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Olymel répond au syndicat par la fermeture

Le Devoir   31 janvier 2007  Québec
Quelques heures après que les syndiqués eurent rejeté massivement une fois de plus les concessions demandées par la compagnie, Olymel a annoncé hier soir qu'elle mettait sa menace à exécution et qu'elle fermait son important abattoir de Vallée-Jonction, en Beauce.

«Le résultat du vote tenu cet après-midi est d'autant plus surprenant qu'il avait été annoncé clairement dès samedi dernier que le refus d'accepter ces nouvelles conditions, absolument nécessaires au retour à la rentabilité de l'usine, entraînerait sa fermeture définitive et la perte de tous les emplois», a souligné, dans un communiqué diffusé en soirée, le p.-d.g. d'Olymel, Réjean Nadeau.

«Le conseil d'administration d'Olymel, a-t-il poursuivi, a donc pris acte ce soir du rejet de la proposition patronale et donné mandat d'expédier les avis requis de fermeture, ce qui sera fait demain [aujourd'hui]».

En après-midi, les 862 employés de l'abattoir, réunis en assemblée générale, avaient dit non à 97 % aux demandes de la compagnie. Ils avaient refusé ce qu'ils considéraient comme un ultimatum. Ils proposaient en revanche «une ultime tentative pour une véritable négociation», non pas cette fois avec Réjean Nadeau, et son conseiller, Lucien Bouchard, mais directement avec le propriétaire, la Coop fédérée.

Dans son communiqué, M. Nadeau a justifié ainsi le geste d'Olymel: «Une usine qui perd 50 millions en trois ans, ne peut poursuivre ses opérations sans devoir un jour faire face à la réalité. Il nous apparaît incompréhensible que les travailleurs de l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction ne l'aient pas reconnu».

L'abattoir employait quelque 1100 travailleurs. Il devait à l'origine fermer ses portes dimanche soir dernier, après que les travailleurs eurent rejeté à 99 %, à la mi-janvier, une première demande patronale de réduction des coûts de main-d'oeuvre. La demande patronale qui vient d'être rejetée avait été formulée en dernier recours, la fin de semaine dernière.

Au terme de l'assemblée générale d'hier après-midi, Gino Provencher, président du syndicat de l'usine, avait déclaré que les employés ne souhaitaient pas la fermeture de l'usine, qu'ils aimaient leur travail et qu'ils avaient le droit de demander et d'obtenir les conditions de travail qu'ils méritent.

Il a ajouté qu'un «mandat large» avait été donné à l'exécutif pour cette poursuite ultime des négociations, qui pourraient se dérouler «dans un format dont on conviendra», c'est-à-dire acceptable aux deux parties.

Le syndicat s'inscrivait en faux contre les chiffres avancés par Olymel dimanche en ce qui concerne une réduction salariale de 50 $ par semaine. Olymel aurait plutôt demandé aux travailleurs une diminution de 240 $ par semaine, si on compte la baisse du salaire, le retrait de la contribution patronale au régime de retraite, la baisse de l'assurance collective et l'élimination de congés. Au total, cela représenterait 12 000 $ par année par employé.

Les retombées de l'usine de Vallée-Jonction sur l'économie régionale étaient de l'ordre d'au moins 300 millions par année. La Beauce est un centre majeur de production porcine au Québec.

En fin de journée hier à sa sortie d'une réunion du Conseil des ministres, Laurent Lessard, ministre du Travail, avait invité le syndicat et les patrons à reprendre les négociations. «Si la dynamique est connue des deux côtés, si l'industrie est en difficulté comme tout le monde le sait, à ce moment-là je pense que les parties doivent faire un effort additionnel et je les invite à aller s'asseoir ensemble et à négocier», a-t-il indiqué.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières, espérait lui aussi que les négociations se poursuivraient. «J'ai cru jusqu'à la dernière minute que les gens pourraient s'entendre. C'est décevant quand je pense aux intervenants, à la collectivité locale. Voyons maintenant ce que l'entreprise va faire. Le syndicat a manifesté l'intention de continuer à négocier. Voyons où cela va conduire. Je suis cela de très près. J'ai de la difficulté à croire qu'on arrivera à la conclusion qu'on va fermer pareille entreprise. Je demeure optimiste tant que des négociations ont lieu.»






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  • eric ibrahim
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 06h10
    À quand le porc du général Tao?
    « Quiconque ayant travaillé dans un abattoir sait très bien que les emplois, à plusieurs échelons, sont ardus, routiniers, non valorisant et même parfois abrutissant. La seule compensation étant souvent financière, d'enlever, ou du moins de réduire cette forme d'appréciation de son employeur vient anéantir tout désir de participer à l'avancement de cette entreprise. Les dirigeants d'Olymel le savent. Cela est probablement pour eux un passage douloureux mais obligé pour changer le visage, sans en porter seul l'odieux, d'une industrie ayant besoin d'une restructuration majeure pour faire face à une féroce concurrence internationale.

