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Boisclair fait son acte de contrition

«Je sais que les militants du parti exigent plus de moi. J'entends bien leur message», dit le chef du PQ

Kathleen Lévesque   31 janvier 2007  Québec
Le candidat vedette du Parti québécois dans Borduas, Pierre Curzi, et le chef du PQ, André Boisclair, saluent la foule des partisans lors de l’assemblée d’investiture tenue hier soir, à Beloeil.
Photo : Jacques Grenier
Le candidat vedette du Parti québécois dans Borduas, Pierre Curzi, et le chef du PQ, André Boisclair, saluent la foule des partisans lors de l’assemblée d’investiture tenue hier soir, à Beloeil.
Beloeil — Secoué par le recul de son parti dans les intentions de vote mais surtout par les critiques à l'égard de son leadership, André Boisclair a prononcé hier soir un discours aux allures d'acte de contrition, assurant ses troupes qu'il peut faire mieux.

Au terme d'une rude journée où les attaques fusaient de toutes parts, le chef du Parti québécois a choisi la voie de l'humilité pour regagner le coeur des siens. Devant plusieurs centaines de militants qui participaient à l'assemblée d'investiture du président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, comme candidat péquiste dans la circonscription de Borduas, André Boisclair a dit que s'il fallait qu'il change, il allait le faire. «Comptez sur moi», a-t-il lancé.

«Vous me connaissez au Parti québécois. Vous m'avez vu bien faire dans des débats. Vous m'avez vu parfois susciter de la controverse. Je veux que vous sachiez que nous allons ensemble tout mettre en oeuvre pour que le souverainistes se sentent à l'aise au Parti québécois», a affirmé M. Boisclair.

Puis, il a raconté avoir parlé à son père et à son frère juste avant la soirée. Les deux l'ont encouragé, l'un pour qu'il dise qu'il est capable de faire encore mieux et l'autre, pour qu'il n'hésite pas à avouer ses faiblesses. «Je sais que je peux mieux faire et je sais que les membres du Parti québécois exigent plus de ma part. J'entends bien leur message», a-t-il dit aux journalistes quelques minutes plus tard.

Devant les récriminations de son prédécesseur, Bernard Landry, André Boisclair a dit pouvoir «compter sur la solidarité la plus entière de M. Landry, à l'image de celle que je lui ai toujours offerte».

Quant à savoir quoi faire de mieux, M. Boisclair s'est borné à dire qu'il en discutera demain en réunion de caucus. «Je suis convaincu qu'ensemble, toute l'équipe, on sera capable d'avoir des stratégies, des façons de faire qui nous permettent d'honorer la confiance que les membres du Parti québécois ont investie en nous», a-t-il indiqué.

Le mea culpa de M. Boisclair qui lui a permis d'inviter les Québécois «à revenir au Parti québécois» ne s'est pas arrêté là. Le chef péquiste a tendu la main aux baby-boomers, aux syndicalistes et il a abordé la question des accommodements raisonnables.

André Boisclair, qui s'est fait élire en martelant l'importance de renouveler le membership du PQ, de le dépoussiérer même, a fait l'éloge des générations qui l'ont précédé. Il a rappelé la nécessité de bâtir des alliances entre les générations, se disant l'héritier de «la flamme» qui les a animées.

Dans le sondage Léger marketing publié hier dans Le Devoir, la catégorie des 55-64 ans sont les plus sceptiques a son endroit. Ils ne l'appuient que dans une proportion de 28 % comparativement à 42 % chez les 18-24 ans qui exercent peu leur droit de vote.

Il a également tendu la main aux chefs syndicaux qui ont été froissés par les récents propos de M. Boisclair. «Je veux dire mon désir aux chefs syndicaux d'intensifier nos discussions sur des sujets qui les préoccupent. [...] Notre plate-forme électorale sera en mesure de faire en sorte que ces gens se sentent confortables chez nous. Jamais, nous ne serons leurs porte-parole. Jamais nous ne confondrons nos débats et nos responsabilités», a expliqué M. Boisclair.

Sur la question des accommodements raisonnables, le chef péquiste a tenté de reprendre le temps perdu en attaquant son adversaire adéquiste. «On va porter nos culottes sur cette question et j'aurai pas peur comme chef du Parti québécois de porter mes culottes. Mais contrairement à Mario Dumont, je vais les porter du bon bord. [...] Jamais je n'engagerai un débat sur des questions aussi importantes que celles de l'immigration sans oublier des valeurs qui sont celles de la Charte québécoise des droits et libertés qui existe depuis bien avant Mario Dumont», a-t-il affirmé.

Malgré la grogne ambiante au PQ, André Boisclair a assuré qu'il ne se sentait pas abattu. «C'est quelque chose qui me donne de l'énergie. Ça me donne le goût de travailler encore plus fort. [...] Je sais qu'il y a du ressort au Parti québécois. Je sais qu'il y a une énergie pour se battre à la prochaine campagne électorale et c'est ça qu'on va offrir aux Québécois».
 
