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Accommodements: Charest en appelle à la raison

Le premier ministre s'en remet à l'historien Gérard Bouchard et au philosophe Charles Taylor

Antoine Robitaille   9 février 2007  Québec
M. Charest a accusé Mario Dumont d’avoir soufflé sur les «braises de l’intolérance» et les médias de n’avoir pas utilisé dans son vrai sens l’expression «accommodement raisonnable»
Photo : Agence Reuters
M. Charest a accusé Mario Dumont d’avoir soufflé sur les «braises de l’intolérance» et les médias de n’avoir pas utilisé dans son vrai sens l’expression «accommodement raisonnable»
Jugeant que le débat sur les accommodements raisonnables «s'enlise», «sert la division plus que la compréhension» et est exploité de façon vile par le chef adéquiste Mario Dumont, le premier ministre Jean Charest a choisi de faire un geste d'éclat hier afin de calmer le jeu et de reprendre l'initiative.

D'abord, il crée une commission spéciale d'étude sur les accommodements raisonnables qui sera confiée à deux intellectuels québécois de renom, bien au fait des questions d'identité et de religion: l'historien Gérard Bouchard, 63 ans (frère de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard), professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi, et le philosophe Charles Taylor, 75 ans, professeur émérite à l'université McGill et spécialiste du multiculturalisme. En attendant les conclusions de l'enquête Bouchard-Taylor (dont la dénomination officielle est «Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles»), qui devrait terminer ses travaux en mars 2008, M. Charest a demandé à la Commission des droits de la personne de créer un service de type «1 800 accommodements» qui permettra «d'éclairer les décideurs dans leurs réflexions et dans leurs décisions».

Dans une déclaration solennelle, M. Charest a exprimé son inquiétude en ce qui a trait à la tournure de ce débat, auquel il souhaite redonner «des assises qui seront celles de la raison et des valeurs communes». M. Charest souhaite aussi régler cette question en dehors des «cadres partisans»; il a d'ailleurs confié l'enquête à un intellectuel souverainiste, Gérard Bouchard, et à un autre penseur, Charles Taylor, un catholique qui a été proche de Jean-Paul II et qui a déjà défendu les couleurs du NPD dans les années 60 à Montréal.

Au reste, M. Charest a accusé Mario Dumont d'avoir soufflé sur les «braises de l'intolérance» et les médias de n'avoir pas utilisé dans son vrai sens l'expression «accommodement raisonnable». «De quoi a-t-on parlé? On a parlé d'accommodements raisonnables pour présenter aux Québécois ce qui était tout le contraire», a-t-il soutenu. À ses yeux, les histoires qui ont fait les manchettes, notamment celle des vitres givrées du YMCA ou cette autre à propos d'une note qui indiquait à une policière qu'elle devait éviter de parler à un juif hassidique, «ce ne sont pas des accommodements raisonnables, ce sont des arrangements qui sont contraires aux valeurs de notre nation». «Quand on dit: "Voilà ce que sont les accommodements raisonnables", comment peut-on s'étonner qu'un sondage révèle que les Québécois soient contre?», a-t-il demandé en évoquant cette récente enquête d'opinion d'un quotidien qui concluait que 59 % des Québécois se disaient «racistes».

Jusqu'à maintenant, lorsque des questions étaient posées au premier ministre à ce sujet, celui-ci répondait toujours de manière «prudente» et tentait plutôt d'éviter le débat. A-t-il attendu trop longtemps avant d'agir? Au contraire, a soutenu M. Charest, son gouvernement a «précédé ce débat». À preuve, selon lui, la motion contre l'instauration de tribunaux islamiques au Québec et au Canada, adoptée de façon unanime à l'Assemblée nationale et proposée par la députée libérale d'origine musulmane Fatima Houda-Pepin. Il a aussi souligné que le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a annoncé — après que furent révélés plusieurs cas d'écoles religieuses clandestines — la mise sur pied d'un groupe de travail présidé par Bergman Fleury, de Soutien à l'inclusion de Centraide du Grand Montréal. Autrement dit, la commission d'étude Bouchard-Taylor s'ajoutera à plusieurs autres travaux menés sur ce sujet au cours des dernières années. En 2003 par exemple, le Comité sur les affaires religieuses du ministère de l'Éducation avait produit une importante étude sur le sujet, intitulée Rites et symboles religieux à l'école, défis éducatifs de la diversité (www.meq.gouv.qc.ca/affairesreligieuses).