    Il est maintenant connu et accepter que notre glorieuse, mais polluante, industrie du textile (il n'a qu'à penser aux défuntes Penmans et Brooks du passée) a quitter pour toujours notre territoire. Ces emplois étaient trop dispendieux par rapport à la conccurence étrangère. Le parralèle avec l'industrie porcine est impensable? Pas tant que cela si on pense que plusieurs entreprises du textile offraient des bourses dans les années 90 pour attirer des étudiants dans ce domaine vu le manque de relève de main d'oeuvre qualifiée!! Manque de vision ou lacune d'adaptation du marché à la concurence? Le parallèle est flagrant. L'industrie porcine vit une crise d'identité important. Personne ne veut des mégaporcheries dans sa cour. Les méga-abattoir nécessaire à être compétitif (le double ou le triple de la capacité de celui de vallée-jonction), ne se feront pas main dans la main avec les syndicats. À cela on ajoute un prix du porc que la concurence étrangère permet de maintenir bas.

    Lorsque Lucien Bouchard parlait des Québécois au travail comme non productifs et non compétitifs, il ne visait pas les emplois de hauts niveaux. En fait les ingénieurs aéronautiques ou les médecins spécialistes se trouvent des emplois avec des conditions égales ou souvent meilleures que se soit chez Abraer, ou aux États-Unis. Non, ce sont nos emplois manuels et répétifs, qui quoiqu'on en disent, sont maintenant exportable, à qualité presque égale pour un coût définitivement moindre. Et si ce n'est pas nous qui exportons ces emplois, c'est la concurence étrangère qui en profitera en engloutissant le marché québécois avec des prix plus compétitifs. Car qu'on le veuille ou non, nous ne pouvons élevé du porc de manière champêtre dans des champs de paquerette, et le retrouver à 1,29$ le kilo sur nos tablettes d'épicierie. Alors à quand le porc du général Tao? »

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    mercredi 31 janvier 2007 06h16
    Question...
    « On ne parle que du syndicat. Et les cadres? Ceux qui ne sont pas syndiqués et qui gagnent les plus hauts salaires... Ont-ils été avisés d'une diminution aussi importante de leur salaire que les employés syndiqués? Ou bien conservent-ils leur salaire actuel? Je ne crois pas qu'il faille faire des usines québécoises des copies des usines chinoises. Il faudra trouver d'autres solutions. Les travailleurs de cette usine ont des familles à faire vivre, des maisons à payer, des dettes, des jeunes aux études. Je serais aussi très curieuse de voir les états financiers de l'usine. Est-ce qu'un analyste pourrait les analyser et les commenter? Je crois finalement qu'il y a beaucoup de zones grises dans l'information que les responsables veulent bien nous transmettre... J'appuie les travailleurs à 100% et leur souhaite bonne chance. Ils devraient s'unir et acheter l'usine... »

  • Castonguay Jacques
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 06h20
    Intransigeance syndicale
    « Plus de 800 nouveaux chômeurs....voilà le résultat de l'intransigeance syndicale »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 06h49
    Acheter l'usine de la Coopérative fédérée? pourquoi pas!
    « Les travailleurs de cette usine-abattoir qui connaissent mieux que personne son fonctionnement,devraient faire comme les employés de la défunte CIP au Témiscamingue ont fait dans les années 60:s'en porter acquéreur. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 07h33
    Triste constatation
    « J'ai déjà connu ce scénario il y a bien longtemps dans l'imprimerie de La Gazette à Candiac. 300 salariés payés 45.00 de l'heure ( en 1985!) ont refusés de consentir, comme les ateliers d'impression de la concurrence de travailler en fin de semaine au tarif de semaine et de reprendre ces jours de congés des autres jours de la semaine. L'outillage d'impression a été déménagé dans d'autres lieu à Montréal ou cette pratique était courante. Et la leçon ne sert encore a rien, les enfants gâtés syndiqués sont encore dépendant de leurs chefs syndicaux. Malheureusement ils n'ont aucune idée de la réalité du monde actuel et ils entrainent avec eux dans le malheur, des milliers de gens, sous-traitants, épiciers du coin, plombier etc, tous des non syndiqués qui ne demande qu'a travailler et toutes les familles concernées. Ont ils la conscience sociale de leurs gestes, ou juste la paye immédiate du jour, sans considération que l'avenir peut changer pour mieux une fois la mauvaise conjoncture passée? »

  • Sylvain Patenaude
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 07h36
    Intransigeance patronale
    « Bravo aux employés qui ont tenu bon et ont résisté à la pression concertée et à l'image du négociateur en chef! Olymel a réussi à fermer en faisant porter le blâme aux travailleurs. Dans son rapport annuel de 2005, Olymel parle de ses acquisitions et fusions, de l'usine de Red Dear en croissance, du projet d'usine au Manitoba, de l'achat de parts dans une entreprise de volailles... les actionnaires vont être contents: croissance, compétitivité, rentabilité! Et les employés de Vallée-Jonction vont être mis à pied... »

  • gil morency
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 09h44
    olymel
    « encore les syndicats..tres bon pour faire un pays faible »

  • Robert Tessier
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 10h03
    Il est temps que les employés prenne conscience...
    « Qu'il y a une réalité économique, que les marchées sont très compétitif...

