Olymel répond au syndicat par la fermeture
Quelques heures après que les syndiqués eurent rejeté massivement une fois de plus les concessions demandées par la compagnie, Olymel a annoncé hier soir qu'elle mettait sa menace à exécution et qu'elle fermait son important abattoir de Vallée-Jonction, en Beauce.
«Le résultat du vote tenu cet après-midi est d'autant plus surprenant qu'il avait été annoncé clairement dès samedi dernier que le refus d'accepter ces nouvelles conditions, absolument nécessaires au retour à la rentabilité de l'usine, entraînerait sa fermeture définitive et la perte de tous les emplois», a souligné, dans un communiqué diffusé en soirée, le p.-d.g. d'Olymel, Réjean Nadeau.
«Le conseil d'administration d'Olymel, a-t-il poursuivi, a donc pris acte ce soir du rejet de la proposition patronale et donné mandat d'expédier les avis requis de fermeture, ce qui sera fait demain [aujourd'hui]».
En après-midi, les 862 employés de l'abattoir, réunis en assemblée générale, avaient dit non à 97 % aux demandes de la compagnie. Ils avaient refusé ce qu'ils considéraient comme un ultimatum. Ils proposaient en revanche «une ultime tentative pour une véritable négociation», non pas cette fois avec Réjean Nadeau, et son conseiller, Lucien Bouchard, mais directement avec le propriétaire, la Coop fédérée.
Dans son communiqué, M. Nadeau a justifié ainsi le geste d'Olymel: «Une usine qui perd 50 millions en trois ans, ne peut poursuivre ses opérations sans devoir un jour faire face à la réalité. Il nous apparaît incompréhensible que les travailleurs de l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction ne l'aient pas reconnu».
L'abattoir employait quelque 1100 travailleurs. Il devait à l'origine fermer ses portes dimanche soir dernier, après que les travailleurs eurent rejeté à 99 %, à la mi-janvier, une première demande patronale de réduction des coûts de main-d'oeuvre. La demande patronale qui vient d'être rejetée avait été formulée en dernier recours, la fin de semaine dernière.
Au terme de l'assemblée générale d'hier après-midi, Gino Provencher, président du syndicat de l'usine, avait déclaré que les employés ne souhaitaient pas la fermeture de l'usine, qu'ils aimaient leur travail et qu'ils avaient le droit de demander et d'obtenir les conditions de travail qu'ils méritent.
Il a ajouté qu'un «mandat large» avait été donné à l'exécutif pour cette poursuite ultime des négociations, qui pourraient se dérouler «dans un format dont on conviendra», c'est-à-dire acceptable aux deux parties.
Le syndicat s'inscrivait en faux contre les chiffres avancés par Olymel dimanche en ce qui concerne une réduction salariale de 50 $ par semaine. Olymel aurait plutôt demandé aux travailleurs une diminution de 240 $ par semaine, si on compte la baisse du salaire, le retrait de la contribution patronale au régime de retraite, la baisse de l'assurance collective et l'élimination de congés. Au total, cela représenterait 12 000 $ par année par employé.
Les retombées de l'usine de Vallée-Jonction sur l'économie régionale étaient de l'ordre d'au moins 300 millions par année. La Beauce est un centre majeur de production porcine au Québec.
En fin de journée hier à sa sortie d'une réunion du Conseil des ministres, Laurent Lessard, ministre du Travail, avait invité le syndicat et les patrons à reprendre les négociations. «Si la dynamique est connue des deux côtés, si l'industrie est en difficulté comme tout le monde le sait, à ce moment-là je pense que les parties doivent faire un effort additionnel et je les invite à aller s'asseoir ensemble et à négocier», a-t-il indiqué.
Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières, espérait lui aussi que les négociations se poursuivraient. «J'ai cru jusqu'à la dernière minute que les gens pourraient s'entendre. C'est décevant quand je pense aux intervenants, à la collectivité locale. Voyons maintenant ce que l'entreprise va faire. Le syndicat a manifesté l'intention de continuer à négocier. Voyons où cela va conduire. Je suis cela de très près. J'ai de la difficulté à croire qu'on arrivera à la conclusion qu'on va fermer pareille entreprise. Je demeure optimiste tant que des négociations ont lieu.»