Enfin!

Pour André Boisclair, qui demandait sans cesse, depuis quelque temps «où est le premier ministre sur la question des accommodements raisonnables?», il était temps que celui-ci «prenne ses responsabilités». La solution choisie in extremis par M. Charest a plu à M. Boisclair pour deux raisons. D'abord parce qu'elle correspond en partie à ce que le chef de l'opposition avait demandé vendredi dernier, soit «de recenser [...] les pratiques dans l'administration publique, et en particulier dans les sociétés d'État [...], de publier des directives». M. Boisclair avait aussi réclamé qu'on «crée un comité [pouvant] soutenir les gestionnaires dans leur travail, une espèce de comité d'éthique pour regarder ces questions». Hier, M. Boisclair se réjouissait de constater que la commission que M. Charest a choisi de mettre sur pied s'apparente à la proposition faite en début de semaine par l'ancien conseiller péquiste Louis Bernard.

Aux yeux de celui par qui le scandale a éclaté, Mario Dumont, l'annonce faite par M. Charest est «improvisée». Selon lui, le premier ministre «est trop faible pour défendre et affirmer l'identité du Québec», et quand «ça chauffe un peu, eh bien, on passe la patate chaude à une commission d'enquête». Il estime que M. Charest a été forcé par l'ADQ de modifier sa position: «M. Charest, dans le dossier des accommodements raisonnables, sa position initiale, c'était: "On a des comités formés, tout va très bien, madame la marquise." Alors, aujourd'hui, il recule là-dessus.» Au reste, selon M. Dumont, pour qu'une commission d'étude de ce type ait un véritable impact, elle doit s'accompagner d'une volonté politique, ce dont est dénué le gouvernement Charest, estime M. Dumont. Il a donné cet exemple: «La commission Parent sur l'éducation, à une époque, il y avait, dans le gouvernement Lesage de la Révolution tranquille, une volonté extrêmement ferme, extrêmement profonde, de moderniser l'éducation.» Du reste, pour M. Dumont, le geste du premier ministre n'aura pas pour effet d'empêcher que le débat qui l'a bien servi se poursuive au cours de la prochaine campagne électorale. M. Dumont a aussi précisé qu'il connaissait la véritable définition de la notion juridique d'accommodement raisonnable et qu'il savait que les cas du YMCA et de la SAAQ n'en étaient pas: «Ça n'empêche pas qu'on peut débattre, comme citoyen», a-t-il répondu, soutenant que le cas du YMCA, par exemple, relevait de «l'espace public».

Bouchard et Taylor

Quant aux commissaires Bouchard et Taylor, ils publieront bientôt des travaux qui les ont préparés à répondre à la commande du premier ministre. Après une longue enquête, M. Bouchard publiera sous peu avec Alain Roy un essai intitulé La culture québécoise est-elle en crise? aux Éditions du Boréal. Quant à Charles Taylor, il fera paraître à l'automne 2007 A Secular Age (Harvard University Press), une étude sur la sécularisation des sociétés modernes.

Le Devoir

Avec la collaboration de Clairandrée Cauchy
M. Charest a accusé Mario Dumont d’avoir soufflé sur les «braises de l’intolérance» et les médias de n’avoir pas utilisé dans son vrai sens l’expression «accommodement raisonnable»
 
 
 
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  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 00h48
    Pitoyable
    Le péquiste Bernard rédige le programme et le PLQ l'applique.

    Deux sociologues-historiens de l'école humaniste, mondialiste, relativiste, anti-nationaliste, vont s'éterniser à couper les cheveux des accommodements en quatre pour éviter aux deux partis d'avoir à jongler en pleine campagne avec l'essentiel (loi sur le multiculturalisme) , et ce pendant au moins un an, pour nous faire oublier d'ici là pourquoi la nation s'était soulevée. Et notre journaliste du Devoir profite de l'occasion pour "pluguer" les nouveaux torchons de ces deux dinosaures de la Révolution très Tranquille.

    Bon bein, c'est le temps pour donner le tour à Dumont.

