Boisclair fait son acte de contrition
«Je sais que les militants du parti exigent plus de moi. J'entends bien leur message», dit le chef du PQ
Photo : Jacques Grenier
Le candidat vedette du Parti québécois dans Borduas, Pierre Curzi, et le chef du PQ, André Boisclair, saluent la foule des partisans lors de l’assemblée d’investiture tenue hier soir, à Beloeil.
Beloeil — Secoué par le recul de son parti dans les intentions de vote mais surtout par les critiques à l'égard de son leadership, André Boisclair a prononcé hier soir un discours aux allures d'acte de contrition, assurant ses troupes qu'il peut faire mieux.
Au terme d'une rude journée où les attaques fusaient de toutes parts, le chef du Parti québécois a choisi la voie de l'humilité pour regagner le coeur des siens. Devant plusieurs centaines de militants qui participaient à l'assemblée d'investiture du président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, comme candidat péquiste dans la circonscription de Borduas, André Boisclair a dit que s'il fallait qu'il change, il allait le faire. «Comptez sur moi», a-t-il lancé.
«Vous me connaissez au Parti québécois. Vous m'avez vu bien faire dans des débats. Vous m'avez vu parfois susciter de la controverse. Je veux que vous sachiez que nous allons ensemble tout mettre en oeuvre pour que le souverainistes se sentent à l'aise au Parti québécois», a affirmé M. Boisclair.
Puis, il a raconté avoir parlé à son père et à son frère juste avant la soirée. Les deux l'ont encouragé, l'un pour qu'il dise qu'il est capable de faire encore mieux et l'autre, pour qu'il n'hésite pas à avouer ses faiblesses. «Je sais que je peux mieux faire et je sais que les membres du Parti québécois exigent plus de ma part. J'entends bien leur message», a-t-il dit aux journalistes quelques minutes plus tard.
Devant les récriminations de son prédécesseur, Bernard Landry, André Boisclair a dit pouvoir «compter sur la solidarité la plus entière de M. Landry, à l'image de celle que je lui ai toujours offerte».
Quant à savoir quoi faire de mieux, M. Boisclair s'est borné à dire qu'il en discutera demain en réunion de caucus. «Je suis convaincu qu'ensemble, toute l'équipe, on sera capable d'avoir des stratégies, des façons de faire qui nous permettent d'honorer la confiance que les membres du Parti québécois ont investie en nous», a-t-il indiqué.
Le mea culpa de M. Boisclair qui lui a permis d'inviter les Québécois «à revenir au Parti québécois» ne s'est pas arrêté là. Le chef péquiste a tendu la main aux baby-boomers, aux syndicalistes et il a abordé la question des accommodements raisonnables.
André Boisclair, qui s'est fait élire en martelant l'importance de renouveler le membership du PQ, de le dépoussiérer même, a fait l'éloge des générations qui l'ont précédé. Il a rappelé la nécessité de bâtir des alliances entre les générations, se disant l'héritier de «la flamme» qui les a animées.
Dans le sondage Léger marketing publié hier dans Le Devoir, la catégorie des 55-64 ans sont les plus sceptiques a son endroit. Ils ne l'appuient que dans une proportion de 28 % comparativement à 42 % chez les 18-24 ans qui exercent peu leur droit de vote.
Il a également tendu la main aux chefs syndicaux qui ont été froissés par les récents propos de M. Boisclair. «Je veux dire mon désir aux chefs syndicaux d'intensifier nos discussions sur des sujets qui les préoccupent. [...] Notre plate-forme électorale sera en mesure de faire en sorte que ces gens se sentent confortables chez nous. Jamais, nous ne serons leurs porte-parole. Jamais nous ne confondrons nos débats et nos responsabilités», a expliqué M. Boisclair.
Sur la question des accommodements raisonnables, le chef péquiste a tenté de reprendre le temps perdu en attaquant son adversaire adéquiste. «On va porter nos culottes sur cette question et j'aurai pas peur comme chef du Parti québécois de porter mes culottes. Mais contrairement à Mario Dumont, je vais les porter du bon bord. [...] Jamais je n'engagerai un débat sur des questions aussi importantes que celles de l'immigration sans oublier des valeurs qui sont celles de la Charte québécoise des droits et libertés qui existe depuis bien avant Mario Dumont», a-t-il affirmé.