«Le résultat du vote tenu cet après-midi est d'autant plus surprenant qu'il avait été annoncé clairement dès samedi dernier que le refus d'accepter ces nouvelles conditions, absolument nécessaires au retour à la rentabilité de l'usine, entraînerait sa fermeture définitive et la perte de tous les emplois», a souligné, dans un communiqué diffusé en soirée, le p.-d.g. d'Olymel, Réjean Nadeau.
«Le conseil d'administration d'Olymel, a-t-il poursuivi, a donc pris acte ce soir du rejet de la proposition patronale et donné mandat d'expédier les avis requis de fermeture, ce qui sera fait demain [aujourd'hui]».
En après-midi, les 862 employés de l'abattoir, réunis en assemblée générale, avaient dit non à 97 % aux demandes de la compagnie. Ils avaient refusé ce qu'ils considéraient comme un ultimatum. Ils proposaient en revanche «une ultime tentative pour une véritable négociation», non pas cette fois avec Réjean Nadeau, et son conseiller, Lucien Bouchard, mais directement avec le propriétaire, la Coop fédérée.
Dans son communiqué, M. Nadeau a justifié ainsi le geste d'Olymel: «Une usine qui perd 50 millions en trois ans, ne peut poursuivre ses opérations sans devoir un jour faire face à la réalité. Il nous apparaît incompréhensible que les travailleurs de l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction ne l'aient pas reconnu».
L'abattoir employait quelque 1100 travailleurs. Il devait à l'origine fermer ses portes dimanche soir dernier, après que les travailleurs eurent rejeté à 99 %, à la mi-janvier, une première demande patronale de réduction des coûts de main-d'oeuvre. La demande patronale qui vient d'être rejetée avait été formulée en dernier recours, la fin de semaine dernière.
Au terme de l'assemblée générale d'hier après-midi, Gino Provencher, président du syndicat de l'usine, avait déclaré que les employés ne souhaitaient pas la fermeture de l'usine, qu'ils aimaient leur travail et qu'ils avaient le droit de demander et d'obtenir les conditions de travail qu'ils méritent.
Il a ajouté qu'un «mandat large» avait été donné à l'exécutif pour cette poursuite ultime des négociations, qui pourraient se dérouler «dans un format dont on conviendra», c'est-à-dire acceptable aux deux parties.
Le syndicat s'inscrivait en faux contre les chiffres avancés par Olymel dimanche en ce qui concerne une réduction salariale de 50 $ par semaine. Olymel aurait plutôt demandé aux travailleurs une diminution de 240 $ par semaine, si on compte la baisse du salaire, le retrait de la contribution patronale au régime de retraite, la baisse de l'assurance collective et l'élimination de congés. Au total, cela représenterait 12 000 $ par année par employé.
Les retombées de l'usine de Vallée-Jonction sur l'économie régionale étaient de l'ordre d'au moins 300 millions par année. La Beauce est un centre majeur de production porcine au Québec.
En fin de journée hier à sa sortie d'une réunion du Conseil des ministres, Laurent Lessard, ministre du Travail, avait invité le syndicat et les patrons à reprendre les négociations. «Si la dynamique est connue des deux côtés, si l'industrie est en difficulté comme tout le monde le sait, à ce moment-là je pense que les parties doivent faire un effort additionnel et je les invite à aller s'asseoir ensemble et à négocier», a-t-il indiqué.
Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières, espérait lui aussi que les négociations se poursuivraient. «J'ai cru jusqu'à la dernière minute que les gens pourraient s'entendre. C'est décevant quand je pense aux intervenants, à la collectivité locale. Voyons maintenant ce que l'entreprise va faire. Le syndicat a manifesté l'intention de continuer à négocier. Voyons où cela va conduire. Je suis cela de très près. J'ai de la difficulté à croire qu'on arrivera à la conclusion qu'on va fermer pareille entreprise. Je demeure optimiste tant que des négociations ont lieu.»
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