  • Roger Demers
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 07h39
    Geste d'éclat!
    Ça en prend pas gros pour vous épater, passer la patate chaude en comité qui rendra un rapport dans un an!
    Du vrai pelletage par en avant...
    Déprimant! vraiment.

    RD

  • ethan solal
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 07h42
    Manipulation des masses - merci le Devoir...
    Je constate une nouvelle fois que Le Devoir applique sagement et gentiment l'adage "deux poids, deux mesures".

    Sur la photographie qui illustre votre article, vous montrez ce que j'interprète comme étant une femme musulmane, dans un habit qu'elle porte LE JOUR et pour sa vie quotidienne. Par contre, en face, vous placez un homme dont je devine qu'il est juif -- MAIS DANS UNE TENUE ET UNE POSTURE DE PRIÈRE, et ici si je suis perspicace (puisqu'il a noué à sa main ses phylactères et son livre de prière en main), la prière du matin.

    1 - vous essayez de berner qui au juste?
    2 - cessez d'être obsedés avec cette histoire d'accommodement raisonnable.
    3 - retournez réviser votre cours de droit constitutionnel pour savoir ce qu'est un accommodement raisonnable.
    4 - je pensais, idiot que je suis, que les décisions de la Cour suprême devait s'appliquer AUSSI au Québec.
    5 - je déplore que trois siècles de catéchisme forcené laisse des traces génétiques même sur les meilleurs journalistes du Devoir.

    A bon entendeur, et bonjour chez vous les "purs laines".

    Un "ethnique".

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 08h21
    Est-ce que le Québec a besoin d'immigrants?
    Comment une société qui compte 350,000 chômeurs dont 70,000 immigrants, et 375,000 assistés sociaux, dont 70,000 immigrants, pour à peine 70,000 emplois disponibles, peut avoir besoin de 48,000 immigrants en 2006, quatre fois plus per capita que les USA? Voilà le grand mystère?



    PARCE QU'ON NE FAIT PLUS D'ENFANTS?
    En 2006, 150 enfants ont vu le jour pour chaque 100 Québécois qui nous quittaient. La France, dont on vante tant les programmes de natalité, a un ratio de 131. Elle fait plus d'enfants que le Québec certes mais a beaucoup plus de morts, ce qui donne un ratio plus bas. La Suisse a un ratio de 114, l'Espagne 103. En Suède, pays comparable au Québec sous bien des aspects, on est dans le rouge avec 99 naissances pour 100 décès, tout comme en Autriche 89 , Italie 83 et en Allemagne 77. En Russie, seulement 68 enfants ont vu le jour pour chaque 100 décès. La Russie se meurt, pas le Québec.


    PARCE QU'ON EST DEVENU UNE SOCIÉTÉ DE TI-VIEUX?

    Le Québec compte seulement 14% de personnes âgées de 65 ans et plus (1 075 346/ 7 651 531). La France est à 16,4%, la Belgique et la Suède 17,4%, l'Espagne 17,7%, la Grèce 19%, l'Allemagne 19,4%, l'Italie 19,7 % et le Japon (2e puissance économique de la planète ) à 20%. Au top, y'a le pauvre Monaco à 22,4% . Un pays de misère qui sombre dans l'enfer du jeu...
    A l'autre bout de l'échelle, l'Afghanistan a 2,4% de personnes âgées, le Bénin 2,3%, le Niger à 2,1% . Tous des îlots de prospérité...


    PARCE QUE LES IMMIGRANTS RAJEUNISSENT LE QUÉBEC?

    C'est sans doute le plus gros mensonge. Non seulement les immigrants ne rajeunissent pas le Québec, mais ils le vieillissent. Au recensement de 2001, le Québec comptait 7,125,580 hab. dont 878,065 personnes âgées de 65 ans et plus; 124,355 étaient des immigrants, soit 14,1%!

    Alors que les immigrants ne faisaient que 9,9% de la population, ils représentaient 14,1 % de tous les vieux au Québec! Un surplus de 40%, 37,000 vieux de trop (124,000 au lieu de 87,000)!. A plus de 6000$ la carte soleil, c'est une facture de 300 millions par année! Un CHUM payé cash aux trois ans!!

    On trouve même 2,715 Africains de plus de 75 ans! C'est encore plus fou au Canada où, en 2001, les immigrants âgés étaient rendus à 1 028 280, soit 28,3% de tous les vieux! Il y a maintenant plus -beaucoup plus en fait- d'immigrants âgés au Canada que de Canadiens français âgés. Pourtant c'est bien nous la nation en péril!