    Que nous sommes en compétition avec le reste de la planète et non plus avec la ville voisine.

    Cela va prendre des dixizaine d'année pour que les employés se remettre de cette fermeture... Si non jamais...

    Car leur type d'emploi est révolue.

    Je trouve triste que par manque d'éducation les employés ne réalisent pas l'ampleur de leurs choix.

    Voilà

    Robert Tessier »

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 10h10
    Olybrius
    « Qui sont-ils ces Olybrius bouchers qui se prennent pour des chirurgiens à 28 piastres de l'heure en plus des bénéfices marginaux? Je connais des professeurs de Cegep qui font moins que cela et travaillent d'avantage après les heures normales d'une semaine de travail.

    À trop aiguiser ses couteaux on se tranche la gorge messieurs les bouchers, un peu de découpes dans vos salaires horaires ne feront que vous remettre dans la case de vos pairs. »

  • Annie Painchaud
    Inscrite
    mercredi 31 janvier 2007 10h24
    De l'intérieur
    « Le 15 octobre 2005 était mon dernier jour de travail à Magog. L'usine d'olymel fermait ses portes. Combien de fois aies-je entendu, ce n'est pas grave, ça fait 20 ans que ça marche comme cela et ça ne fermera pas...

    L'usine allait bien, on aurait dû voir à faire les correctifs à ce moment. Du gaspillage, du temps perdu, des machines brisées volontairement, des employés qui étiraient le temps, qui s'arrangeaient pour avoir du temps supplémentaire, tout y passait.

    J'ai ressorti mes talons de paye. J'avais 17.80 de l'heure, je payais 7.46 pour l'assurance, l'employeur payait 7.20. L'employeur fournissait 16.00 dollars pour le fond de pension. Donc, j'avais 1920 dollars par mois.

    À Montréal, j'ai 1660 dollars par mois. Je gagne 15.51, je paye 25.77 pour l'assurance. l'empoyeur fournit 42.00 dollars pour le RREGOP. la différence, 260 dollars de moins dans mes poches.

    À Magog, une baisse de salaire n'aurait pas dérangé la plupart des travailleurs. Je comprend mieux la compagnie maintenant. Car j'ai trop vu de manque de professionnalisme des travailleurs rois. Par contre, j'aurais aimé que ceux-ci réagissent avant.

    Je vous dirais en finissant, qu'un emploi c'est comme la santé, quand on n'en prend pas soin, on risque de le perdre. J'ai perdu plus qu'un emploi. Des amis, (es), une famille. Ils n'ont pas tous un secondaire 5 et ça, on l'oublie trop souvent. »

  • coté carol
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 11h17
    smal is beautiful
    « Voila où on en est avec une centralisation des usines d'abattage,ce n'était jamais assez volumineux,on pourrait rationaliser,on aurait un meilleur controle sur les approvisionnements,mais on n'avait pas prévu que les salariés pourraient revendiquer des meilleures conditions de travail,ce sont eux qui sont sur la ligne de production,ce sont eux qui amènent une part des profits,pensez-vous qu`ils allaients voir passer la parade,sans en retirer des avantages salariales surtout avec un pouvoir de force de plus mille employés.Voilà,pourquoi l'abattage devrait revenir en région,dans toutes les régions du québec,décentralisons et nous aurons une image qui reflètera la plupart des conventions de travail du milieu.Ces ouvriers ne sont nullement en cause pour les problèmes d`Olymel, ils n`ont fait que le jeu de la négociation,leur droit de travailleur,cela sent l`imcompétence à plein nez dans ce dossier,qu`ils prennent leur pilule.Ne mettons pas l`odieux de la fermeture de l`usine,sur le dos des travailleurs,ils ne sont pas le maillon le plus faible de la chaine. »

