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Landry songe à revenir

Robert Dutrisac , Antoine Robitaille   31 janvier 2007  Québec
Après une journée difficile au cours de laquelle André Boisclair a fait face à des sondages dévastateurs et à une grogne qui s’est accentuée au sein même de son parti, le chef du Parti québécois a participé en soirée à l’assemblée d’i
Photo : Jacques Grenier
Après une journée difficile au cours de laquelle André Boisclair a fait face à des sondages dévastateurs et à une grogne qui s’est accentuée au sein même de son parti, le chef du Parti québécois a participé en soirée à l’assemblée d’i
Québec — L'ancien premier ministre Bernard Landry s'est montré prêt à effectuer un retour à la tête du Parti québécois advenant une démission d'André Boisclair, mis à mal par les dernières enquêtes d'opinions et contesté dans les rangs souverainistes. Un péquiste de la première heure, Yves Michaud, a remis en question le leadership de M. Boisclair hier. Ces polémiques bouleverseront assurément une semaine stratégique pour le parti, marquée par un caucus préélectoral demain et vendredi ainsi que par une Conférence nationale des présidents samedi.

Sur les ondes de LCN hier en fin de journée, M. Landry a affirmé qu'il serait prêt à «servir à un poste ou à un autre», avant d'ajouter: «Mais là, le poste de chef du Parti québécois, il est occupé.» Tout en répétant que la question était «purement hypothétique», M. Landry a laissé tomber: «C'est la démocratie qui tranchera [...] et les gens savent que je suis un homme de service public, certains disent même un homme d'État, ce qui est vrai, je le reconnais.»

Visiblement ébranlé par la crise dans laquelle il est plongé, André Boisclair a affirmé hier soir pouvoir «compter sur la solidarité la plus entière de M. Landry, à l'image de celle que je lui ai toujours offerte». Alors qu'il prenait la parole à l'assemblée d'investiture de Pierre Curzi dans Borduas, le chef péquiste a dit qu'il pouvait «faire mieux», invitant du coup les Québécois «à revenir au Parti québécois» (voir autre texte en page A 5).

Toute la journée, M. Landry s'est répandu en entrevues, au cours desquelles il a souligné les multiples «erreurs» d'André Boisclair, tenant même à certaines reprises ce dernier pour directement responsable de la «déconfiture» actuelle du parti. À CHOI-FM, hier matin, il a déclaré: «Ce qu'il [André Boisclair] a fait a provoqué la déconfiture de notre parti. Quand j'ai quitté [le parti], on était à 47 %. Ça veut dire qu'il y a des choses qu'il a faites: cette mésaventure du crucifix, une certaine mollesse dans un débat fondamental, celui des accommodements raisonnables, qui est très lié au destin de la nation québécoise.» Sur les ondes de RDI un peu plus tard, il déclarait: «[J'ai démissionné à 76 %]. C'est sûr que celui qui a moins de 76 % doit être un peu déprimé et doit poser des gestes pour changer le cours des choses.»

Plusieurs des sorties de l'ancien premier ministre confinaient au désaveu de son successeur, bien qu'il ait répété à plusieurs reprises être un «militant exemplaire» soutenant son chef. «C'est un métier difficile. Souvent, dans ces parcours, on fait des erreurs. Ce serait d'une malhonnêteté totale de nier que Boisclair en a commises. C'est à lui à en prendre conscience», a-t-il dit lors d'une entrevue accordée au Devoir.

M. Landry s'est du reste dit «profondément attristé» parce qu'il avait «quitté la direction pour faciliter l'avance vers la souveraineté, pour aider le parti et la nation québécoise». Or les derniers sondages lui indiquent clairement que, «jusqu'à ce jour, ça n'a pas produit les effets souhaités». Au contraire, les coups de sonde laissent entendre que, s'il prenait le pouvoir, le PQ ne gagnerait pas de «manière glorieuse», ce qui nuirait à la préparation de «l'objectif central» du parti: la souveraineté.

