été remplacé par un inconnu.

    Le bon docteur Couillard a toffé 4 ans à la Santé. Il a joui d'une augmentation de 4 milliards, son budget de passant de 18 à 22 milliards (Rochon avait dû passer 3 années gelées à 13 milliards). Les urgences débordent toujours et plus de 2000 personnes sont mortes du seul C-Difficil.

    Charest va quand même être réélu. La coalition souverainiste a éclaté après le vol référendaire et la trahison bouchardienne.

    La gogogauche, insatisfaite du "PQ trop à droite",a entrainé une première hémorragie de 10% vers les verts et Sainte-Françoise-des-pauvres. A droite, on est tanné de la langue de bois et de la domination des syndicats dans le parti. Autre hémorragie de 10% vers Mario. Pendant ce temps,la coalition fédéraliste tient le coup autour de Charest: tous contre les Bleus, tous contre la Fleur de lys.

    La sainte alliance des Anglos-Allos-Vieillots garantit un intouchable 30 quelques % au départ, peu importe le contexte, peu importe les scandales, peu importe l'incompétence. On vote pour le Canada, that's all. S'agit de faire une bonne performance (ce que Charest fait habituellement) pour aller chercher 40% et le pouvoir. Voilà où nous a mener 40 ans de péquisme.

    La Lithuanie de Stanlé est libre. La Slovaquie des Stastny est libre. Le Timor oriental est libre (jean chrétien avait même envoyé son armée pour les aider). Le Kosovo sera peut-etre libre bientot. Mais pour le Québec...80 comtés de OUI sur 125 en 1995 n'auront pas suffi à le libérer! »

  • Roger Dion
    Abonné
    mercredi 14 février 2007 14h16
    NEUTRALITÉ P,Q OU LIBÉRAL LES JOURNALISTES
    « Ou sont les journalistes qui demandaient des comptes a M .DRAINVILLE. Pour faire de meme avec Mme ST PIERRE ET M.ARCAND /propriétaire de postes de radios/ depuis quel date ses personnes réfléchitent il de passer aux libéraux, la neutralité pour ses personnes /A OUI LES LIBÉRAUX SONT TOUS NEUTRES EUX / Dite moi ou les électeurs vont pouvoir demander l heure juste pendant la campagne électoral
    Tous les journaux ou presque sont libéral. ECX.LA PRESSE LES POSTES RADIO CORUS , T Q S T V. LE JOURNAL DE QUÉBEC ,ET MONTREAL, meme le devoir certains journalistes ne sont pas neutres ECX Mme BOMBARDIER ,BOILEAU et certains autres
    Nous demandons la meme neutralité que M.DRAINVILLE a eu quand il était journaliste,
    PAS PLUS MAIS PAS MOIN
    MERCI ROGER DION MONTREAL
    rogerdion@hotmail.com »

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 14 février 2007 14h45
    Perception quand tu nous tiens
    « L'équipe libérale de Jean Charest n'a pu qu'accumuler bourde sur bourde et son bilan est très mitigé. Les Québécois en sont peu satisfaits et cela s'est maintenu tout au long des quatre dernières années. Les intentions de vote pour le Parti Québécois ont été supérieures à celles pour le Parti libéral du Québec tout au long du mandat sauf au cours des dernières semaines. Aux dernières élections, les Québécois étaient satisfaits du gouvernement péquiste de Bernard Landry mais voulaient du "changement" et ont pris le risque d'élire les Libéraux, dont on connaît la performance. Force est de constater que les électeurs québécois sont plus exigents envers le Parti Québécois, pour une performance gouvernementale équivalente. Jean Charest vient de se réveiller de sa létargie qui a duré quatre ans - la gouvernance et la vision d'État ne sont pour lui d'aucun intérêt, seul le match électoral importe. Pour une frange importante de l'électorat, le PLQ représentera toujours une police d'assurance du statu quo - pourquoi faire avancer le Québec quand on peut se contenter de ne rien faire et de laisser d'autres décider pour le Québec? Par ailleurs, ce qui se dessine, c'est le vieux fond conservateur religieux dans les régions rurales, qui incluent la banlieue de Québec, en opposition à une vision "progressiste" qui serait incarnée par le "montréalisme", sans qu'on sache trop ce que ça veut dire - entre le Plateau-Mont-Royal, Pointe-Claire et Blainville, il y a une marge. Mais en filigrane, et c'est
    là le plus important - et Jacques Noël a parfaitement raison -, les tenants d'une véritable société humaine forte et juste doivent modifier la donne : les forces souverainistes et humanistes sont incapables de s'unir et de s'organiser pour contrer le mouvement néo-conservateur du PLQ et de l'ADQ, apparenté aux Bush et Harper? Est-ce vraiment ces modèles de rhétorique mesquine et d'actions moralisantes et antidémocratiques que visent les gens de la banlieue de Québec et de la ruralité, ou une classe moyenne qui est incapable de se rappeler les avantages de plusieurs des mesures progressistes mises en place au Québec? Les gens devraient y réfléchir avant de voter - le vote demeure encore le moyen privilégié d'orienter la société dans son ensemble. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 14 février 2007 15h20
    Equipe économe
    « Doit-on comprendre qu'il s'agit d'une aubaine pour M. Charest, une équipe qui ne coûte pas cher ? »

  • Jean-Claude Charles
    Inscrit
    mercredi 14 février 2007 16h36
    L'équipe Économique du PLQ qui sauvera le Québec
    « Il est tout à fait normale qu'il y aura des mécontents dans le choix des candidats de PLQ, mais l'important est de constater que ces gens qui s'inscrivent aux Libéreaux sont des gens très intélligents et qui vont faire apporter le Québec de l'avant scène politique tant natinoal et internationla. Voyons voir un peu d'exemple:C'est grace à monsieur Audet que la côte FINANCIÈRE du Québec set à son A+.(Quand le PQ été au pouvoir , on avait la pire côte financière,en plus de cela on pavoise que Bernard Landry est un bon économiste...HA,HA, HA. La santé à connu ses cartes de noblesse, le chômage est en baisse, Les BS en chute libre, et j'en passe. Il faut être con pour aller votez PQ. Pour L'ADQ, on peut en discuté
    JC »

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