    PARCE QU'ON N'A PAS ASSEZ D'IMMIGRANTS?
    Les immigrants font maintenant 12% de la population québécoise. C'est plus que les Etats-Unis d'Amérique qui sont à 11,7%! C'est plus que dans 38 États américains. Le Michigan et l'Utah n'ont que 6% d'immigrants, le New Hampshire et le Wisconsin en ont 5%, la Pennsylvanie et l'Oklahoma 4% , l'Ohio, l'Indiana, le Vermont et le Maine 3%, le Wyoming 2%


    PARCE QUE LE QUÉBEC SE VIDE?
    En 2005, la population du Québec a augmenté de 52,000 personnes, soit de 0,07%. C'est l'une des plus fortes hausses du monde industrialisé. C'est deux fois mieux que la France (0,035%) qui a la meilleure croissance démographique en Europe. Au Royaume-Uni la population a crû de 0,028% et en Espagne 0,013%. En Allemagne, la population a commencé à décroître (-0,02%), en Russie c'est la débandade (-0,37%) et en Bulgarie la catastrophe (-,86%). Au Québec, on est à des années lumiere de ça.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 08h23
    Une autre commission paravent
    Quand ce ne sont pas les tribunaux qui doivent remplacer les libéraux parce qu'ils veulent pas déplaire à leur clientèle de base que sont les ouestants de Montréal multi-ethnique anglophone (interprétation de la loi 101), ils créent, pour divertir le petit peuple une commission d'enquête qui durera un an, le temps de noyer le poisson.
    Mais je pense que cette question brulante, posée par des gens qui attendent des réponses immédiates hantera Charest durant toute la durée de la campagne.
    On a oublier au gouvernement que ces petits villages, qui ne représentent pas chacun une masse de vote libéraux sont une fois réuni pour la même question, une force de frappe difficile a éviter.
    Depuis trop longtemps les libéraux ont abandonné les régions pour tout donner à leurs partisans des grandes villes.
    Je comprend très bien les inquietudes de ces gens qui vivent terre à terre devant ces accomodements qui ont commencés, il faut se le rappeler, par la permission aux Sic de porter leur turban au lieu du chapeau de la GRC, la cour suprême a commencer à mélanger les religions avec le civil en interprétant de façon très ouverte la charte des droits et libertés qui est devenu le flambeaux des revendications d'accommodements déraisonnables.
    Si on avait mieux informé les gens sur l'incidence de ces accommodements, le pourcentage qui par exemple donne qu'on a plus de chance de se faire écraser par un train que de rencontrer un kirpan dans une école de rang.. on aurait déjà bien désamorcé la question. Mais cette clientèle d'étranger est une des bases des votes libéraux. En Ontario par exemple, je me demande pourquoi ce sont pas les chefs religieux juifs qui ont donnés la permission à leur ouailles de voter le jour du vote officielle plutôt que de changer la date des élections fixe....Question de pourcentage....

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 08h45
    Nominations raisonnables et commodes
    En nommant Gérard Bouchard et Charles Taylor pour réfléchir sur la question brûlante des «accommodements raisonnables», M. Charest coupe l'herbe sous les pieds de M. Dumont. Celui-ci aurait avantage dorénavant à imiter M. Boisclair en cessant ses «sparages» à ce sujet. Il serait dommage qu'une question qui demande réflexion et nuances se retrouve au coeur d'une campagne électorale partisane par définition.

    Ces nominations sont d'abord raisonnables, simplement de par la personnalité et la renommée des deux intellectuels qui seront chargés de mener à bien les conclusions de la commission attendues dans un an. Ces nominations sont aussi commodes puisque, du moins l'espérons-nous, elles permettront d'éviter d'envenimer le débat en traitant cette délicate question de manière partisane. Nous en avons assez des expressions émotives à ce sujet. Ce dont la société québécoise dans son ensemble a maintenant le plus besoin, c'est d'une réflexion calme et prudente qui puisse aller au fond de la question dans le respect de toutes ses composantes.

  • Pierre Philippe
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 09h05
    Une décison attendue
    Je félicite Monsieur Jean Charest de son initiative sur la mise en perspective des accommodements raisonnables. Je pense qu'une prise de position ferme sur le sujet est devenue essentielle, ici et maintenant.