M. Landry fustige M. Boisclair pour avoir affirmé que les anciens chefs péquistes avaient entretenu des relations de «copinage» avec les chefs syndicaux. Ce faisant, M. Boisclair a non seulement insulté les syndicats, estime M. Landry, mais il a froissé ses prédécesseurs tout en commettant «une erreur sur le plan historique». «Cette erreur, il l'a commise de bonne foi, j'imagine», a précisé M. Landry. «Le PQ a gouverné de façon responsable avec tous ses chefs», a-t-il affirmé, en rappelant que les rapports entre le parti et les syndicats n'ont pas toujours été très bons: «Est-ce qu'on était copains quand on a coupé 20 % des salaires dans la fonction publique? Est-ce que c'est dans une atmosphère de copinage que s'est faite la Loi sur les services essentiels? Est-ce que c'était dans une atmosphère joyeuse que l'on a fait face à une grève des infirmières?», s'est interrogé M. Landry. Selon lui, «le Parti québécois n'a jamais gouverné pour les syndicats ou pour le patronat, il a gouverné pour le bien public, ce qui a produit des interfaces rugueuses parfois avec les uns, parfois avec les autres».

D'ailleurs, le club politique de gauche Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-libre) ne décolérait pas hier, au sujet des déclarations de M. Boisclair. Notamment la présidente du PQ, Monique Richard, ancienne présidente de la CSQ. Un des membres éminents du club politique, Pierre Dubuc, a indiqué que le conseil d'administration du SPQ-libre s'était réuni lundi pour conclure que les précisions apportées par M. Boisclair à la télé dimanche soir «n'étaient pas satisfaisantes» et ne consistaient aucunement en une rétractation. Chose certaine, les échos venant des milieux syndicaux sont très défavorables au chef péquiste, a-t-il rapporté: «Les gens disent: "Qu'il nous oublie s'il compte sur nous pour organiser des visites d'usines pendant la campagne électorale".» Le porte-parole du club politique et ancien président de la CSN, Marc Laviolette, a dit avoir hâte de participer à la conférence de samedi: «On a besoin d'une bonne mise au point.»

Michaud

Le «Robin des banques», Yves Michaud, est d'avis que M. Boisclair doit envisager de démissionner, et ce, avant les élections et que Bernard Landry — qui a à ses yeux «la stature d'un homme d'État» — pourrait prendre sa place. L'ancien député et diplomate s'est demandé si le chef péquiste avait toujours la confiance du parti et du peuple. En parlant de l'état de déconfiture du PQ, Bernard Landry «a ouvert une crise majeure sur le leadership» d'André Boisclair, un leadership «fragilisé», juge M. Michaud. «Il est manifeste que toutes les déclarations, une par une, d'André Boisclair ont créé un profond malaise.»

Au reste, ce n'est pas la première fois que Bernard Landry se montre prêt à revenir en politique, après l'avoir quittée brutalement après le vote sur son leadership au congrès de juin 2005. Quelques jours après sa démission, un groupe avait mis sur pied un site Internet pour inciter l'ancien premier ministre à se porter candidat à sa propre succession. Le principal intéressé avait jugé l'appui manifesté par ces quelques inconditionnels insuffisant mais avait à l'époque admis qu'il regrettait d'avoir démissionné. Depuis l'affaire Brokeback Mountain (parodie à laquelle M. Boisclair a participé avant les Fêtes), qui selon nos sources l'a révolté, plusieurs indiquent que Bernard Landry est dans un état de grande «fébrilité»: «Il attend le putsch, il n'en dort pas la nuit.»

La leader parlementaire péquiste Diane Lemieux a refusé de commenter les rumeurs de grogne au sein du caucus mais a tout de même reconnu avoir formulé des critiques: «J'ai fait et j'ai dit ce que j'avais à dire et à faire auprès des personnes concernées. Je n'aime pas jouer la game dans les médias.» Elle a ajouté: «Je vois bien, ces derniers jours, que le sport national de bien des commentateurs, journalistes et quelques militants du Parti québécois, c'est de critiquer et de taper sur André Boisclair. Ce n'est pas mon rôle.»

Le député de Rousseau, François Legault, estime qu'«il ne faut pas dramatiser». Les péquistes doivent resserrer les rangs, adopter «une attitude positive même s'il y a de la turbulence». Il a dit mal comprendre pourquoi Bernard Landry faisait de telles déclarations. «La pire chose qu'on pourrait faire, c'est de commencer à se tirer dessus l'un et l'autre», a-t-il dit. À la réunion du caucus péquiste cette semaine, les députés prendront connaissance de la plate-forme électorale du parti, préparée par le député Camil Bouchard et retravaillée par le conseiller Daniel Audet. «Ça devrait aider. Ce n'est pas vrai qu'André Boisclair n'a pas d'idées», a fait valoir M. Legault.