Malgré la grogne ambiante au PQ, André Boisclair a assuré qu'il ne se sentait pas abattu. «C'est quelque chose qui me donne de l'énergie. Ça me donne le goût de travailler encore plus fort. [...] Je sais qu'il y a du ressort au Parti québécois. Je sais qu'il y a une énergie pour se battre à la prochaine campagne électorale et c'est ça qu'on va offrir aux Québécois».
Au terme d'une rude journée où les attaques fusaient de toutes parts, le chef du Parti québécois a choisi la voie de l'humilité pour regagner le coeur des siens. Devant plusieurs centaines de militants qui participaient à l'assemblée d'investiture du président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, comme candidat péquiste dans la circonscription de Borduas, André Boisclair a dit que s'il fallait qu'il change, il allait le faire. «Comptez sur moi», a-t-il lancé.
«Vous me connaissez au Parti québécois. Vous m'avez vu bien faire dans des débats. Vous m'avez vu parfois susciter de la controverse. Je veux que vous sachiez que nous allons ensemble tout mettre en oeuvre pour que le souverainistes se sentent à l'aise au Parti québécois», a affirmé M. Boisclair.
Puis, il a raconté avoir parlé à son père et à son frère juste avant la soirée. Les deux l'ont encouragé, l'un pour qu'il dise qu'il est capable de faire encore mieux et l'autre, pour qu'il n'hésite pas à avouer ses faiblesses. «Je sais que je peux mieux faire et je sais que les membres du Parti québécois exigent plus de ma part. J'entends bien leur message», a-t-il dit aux journalistes quelques minutes plus tard.
Devant les récriminations de son prédécesseur, Bernard Landry, André Boisclair a dit pouvoir «compter sur la solidarité la plus entière de M. Landry, à l'image de celle que je lui ai toujours offerte».
Quant à savoir quoi faire de mieux, M. Boisclair s'est borné à dire qu'il en discutera demain en réunion de caucus. «Je suis convaincu qu'ensemble, toute l'équipe, on sera capable d'avoir des stratégies, des façons de faire qui nous permettent d'honorer la confiance que les membres du Parti québécois ont investie en nous», a-t-il indiqué.
Le mea culpa de M. Boisclair qui lui a permis d'inviter les Québécois «à revenir au Parti québécois» ne s'est pas arrêté là. Le chef péquiste a tendu la main aux baby-boomers, aux syndicalistes et il a abordé la question des accommodements raisonnables.
André Boisclair, qui s'est fait élire en martelant l'importance de renouveler le membership du PQ, de le dépoussiérer même, a fait l'éloge des générations qui l'ont précédé. Il a rappelé la nécessité de bâtir des alliances entre les générations, se disant l'héritier de «la flamme» qui les a animées.
Dans le sondage Léger marketing publié hier dans Le Devoir, la catégorie des 55-64 ans sont les plus sceptiques a son endroit. Ils ne l'appuient que dans une proportion de 28 % comparativement à 42 % chez les 18-24 ans qui exercent peu leur droit de vote.
Il a également tendu la main aux chefs syndicaux qui ont été froissés par les récents propos de M. Boisclair. «Je veux dire mon désir aux chefs syndicaux d'intensifier nos discussions sur des sujets qui les préoccupent. [...] Notre plate-forme électorale sera en mesure de faire en sorte que ces gens se sentent confortables chez nous. Jamais, nous ne serons leurs porte-parole. Jamais nous ne confondrons nos débats et nos responsabilités», a expliqué M. Boisclair.
Sur la question des accommodements raisonnables, le chef péquiste a tenté de reprendre le temps perdu en attaquant son adversaire adéquiste. «On va porter nos culottes sur cette question et j'aurai pas peur comme chef du Parti québécois de porter mes culottes. Mais contrairement à Mario Dumont, je vais les porter du bon bord. [...] Jamais je n'engagerai un débat sur des questions aussi importantes que celles de l'immigration sans oublier des valeurs qui sont celles de la Charte québécoise des droits et libertés qui existe depuis bien avant Mario Dumont», a-t-il affirmé.
Malgré la grogne ambiante au PQ, André Boisclair a assuré qu'il ne se sentait pas abattu. «C'est quelque chose qui me donne de l'énergie. Ça me donne le goût de travailler encore plus fort. [...] Je sais qu'il y a du ressort au Parti québécois. Je sais qu'il y a une énergie pour se battre à la prochaine campagne électorale et c'est ça qu'on va offrir aux Québécois».
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