 
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  • P Q
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 05h20
    Landry doit revenir
    Boisclair ne mènera le PQ nul part qu'on se le dise.
    -Landry doit revenir au plus vite, il a de l'expérience et sait s'exprimer à contrario de Boisclair qui devrait se faire plus petit.

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 07h50
    Un égo ne fait pas un chef- par Benoît Gagnon
    M. Boisclair il est temps d`écarter ses ambitions personnelles pour la cause de la marche vers l`indépendance.Vous me sembler être un obstacle vers cette la création vers une société nouvelle.Il est évident que pour vous cela est une défaite,voilà pour vous l`occasion de servir autrement.

  • Jacqueline Bordeleau
    Inscrite
    mercredi 31 janvier 2007 08h10
    Boisclair est incapable de nous conduire à la souveraineté
    Je suis une militante de Pointe-aux-Trembles depuis toujours. L'an dernier, M. Boisclair s'est présenté à nous pour devenir député de notre comté.
    J'ai eu une discussion avec lui qui m'a fait connaître l'individu qui était devenu notre chef.
    Je lui ai demandé s'il pouvait faire la promotion de la souveraineté et d'expliquer aux jeunes les avantages de celle-ci. A maintes reprises, j'ai constaté que les enfants des militants comme moi se posaient la question: " La souveraineté, qu'est ce que cela me donnerait ? "

    A ma grande surprise, M. Boisclair m'a dit qu'il N'ÉTAIT PAS D'ACCORD AVEC MOI ( ce qu'il dit à bien des groupes ) que tout avait été dit sur ce sujet depuis 25 ans. Et que nous étions tous indépendantistes pour des raisons différentes. Je n'y croyais pas, il ne m'écoutait pas, il parlait en même temps que moi... Je lui ai par la suite envoyé 3 lettres auxquelles il n'a pas daigné répondre...

    Depuis ce temps, j'attends ce qui arrive aujourd'Hui et moi aussi je crois que M. Landry devrait revenir tout de suite. Je m'étais faite à l'idée de perdre l'élection et de se donner un nouveau chef par la suite. Mais, ce serait dommage de perdre tant de temps encore...

    Jacqueline Bordeleau
    Pointe-aux-Trembles

  • Denis Biron
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 08h58
    Où se cache le vrai Chef d'Ét ?
    André Boisclair ne possède pas ls outils nécessaires pour conduire le peuple québécois à son indépendance politique.

    Où se trouve le futur CHEF d'État avec les compétences d'un Jacques Parizeau ? S'il existe dans les troupes péquistes, il doit se lever immédiatement. À l'exception de Lucien Bouchard, qui n'est vraiment pas un souverainiste convaincu, il serait opportun de rappeler le plus tôt possible madame Pauline Marois ou Bernard Landry qui possèdent l'expérience requise pour gagner les prochaines élections québécoises et pour faire du Québec un ÉTAT souverain de langue française en Amérique du Nord.

    D. Biron

  • Georges Desrosiers
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 09h18
    Le roi Landry
    Je trouve toute cete histoire affreuse et je m'explique pas du tout l'attitude de Bernard Landry. Il a quitté, qu'il reste en dehors de la chicane. On ne voit pas les anciens PN faire surface comme il le fait. Bouchard, Parizeau, Johnson ne disent pas un mot. Pour qui se prend ce Landry? Pour le Messie?

    Il n'a jamais été élu PM, il a eu la job par acclamation. Cessons de le voir comme un grand sauveur de nation et rappelons-nous plutôt tous les scandales dans lesquels il a trempé et a trempé ses troupes. Les chevaux, Gaspésia, Sonac, etc. etc.

    QU'il arrête de bouder dans son coin comme un gros cave et qu'il passe à autre chose.

    Boisclair fait des erreurs, c'est un enfant. Il est exactement un adulescent. Il pourrait jouer dans Les Invincibles et personne ne serait surpris. Il a encore besoin de l'approbation de son père pour agir....comem les grands tatais des Invincibles. On l'a voulu là, qu'on l'endure. Les Américains sotn pognés avec Bush, nous c'est avec Boisclair. Malgré toutes ses erreurs, il ne mérite pas le traitement qu'on lui réserve. Il ne mérite pas d'être le dindon de la farce.

    Les péquistes sont une gang de couillons qui ne peuvent soutenir leur chef. Ils me dégoutent et Landry me détoute encore plus.

    Plus jamais je voterai P.Q. C'est une gang de couillons qui mènent le parti. Désolé.

    Reste che vous Bernard

  • Serge Bouchard
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 10h00
    Landry l'humoriste
    Voir M. Landry représente toujours un bon moment pour moi: rire fait toujours du bien; merci, M. Landry. Décidément, Mme Marois a beaucoup de classe et, semble-t-il, est vraiment démocrate.