L'ADQ sur un nuage

Pour sa part, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, ne pouvait que se réjouir des résultats du sondage Léger Marketing-Le Devoir qui montrait que son parti avait gagné quatre points de pourcentage, à 24 %. Selon le chef adéquiste, «le gigantesque problème» d'André Boisclair, c'est d'avoir tenu le haut du pavé pendant un an sans que l'électorat sache aujourd'hui quelles sont ses idées. «Alors que toutes les caméras étaient braquées sur lui, tous les micros étaient donnés à lui, il était incapable de prendre des positions claires, de marquer l'imaginaire des gens, de lancer des débats de société. C'est comme si son tour était passé», a dit Mario Dumont au cours d'une conférence de presse où il a annoncé la candidature de Gilles Taillon dans Chauveau, en banlieue de Québec.

***

Avec la collaboration de Kathleen Lévesque
Après une journée difficile au cours de laquelle André Boisclair a fait face à des sondages dévastateurs et à une grogne qui s’est accentuée au sein même de son parti, le chef du Parti québécois a participé en soirée à l’assemblée d’i Mario Dumont a annoncé hier la candidature de Gilles Taillon dans Chauveau, en banlieue de Québec. Le chef de l’ADQ se réjouit du sondage Léger Marketing–Le Devoir qui accorde à son parti 24 % des intentions de vote au Québec.
 






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Vos réactions

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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 01h39
    Héritage de Boisclair
    « La haine entre Landry et Marrois mine encore et elle est devenue un obstacle au PQ. Boisclair est là de façon démocratique et le vote était le reflet de la population. Le PQ stagnait avec aucun renouvellement des membres. Boisclair réagit tout comme à l'image des plus jeunes. Nous entrons dans l'ère ou les opinions sont exprimées plus directement et franchement. Faut savoir ce que l'on veut? Un changement de génération. Peut-être que des journalistes n'aiment pas cette façon? Des petits bonbons? Peut-être que vous les premiers n'acceptez pas la démocratie? Boisclair tout comme Céline Dion sa popularité en a fait réagir plus d'un. J'ai mal à mes médias! D'entendre que le PQ est terminé et bien le PLQ avait 50, 000 membre en 2005, L'ADQ 924 en 2005 alors que le PQ 145,000 dans mon livre à moi ce n'est pas le PQ qui va mal....Où...Où.... »

  • normand nadeau
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 01h52
    L'occasion...
    « "Occasio habet omnes capillos in frontem"... quand elle est passee, inutile de tenter de la rattraper.
    A qui appliquer l'adage, sinon a tous ceux concernes ? »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 06h09
    Boisclair doit Partir et le PQ doit faire alliance avec QS sur la question nationale
    « Je crois que le constat de la réalité démontre que les chefs partis et les chefs se montrent chancelants et de plus en plus vulnérables qu'il devient évident que la question nationale ne doit plus appartenir à aux leaders ou à un seul parti politique. Avec l'approche politique actuelle, en se faisant la cible vulnérable d'acerbes critiques c'est l'indépendance elle-même que l'on rend vulnérable. Sans avoir fait la moindre campagne, Québec Solidaire attire déjà plus de 5 % de l'électorat. Qu'arrivera-t-il si les intensions de vote de Québec Solidaire augmentent encore sensiblement ? L'indépendance sera reléguée aux oubliettes ? Ce ne sont pourtant pas là les intensions de Québec Solidaire. Pour sortir de ce dilemme et appliquer pleinement le principe de la « souveraineté populaire » il « faut » que la question nationale soit retirée de la mainmise du PQ et soit remise entre les mains de l'électorat Le Parti Québécois et Québec Solidaire doivent désormais faire alliance sur la question de la souveraineté et pour ce faire il faudra que tout vote pour un parti souverainiste ou tout vote pour candidat souverainiste = un vote pour l'indépendance.

    Pour rendre conforme les résultats, il suffira que les partis et les candidats souverainistes soient clairs dès le début de la campagne et demandent le mandat de réaliser l'indépendance.

    La question nationale est un enjeu trop important et les partis et leurs chefs trop vulnérables pour que cette question demeure l'apanage de quelques-uns.

    Avec l'arrivée d'une seconde force politique souverainiste crédible comme celle de Québec Solidaire et même de certains députés libéraux d'allégeance souverainistes, il faudra en venir à cette solution des élections référendaires. Une solution porte en plus l'avantage d'éliminer le risque désastreux que serait un troisième référendum perdant.


