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Aires protégées - Les écologistes rejettent l'accommodement raisonnable de Béchard

Louis-Gilles Francoeur   31 janvier 2007  Québec
Les groupes écologistes membres de la campagne Aux arbres citoyens! n'accepteront aucune «solution à rabais» en matière d'aires protégées de la part du gouvernement Charest et de son ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard.
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 31 janvier 2007 10h22
    Un brusque retour au naturel
    Les écologistes commence à faire la vie dure au Ministre de l'environnement Claude Béchard. Le ministre qui leur saupoudre des subventions allègrement pèche par excès de confiance. Ces verts se distancent à la veille des élections et aucun ne votera libéral. C'est un brusque retour au naturel...

    Même s'ils ont reçu un beau cadeau d'Hydro-Québec, un terrain au centre-ville de Montréal d'une valeur de 1,3millions. Même si le plan vert leur a permis de se dénicher des jobs dans le programme "Énerguide" pour les bilans énergétiques des maisons, ils réclameront toujours comme un puits sans fond. Même s'il s'est promené avec les écolos à Naïrobi, la réalité le rattrape. Il avait beau décrier le gouvernement Harper, ses amis d'un jour lui demandent des comptes aujourd'hui et il ne pourra s'y défiler.

    Oui, après avoir imposé une taxe sur l'essence depuis le 1er janvier dernier de 300 millions, il est temps que du concret soit visible à quelque part. Le plan vert est un ramassis de voeux pieux et a soulagé Hydro-Québec du programme «Énerguide» qu'il finançait depuis lors. L'Hydro ne fait pas assez de profits, les pauvres...

    Pourtant le gouvernement Harper tant décrié par les écolos et Béchard, en a fait plus qu'eux dans son court mandat. Vous voulez des exemples, en voici.

    En décembre dernier, le nouveau gouvernement du Canada a annoncé son intention d'engager 300 millions de dollars sur quatre ans pour la mise en oeuvre du Plan de gestion des produits chimiques. Hubert Reeves voit réaliser ses souhaits...

    Cette semaine Radio-Canada annonçait que des travaux de nettoyage longuement attendus commencent la semaine prochaine à Sydney, au Cap-Breton. Des travailleurs vont démolir les anciens fours à coke et nettoyer des quantités importantes de soufre et de charbon de l'aciérie Sydney Steel. Les étangs de goudron toxiques de Sydney situés à proximité sont considérés comme formant un des plus importants désastres écologiques au pays. Stéphane Dion, l'ex ministre de l'environnement, a fait quoi pour régler ce problème ? Comment se fait-il que c'est sous le gouvernement Harper que ca se règle et où était Steven Guilbault qui crie qu'Harper ne fait rien ?

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 2 février 2007 09h02
    Aires protégées, des solutions existent
    L'écologie nous montre souvent l'interdépendance existant entre les êtres vivants. Le ministère des Ressources Naturelles et de la Faune pourrait apporter beaucoup à son vis-à-vis le ministère de l'Environnement Durable et des Parcs.

    Comment ? En étant plus efficace dans sa gestion de la forêt québécoise notamment. Ce faisant, il pourrait répondre aux besoins de l'industrie forestière en matière ligneuse en ayant recours à de moins vastes territoires et à des forêts et plantations plus productives.

    Pour ce faire, il pourrait exiger que l'on adopte des stratégies sylvicoles ayant fait leurs preuves quant à leur efficacité sur le rendement de la forêt. Il pourrait, de plus, mieux cibler les territoires qu'il reboise en tenant compte de l'ensemble des propriétés des milieux et cela en fonction des essences à privilégier ou à reboiser.

    Ainsi une forêt plus productive lui permettrait de libérer plus facilement des territoires aux fins de l'atteinte, par le ministère de l'environnement et des parcs, de ses objectifs de création des aires protégées.

    Mais comment faire ? En sortant des sentiers battus et en faisant preuve d'imagination. D'autant plus que de nouveaux outils et de nouvelles connaissances existent.

    Mais pour ce faire, il faut que les décideurs en place au mrnf fassent preuve d'une plus grande ouverture d'esprit. Les outils informatiques disponibles aujourd'hui, s'ils sont exploités à leur capacité, peuvent faire des merveilles en un rien de temps. Et encore plus lorsqu'on y ajoute l'expérience.

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