    Il me semble, quant à moi, «normal» d'accepter la culture et les règles de conduite d'un pays quand on y immigre et de ne pas chercher à imposer à la société d'accueil ses propres valeurs.

    Malheureusement, à mon humble avis, les lois canadiennes souffrent d'un certain laxisme à cet égard, qui donne l'impression qu'on cherche, à la fois, à sauver la chèvre et le choux. Or, il n'y a pas de demi-mesure en cette matière car elle nous mènerait tout droit aux conflits. Il faut adopter des positions transparentes qui permettent à tout un chacun de se positionner et de bien comprendre ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

    Comme l'a bien exprimé monsieur Charest, nous appartenons, au Québec, au Canada, à une société laïque où le religieux est distinct du civil. La plupart des sociétés occidentales modernes, d'ailleurs, épousent ce principe, qui permet de minimiser les sources de conflits entre des groupes culturels différents.

    Il est donc essentiel d'en arriver là si nous voulons assurer à tous les conditions d'une vie en harmonie dans une société donnée, soit la primauté de la culture de la société d'accueil et, en second lieu, le respect des différences culturelles. Toute approche plus timide ne pourra conduire qu'au chaos social, comme il y a tant d'exemples aujourd'hui.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 10h27
    @ethan solal
    La Cour suprême du Canada base ses affreux jugements sur la Charia Trudeau, charia adoptée lors du Coup d'État de 1982 contre la volonté de l'Assemblée nationale du Québec

    Alors que les Juifs font moins d'un % de la population canadienne ils ont droit à 3 juges (Fish, Abella et Rothstein) à la Cour supreme, juges nommés par Irwin Cutler, ancien président du Congrès juif du Canada! C'est cette cour qui nous bombarde de ses jugements stupides et qu'on est obligé d'appliquer à coups d'accommodements.

    Vive le Québec libre

  • FARID KODSI
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 10h31
    Un trou dans l'eau
    Avec ou sans Commission d'étude, le Québec devra offrir une place respectable aux nouveaux arrivants qui font désormais partie intégrante du Québec moderne car les Québécois pure laine ne font plus d'enfants et que c'est grâce à l'immigration que le taux de natalité est à la hausse au Québec et si les nouveaux Canadiens sont traités d'importés ou d'immigrés, il reste que les familles québécoises pure laine paient entre 30 000 et 40 000 $ pour importer des bébés asiatiques et africains.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 12h11
    Accommodements dérésonnables
    Le Québec a été raisonnable à l`extrême depuis la création du ministère de l`Education en 1960. Les groupes d`intérêts particuliers ont obtenu des subventions au niveau de 60% de leur dépenses budgetées dans les écoles privées. Arméniens, chinois, grecs, italiens, juifs en ont profité grandement depuis lors. Cette ouverture du peuple et gouvernement du Québec a facilité l`intégration d`immigrants, bien que la majorité a choisi d`aller vers les anglophones. Le temps est venu de revoir ces budgets et d`allouer ces fonds pour couvrir les besoins des écoles laïques et publiques. Les CEGEPs et universités souffrent de sous-financement ainsi que d`une dette croissante. Les frais s`accroissent et bientôt le gel des redevances des étudiants du secteur public devra être redressé. Le temps est venu que notre gouvernement mette ses culottes et représente les intérêts de la majorité francophone du Québec, car ils en sont les élus.

  • Lélie
    Inscrite
    vendredi 9 février 2007 13h25
    Le Québec devra apprendre
    L'immigration, et de par ce fait, les immigrants et leurs différences font maintenant entièrement partie de la "vie québécoise". Le québécois blanc, chrétien et de race blanche n'existe plus. Maintenant il doit devenir le québécois ouvert sur le monde et respectueux des différences.

    Nous devons cesser nos propos et nos gestes xénophobes.

    Comme Farid Kodsi, le québécois pure laine ne fait plus d'enfants. Les bébés d'aujourd'hui sont le fruit d'un mélange multiethnique qui devrait faire de nous un "peuple" qui a du respect envers les différences malgré la peur de l'inconnu.