    ________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec Solidaire
    Porte-parole homme circonscription Saint-Henri / Sainte-Anne
    Militant pour l'éradication de la pauvreté
    Et pour l'indépendance du Québec

    Courriel : chmontmarquette@yahoo.fr

    N.B. Je vous suggère de lire mon dernier article qui traite de cette question et de suivre des débats qui concernent ces enjeux entourant la question nationale dans l'optique d'une élection référendaire. Un nouvel article sera publié sous peu.

    « Référendum : Strike 3 » Ou réfléchir à la question nationale »

    Site original de la publication : http://pressegauche.org/

    Site du débat : http://pressegauche.org/spip.php?article441

    Article intégral : http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    Site personnel et autres articles :

    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/ »

  • julien arsenault
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 06h13
    manque de profondeur
    « Madame/Monsieur.
    Il ne fait plus aucun doute que l'avenir de Monsieur Boisclair s'est gravement fragilisé depuis son élection comme chef du parti québécois et bien sûr il en est la principale cause. Dans toutes ses interventions publiques, il a manqué maladroitement de profondeur en en comptant que sur l'adhésion de 40000 nouveaux membres pour se sentir bien en selle pour gagner son élection comme chef du parti: boilà une première démonstration de sa myopie en matière électorale. Il est en train de vivre le départ de bonnes têtes qui ont tout de même bien servi et le parti et leurs comtés.

    En février 2003 Bernard Landry, dans l'espoir de retenir des votes qui, à sa connaissance délaissaient le parti à la veille de l'élection declarait en entrevue à RDI que si le parti québécois perdait cette élection, l'existence même du parti serait remis en question. Par la suite en octobre 2005 Denyse Bombardier qualifiait dans le Devoir, l'arrivée de André Boisclair sonnait déjà le glas en avançant que c'était le commencement de l'agonie de ce parti.

    Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence que Monsieur Landry n'aurais pa dû quitter le bateau en partant du "faible" appui à 76% des membres du parti.

    Mais alors comment pourait-il même aujourd'hui demander à la population d'appuyer la souveraineté du Québec avec 51%?

    Il y a vraiment trop d'idées tout croches qui circulent à l'intérieur de ce parti, du moins rien qui puisse ennoblir en soi la politique avec tout ce qui se passe aux autres niveau de l'administration publique De plus il y a trop de monde qui parlent en même temps. Quel beau cafouillage »

  • Normand Parisien
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 06h46
    Le PQ est devenu un vieux parti.
    « L'avantage de l'élection de André Boisclair, à la tête du PQ, était son jeune âge. Messieurs Landry, Michaud ou Parizeau sont très motivés par cet idéal souverainiste mais, ils ont en commun un âge avancé (plus de 60 ans) et cela donne l'impression d'un parti qui se destine à des électeurs qui sont de moins en moins jeunes. Pourtant à l'origine, dans les années 60-70, le PQ était considéré comme le premier choix des professeurs/étudiants et des jeunes travailleurs souvent syndiqués. Un sérieux coup de barre me semble nécessaire. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 09h43
    La Fronde
    « Revêtu du costume du Grand Condé, Victor Lévy Beaulieu lance sa mazarinade contre le prétendant au trône en attente de sa maturité. C'est la Fronde populaire, celle de la première phase. Or, avec les déclarations récentes des courtisans, dont celle de Bernard Landry et de d' Yves. Michaud, la Fronde entre dans sa deuxième phase, celle des princes. André Boisclair pourrait se consoler en se rappelant l'Histoire de France qui enseigne que cette Fronce a totalement échouée. Et ce, à la faveur de l'aspirant . (Louis XIV). Claude Poulin Sillery »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 10h10
    Des Air Miles pour Andé.
    « Y a t il un seul député dans la PQ qui ait assez de courage et de sens du devoir pour se lever et demander la démission immédiate de M Boisclair au nom de l intérët supérieur du Québec. Et nous débarassez ainsi du "syndrome P.M. Johnson" pour toujours. M.Boisclair aura t il suffisament le sens de l histoire pour accepter de quitter dans l intérët supérieur de la cause. Si OUI il faut lui trouver des Air Miles pour lui acheter un billet pour qu il attrape son avion qui était en partance vers Toronto. »