  • Nathalie Fortier
    Inscrite
    mercredi 31 janvier 2007 10h10
    Où est Pauline Marois?
    Pauline Marois ou Bernard Landry. Peu importe. Ou encore Joseph Facal. Mais, de grâce, pas Narcisse Boiclair. Ils le disent immature à 40 ans? À mon avis, ce n'est pas tant le manque de maturité que le manque d'intelligence et de discernement! Quand on est trop imbus de sa personne...

  • P Duhamel
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 10h58
    Parizeau
    Merde ... qu'on s'ennui donc de Monsieur !!!!!

  • Alain Rowe
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 11h47
    La crise
    Il n'est pas étonnant que ce soit au parti québécois qu'éclate d'abord au grand jour la crise qui secoue présentement la société québécoise. Les colonnes du temples sont secouées par un tremblement de terre provoqué par une incroyable grogne suite au manque de leadership au niveau politique qui a engendré elle-même un tsunami d'insécurité identitaire à propos des soi-disant accommodements raisonnables.

    On fait porter à André Boisclair tout le poids d'une crise qui va bien au-delà des souverainistes, car elle secoue tout autant les fédéralistes, les immigrants, les nouveaux comme les plus anciens, et ramène à l'avant plan le multiculturalisme qu'avait imaginé Pierre Eliot Trudeau pour tenter d'endiguer le nationalisme québécois.

    Car, bien que l'on puisse souscrire à beaucoup de critiques que l'on attribue à Boisclair, (la principale étant à mon avis son absence en tout et sur tout depuis 1 an) les désaffections que l'on voit se manifester au PQ, sont aussi des mouvements de gauche vers la droite. Pas étonnant que Mario Dumont en profite!

    Le PQ est condamné à se positionner au centre car sa raison d'être première est de réaliser la souveraineté. Et pour cela, il doit rallier une majorité. Qu'on se le dise.

    Un vrai parti de gauche ne pourra voir le jour qu'après la souveraineté.
    On se demande comment il se fait que les leaders souverainistes n'ont pas compris que c'est en maintenant vivante et à portée de main que se situe cet idéal, et pourquoi l'on a pas ce minimum de courage de dire à M.Charest, oui nous voulons un référendum, oui, oui et oui.

    Par pour semer la discorde comme lui-même l'a fait en rentrant au pouvoir et ses dizaines de référendums sur les défusions municipales, dont il s'apprête, on l'espère, peut-être à payer la note, mais pour nous réaliser une fois pour toute en tant que peuple.

    Cela me semble la seule arme qui puisse contrer l'insécurité identitaire donc souffre la collectivité québécoise, toutes couleurs et alliances confondues, et ce fort courant qui souffle de la droite.

    C'est la l'idée de la souveraineté qui rallie les gens, et le seul geste qui pourrait peut-être sauver Boisclair et le PQ serait de commencer tout de suite la campagne sur ce thème.

  • Bernard Desgagne
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 16h17
    Dificile à comprendre
    André Boisclair a le don de s'emberlificoter dans des phrases longues et maladroites qui déplaisent tant aux intellectuels qu'à la population en général. En voici un exemple:

    «Notre plate-forme électorale sera en mesure de faire en sorte que ces gens se sentent confortables chez nous. Jamais, nous ne serons leurs porte-parole. Jamais nous ne confondrons nos débats et nos responsabilités.»

    C'est plein de fautes, c'est verbeux et on ne sait pas exactement où il veut en venir.

    La première tâche d'un bon chef est de communiquer efficacement. Or, les qualités de communicateur font cruellement défaut à André Boisclair. Malgré les anglicismes et les tournures plus ou moins heureuses qu'emploient Jean Charest et Mario Dumont, ils lui sont nettement supérieurs sur ce plan.

  • FARID KODSI
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 17h10
    Le PQ - un parti qui tire de l'arrière
    Ça prend plus qu'un acte de contrition pour remettre le parti sur la voie du succès alors que la discorde bat toujours son plein dans ce parti de la gaffe, de la chicane et de la magouille.

  • Julien Lussier
    Inscrit
    jeudi 1 février 2007 05h42
    le cul entre deux chaises
    Le PQ est un parti aux contours mal définis, dont les membres ne s'accordent plus que sur la seule idée de la souveraineté. Les deux manifestes parus il y a un an ont scindé la société québécoise en deux, et le PQ n'y a pas échappé. C'est ainsi que des solidaires et des lucides sont forcés de se cotoyer au sein du PQ, avec les résultats que l'on connaît aujourd'hui.

    Le PQ est un vieux parti. Trop vieux. Il faut en faire deux nouveaux partis, qui formeront une coalition autour de la question de l'indépendance, et voilà tout. Qu'on laisse les solidaires et les lucides avoir leurs partis respectifs, étant entendu que derrière ces prises de positions respectives sur l'orientation que doit prendre la société québécoise se cache un nationalisme irréductible. Que l'on fasse l'indépendance, toute classes politiques confondues, si possible, et que l'on poursuive le débat d'idées dans une Assemblée véritablement nationale.

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