  • aziz hat
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 16h46
    La première intervention est à la hauteur de votre peuple : INCULTE!!!
    Vous osez parler de culture alors que vous ne n'êtes même pas capable de maitriser votre langue maternelle.

    L'immigration est une bouée parce qu'elle insuffle à cette province francophone, un sang neuf mais surtout qualifié et cultivé !!

  • Guy Girard
    Inscrit
    vendredi 9 février 2007 19h57
    Geste d'éclat.... d'Accord
    Venant d'une Région également...je ne peux qu'être d'accord avec l'intervenant M. Roger Demers, quant à la commission d'enquête créer pour tenter de noyer le poisson -vs- cette histoire des "accomodements (dites) raisonnables"...
    Tout cà pour plaire encore aux Anglais de Wesmount selon l'habituelle manière de faire de Jean Charest.

  • Monique Désy Proulx
    Abonnée
    vendredi 9 février 2007 21h23
    Les déprimés du Québec
    Les Canadiens français du Québec sont tellement déprimés, pour ne pas dire dépressifs : ils sont convaincus qu'ils ne peuvent plus faire d'enfants, qu'ils ne peuvent pas se prendre en main, qu'ils ne peuvent pas envisager de se faire leur propre avenir et que sans les immigrants, ils vont faire patate.

    C'est faux ! De toutes façons, il faut garder des proportions raisonnables en ce qui concerne le nombre d'immigrants qu'on accepte pour pouvoir les absorber, ces immigrants, sinon, on se retrouve à se noyer nous-mêmes dans la grande soupe. On se fait à nous-mêmes,tout seuls, comme des grands, ce que les Chinois font aux Tibétains : les annihiler en ouvrant massivement leur pays à l'immigration. Mais on est tellement bons, nous autres, pour considèrer n'importe qui et tout le monde au dessus de nous.

    Et merci à Jacques Noël pour les chiffres qu'il expose dans sa lettre. Vive le Québec libre.

  • Michel Perreault
    Inscrit
    samedi 10 février 2007 08h57
    ACCOMMODEMENT: POLITICIENS, DONNEZ-VOUS L'EXEMPLE?
    Quand j'entends les réactions des chefs de partis face à la question des Accommodements et la façon dont ils se traitent mutuellement, je me demande s'ils comprennent de quoi ils parlent. On aura beau me faire les plus beaux discours philosophiques, patriotiques, sociologiques sur les accommodements, quand tous les chefs de partis se traitent comme des vaut-rien, se blâment d'agir, de ne pas agir, d'agir trop tard, je ne vois sincèrement pas comment ils pensent agir en décideurs responsables d'enjeux collectifs si importants.

    Pensez-y un peu, si on me demande d'être accommodant, on me demande de l'ouverture d'esprit, de la compréhension, de l'accueil, voire de la tolérance. Ces chefs sont de véritables clowns; il n'est pas surprenant que les gens ne les jugent plus crédibles, qui peut prétendre être un leader en cette matière? Qui d'entre eux, en agissant comme des chiens de faillance, peut prétendre pouvoir guider la population vers une saine réflexion sur une question qui demande de revoir nos valeurs alors qu'ils ne peuvent donner l'exemple le plus limpide de respect les uns à l'égard des autres.

    Tout ce qu'ils démontrent c,est qu'ils ont le pouvoir d'ajouter un élément d'opportunité à la longue liste des mouvements sociaux que nous vivons. Je sais qu'ils considèrent tous la question assez importante pour en discuter, l'opportunité ne se situe pas là. L'opportunité qu'il faut y voir, c'est l'occasion de se comporter en gens capable de réflexion, de direction et de respect à l'égard de l'autre dans un débat social important.

    Commencez donc entre vous. Est-ce trop vous demander de vous arrêter et de réfléchir un peu, autrement que comme des "politicailleux" aveugles et de comprendre que si vous voulez VRAIMENT (le voulez-vous vraiment) aider la population à faire un pas vers la compréhension d'un tel phénomène, vous devez donner l'exemple de respect et non l'exemple que vous donnez de celui qui est le plus beau et le plus fin, bande d'enfants d'écoles mal léchés.