  • Michel Martin
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 10h10
    Landry : aussi modeste que Bush est nuancé
    « À entendre Bernard Landry poignarder Boisclair en se vantant de la sorte, on ne peut constater à quel point Landry manque tout autant de flair et de jugement que son successeur. On n'a pas à être surpris de quoi que ce soit de la part des leaders péquistes : ils se sont toujours considérés comme meilleurs et plus intelligents que tout le monde. À titre d'exemple, voici ce que Landry a dit à Stephan Bureau, en mars 2000, après le dépôt de son dernier budget comme ministre des Finances : « Je suis le plus articulé des souverainistes ! » (Le point, R.-C. 14 mars 2000). Aussi modeste que Bush est nuancé ... »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 11h04
    Yves Michaud, péquiste de la première heure, pas tout à fait vrai !
    « Yves Michaud, péquiste de la première heure, pas tout à fait vrai ! Élu député libéral dans Gouin en 1966, après avoir démissionné une première fois du PLQ en raison de la loi 63 qu'il conteste, il est à nouveau candidat du PLQ dans le même comté en 1970 où il est défait par le péquiste Guy Joron. Par la suite, Robert Bourassa le nomme Haut-commissaire à la Coopération au ministère des Affaires intergouvernementales , poste qu'il occupa de 1970 à 1973. Ce n'est que par la suite qu'il joint les rangs du PQ. Il a partagé certains des plus durs moments de la carrière de René Lévesque, dont la faillite du journal le JOUR qu'il a dirigé de 1973 à 1976. On se souviendra également de ce sombre soir où René Lévesque, alors qu'il revenait d'une réunion tenue chez Yves Michaud, a écrasé un corps inerte sur le Chemin de la Côte-des-Neiges. Nommé directeur général du Palais des congrès par René Lévesque en 1984 , il le demeure jusqu'en 1987, malgré l'élection de Robert Bourassa en 1985. Jusqu'aux derniers instants de la vie de René Lévesque, lui et son ami Claude Morin sont toujours demeurés très prêts du grand homme.

    Cependant, il n'a pas toujours eu cette même proximité avec tous les chefs. Peu avant la démission surprise de Lucien Bouchard en janvier 2001, l'Assemblée nationale, à la demande de Lucien Bouchard, l'avait blâmé pour des propos qu'il avait tenus à l'égard de la communauté juive. Plusieurs membres du PQ avaient alors signé une pétition demandant à Lucien Bouchard de faire le nécessaire pour retirer le blâme de l'Assemblée nationale contre Michaud. Après la démission de Lucien Bouchard, toujours inexpliqué, et malgré l'accession de son grand ami Bernard Landry au poste de premier ministre du Québec, Michaud n'a jamais obtenu l'annulation de cette résolution de l'assemblée nationale.

    En juin 2005, contre l'avis de Bernard Landry, il fut l'un des parrains de la controversée proposition rendant obligatoire l'enseignement collégial public en français pour tous les Québécois. Il proposait également une baisse du financement public des établissements universitaires anglophones. Bien qu'adoptées en atelier, ces deux résolutions ont été défaites par le congrès. À tort ou à raison, on a pu croire que plusieurs supporters de cette résolution étaient parmi ceux qui contestaient le leadership de Bernard Landry.

    Après avoir été associé à ceux qui ont contesté les leaderships de Bouchard et de Landry, on le voit aujourd'hui contester celui d'André Boisclair et appuyer un retour de Bernard Landry.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que la controverse n'a jamais été très loin de cet homme étonnant. »

  • Martin Lamonde Safiya Awad
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 11h13
    En réponse à Christian Montmarquette...à propos de l'alliance de QS avec le PQ et autres...
    « J'ai lu la réaction de Christian Montmarquette, suite à l'article de Antoine Robitaille et de Robert Dutrisac et ayant pour titre: « Landry songe à revenir ».
    Cette réaction, à cet article, a pour titre : « Boisclair doit Partir et le PQ doit faire alliance avec QS sur la question nationale ».