  • Roland Duchesne
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 11h27
    Bastion de l'entreprise privée, le rouleau compresseur néolibéral passe en Beauce
    « L'économie néolibérale continue sa marche en écrasant 800 employés d'une industrie en crise. L'histoire se répète et les tenants de cette économie n'y voit qu'un phénomène "naturel" de l'offre et de la demande. Quelles lunettes théoriques portent ces répétiteurs pour condamner l'intransigeance des travailleurs ? Au nom de leur théorie, le XIXe siècle a vu 1,5 millions d'Irlandais périr de famine, 1997 être le théâtre d'une grave crise financière en Asie Orientale cause d'infinies souffrance et la dernière décennie conduire des millions de paysans africains à la ruine ou à une émigration massive qui se terminait souvent par la noyade en haute mer. Comme le dit Ignacio Ramonet, un livre noir est à écrire sur les coûts humains rattachés à l'application des théories néolibérales. »

  • Gabriel Deschambault
    Inscrit
    mercredi 31 janvier 2007 12h10
    Ce cher Lucien
    « Je ne veux prendre parti pour l'un ou pour l'autre des participants à ce conflit. Si j'ai eu déjà beaucoup d'estime pour Monsieur Bouchard, depuis les épisodes du Casino, des lucides et des paresseux, il est descendu dans mon estime. Olymel est allé chercher l'ancien négotiateur de conventions collectives en se disant(dans le temps, en se moquant gentiment du canal 10, les gens disaient :...«Prends le gros Giguère; y'é parfait!») on va prendre le «bon» Monsieur Bouchard; personnes n'aura l'effronterie de le confronter.

    Bien sûr, les travailleurs ont pris une décision lourde de conséquences. Quant à moi, j'ai pris la décision de ne plus acheter d'Olymel et je viens d'apprendre que c'est aussi la COOP Fédérée qui est impliquée (je prends note de ce nom aussi).

    Si les chinois veulent prendre la «pole» dans l'cochon; on n'y peut rien. Nos grands gestionnaires et dirigeants nous ont dit que la mondialisation c'était très bon. Allons-y fort!

    Quant aux Olymel de ce monde qui veulent copier Wal-Mart et ne considérer que leurs profits dans les relations de travail et faire travailler les gens dans toutes sortes de conditions toutes plus «créatives» les unes que les autres; ils sont promis à un avenir imprévisible.

    Avais-je dit que je ne prenais pas parti? Je me suis trompé! Toutefois, notre société est due pour une réflexion fondamentale de ce que l'on veut de la vie et comment on veut y arriver. Malheureusement, je ne puis pour le moment apporter plus au débat.

    À suivre! »

  • Steeve McCarthy
    Inscrit
    jeudi 1 février 2007 16h29
    À quand un éveil de la population?
    « Comment est-il possible de voir tant de gens qui ne pensent qu'à leur nombril? Voici un petit cours accéléré pour les ignares:

    1: Une économie pour fonctionner doit avoir un potentiel industriel. Ceci implique qu'une entreprise doit s'installer et devenir rentable.

    2: Une entreprise fonctionne selon le marché dans lequel elle opère. Si elle coute trop cher à faire fonctionner, elle devient non rentable: Elle ferme.

    3: Dans une entreprise ça prend des patrons et des employés. Les patrons prennent les décisions et doivent les assumer. Pour un poste de câdre il faut un certain niveau de scolarité. Le salaire est donc basé sur: La scolarité, l'expérience, les responsabilités et la moyenne du marché. Il devrait en être de même pour les employés salariés.

    Expliquez-moi, entre autre Mme Provost, comment il se fait que des gars, avec même pas un secondaire 3, n'ayant aucune décisions ni responsabilité technique ou humaine, étaient payés plus de 22$/heures????? Ils étaient payé 40% plus cher que la moyenne du marché. Autrement dit, pour ceux qui ne comprennent pas encore, un gars, faisant le même travail, dans les mêmes conditions dans une autre usine, était payé 40$ de moins par tranche de 100$ que ceux de Vallée-Jonction. Les câdres, eux, étaient payés selon le marché. C'est ça la différence. C'est ça qu'il faut comprendre.

    Une entreprise ne devrait jamais être sous le joug d'une guerre de pouvoir entre patrons et syndicats. Ça prend des employés et ça prend des patrons. Tous doivent travailler dans le même but. Donner de si gros salaires à des gens ayant si peu de qualifications, c'est irresponsable de la part d'un employeur. Ne pas comprendre l'impact qu'aura un vote sur toute une région et une industrie, c'est faire preuve d'un égoïsme innaceptable de nos jours de la part d'un syndicat.

    C'est insultant de voir des gens,sans scolarité presque, faire de ci haut salaires et faire preuve d'égocentrisme arogant, quant des diplômés de tous niveaux s'arrachent le coeur pour des 15$/heure. Si vous avez voulu la fermetrure, c'est que vous croyez vous trouver un emplois aussi bien sinon mieux ailleur. Vous souhaitez la réouverture? Vous devrez quand même faire des concessions. Bonne chance! Vous allez trouver ça dur les p'tit amis! »

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