    Michel Perreault

  • Christian Charron
    Inscrit
    samedi 10 février 2007 09h45
    Stratégie du pouvoir politique : renforcer le pouvoir religieux
    Charest crée une commission pour endormir le débat, avant que la population ne se rende compte que le pouvoir politique veut tout simplement renforcer le pouvoir religieux, son ancien allié. En effet, il ne faut pas parler d'accommodements raisonnables, mais d'accommodements religieux, car tous les accommodements sont de nature religieuse.

    C'est la Cour suprême qui est responsable du débat, avec ses jugements de 2004 (souccah pour les juifs vs syndicat de copropriété) et 2006 (kirpan à l'école). Le premier jugement a été rendu à 5 contre 4, alors que le deuxième l'a été à l'unanimité. Entre les deux, le pouvoir politique canadien a nommé trois nouveaux juges, tous en faveur des accommodements religieux. La Cour suprême compte maintenant trois juges de religion juive, alors que la communauté juive ne représente que 1,1 % de la population.

    Pourquoi le pouvoir politique agit-il ainsi ? Il est en train de perdre le contrôle de l'information diffusée à la population. Les capacités de réflexion, d'organisation et d'interaction des citoyens ont été démultipliées grâce à Internet. La forte concentration des médias permettait auparavant de contrôler la réflexion populaire. Mais Internet n'étant pas un média contrôlé, il devient dangereux pour le pouvoir politique. Comme le contrôle sur l'information lui échappe, sa voie de sortie est de s'associer au pouvoir qui agit sur les consciences, le pouvoir religieux.

    La stratégie du pouvoir politique est d'encourager l'acceptation des pratiques religieuses non chrétiennes dans la société. Par réaction, la population de souche se sentira envahie et va demander la réintroduction des traditions de la religion chrétienne. En bout de ligne, c'est tout le pouvoir religieux qui en ressortira renforcé.

    Christian Charron

  • Donald Gaudreault
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 16h14
    Le défi des accommodements raisonnables
    Messieurs Gérard Bouchard et Charles Taylor,

    Le 8 février dernier vous avez été mandatés par le premier ministre Jean Charest afin de présider la commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles. Le rôle de cette commission est de donner au Québec une ligne directrice en matière d'accommodements raisonnables et ainsi tenter de mettre un terme à la controverse entourant ce phénomène. Depuis l'épisode du port du kirpan à l'école en 2002 la situation prend de plus en plus d'ampleur au Québec avec plus récemment le code de conduite d'Hérouxville et l'interdiction du port de la burka lors du vote des dernières élections provinciales. Il est dans l'intérêt de tous les Québécois d'agir afin d'éviter que l'on abuse de la situation.

    Premièrement, il est important de faire la distinction entre un accommodement raisonnable, une entente et un privilège. Le terme accommodement raisonnable désigne une norme issue du droit du travail qui, dans le but d'éviter à un individu d'être victime de discrimination, permet de prendre des mesures raisonnables pour s'entendre sans que cela n'impose une contrainte excessive à l'organisme, l'entreprise concernée et la société en général. Cette mesure a surtout permis aux femmes et aux handicapés de faire respecter leurs droits. Dans le cas du jeune Sikh qui a obtenu le droit de porter le kirpan a l'école, la Charte canadienne des droits et libertés traite plutôt de limites raisonnables aux droits fondamentaux. Par contre, le cas du YMCA qui a fait givrer ses vitres n'est pas considéré comme un accommodement raisonnable parce qu'en aucun cas il y a eu de la discrimination envers les plaignants. On parle plutôt ici d'une entente convenu entre la communauté juive hassidique et les propriétaires du YMCA afin d'éviter les frictions. Cette même communauté réclame le privilège d'avoir des examinateurs masculins lors des tests de la SAAQ. Elle invoque le droit à l'exercice de la religion dans les lieux publics. Or, ce droit n'existe pas, pire encore, ce privilège qui leur a été accordé viol la charte sur le droit à l'égalité des femmes. Obtenir un permis de conduire est un privilège, n'être testé que par des hommes ne devrait pas l'être.

    Une partie de la solution réside, selon moi, dans l'affirmation de la laïcité du Québec. « Garantir la laïcité dans les institutions publiques afin que la société civile n'ait pas à prendre en charge les choix de conscience individuelle en matière de religion » cette citation du mouvement laïc québécois ne pourrait-elle pas servir de balise à la commission Bouchard-Taylor afin de trouver des accommodements réellement raisonnables?



    Samuel Gaudreault

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