    Québec solidaire est un parti clairement à gauche alors que le PQ est un parti clairement à "droite"; ou soyons plus gentil et disons que le PQ est un parti de centre-droite.
    Une alliance de QS avec le PQ est la meilleure façon, à mon avis, de discréditer QS aux yeux de la population.
    Je m'explique :
    Selon le sondage Léger marketing - Le Devoir, 5 % de la population, en moyenne, voterait pour QS lors de prochaines élections !
    Mais 5 %, ce n'est pas un gain ! Le NPD, un parti pas très populaire au Québec et ayant une image pas très reluisante aux yeux de certains(es) Québécois et Québécoises, fait le même score !
    5%, c'est le "background" de la population qui est progressiste, de la gauche, qui voterait pour n'importe quel parti « clairement » à gauche.
    S'allier avec le PQ, si le PQ ne se tourne pas à gauche, ne permettrait pas au PQ, ou à la cause souverainiste, d'avoir les 5% que QS détient en ce moment.
    En plus, ce 5 % de la population, si l'orientation du PQ reste la même (dans le cas d'une alliance) risquerait de disparaître -"disparition" de "background" des gens qui sont progressistes et clairement à gauche et qui appui en ce moment QS et qui ne sont pas nécessairement indépendantistes (c'est probablement le même 5% qui vote pour le NPD, un parti qui ne peut faire l'indépendance du Québec !).

    Dans sa réaction, M. Montmarquette dit: « Avec l'arrivée d'une seconde force politique souverainiste crédible comme celle de Québec solidaire... ».
    Mais Québec solidaire n'est pas seulement une force politique souverainiste crédible : QS c'est beaucoup plus. QS est le seul parti de gauche au Québec.

    Je ne trouve pas l'idée d'alliance, suggérée par M. Montmarquette, très réfléchie.
    L'envie de faire l'indépendance, le plus rapidement possible, semble avoir pris le pas sur le sens de l'analyse de M. Montmarquette.
    On peut y percevoir une certaine « panique », disons plutôt une certaine crainte, quant à l'avenir de l'idéologie indépendantiste.

    L'indépendance oui, mais pas de cette façon (alliance avec le PQ actuel); surtout pas avec une élection référendaire.
    Une élection référendaire ne tient pas compte de la majorité des opinions - on peut élire un gouvernement avec 39 % des votes: ce fut le cas du PQ à une certaine époque, ne l'oublions pas.
    Le Québec sera indépendant quant la majorité des Québécoises et des Québécois l'auront décidés(es) ainsi, pas avant ; c'est ça la démocratie !
    Ce n'est pas à sabordant QS, avec une alliance avec le PQ actuel, que l'on va réussir à faire l'indépendance; encore moins de faire avancer la cause de la gauche au Québec.
    Même si cette alliance n'a qu'un seul et unique but, favoriser l'indépendance du Québec, QS sera par la suite entachée, à cause de cette alliance, par la position actuelle de l'idéologie péquiste (centre-droite) - et cela même avec tous les discours, les excuses, que l'on pourra trouver, par la suite, afin de justifier l'attitude de QS.

    Je le répète : La gauche, ce n'est pas juste la cause de l'indépendance du Québec...c'est beaucoup plus !...ne l'oublions pas

    Martin Lamonde
    Québec »

  • lise jacques
    Abonnée
    mercredi 31 janvier 2007 12h00
    Y a-t- il un capitaine à bord?
    « Je ne crois pas que monsieur Boisclair aie l'étoffe d'un chef. Meme si je ne suis pas une partisane libérale, j'admet que Jean Charest , meme s'il n'a pas le charisme d'un grand chef, a au moins le courage d'annoncer ses couleurs.

    Par exemple, au Québec la majorité des gens sont concernés par l'environnement , quels sont les plans au PQ? il y a pourtant de grands dossiers, la pollution porcine, l'étiquetage obligatoire des OGM ,que nous avait promis Jean Charest pendant sa campagne.

    90% des quebécois réclament cet étiquetage.

    Au lieu de suivre l'exemple des pays européens, monsieur Boisclair suit la tendance du gouvernement fédéral- l'inertie. Quand on sait que le gouvernement fédéral a depuis 2001 rejeté ce projet en votant contre.

    le 17 janvier dernier, le porte-parole du chef de l'opposition Joel Simard-Ménard disait

    "Il faut rejeter tout mouvement unique du Québec sans qu'il soit concerté avec les Etats-Unis et le reste du Canada"

    Le chef souverainiste du Québec attend une concertation avec Washington et Ottawa pour avancer!

    Pourquoi vouloir se concerter avec Ottawa et Washington qui ont dèjà décidé unitalérement de priver les consommateurs du droit et du choix de savoir si leurs aliments contiennent des OGM.

    BRAVO L'INDÉPENDANCE !

