Lettres: Une commission et son image
14 février 2007
Québec
Tout en étant très soulagée que le gouvernement Charest ait finalement décidé de créer une commission d'étude sur les accommodements et que celle-ci soit sous la responsabilité de deux intellectuels respectables, je ne peux que regretter qu'aucune femme n'ait été nommée commissaire pour travailler à cette importante démarche.
Quand on se rappelle que la quasi-totalité des «affaires» qui ont suscité des discussions un peu partout ont trait à la place des femmes dans la société (au YMCA de l'avenue du Parc, dans les voitures de police, dans les piscines réservées aux femmes et même dans de petites municipalités en région), il est indispensable qu'une femme soit à l'écoute de ce que les citoyens de ce pays ont à dire à propos des valeurs qui nous lient.
L'égalité entre les hommes et les femmes est une situation très rare dans le monde, et on voit bien que même chez nous, la chose n'est pas acceptée par tous. Il est important, tant du point de vue de l'image que cette commission va projeter qu'en ce qui a trait à sa capacité d'écoute des femmes qui viendront y témoigner, qu'une femme soit là pour les encourager à confier leurs craintes et leurs attentes et qu'elles n'aient pas l'impression, si courante autrefois, d'être entendues d'une seule oreille.
J'aimerais proposer ici comme commissaire Pauline Marois, qui fait actuellement preuve de dignité et qui connaît bien le Québec. Ma proposition n'a rien à voir avec la politique partisane puisque je ne suis membre d'aucun parti, mais il me paraît opportun de tabler sur l'expérience du terrain d'une personne qui a le courage de ses opinions, la force d'écouter ses concitoyens en toute circonstance et qui a une longue expérience du fonctionnement du gouvernement.
Je remarque aussi que peu de femmes, tant dans les communautés dites culturelles que dans celles qu'on considère plus ouvertes comme la nôtre, ont pris la parole. La laïcité est une avancée capitale dans une société et le féminisme se révèle un des combats les plus porteurs. Où sont les femmes qui se sont exprimées avec tant de courage à une certaine époque? Nous ne pouvons pas laisser à des extrémistes religieux l'occasion de régler la vie générale de notre pays. Il faut donner à toutes les femmes un lieu public pour qu'elles puissent s'épanouir sans crainte tout en assurant à celles qui en bénéficient déjà les droits que nous avons mis tant de temps et d'efforts à conquérir pour nous-mêmes, nos filles et nos petites-filles.
Quand on se rappelle que la quasi-totalité des «affaires» qui ont suscité des discussions un peu partout ont trait à la place des femmes dans la société (au YMCA de l'avenue du Parc, dans les voitures de police, dans les piscines réservées aux femmes et même dans de petites municipalités en région), il est indispensable qu'une femme soit à l'écoute de ce que les citoyens de ce pays ont à dire à propos des valeurs qui nous lient.
L'égalité entre les hommes et les femmes est une situation très rare dans le monde, et on voit bien que même chez nous, la chose n'est pas acceptée par tous. Il est important, tant du point de vue de l'image que cette commission va projeter qu'en ce qui a trait à sa capacité d'écoute des femmes qui viendront y témoigner, qu'une femme soit là pour les encourager à confier leurs craintes et leurs attentes et qu'elles n'aient pas l'impression, si courante autrefois, d'être entendues d'une seule oreille.
J'aimerais proposer ici comme commissaire Pauline Marois, qui fait actuellement preuve de dignité et qui connaît bien le Québec. Ma proposition n'a rien à voir avec la politique partisane puisque je ne suis membre d'aucun parti, mais il me paraît opportun de tabler sur l'expérience du terrain d'une personne qui a le courage de ses opinions, la force d'écouter ses concitoyens en toute circonstance et qui a une longue expérience du fonctionnement du gouvernement.
Je remarque aussi que peu de femmes, tant dans les communautés dites culturelles que dans celles qu'on considère plus ouvertes comme la nôtre, ont pris la parole. La laïcité est une avancée capitale dans une société et le féminisme se révèle un des combats les plus porteurs. Où sont les femmes qui se sont exprimées avec tant de courage à une certaine époque? Nous ne pouvons pas laisser à des extrémistes religieux l'occasion de régler la vie générale de notre pays. Il faut donner à toutes les femmes un lieu public pour qu'elles puissent s'épanouir sans crainte tout en assurant à celles qui en bénéficient déjà les droits que nous avons mis tant de temps et d'efforts à conquérir pour nous-mêmes, nos filles et nos petites-filles.
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