    Heureusement que les gouvernements péquistes précédents n'ont pas attendu l'accord de Washington ou d'Ottawa pour mettre en place les garderies à $5 par jour ou des normes pour les aliments certifiés biologiques.

    Au Canada, SEULEMENT le Québec et la Colombie-Britannique se sont dotés de mécanismes de certification biologique.

    Depuis des années les gouvernements québecois ont souvent été les premiers à instaurer des politiques innovatrices. S'il avaient attendu l'accord d'Ottawa et de Washington nous les attenderions encore...

    Je ne retrouve plus dans le PQ ce que j'ai apprécié dans le passé... et je ne suis pas la seule...


    N.B. 15 des 16 députés de l'assemblée nationale qui ont appuyé la demande de Greenpeace en faveur de l'étiquetage obligatoire des OGM dons des députés péquistes.
    Lise Jacques »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 12h40
    Et Pauline Marois
    « Il me désespère que dans ces temps de turbulence dans la PQ, ni député ni journaliste ne rappelle les états de service de MADAME Pauline Marois. L'obstacle est-il que quoique financièrement à l'aise cette grande Québécoise soit trop social-démocrate pour l'heure ?
    il n'y a pas si longtemps, c'était la fête au PQ. Les membres avaient eu l'audace d'élire un gay à la tête de leur parti, envoyant Pauline Marois dans le champ des bonnes oeuvres... pour le parti. l'audace aurait été plutôt d'élire une femme comme chef. Mais son ennemi juré, Bernard Landry, a fait en sorte qu'elle soit écartée. Maudite politique, politique maudite ! »

  • Robert Libersan
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 13h49
    Taisez-vous M. Landry ...
    « J'ai fait partie du MSA. Je suis membre du PQ depuis sa fondation. Ca m'autorise à dire ceci:M. Landry et tous les autres grenouillards et scribouillards du PQ, TAISEZ-VOUS!Sinon, allez rêver avec les gens de Québec -Solidaire.

    M.Boisclair a été élu démocratiquement chef par les membres.Ce n'est pas en mémérant sur la place publique, et la plupart du temps pour des vétilles, qu'on va faire l'indépendance.Depuis le départ de M.Lévesque,le principal adversaire du PQ, c'est le PQ, ce parti composé de trop de gens intenables. »

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 14h44
    André le fair play
    « Les vieux routiers du PQ auraient intérêt à se complaire à certains accommodements satisfaisants envers leur chef élu en toute légalité.

    P.Q. ne signifie pas Parti Querelle mais bien Parti Québécois et les Québécois c'est nous autres la masse et non pas ces vieux Pachas Quérulents. »

  • Bernard Desgagne
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 15h19
    L'âge n'y est pour rien
    « On peut être vieux et avoir des idées jeunes, et vice-versa. Choisir un chef de parti moyennement jeune n'est pas une garantie de renouvèlement d'un parti politique. Nous en avons la preuve avec le PQ aujourd'hui.

    André Boisclair a peut-être des idées, comme le prétend François Legault, mais il faut reconnaitre que, jusqu'à maintenant, les idées qu'il a exprimées en tant que chef n'ont été ni rajeunissantes, ni claires, ni rassembleuses.

    Jacques Parizeau, par exemple, est encore aujourd'hui, malgré son âge, beaucoup plus intéressant et stimulant pour les jeunes et pour les autres Québécois.

    Mais, le PQ peut-il se permettre de congédier son chef quelques semaines avant les élections? Je n'ai pas l'impression que Jean Charest est prêt à attendre très longtemps. Il piaffe d'impatience à l'idée d'affronter André Boisclair. Le PQ devait y penser avant. Il lui fallait choisir Pauline Marois ou même Louis Bernard. Aujourd'hui, il est un peu tard.

    En tant qu'indépendantiste convaincu, j'espère que je me trompe. »

  • Benoit Laverdière
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 16h24
    Rappelez-vous de M.Landry
    « Rappelez-vous de M.Landry. Il a perdu la dernière élection, puis, en tant que chef de l'opposition, il a été molasson...Il vivait autre chose... - par Sylvain Martine »

  • FARID KODSI
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 17h14
    Landry-bec : un adieu sans réserve
    « Landry a fait bien plus de gaffes que Boisclair et il a même perdu les dernières élections. Que va-t-il revenir faire??? Brandsir une fois de plus ses chiffons rouges ou mener d'autres entreprises québécoises à la faillite comme la Gaspésia??? »

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